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nutrition

  • 8 puissants compléments pour stimuler la mémoire

    Parmi ces substances, 8 disposent de données scientifiques fiables quant à leurs bienfaits sur la mémoire, notamment l’ashwagandha, la choline, le curcuma et la curcumine, le gingembre, le champignon crinière de lion, les polyphénols et la phosphatidylsérine.

    L’ASHWAGANDHA, ou ginseng indien (Withania somnifera), est une plante couramment utilisée dans la médecine traditionnelle indienne pour ses vertus anti-inflammatoires et anti-oxydantes. Des recherches suggèrent qu’elle pourrait améliorer la cognition chez les adultes en bonne santé et chez ceux souffrant de légers troubles cognitifs.

    LE CURCUMA, dont la pigmentation jaunâtre provient de la curcumine, est quant à lui associé à une amélioration de la mémoire de travail. Cependant, le pigment et l’épice brute peuvent provoquer des effets gastro-intestinaux indésirables.

    Également considérés comme des incontournables de la médecine traditionnelle orientale, le GINGEMBRE et le CHAMPIGNON CRINIERE DE LION ont fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques pour leurs nombreux bienfaits. Mis à part ses vertus anti-inflammatoires, des essais randomisés ont démontré que le premier pouvait améliorer la mémoire de travail chez les femmes d’âge moyen et en bonne santé. Le champignon, quant à lui, améliorerait la fonction cognitive chez les personnes âgées et stimulerait la croissance neuronale - suggérant des effets bénéfiques sur la santé cérébrale en général.

    Retrouvée dans les œufs, les noix, les abats et le poisson, LA CHOLINE est un nutriment essentiel soutenant de nombreuses fonctions biologiques, dont la régulation de la mémoire. Des études ont démontré qu’un apport supplémentaire de choline peut améliorer la mémoire chez les adultes en bonne santé, tout comme chez ceux souffrant de troubles de la mémoire et de démence. Ces substances sont aussi riches en phosphatidylsérine, également connue pour réduire les troubles de la mémoire chez les seniors. De nombreuses études ont également révélé les effets protecteurs des polyphénols contre les maladies cardiovasculaires et neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, …). Ils sont présents en abondance dans le raisin, le cacao, le curcuma et le gingembre

    Source: Springer Link

  • Choisir un fromage de saison

    Les fromages de saison ont un tout autre caractère. Selon la saison, l’animal broute une herbe aux qualités nutritionnelles différentes ce qui donne le goût spécifique de chaque fromage.

    PRINTEMPS:

    Bleu d'Auvergne, Bleu de Gex, Bleu des Causses, Boulettes d'Avesnes, Brie de Meaux, Brie de Melun, Broccio, Cabécou, Camembert, Cancoillotte, Coulommiers, Emmental, Epoisses, Féta, Fourme, d'Ambert, Gorgonzola, Langres, Livarot, Maroilles, Mascarpone, Mimolette, Morbier, Mozzarella, Munster, Neufchâtel, Parmigiano Reggiano, Pont-l'Évêque, Pouligny-Saint-Pierre, Reblochon, Ricotta, Saint-Nectaire, Tomme de Savoie.

    ÉTÉ:

    Abondance, Beaufort, Bleu d'Auvergne, Bleu de Bresse, Bleu de Causses, Boulette d'Avesnes, Brie de Meaux, Brie de Melun, Brillat-Savarun, Broccio, Camembert, Cancoillotte, Cantal, Chabichou, Comté, Crottin de Chavignol, Emmental Époisses, Féta, Fourme d'Ambert, Gorgonzola, Gruyère, Laguiole, Langres, Livarot, Maroilles, Mascarpone, Mimolette, Mont d'Or, Morbier, Mozzarella, Munster, Neufchâtel, Ossau-Iraty, Parmigiano Reggiano, Pont-l'evêque, Pouligny-Saint-Pierre, Reblocon, Ricotta, Rocamadour, Roquefort, Saint-Félicien, Saint-Nectaire, Sainte-Maure, Salers, Selles-sur-Cher, Tomme de Savoie, Vacherin-Mont d'Or, Valancay.

    AUTOMNE:

    Abondance, Brillat-Savarin, Broccio, Cancoillotte, Cantal, Chaource, Comté, Emmental, Époisses, Féta, Fourme d’Ambert, Gruyère, Mascarpone, Morbier, Mozzarella, Munster, Ossau-Iraty, Parmigiano Reggiano, Pouligny Saint-Pierre, Roquefort, Saint-Nectaire, Salers, Vacherin-Mont d’Or.

    HIVER:

    Beaufort, Brie de Meaux, Brie de Melun, Broccio, Chèvre frais, Comté, Crottin de Chavignol, Époisses, Gruyère, Laguiole, Rocamadour, Roquefort, Salers, Vacherin Mont-d’Or.

  • Régime méditerranéen:

    nous commençons enfin à comprendre pourquoi il est si bénéfique pour la santé

    Alors que le régime méditerranéen est célèbre depuis des décennies pour ses supposés bienfaits sur la santé, nous commençons tout juste à comprendre de façon précise son impact sur notre organisme. Ces dernières années ont notamment vu émerger différentes études dans ce sens, dont l’une explorant pour la première fois ses effets au niveau cellulaire. Bien qu’il n’existe pas encore de consensus concernant ses vertus, les conclusions des dernières études confortent l’idée que le régime contribue effectivement à la prévention de nombreuses pathologies.

    Selon sa définition conventionnelle, le régime méditerranéen est composé de beaucoup de légumes, de légumineuses, de fruits, de noix, de céréales et de produits de la mer. Il contient peu de viande et de produits laitiers, tandis que l’alcool (du vin rouge en général) y est consommé avec modération. Cependant, cette liste d’ingrédients est sujette à des changements au fil des années. En effet, la liste exacte des composants du régime fait encore aujourd’hui débat.

    Par exemple, l’huile d’olive a été incluse un peu plus tard parmi les ingrédients clés, les régions du bassin méditerranéen étant les principales productrices et consommatrices. De leur côté, les produits laitiers sont en fin de compte considérés depuis peu comme acceptables dans le régime, tandis que la quantité d’alcool devrait être diminuée par rapport aux précédentes estimations.

    Il est ainsi difficile de déterminer lesquels des composants apportent réellement des bénéfices sur la santé. Néanmoins, de nombreuses études confirment que même une version généralisée - c’est-à-dire avec une liste d’ingrédients spécifiques non exhaustive - serait bénéfique. D’un autre côté, les chercheurs commencent également à explorer de manière plus approfondie les avantages de certains de ces ingrédients clés, comme l’huile d’olive.

    UN RISQUE DE MORTALITÉ SIGNIFICATIVEMENT RÉDUIT

    Parmi les principaux avantages du régime méditerranéen figurent la protection contre certaines maladies cardiovasculaires et neurologiques (Alzheimer et Parkinson). Des chercheurs ont par exemple mis au jour des preuves suggérant une incidence significativement réduite de troubles cardiovasculaires. Cela pourrait notamment expliquer pourquoi la mortalité par maladie cardiovasculaire en Italie est inférieure à la moyenne mondiale. Des études ont également suggéré un risque considérablement réduit (jusqu’à 28%) de décès par démence.

    Des études épidémiologiques ont aussi rapporté que les avantages s’étendaient au-delà de la santé cardiaque et neurologique. L’une d’elles suggère par exemple un risque réduit de diabète de type 2 et de cancer chez les personnes adoptant le régime. Un risque de mortalité toutes causes confondues significativement réduit a également été relevé. En outre, le régime figurerait également parmi les secrets de longévité des centenaires du sud de l’Italie.

    Cependant, les études explorant véritablement les mécanismes physiologiques sous-jacents à ces bienfaits sont relativement récentes. L’an dernier, une recherche a démontré pour la première fois les avantages du régime au niveau cellulaire. Les précédents travaux ayant suggéré que les bénéfices sont principalement induits par l’huile d’olive, les effets au niveau cellulaire rapportés concernent cet ingrédient. Lors d’expériences in vitro, l’huile d’olive extra vierge a efficacement protégé les cellules contre l’oxydation.

    Pour l’huile d’olive extra vierge en particulier, les bienfaits par rapport à celle raffinée seraient apportés par son abondance en composés bioactifs, comme les polyphénols. Une récente étude connexe a d’ailleurs révélé que ces derniers ont modifié le microbiote intestinal de souris avec comme conséquence une pression artérielle plus basse que la moyenne. Mis à part l’huile d’olive, il a été suggéré que d’autres composants du régime moduleraient l’activité génétique liée à l’inflammation.

    UN RÉGIME QUI NE CONVIENT PAS A TOUS

    Cependant, certaines études ont suggéré que malgré les nombreux avantages rapportés, ce régime pourrait ne pas convenir à tous. L’une d’entre elles, menée sur plus de 20 000 personnes recrutées dans le sud de l’Italie, semblait a priori confirmer celles précédentes, rapportant des bénéfices sur la santé. Toutefois, ces atouts ne semblaient profiter qu’aux groupes au revenu et à l’éducation élevés. Cela pourrait suggérer que malgré les efforts pour adopter le régime, la qualité des ingrédients joue un rôle essentiel. En effet, les personnes à faible revenu n’ont parfois pas d’autres choix que d’acheter les produits les moins chers sur le marché, tels que ceux surgelés et transformés.

     

  • Vapotez-vous?

    Quels sont les impacts du vapotage sur le microbiote buccal ?

    Le vapotage ou l’usage de cigarettes électroniques connaît une adoption croissante en raison de supposés avantages par rapport au tabagisme conventionnel. Cependant, ses répercussions potentielles sur la santé font depuis peu débat. De récentes études ont par exemple mis au jour des modifications majeures du microbiote buccal. Cela pourrait contribuer à instaurer une flore microbienne enrichie en souches pathogènes pouvant déclencher des réponses immunitaires spécifiques.

    Les cigarettes électroniques, ou e-cigarettes, ont initialement été développées dans le but d’appuyer les stratégies de sevrage tabagique. Les avantages seraient notamment obtenus par l’absence ou la réduction des produits de combustion nocifs des cigarettes classiques. Cependant, les liquides contiennent non seulement certains des composés toxiques des cigarettes conventionnelles, mais également des composés chimiques uniques au vapotage.

    Les aérosols libérés par les e-cigarettes contiennent de la nicotine à des concentrations très variables, mais aussi d’autres substances telles que l’acétaldéhyde, l’acroléine, le formaldéhyde, le propylène glycol, la glycérine, l’éthanol, l’acétol et l’oxyde de propylène. Alors que les effets de la nicotine sur la santé sont bien établis, on en sait beaucoup moins sur les autres composés.

    Malgré les inconnues, le vapotage est une pratique toujours plus répandue, surtout chez les jeunes. Des enquêtes ont par exemple révélé qu’aux États-Unis, l’usage d’e-cigarettes est désormais plus courant chez les adolescents que celui de cigarettes traditionnelles. Les raisons de cette croissance sont probablement associées à un effet de mode, ainsi que la conception d’une large gamme de cigarettes électroniques attrayantes pour les jeunes (en forme de stylo, de clé USB, etc.) ou encore à la mise à disposition d’une grande variété d’arômes convenant à tous les genres et à tous les âges. Leur usage pourrait aussi partiellement atténuer la stigmatisation associée au tabagisme classique.

    Les rares travaux explorant les effets des cigarettes électroniques sur la santé ont démontré que les composants de leurs aérosols adhéraient aux parois des structures du tube digestif supérieur et des voies respiratoires. Ces structures incluent la cavité buccale, la cavité nasale et les poumons, la communauté microbienne buccale et parodontale étant les premières exposées.

    Cependant, dans quelle mesure exactement les cigarettes électroniques peuvent-elles affecter la flore microbienne buccale? Quelles en seraient les implications pour notre santé? En effet, il est important de savoir que la cavité buccale constitue la porte d’entrée principale pour de nombreuses espèces microbiennes colonisant les voies respiratoires et gastro-intestinales. L’altération du complexe microbien buccal pourrait ainsi avoir des conséquences potentiellement délétères à la fois locales et généralisées.

    Une pratique favorisant la croissance de souches microbiennes pathogènes

    Composé de plus de 700 espèces de bactéries, le microbiote buccal constitue la deuxième plus grande population microbienne de notre organisme après celle de l’intestin. Il possède à la fois des caractéristiques uniques et communes avec les microbiotes des systèmes respiratoires, gastro-intestinal et génito-urinaire. D’autre part, la cavité buccale forme un habitat incroyablement complexe, au niveau duquel les communautés microbiennes colonisent à la fois les tissus mous de la muqueuse buccale et les tissus durs des surfaces dentaires.

    Le profil microbien de la cavité buccale peut se modifier dynamiquement tout au long de la vie, sous l’influence de nombreux facteurs tels que l’alimentation, l’exposition à des médicaments, la santé immunitaire, l’hygiène buccodentaire ainsi que l’exposition aux produits à base de nicotine.

     

    Une étude longitudinale évaluant les effets des e-cigarettes sur la communauté microbienne de la plaque sous-gingivale humaine (SGP) a suggéré que leur usage favorise la croissance d’un microbiote parodontal unique. Les caractéristiques de celui-ci se situeraient entre celles des fumeurs conventionnels et celles des non-fumeurs.

    Cela suggère une modification majeure dont les impacts sur la santé bucco-dentaire seraient fondamentalement différents de ceux du tabagisme classique. La parodontite, en particulier, est provoquée par la perturbation du microbiote tapissant l’espace entre les dents et les tissus gingivaux. Cela déclenche des réponses inflammatoires et immunitaires pouvant potentiellement entraîner une perte de dents, une détérioration des os maxillaires ainsi que des maladies systémiques. Le microbiote parodontal des utilisateurs d’e-cigarettes aurait des signatures immunitaires spécifiques.

    Ces résultats concordent avec ceux d’une autre série d’études suggérant que les modifications induites par les e-cigarettes sur le microbiote buccal pourraient favoriser la croissance de souches pathogènes. L’une d’elles a récemment mis au jour des dépôts de biofilms favorables à la croissance de bactéries telles que Streptococcus mutans, principalement impliquées dans les caries dentaires. Une surabondance des souches Porphyromonas et Veillonella a également été relevée dans les échantillons salivaires de vapoteurs. Faisant partie intégrante du microbiote buccal naturel, ces souches peuvent provoquer une inflammation des gencives en devenant dominantes par rapport aux autres souches. En outre, une présence élevée de cytokines inflammatoires a également été détectée chez ces utilisateurs d’e-cigarettes.

    Dans l’ensemble, la plupart des études suggèrent que l’utilisation d’e-cigarettes augmente les risques de dysbiose microbienne buccale, pouvant potentiellement conduire à des maladies buccales et parodontales. Bien que plus des recherches soient nécessaires pour explorer plus avant cette association, les médecins appellent à la prudence quant à l’utilisation de ces dispositifs, surtout chez les jeunes.

    Sources : BMC Microbiology, ASM Journals