Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

DANGERS

  • Les éoliennes, une catastrophe pour la santé et l’environnement

    Une éolienne est une machine faite de matériaux non recyclables, 600 tonnes de béton armé pour le socle, et des plastiques à durée de vie quasi illimitée pour les pales. La loi en France qui oblige à les recycler n’est pas appliquée. Celles déglinguées par des ouragans ou HS du fait de l’usure défigurent nos campagnes, les exploitants se défilent en laissant tout en plan après avoir fermé boutique. Et finalement c’est la collectivité qui s’y colle avec nos impôts.

    DES FINANCEMENTS OPAQUES ET DES COMBINES GLAUQUES

    Depuis une vingtaine d’années, entretenu par des subventions et des dégrèvements fiscaux, le développement des champs d’éoliennes en France a toujours suivi le même modèle: Choisir des communes rurales isolées faciles à démarcher, en faisant mille promesses aux édiles, puis contacter des propriétaires fonciers en leur proposant un loyer pour occuper leurs terres avec ces moulinettes disgracieuses.

    Il aurait été moins coûteux d’acheter des terrains non constructibles. Mais cela aurait engagé la responsabilité du nouveau propriétaire. Alors que là, quand le voisinage se plaint trop des nuisances ou que la machine tombe en panne, le locataire dégage et laisse au loueur la propriété du socle de béton et de la ferraille avec l’obligation de restaurer les sols.

    Le loyer habituel pour l’emprise est de l’ordre de 10.000 à 16.000 € par éolienne et par an. La rente peut sembler intéressante. Alors que ces loyers sont sans commune mesure avec les bénéfices empochés par les entrepreneurs de l’économie verte.

    Le chiffre d’affaires d’une éolienne de 2.5MW tournant sur l’année entre 2000 à 2400 heures est de l’ordre de 200.000 euros. La maintenance et les frais de gestion plafonnent à 6 ou 7.000 € soit le tiers. Mais ces chiffres sont pipés. Une éolienne rapporte moins par l’électricité qu’elle vend au réseau que par les avantages exorbitants obtenus par le lobby des écolos. Des subventions et cadeaux fiscaux abusifs relevés par la Cour des mécomptes qui n’a hélas aucun pouvoir contraignant.

    Afin d’accroître les bénéfices, l’entretien de la machine est souvent réduit au strict minimum pour qu’elle ne tombe pas en morceaux trop vite. Quand elle ne fonctionne plus, on laisse en cadeau au proprio du terrain un tas de ferraille sur un socle monumental. Et on va créer une autre société fantôme spécialisée dans l’éolien pour se gaver de subventions françaises et européennes et d’exonérations fiscales. Rien n’est trop beau pour "sauver la planète!"

    De son côté, le " bénéficiaire" du cadeau empoisonné doit supporter les frais de démolition et de dépollution. Compter entre 250.000 et 400.000 euros par épave. S’il ne peut pas payer, il est exproprié. Et sur ses terres confisquées, les autorités créeront des centres d’accueil ou d’hébergement pour migrants. Pourquoi pas des prisons aussi? Ah non, il n’en est pas question, ce serait du fascisme!

    DES DANGERS PUBLICS!

    La fabrication des aimants d’éoliennes nécessite de grosses quantités de cobalt, environ 30% du poids de moteurs de plusieurs tonnes. Un composant dangereux pour la santé, extrait dans des conditions inhumaines par des enfants esclaves en Afrique ou en Asie, payés un dollar par jour pour 10 heures de travail, et qui ont rarement l’occasion de fêter leur vingtième anniversaire.

    Au cobalt s’ajoute le néodyme, ce qui fait deux matériaux qui, à l’usure, se dispersent en micro-particules, causant des pathologies respiratoires et cardiaques graves ainsi que des détériorations de la thyroïde, divers cancers et des cécités définitives. Il faut aussi compter avec les terres rares qui proviennent pour 86% de Chine. Indispensables à la fabrication des aimants des éoliennes, elles ajoutent aux ravages du cobalt l’exposition à diverses radiations mortelles.

    Ainsi dans la province du Heilong Jiang, championne de l’extraction du néodyme, du cérium et du lithium, une couche de poussières toxiques recouvre d’anciennes régions agricoles, les rendant stériles et contraignant les paysans à l’exil ou à la famine. Les enfants des survivants souffrent de graves malformations.

    Par ailleurs, un reportage du Daily Mail d’Avril avait montré les dégâts causés par l’exploitation du lithium dans le désert d’Atacama au Chili. Une des plus grandes zones d’exploitation ressemble à une dystopie post apocalyptique. D’énormes montagnes de sel blanc dominent la plaine, la terre craquelée s’effrite dans les mains, il n’y a plus aucun signe de vie végétale ni animale. L’eau rare a été contaminée par des fuites chimiques provenant de la mine.

    L’ANTI-ECOLOGIE AU PRÉTEXTE DE L’ÉCOLOGIE

    Les éoliennes font un boucan infernal en plus des infra-sons inaudibles mais perturbateurs pour ceux qui y sont exposés. Provoquant toutes sortes de troubles légers mais persistants, tels qu’acouphènes, pertes de sommeil, céphalées, angoisses, nervosisme chronique. Elles pourrissent la vie des riverains et la nomenklatura donneuse de leçons d’écologie n’en veut surtout pas près de chez elle. D’autant que leur proximité cause un effondrement des prix de l’immobilier.

    Sans oublier les dommages occasionnés au monde animal: Les éoliennes tuent des centaines de milliers d’oiseaux. Et celles en mer tuent de plus en plus de mammifères marins. Évidemment les baleines et les dauphins ne sautent pas assez haut pour se faire décapiter par les pales des éoliennes… Par contre, les vibrations de ces moulins à vent perturbent leur système d’écholocalisation ainsi que leurs moyens de communication, provoquant de dramatiques échouages.

    Enfin il y a le préjudice subi par les pêcheurs professionnels qui ont déjà du mal à survivre, accablés par des réglementations européistes kafkaïennes et des taxes françaises surréalistes. Et comme il faut protéger les câbles sous-marins porteurs de courant électrique et prévenir d’éventuels actes de sabotage, les champs d’éoliennes sont quadrillés 24/24 par des milices et interdits à la pêche.

    LE BUSINESS VERT PARADIS DES MAGNATS DU NWO ET DES POLITICIENS VEREUX.

    Comme ces hideuses moulinettes ont des rendements imprévisibles, il faut bien les aider à tourner. Puisque, hormis quelques cas de localisations où les conditions météo sont optimales, le vent ne produit pas assez d’électricité pour les rendre rentables… Si l’on intègre dans le calcul de retour sur investissement, les amortissements, les frais de fonctionnement et le renouvellement des parties usagées aux cycles courts pas insuffisance d’entretien. Mais pourquoi s’en faire tant qu’on peut plumer la poule aux œufs d’or?

    Le "Telegraph" du 25 août 2012 révélait que le CCC (Committee for Climate Change) chargé de conseiller le gouvernement britannique sur les dangers des émissions de gaz à effet de serre, était présidé par un certain Lord Deben, directeur d’un consortium de firmes largement subventionnées par l’État, installant des parcs d’éoliennes un peu partout, même dans des zones peu ventées.

    Lord Deben après avoir mouliné beaucoup de vent, s’est reconverti en 2020 dans le recyclage des ordures ménagères et des bouses de vaches dont ses nouvelles sociétés, subventionnées of course, entendent extraire du bio gaz pour sauver le monde. On n’a pas dû lui dire que son biogaz est du méthane CH4 à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2.

    D’après un autre article du "Daily Mail" on apprend que plus de la moitié des membres du CCC ont des intérêts financiers dans des sociétés vendeuses d’énergie verte qui profitent des mesures que le Comité fait adopter.

    Depuis ces révélations susceptibles d’indigner l’opinion que la terrifiante propagande sur le prétendu réchauffement anthropique pourrait ne pas éternellement abuser, il a été "conseillé" aux médias anglais subventionnés comme en France d’aérer leurs colonnes. Et que des vents mauvais emportent les journalistes indociles!

    Tandis que la BBC réputée pour son indépendance (!) était "invitée" à cesser de brasser de l’air sur ce sujet volatil que seuls les "experts autorisés" peuvent maîtriser. À chacun son métier et les pigeons seront bien gardés. En France, on est moins subtils. L’ARCOM, une officine de basse police politique qui n’a aucune légitimité scientifique menace et sanctionne les médias qui doutent du réchauffement anthropique, réfutent la supériorité des bagnoles électriques et contestent l’utilité des éoliennes.

    Christian Navis

    https://climatorealist.blogspot.com

  • L’agriculture française sacrifiée

    L’ouverture des quotas pour la viande (AUSTRALIE)

    Le point le plus sensible – et le plus coûteux pour la France – concerne les quotas d’importation de viande: pour la viande bovine: le quota passe de 6 800 tonnes actuellement à 30 600 tonnes. Détail du mécanisme: 16 830 tonnes (55%) pourront entrer en franchise de droits à condition d’être issues d’élevage nourri à l’herbe, et 13 770 tonnes (45%) bénéficieront d’un droit réduit à 7,5%. Pour la viande ovine: le quota passe de 3 800 tonnes à 25 000 tonnes, avec une mise en place progressive sur sept ans .

    Une concurrence déloyale

    La colère des éleveurs français repose sur un constat implacable: ils ne peuvent pas soutenir la concurrence des productions australiennes. Les coûts de production des bovins à l’herbe en Australie sont 2,6 à 3,3 fois inférieurs à ceux des fermes françaises, selon un comparatif des chambres d’agriculture.

    Cette différence s’explique par des normes australiennes de production plus laxistes:

        L’Australie autorise l’usage d’hormones de croissance et d’antibiotiques comme activateurs de croissance, interdits en Europe.

        L’engraissement en parcs d’engraissement intensifs y est pratiqué sans les limitations imposées aux éleveurs européens.

        Les conditions de transport du bétail et certaines pratiques sont jugées contraires au bien-être animal selon les standards européens.

    Les organisations professionnelles françaises demandaient l’instauration de " clauses miroirs " imposant aux importateurs australiens le respect des mêmes normes que celles applicables aux producteurs européens. Cette demande a été rejetée.

    La France subit un revers sur le front des indications géographiques.

    L’ACCORD PRÉVOIT UN RÉGIME DE "DROITS ACQUIS":

        Prosecco: les producteurs australiens disposent d’un délai de 10 ans pour cesser d’utiliser cette appellation sur leurs produits d’exportation.

        Feta et Gruyère: les producteurs australiens qui utilisent ces dénominations depuis au moins cinq ans pourront continuer à le faire indéfiniment, à condition d’indiquer clairement l’origine du produit sur l’étiquette.

        En contrepartie, l’accord protège 165 indications géographiques agricoles et alimentaires européennes en Australie, ainsi que 231 IG de spiritueux.

     

    Pour les défenseurs des terroirs français, c’est une défaite. Des fromages vendus sous le nom de "Gruyère" mais fabriqués en Australie, sans aucun lien avec la région franco-suisse d’où cette appellation tire sa réputation, pourront continuer à inonder le marché.

    L’OPACITÉ DES NÉGOCIATIONS: UN DÉNI DÉMOCRATIQUE

    Comment un tel accord a-t-il pu être signé sans que le Parlement français, sans que les représentants des filières concernées, aient pu peser de manière effective?

    Le processus de négociation des accords commerciaux européens est un monopole de la Commission. Depuis le Traité de Lisbonne, c’est Bruxelles qui négocie, pas les États membres. Ceux-ci sont informés, consultés, mais n’ont pas voix au chapitre dans le détail des concessions. Le Parlement européen, quant à lui, ne peut qu’approuver ou rejeter le texte en bloc, sans pouvoir l’amender.

    Cette architecture institutionnelle a permis aux négociations de se dérouler pendant huit ans dans l’opacité. Les agriculteurs français n’ont eu que des échos lointains des quotas en discussion. Ce n’est que quelques jours avant la signature, le 19 mars 2026, que les syndicats agricoles ont envoyé des lettres ouvertes au président Macron et à la ministre de l’Agriculture pour tenter, en vain, d’infléchir la position française.

    L’absence de débat démocratique est d’autant plus regrettable que l’accord engage l’avenir de secteurs entiers pour des décennies.

    LES CONSÉQUENCES POUR LA FRANCE

    L’élevage français menacé

    L’élevage bovin français, déjà fragilisé par des années de crises successives va subir un choc de compétitivité sans précédent.

     

    La Fédération nationale bovine (FNB) tire la sonnette d’alarme: " Ce n’est pas une concurrence, c’est un lâchage en rase campagne ". La Coordination rurale parle de " sacrifice programmé des éleveurs sur l’autel des intérêts allemands ". Les Jeunes Agriculteurs dénoncent un " déni de souveraineté alimentaire ".

    L’isolement diplomatique de la France

    L’accord révèle aussi le fiasco ou le double jeu du régime Macron au sein de l’Union européenne. Sur le fond, Paris réclamait officiellement:

        Des clauses miroirs pour les normes de production

        Des quotas agricoles plus faibles, voire une exclusion des viandes

        Une protection renforcée des indications géographiques

    LA QUESTION DE LA RATIFICATION

    L’accord doit encore être formellement approuvé par le Conseil de l’UE et le Parlement européen. Théoriquement, la France pourrait tenter de former une minorité de blocage au Conseil. Mais cette option semble compromise: il est peu probable que Paris trouve suffisamment d’alliés pour atteindre le seuil de blocage. La ratification par le Parlement européen, où la coalition des conservateurs et des libéraux soutient traditionnellement les accords commerciaux, ne fait guère de doute.

    CE QUE RÉVÈLE CET ACCORD

    Ce qui se joue dans cet accord dépasse la seule relation entre l’Union européenne et l’Australie. Il révèle quatre évolutions structurelles de l’UE:

    Premièrement, l’agriculture est devenue la variable d’ajustement des négociations commerciales.

    Deuxièmement, le poids de l’Allemagne dans la définition des intérêts commerciaux européens est écrasant. L’industrie allemande obtient des gains immédiats (automobile, matières premières). Les agricultures des pays périphériques, dont la France, en supportent les coûts.

    Troisièmement, la politique commerciale européenne souffre d’un déficit démocratique structurel. Négociée dans l’ombre par la Commission, elle échappe en grande partie au contrôle des Parlements nationaux et aux débats publics.

    Quatrièmement, le régime Macron ne prend pas les mesures nécessaires pour contrer les décisions défavorables à la France imposées par la Commission de Bruxelles et l’Allemagne.

    Jean Lamolie

  • De plus en plus, les vaccins devraient nous aider à vieillir en bonne santé

    Nul ne peut ignorer les bienfaits des vaccins, qui nous protègent contre les infections à tous les âges de la vie. Utilisés dans l’enfance, ils permettent d’écarter la menace de plusieurs maladies, telles la poliomyélite, la diphtérie, la rougeole, les hépatites, dont les conséquences, souvent dramatiques, ne doivent pas être perdues de vue. La prévention possible du tétanos, des méningites, de la fièvre jaune ou de la rage, toutes maladies potentiellement mortelles, a en complétement changé le pronostic, autrefois très sombre. Récemment, la mise au point de vaccins a changé le cours d’une pandémie de covid-19 partie pour faire des millions de victimes.

    Avec l’âge viennent des "fragilités", des "déficiences" et souvent des "comorbidités" qui rendent l’impact de certaines infections de plus en plus délétère, ou en permettent la reviviscence. Des vaccins se trouvent alors particulièrement recommandés pour apporter une protection contre des maladies susceptibles d’évoluer vers des formes graves ou invalidantes, telles que la grippe, les pneumopathies à pneumocoques ou le zona. Alors que le vieillissement de tous les organes et systèmes contribue à exacerber la sensibilité aux infections, celui du système immunitaire tient un rôle central.

    L’immuno-sénescence est un dysfonctionnement progressif du système immunitaire qui se traduit non seulement par la baisse des capacités de défense contre les agressions (infections ou cancers), mais également par une altération des mécanismes de régulation de la réponse immune pouvant empêcher son nécessaire "apaisement" (la résilience immunitaire) et favorisant ainsi la poursuite de phénomènes inflammatoires injustifiés et nuisibles et les manifestations d’auto-immunité.

    La correction de ce dysfonctionnement pourrait ainsi avoir pour effet de rétablir une protection efficace contre des agressions dont l’impact est souvent très néfaste et d’atténuer ou supprimer les conséquences d’une inflammation chronique qui peut atteindre et altérer tous les organes (cœur, rein, poumon, squelette et articulations, cerveau) et contribue significativement à la dégradation de l’état de santé de beaucoup de personnes âgées. Des méthodes d’évaluation (études de différents marqueurs, test des capacités fonctionnelles des cellules du système immunitaire) permettent de définir un "âge immunitaire", différent de l’âge chronologique, qui pourrait se révéler un excellent indicateur de l’état de santé général et du devenir des personnes.

    Maintenir le système immunitaire dans un état optimal de fonctionnement, que l’on peut qualifier d’état de "fitness immunitaire", ne peut que s’avérer bénéfique pour la personne qui avance en âge.

    Cela peut être en partie réalisé par des moyens qui contribuent à préserver l’état de santé général, dont les effets sont bien établis, comme l’activité physique, la qualité de l’alimentation et du sommeil, l’arrêt du tabac et la limitation de la consommation d’alcool, le maintien des liens sociaux et d’activités intellectuelles, mais il est également possible de s’adresser spécifiquement à l’immunité avec les outils que constituent les vaccins. Il apparait en effet de plus en plus que leurs effets peuvent aller au-delà de la protection contre les cibles auxquelles ils sont destinés, soit parce que l’agent infectieux visé est responsable de complications à distance dans lesquelles son rôle n’était pas démontré, soit, moins spécifiquement, en rendant l’immunité globalement plus efficace contre toutes les menaces.

    Des exemples de ces effets élargis de certains vaccins ont déjà été présentés (actualités des 11/08/2025, 12/09/2025 et 10/11/2025). Des observations répétées semblent indiquer que le vaccin BCG, mis au point contre la tuberculose, pourrait aider l’organisme à se défendre contre d’autres infections, alors qu’il est aussi l’un des moyens de traitement du cancer de la vessie (1).

    Un récent article paru dans Human Vaccines & Immuno-therapeutics présente une revue des connaissances sur les interactions entre vaccins et avancée en âge, et des possibilités qu’elles laissent entrevoir (2).

    Les auteurs rappellent que l’immunosénescence est associée à une dégradation avec restructuration des organes lymphoïdes (moelle osseuse et thymus, site de production et de différenciation des lymphocytes, sont particulièrement concernés). Il en résulte une diminution de la production de nouveaux lymphocytes T et B (lymphocytes " naïfs "), un déséquilibre entre T naïfs et T mémoire, responsable d’une réduction de la capacité à réagir à de nouveaux antigènes et d’une bascule de la réponse immunitaire vers un état pro-inflammatoire. Les cellules immunitaires de la personne âgée acquièrent un phénotype sécrétoire (l’éventail des médiateurs solubles qu’elles produisent) altéré, responsable d’un état inflammatoire persistant.

    Ces changements phénotypiques ont pour origine des modifications acquises de l’expression génétique, de nature épigénétique et donc modulables. L’immunité innée (une première ligne de défense non spécifique contre les agressions) est également altérée par l’âge. Les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules NK ("natural killer") qui sont non seulement capables d’éliminer certains antigènes, mais sont en outre nécessaires pour amorcer la réponse immunitaire adaptative qui doit prendre le relais, perdent certaines de leurs capacités (cytotoxicité, présentation de l’antigène, émission de signaux permettant l’intervention d’autres cellules). Il s’ensuit un retard à l’élimination des pathogènes agresseurs, et là encore, un possible emballement de la réponse inflammatoire avec des effets collatéraux néfastes.

    Des observations récentes font évoquer la possibilité que des modifications du microbiome (particulièrement, une réduction de la diversité de la flore commensale), également liées à l’avancée en âge, pourraient aggraver la tendance à l’inflammation et inhiber la réponse aux vaccins (3).

    Il semble que les vaccins, ceux qui existent déjà mais aussi ceux qui pourraient être conçus en fonction des nouvelles connaissances, pourraient être utilisés pour corriger certains dysfonctionnements du système immunitaire, dont l’immuno-sénescence. Outre leur capacité à prévenir les infections cibles, qui font peser des menaces sur la santé à court et long terme, le stimulus qu’ils constituent, sans le danger d’une infection, permet de réactiver des mécanismes indispensables au bon fonctionnement du système immunitaire.

    Les vaccins peuvent induire la production de lymphocytes B et T, la synthèse et la maturation des anticorps, la production de cellules mémoires entretenant une protection durable. Par le biais d’un contrôle épigénétique, certains pourraient même provoquer une reprogrammation des cellules immunitaires, aboutissant à une " éducation " du système immunitaire (" trained immunity ") améliorant ses capacités de défense (4).

    Comme dans le cas d’une infection, la réponse du sujet âgé au vaccin peut être imparfaite ou inadéquate, et une protection peut ne pas être acquise ou rester très limitée dans le temps. Mais des stratégies existent pour surmonter cet écueil: les rappels peuvent être rendus réguliers et rapprochés, la quantité d’antigène entrant dans la composition peut être augmentée, comme dans le cas du vaccin antigrippal, des adjuvants orientant la réponse dans le sens souhaité peuvent être ajoutés. Il est désormais envisageable de personnaliser la vaccination, de l’adapter à l’âge, au sexe, aux antécédents, à l’état physiologique, au patrimoine génétique des individus en mettant à profit de nouvelles capacités d’investigation (génomique, protéomique, analyse du microbiome), l’intelligence artificielle et le "profilage" immunitaire.

    Des outils permettent déjà cette personnalisation de la vaccination, à partir des vaccins existants et des données personnelles disponibles. C’est le but du système d’aide à la décision vaccinale (sadv) MesVaccins développé par SYADEM, qui s’appuie actuellement sur les recommandations émises par les autorités de santé et prend en compte les caractéristiques personnelles, dont l’âge, et les facteurs de risque connus pour proposer des recommandations adaptées.

    À l’avenir, l’intégration de nouveaux déterminants individuels, tels que ceux évoqués dans les travaux récents sur le profil immunitaire, le microbiome ou les marqueurs génétiques, pourrait permettre d’affiner encore cette personnalisation et d’optimiser l’utilisation des vaccins dans une logique de prévention individualisée. Le sadv est intégré à d'autres composantes formant un système d'information pour la vaccination.

    De nouvelles cibles pour les vaccins peuvent également être identifiées, s’il s’avère qu’elles correspondent à des agents ayant un impact déterminant sur la santé ou les fonctions du sujet âgé. La découverte de corrélations entre certaines infections, parfois négligées, et plusieurs pathologies se déclarant tardivement (affections neurodégénératives, maladies cardio-vasculaires, cancers) révèle un champ de recherches prometteur. Il est bien établi que les virus de l’hépatite B et les papillomavirus sont responsables de nombreux cancers, et des vaccins existent. Des vaccins toujours attendus contre le virus de l’hépatite C et le virus Epstein-Barr (EBV) offriront peut-être une protection contre le cancer du foie, certains lymphomes ou la sclérose en plaques.

    Bien qu’actuellement victimes d’une " hésitation " aux déterminants complexes, les vaccins sont sans doute un moyen rapide, simple d’administration, généralement bien toléré et efficace d’améliorer l’état de santé de personnes chez lesquelles le respect de recommandations d’hygiène de vie s’avère plus aléatoire.

    1. Mukherjee, K.M. Wheeler et coll. Bacillus Calmette-Guérin (BCG) treatment of bladder cancer: a systematic review and commentary on recent publications

        J.G. Rial , E. Redondo et coll. (2026) Immunofitness in the elderly: The role of vaccination in promoting healthy aging, Human Vaccines & Immunotherapeutics, 22:1, 2624234, DOI: 10.1080/21645515.2026.2624234

    1. Lu, Y. Feng et coll. Gut microbiota as a regulator of vaccine efficacy: implications for personalized vaccination. Gut Microbes. 2025;17(1):2563709. doi: 10.1080/19490976.2025. 2563709.
    2. Geckin, F.F. Konstantin et coll. Trained immunity: implications for vaccination. Curr Opin Immunol. 2022;77:102190. doi: 10.1016/j.coi.2022.102190.

     

  • EXPOSITION AUX MICROPLASTIQUES

    Chaque jour, des millions de cafés sont consommés dans des gobelets jetables, des contenants qui exposent les consommateurs à des micro-plastiques, selon une étude récente.

    Boire du café à emporter augmente l’exposition aux micro-plastiques

    Des chercheurs australiens ont analysé le comportement de différents types de gobelets utilisés pour les boissons à emporter, notamment les gobelets entièrement en plastique et les gobelets en carton recouverts d’une fine couche de plastique. " Mes collègues et moi avons d'abord réalisé une méta-analyse – une synthèse statistique des recherches existantes – en analysant les données de 30 études évaluées par des pairs, explique le Dr Xiangyu Liu, de l’université Griffith en Australie (1). Nous avons examiné le comportement de plastiques courants tels que le polyéthylène et le polypropylène dans différentes conditions. " D’après leurs résultats parus dans Journal of Hazardous Materials: Plastics, ces contenants libèrent des micro-plastiques dans les liquides qu’ils contiennent, en particulier lorsque la boisson est chaude (2).

    Mais un facteur s'est démarqué- : la température. Lorsque la boisson chaude est versée dans un gobelet en plastique, la chaleur ramollit légèrement le matériau, ce qui favorise la libération de fragments microscopiques. Les chercheurs ont observé que, dans un gobelet plastique, le passage d’une boisson froide à une boisson chaude augmentait d’environ 33% la quantité de micro-plastiques libérés.

    Selon leurs estimations, une personne buvant chaque jour un café de 300 mL dans un gobelet en polyéthylène pourrait ingérer environ 363 000 particules de microplastiques par an. Les gobelets en carton avec revêtement plastique semblent en libérer un peu moins que les gobelets entièrement en plastique, mais ils n’en sont pas exempts.

    Comment l’expliquer? " Grâce à l'imagerie haute résolution, nous avons examiné les parois internes de ces gobelets et constaté que les gobelets entièrement en plastique présentaient des surfaces beaucoup plus rugueuses, avec de nombreux creux et aspérités, que les gobelets en papier recouverts de plastique, dit Dr Xiangyu Liu. Cette texture plus rugueuse facilite le détachement des particules. "

    LES MICROPLASTIQUES SONT DESORMAIS PARTOUT DANS NOTRE ALIMENTATION

    Ces résultats s’inscrivent dans un contexte plus large: les microplastiques sont désormais omniprésents dans l’environnement. On en retrouve dans l’air, l’eau, les sols et de nombreux aliments, comme l’explique le Pr Jean demarquoy dans son livre Micro-plastiques - notre santé en danger. Cette pollution est devenue quasiment inévitable. Selon le WWF, nous pourrions ingérer chaque semaine jusqu’à 5 grammes de micro-plastiques, soit l’équivalent du poids d’une carte bancaire.

    Ces particules proviennent de multiples sources: emballages alimentaires, bouteilles, textiles synthétiques ou encore pneus. Fragmentés en particules minuscules, les plastiques peuvent contaminer les aliments et les boissons. " Les microplastiques ont été détectés dans une large variété d’aliments et de boissons: eau en bouteille, fruits de mer, sel de table, produits laitiers et aliments transformés, dit Jean Demarquoy. Plusieurs études ont montré que certaines marques d’eau en bouteille contiennent jusqu’à 10 000 particules plastiques par litre, soit en moyenne deux fois plus que l’eau du robinet. "

    Les effets sur la santé restent encore mal compris. Certaines études suggèrent cependant que les micro-plastiques pourraient provoquer des réactions inflammatoires ou transporter des substances chimiques potentiellement toxiques.

    COMMENT REDUIRE SON EXPOSITION AUX MICRO-PLASTIQUES AU QUOTIDIEN

    Face à cette pollution diffuse, il est difficile d’éliminer totalement l’exposition aux micro-plastiques. Mais quelques gestes simples permettent de la réduire.

    La première mesure consiste à éviter les contenants plastiques pour les boissons chaudes: utiliser de préférence des tasses ou gobelets réutilisables en verre, céramique ou acier inoxydable, qui ne libèrent pas de microplastiques. Dans son livre, Jean Demarquoy propose également d’autres stratégies, comme privilégier les matériaux inertes pour cuisiner ou conserver les aliments, car la cuisine est un "lieu à risque": "La cuisine est un lieu de vie, où l’on cuisine, où l’on échange, se retrouve, mais aussi un espace où les plastiques sont omniprésents: ustensiles, boîtes de conservation, films alimentaires, bouteilles, sachets, emballages… Ces objets familiers se retrouvent quotidiennement au contact de la chaleur, de l’humidité, des aliments. Exactement les conditions qui favorisent la migration des micro- et nanoplastiques". 

     

  • Nestlé rappel ses préparations pour nourrissons

    à plus de 50 pays dans le monde en raison de la présence potentielle de céréulide une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus

    Patrick GEROME

    Nestlé a rappelé ses préparations pour nourrissons et préparations de suite en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus, pouvant provoquer une intoxication alimentaire.

    Le rappel initial, en décembre 2025, faisait suite à une suspicion de présence de Bacillus cereus sur une partie de la chaîne de production d'une usine. Le problème a été découvert lors d'un contrôle d'autosurveillance à l'usine Nestlé de Nunspeet, aux Pays-Bas.

    Les investigations ont révélé la présence de céréulide dans l'une des matières premières d'un fournisseur utilisé dans la production, ce qui a conduit à l'extension du rappel. Nestlé a analysé l'huile d'acide arachidonique (ARA) et les mélanges d'huiles correspondants utilisés dans la fabrication des produits de nutrition infantile potentiellement concernés.

    Aucun cas de maladie n'a été signalé en lien avec ces rappels.

    Les produits potentiellement concernés sont distribués en Afrique du Sud, en Argentine, en Australie, au Brésil, en Chine, en Croatie, en République tchèque, au Danemark, en Finlande, en France, en Hongrie, en Irlande, en Italie, au Mexique, en Pologne, au Portugal, en Russie, en Espagne, en Arabie saoudite, en Suède, en Turquie et en Ukraine.

    Plusieurs marques sont concernées par les avis de rappel, notamment Alfamino, Lactogen Harmony 1, BEBA OptiPro 1, BEBA Comfort 1, BEBA Supreme, BEBA ExpertPro, NAN Sensilac 1, NAN HA 1, NAN Pro 1, NAN ExpertPro, NAN OptiPro, NAN Supreme, NAN Sensitive 1 et Guigoz OptiPro Relais.

    Au Royaume-Uni et en Irlande, Nestlé a rappelé certains lots de ses préparations pour nourrissons SMA et de ses préparations de suite. Les dates de péremption s'échelonnent d'octobre 2026 à novembre 2027.

    En décembre, en Croatie, le lait infantile Aptamil AR 1 de 400 grammes, portant le numéro de lot 111444865 et une date limite de consommation au 17 mai 2026, a fait l'objet d'un rappel en raison de la présence possible de Bacillus cereus. Ce produit avait été distribué par Nutricia Export BV aux Pays-Bas.

    Selon l'Autorité irlandaise de sécurité des aliments (FSAI), la céréulide, une toxine, peut être préformée dans un aliment et est extrêmement résistante à la chaleur. La consommation d'aliments contenant cette toxine peut provoquer des nausées et des vomissements importants. Les symptômes peuvent apparaître dans les cinq heures suivant l'ingestion. La durée de la maladie est généralement de six à 24 heures.

    Source: Food Safety News