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26/07/2015

Jorge Pardo au musée des Augustins

Toulouse est un foyer mondial de l'art roman. L'œuvre de Jorge Pardo parvient à sublimer la richesse de ce style, qui dominait les édifices de la ville rose dès le XIe siècle.

L'artiste cubain a su par son travail supprimer les frontières culturelles et temporelles.

Pour l'occasion, il exploite les chapiteaux romans de l'église de Notre Dame de la Daurade, de la basilique Saint-Sernin et de la cathédrale Saint-Étienne.

Originaire de Cuba, Jorge Pardo est à la fois peintre, designer, architecte ou scénographe. Ses compétences sont aussi chatoyantes que la tonalité de ses productions. Une palette artistique qui se retrouve dans ses œuvres colorées. Après avoir travaillé pour les prestigieuses Fondations Dia Art Foundation à New York et la Caixa à Madrid Jorge Prado s'attaque aux Augustins. Un projet proche de celui sur les arts précolombiens qu'il réalisa à Los Angeles. Le résultat fut un subtil mariage d'art, de design, d'architecture et d'histoire.

Trois caractéristiques de cette œuvre exposée au musée des Augustins, que l'on peut découvrir jusqu'à l'édition 2016 du FIAT (Festival international d'art de Toulouse). Une collection qui marie la signature inimitable de l'artiste, joyeuse et exubérante, à la puissance de l'art des sculpteurs romans.

1 L'œuvre. Lire le passé avec un regard moderne. Un pari fou qui effrayerait bon nombre d'historiens. Un pari qu'a réussi Jorge Pardo. Si l'on est troublé à première vue de voir de si beaux vestiges romans surplomber des colonnes aux teintes vives, on réalise rapidement qu'elles ne font que les sublimer. On ressent la patte des influences cubaines aux travers des couleurs et des tonalités bigarrées de l'œuvre, mais on n'oublie pas l'essentiel, ces morceaux d'histoire extraient des plus beaux monuments religieux Toulousains.

2 La technique. Jorge Pardo fait vivre le Moyen-Âge en couleur. Il effectue un minutieux travail sur la profondeur et la lumière. Il n'hésite pas à agrémenter des colonnes segmentées de lignes horizontales avec de grands lustres colorés.Une forêt lumineuse de pylônes et de chapiteaux médiévaux s'offre au visiteur qui l'espace d'un instant devient explorateur. Peinture et sculpture s'unissent et qu'importe le point ou l'on regarde, la perspective marque toujours l'œil.

3 Le glorieux passé Roman.

Au-delà le visuel explosif de l'œuvre, c'est l'héritage architectural qui ressort. Les chapiteaux dépeignent la Passion du Christ, des scènes de vies animales ou incarnent des Saints. Une diversité de représentations qui montre l'évolution de l'art roman à Toulouse. Tantôt inspirées du célèbre cloître de Moissac, parfois façonnées par l'imagination des sculpteurs toulousains d'autrefois. Une exposition qui prend d'autant plus son sens avec la découverte récente des fondations de l'ancien cloître de Saint-Sernin. Des pièces uniques qui serviront probablement au travail de reconstitution physique des lieux prévu pour septembre.

 

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