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Histoire

  • En 1911, Paris suffoquait déjà sous la canicule

    À la Belle époque, on ne parlait pas encore de réchauffement climatique. Mais pendant 70 jours de juillet à septembre 1911, la capitale ploie sous le soleil cuisant. Et perd des milliers de bébés.

    Par Charles de Saint Sauveur

    Au début du XXe siècle, on n'avait pas encore coutume de dire que tout ce qui faisait fureur aux Etats-Unis franchirait tôt ou tard l'Atlantique. Et pourtant… Juste après avoir semé la mort en Amérique, une vague de chaleur écrasante déferle à son tour sur l'Europe de l'Ouest. En France, elle va prendre ses quartiers d'été en 1911: 70 jours de canicule presque sans discontinuer pour une longue saison de cuisson.

    Le mercure commence son ascension le 4 juillet, s'octroie un petit break entre les 16 et 18, avant de se remettre dans le rouge jusqu'au 31. Sous les toits en zinc de la capitale, la fournaise est devenue si insupportable que beaucoup préfèrent dormir dans la rue. Sur les boulevards brûlants, les Parisiens en canotiers ne s'attardent pas. Certains s'abritent à l'ombre des marronniers, où ils essuient leurs moustaches perlées de sueur.

    Et que dire de ces pauvres dames en lourde robe, qui agitent frénétiquement leurs éventails. On en voit même se glisser furtivement dans les couloirs du nouveau métropolitain, en quête de fraîcheur salvatrice, quand les gamins préfèrent, eux, se jeter dans l'eau douteuse de la Seine. Paris brûle, mais la situation n'est pas plus réjouissante en province - 40 °C à Lyon et Bordeaux les 22 et 23 juillet - ou même à Londres.

    Les journaux s'échauffent contre les " météorologistes "

    "Lorsque le mois de juillet est chaud, le mois d'août est frais", se rassure-t-on en misant, faute de mieux, sur les poncifs. Août sera pire encore… Pendant quinze jours d'affilée, le thermomètre parisien refuse de descendre sous la barre des 30°C! "La chaleur bat nos murs, se répand sur le pavé de Paris ses éclaboussures de feu, dessèche les gosiers, brûle les crânes, et donne aux plus joyeux comme une envie de pleurer", décrit avec emphase le Figaro du 29 juillet.

    Les journaux commencent à s'échauffer contre les "météorologistes officiels", qui avaient annoncé un peu vite la fin du cauchemar: "Et v'lan, nous sommes bons pour une nouvelle vague de chaleur puisque ces messieurs - qui ne se sont jamais trompés, à condition qu'on prenne le contre-pied de leurs prédictions - nous font espérer de la fraîcheur", s'agace le 10 août une plume du Gil Blas (cité par le site Rétronews)

    Le lendemain, "Les Annales politiques et littéraires" cherchent un peu plus haut le responsable. Après tout, pourquoi ne pas convoquer le ciel au tribunal?

    "Faisons comparaître ce mois de juillet coupable d'excès de température, et interrogeons-le sévèrement", s'amuse la revue dominicale. Il n'y a bien que les viticulteurs pour se réjouir des raisins moins nombreux mais gorgés de soleil. Le Guide Hachette des vins accordera 19/20 aux crus de Bourgogne, de Côtes-Du-Rhône et d'Alsace.

    Plus de 40 000 morts, surtout des bébés

    Mais il y a beaucoup plus préoccupant : certains quartiers de la capitale n'ont plus d'eau. Les gazettes égrènent chaque jour la liste des victimes, fauchées par la chaleur ou ses conséquences. Le Dr Jacques Bertillon, chef de la statistique municipale, par ailleurs frère aîné d'Alphonse, le célèbre criminologue, tient les comptes morbides dans son "Bulletin hebdomadaire". Du 23 au 29 juillet, puis du 13 au 19 août, la mortalité atteint des sommets, note le démographe. L'ennemi mortel, c'est la diarrhée, qui fait des ravages dans toute la France. Les plus savants parlent de "toxicoses caniculaires".

    Au total, la canicule de 1911, qui s'étire jusqu'à la mi-septembre, fera 41 072 décès dans l'Hexagone (surcroît de mortalité observée en regard de la moyenne des trois dernières années).

    Une véritable hécatombe qui frappe pour un quart les personnes âgées. Quasiment toutes les autres victimes sont des bébés de moins de deux ans. Parmi eux, les plus vulnérables sont les enfants abandonnés, et, de l'autre côté de l'échelle sociale, les petits placés en nourrice. Ils boivent en effet leur lait en biberon et cet été-là, une épidémie de fièvre aphteuse fait des ravages dans les cheptels bovins. "Il faudra marquer cette année d'une croix noire", consigne, dans son journal, un médecin de la Semaine inférieure.

    Note de la rédactrice

    Alphonse Bertillon a inventé le système des empreintes digitales.

    C'est bien connu: la météo est l'art de dire le temps QU'IL AURAIT DU FAIRE!

  • La chocolatine gagne le match!

    Après un débat séculaire, qui n'a eu de cesse de faire monter le bourrichon entre les partisans du pain au chocolat et ceux de la chocolatine, le pays du Soleil levant aurait enfin clos le gourmand débat.

    C'est en tous les cas ce qu'affirme un photographe toulousain, Antonin Vincent, après avoir relayé sur les réseaux sociaux une image de la viennoiserie bien nommée "chocolatine" dans une vitrine tokyoïte.

    Alors qu'il était en voyage au Japon, rapporte Toulouse FM, le jeune homme a expliqué à son amie Mariko, vivant sur place, qu'il se jouait depuis des années en France une "guerre" sur l'appellation de la viennoiserie. Notant l'information, celle-ci lui fit parvenir quelques jours plus tard un cliché de la fameuse douceur prise à Tokyo.

    Amusé, le jeune photographe décida alors de partager l'image sur Facebook. "J'ai décidé d'en faire un statut car je trouvais ça amusant. Un ami l'a partagé, alors je l'ai mis en accès public… Depuis, les partages n'ont pas cessé, je n'aurais jamais cru que cela prendrait une telle ampleur", a indiqué le Toulousain au média. Le cliché a pour l'heure été partagé plus de 7.800 fois. Un triomphe pour les partisans de la chocolatine!

    Après les soutiens linguistiques du Larousse (2007) et du Petit Robert (2011) qui ont tout deux fait entrer le mot gascon dans leurs colonnes, ceux des Québécois qui ont, selon un sondage réalisé par le site françaisdenosrégions.com en janvier dernier, démontré leur préférence pour le terme chantant et la lettre de six militants lycéens de Montauban, le choix de nos amis Japonais fait davantage pencher la balance du côté des partisans de la chocolatine. Les carottes semblent cuites pour le pain au chocolat...

     

     

    CHOCOLATINES A LA PATE CHOCOLATEE.

    2 pâtes feuilletées au beurre BIO

    1 œuf entier et 1 jaune d’œuf pour la dorure.

    1 pot d la pâte à tartiner de votre choix ou maison (recette? dans la boîte à outil “cherchez“).

    Coupez la pâte en 4. Divisez de nouveau les rectangles en 4: vous obtenez 16 rectangles en tout… . bien sûr.

    Ajoutez, pour chaque rectangle, une cuillère de pâte chocolat maison d’un côté, sur la largeur.

    Enroulez les rectangles sans serrer. Mettez les pâtes sur une plaque de cuisson recouverte de beurre et sucre en poudre et laissez reposer 1h.

    Badigeonnez ensuite le tout avec un jaune d’œuf battu et mettez au four à 200°c pendant 10-15 minutes.

    Vous pouvez rajouter pour le croquant quelques miettes de cacahouète, pistache, noix de cajou ou du pralin maison avant de rouler la pâte. Ou bien en parsemer le haut des chocolatines avant d'enfourner; elles se collent bien avec le jaune d'œuf

     Bon, râlez pas, voici la recette du

    CROISSANT A LA PATE CHOCOLATEE ET BANANE

    INGRÉDIENTS:

    1 pâte feuilletée. De la pâte à tartiner.

    Des bananes. 1 œuf.

    Du sucre de canne en poudre

    Coupez votre pâte feuilletée en petits triangles. Étalez une cuillère de pâte chocolat pour chaque triangle.

    Coupez vos bananes en morceaux et placez chaque morceau sur un coin des triangles de pâte feuilletée. Enroulez et, à l’aide de vos mains, modelez-les de sorte à former des croissants de lune.

    Placez vos croissants sur une plaque bien beurrée et recouverte de sucre fin. Badigeonnez-les d’œuf et parsemez de sucre de canne en poudre.

    Faites-les chauffer pendant 15 minutes à 180°c.

     

     

  • Chocolatine: HO OUI!!!

    Le monde a ENFIN sa Coupe du Monde de la #chocolatine et c'est à #Toulouse !

    Professionnels, apprentis et amateurs de tout l’Hexagone et même d’Irlande, doivent présenter 12 chocolatines dans une version revisitée, mais aussi dans une version classique pour les professionnels.

    44 jurés ont été réquisitionnés pour les départager et certains membres feront une dégustation à l’aveugle. Le jury sera composé de grands noms dont le meilleur ouvrier de France boulange Sylvain Herviaux, le chef deux étoiles au Guide Michelin Michel Sarran, et le chef des cuisines de l’Élysée Guillaume Gomez, selon France 3 Occitanie.

    Pourquoi Toulouse? Parce qu’il s’agit de " la capitale mondiale de la chocolatine", selon Géraldine Laborde, présidente de la Ligue fraternelle des artisans qui a aussi créée la Journée mondiale de la chocolatine avec ses acolytes, le 16 novembre dernier.

    Un hymne et une mascotte de la “chocolatine” seront même dévoilés pour rendre hommage à cette viennoiserie qui divise tant les français. Une belle manière d’honorer l’artisanat français de plus en plus menacé par les fabrications industrielles.

    Parmi les créations, la chocolatine bleue de Sylvain Herviaux, MOF, pour soutenir la sensibilisation à l'autisme :

    Un grand merci à Sylvain Herviaux, MOF, pour cette création exclusive de #chocolatine bleue pour soutenir les personnes avec #autisme lors de la #CoupeDuMondeDeLaChocolatine pic.twitter.com/9ETusj0TTi

        — Helpicto (@helpicto) 27 mai 2019

     Deux lieux vont accueillir compétiteurs et jurys: le CFA de Blagnac disposera de ses cuisines pour la production de la viennoiserie et l'hôtel Palladia de Toulouse-Purpan organisera la dégustation et la remise des prix.

    France 3 nous indique que celui qui confectionne la viennoiserie s'appelle le tourier.

    Alors que l'appellation "chocolatine" pourrait être inscrite dans la loi alimentation, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, retour sur la véritable origine de cette viennoiserie, dont le nom déchaîne toujours les passions.

    Essayez de parler pain au chocolat avec un habitant du Sud-Ouest. Il vous rétorquera qu'"on ne dit pas pain au chocolat, mais chocolatine". En quelques mots, celui-ci risque de raviver le clivage entre le Nord et le Sud que cette délicieuse viennoiserie a provoqué il y a longtemps déjà. Et le débat est toujours vif. Ce mardi 22 mai, 10 élus Les Républicains ont déposé un amendement, dans le cadre du projet de loi agriculture et alimentation, actuellement en discussion au parlement. L'enjeu (crucial) ? "Valoriser l'usage courant d'appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d'une appellation populaire". En d'autres termes, protéger la dénomination "chocolatine".

    Un mot d’histoire

    Le pain au chocolat, chocolatine, ou même couque au chocolat, est une viennoiserie constituée d’une pâte levée feuilletée - identique à celle du croissant - enroulée autour de deux barres de chocolat. À la différence de viennoiseries comme la brioche ou le pain aux raisins, l’histoire de la chocolatine est très peu connue. "Il n’y a pas de date à laquelle situer le premier pain au chocolat", nous explique Dominique Anract, président du Syndicat des boulangers-pâtissiers du Grand Paris. "S’il fait bien entendu partie intégrante des codes et usages de la viennoiserie française, il s’agit d’une simple déclinaison du croissant", ajoute-t-il.

    Parmi ces récits, l'un situe la naissance du pain au chocolat au XVe siècle. La région Aquitaine était alors sous le règne de l’Angleterre et ce sont les Anglais qui auraient donné au pain au chocolat le nom de chocolatine. Friands de la viennoiserie française, ils auraient commandé des "chocolate in bread" au comptoir des boulangeries, devenu "chocolate in", avec le temps. Une hypothèse probablement fausse. Dans son ouvrage, August Zang and the French Croissant : How Viennoiserie Came to France, l’historien culinaire Jim Chevalier rappelle que l’arrivée en France du chocolat daterait de 1492. Il y a donc un problème de concordance des temps.

    D’autres théories "plus plausibles", selon Dominique Anract, situent l’arrivée du pain au chocolat en France, au XIXe siècle. " C’est une viennoiserie assez récente ", indique le président de la chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers. En effet, toujours selon le livre de Jim Chevalier, ce serait le boulanger autrichien Auguste Zang, qui aurait importé les viennoiseries dans la capitale française, et notamment le "Schokoladencroissant". C’est la sonorité de ce dernier qui aurait donné le mot chocolatine.

    Enfin, on raconte que le nom du pain au chocolat viendrait du goûter des enfants. Le traditionnel morceau de pain accompagné d’un carré de chocolat que mangeaient les écoliers à la récréation aurait tout simplement donné son nom à la célèbre viennoiserie... Hé oui, j'ai bien connu ce goûter lorsque j'étais enfant: foin des biscuits fourrés pleins de pesticides, de colorants et autres produits chimiques! Nous, c'était pain et chocolat ou, quand les temps devenaient dur, pain et deux morceaux de sucre. Et, on était HEUREUX! Parce que les gosses d'aujourd'hui sont des tyrans domestiques lobotomisés par la pub et les réseaux sociaux…

    Donc... chocolatine? STOP: ici, on ne doit JAMAIS poser cette question!

    La viennoiserie de Sébastien Lagrue a été couronnée par un parterre de professionnels émérites à Toulouse: la meilleure chocolatine du monde fabriquée dans les Hautes-Pyrénées

    Arras-en-Lavedan. Avec -pas même- 500 habitants, le village d’Arras-en-Lavedan peut s’enorgueillir d’abriter le boulanger Sébastien Lagrue dont le savoir-faire soit connu au-delà de cette vallée des Gaves qu’il chérit et régale: “Une chocolatine qui pèse en main, avec une bonne mâche, croustillante, un bel alvéolage mais sans être trop grasse. Et puis avec un goût beurre-noisette!" d'après lui.

    La viennoiserie devait aussi correspondre aux règles édictées pour la compétition, à savoir une masse de moins de 70 g, “quand les miennes à la boulangerie font entre 80 et 85 g. J’ai dû les mettre au régime“.

     

    FABRIQUEZ VOUS-MEME VOS CHOCOLATINES

    Ingrédients pour 6 personnes

    200 g de chocolat noir en morceaux; bien sûr, achetez-le très, très puissant

    2 rouleaux de pâte feuilletée pur beurre

    Farine

    2 jaunes d'œufs

    Cassez le chocolat en morceaux dans une casserole avec quatre cuillères à soupe de crème fraîche liquide. Faites fondre à feu doux en mélangeant avec votre fouet inox jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.

    Laissez tiédir. Étalez le sur un grand moule carré parfaitement propre et légèrement huilé (genre moule à pâte pour Noêl), versez-y le chocolat. Aplatissez le chocolat le plus possible (une épaisseur de 5 mm). Placez au réfrigérateur.

    Bien sûr, vous pouvez acheter directement des billes car faire les billes ci-dessus demande de la place au réfrigérateur ou de posséder un moule carré pour faire des bûches.

    Déroulez les pâtes feuilletées sur le plan de travail. Découpez un rectangle dans chaque pâte. Puis découpez-les en quatre rectangles.

    Disposez une barre de chocolat à un centimètre du bord. Recouvrez de pâte et soudez les bords. Vous pouvez badigeonner la première couche avec du jaune d'œuf, cela collera mieux les deux morceaux de pâte.

    Préchauffez le four th 6/7 (190°).

    Tapissez la plaque du four d'une couche d'huile ou beurre fondu et saupoudrez de sucre fin.

    Placez-y votre réalisation de chocolatine. Badigeonnez-les des jaunes d’œuf dilués avec un peu d’eau.

    Enfournez et faites cuire 15 minutes. Servez tiède.

    Voilà, c'est facile à faire. Cessez absolument d'acheter des chocolatine sous paquets plastiques: elles sont immangeables, c'est une honte d'acheter de magma informe, caoutchouteux, sans saveur et une odeur douceâtre donc je n'arrive même pas à donner un attribut!

  • Pourquoi?.....

    Pourquoi aimons-nous le café, la bière et/ou le vin? Quelle est l’origine de nos préférences en matière de boissons?

    Les goûts de chacun, amer ou sucré, en matière de boissons diffèrent, et il est important pour les scientifiques de comprendre ce qui détermine ces goûts afin d’offrir des solutions thérapeutiques plus efficaces dans la gestion des régimes alimentaires. Selon une récente étude génétique, les préférences concernant les boissons seraient moins une question de goût que d’effets provoqués par ces boissons.

    La généticienne Marilyn Cornelis a recherché des variations dans nos gènes du goût qui pourraient expliquer nos préférences en matière de boisson, car la compréhension de ces préférences pourrait indiquer des moyens d’intervenir dans le régime alimentaire des personnes.

    À la surprise de Cornelis, sa nouvelle étude a montré que les préférences gustatives pour les boissons amères ou sucrées ne sont pas basées sur des variations de nos gènes gustatifs, mais plutôt sur des gènes liés aux propriétés psychoactives de ces boissons.

    "La génétique qui sous-tend nos préférences est liée aux composants psychoactifs de ces boissons" déclare Cornelis, généticienne moléculaire à la Feinberg School of Medicine de la Northwestern University. "Les gens aiment ce que le café et l’alcool leur font ressentir. C’est pourquoi ils en boivent. Ce n’est pas leur goût".

    L’étude, publiée dans la revue Human Molecular Genetics, met en évidence des composantes comportementales basées sur la récompense qui sont importantes dans le choix des boissons et améliore la compréhension du lien entre la génétique et la consommation de boissons, ainsi que des obstacles potentiels à une intervention dans le régime alimentaire des personnes, selon Cornelis.

    Le gène FTO ("Fat mass and obesity-associated protein") est un gène situé sur le chromosome 16 humain. Certaines variations génétiques de FTO sont liées à l’obésité.

    Les boissons sucrées sont liées à de nombreuses maladies et problèmes de santé. La consommation d’alcool est liée à plus de 200 maladies et représente environ 6% des décès dans le monde. Cornelis a découvert une variante d’un gène, appelé FTO, liée à la consommation de boissons sucrées.

    Les personnes qui montraient une variation du gène FTO --la même variante liée auparavant à un risque moins élevé d’obésité- ont étonnamment préféré les boissons sucrées.

    "C’est contre-intuitif. Le gène FTO est un gène mystérieux et nous ne savons pas exactement comment il est lié à l’obésité. Il joue probablement un rôle dans le comportement, ce qui serait lié à la gestion du poids" explique Cornelis.

    "À notre connaissance, il s’agit de la première étude d’association pangénomique de la consommation de boissons basée sur la perspective du goût" indique Victor Zhong, premier auteur de l’étude. "Il s’agit également de l’association la plus complète jamais réalisée à l’échelle du génome sur la consommation de boissons".

    Les boissons ont été classées dans un groupe de goût amer et un groupe de goût sucré. Amer inclus café, thé, jus de pamplemousse, bière, vin rouge et liqueur. Parmi les produits sucrés figuraient les boissons sucrées, les boissons édulcorées et les jus sans pamplemousse. Cette classification de goût a été préalablement validée.

    Les données sur la consommation de boissons ont été recueillies au moyen de rappels ou de questionnaires alimentaires sur 24 heures. Les scientifiques ont compté le nombre de portions de ces boissons amères et sucrées consommées par environ 336’000 personnes dans la biobanque britannique.

    Ils ont ensuite réalisé une étude d’association pangénomique de la consommation de boissons amères et de boissons sucrées. Enfin, ils ont cherché à reproduire leurs principales conclusions dans trois groupes américains.

    Source : Human Molecular Genetics

     

    Buvez rouge ou ambré, mais toujours avec modération!