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25/03/2017

Etiquetage à couleurs: méfiance!

L'étiquetage nutritionnel à 5 couleurs du PNNS est fiable pour deux produits sur trois. Pour les autres...

La guerre de l'étiquetage

L’étiquetage 5C a été concocté par le Dr Serge Hercberg et son équipe du Programme national nutrition santé (PNNS) à partir d’un système de notation mis au point par l’Agence britannique des aliments. Mais voilà, l’industrie agroalimentaire, alliée à la grande distribution n’en veut pas. Elle propose son propre code couleurs!

Jusqu’en janvier, l’étiquetage 5C et ses promoteurs tenaient la corde, mais début février, Marisol Touraine, la ministre de la santé a décidé de faire évaluer "en conditions réelles d'achat" divers systèmes d'étiquetages, "pour déterminer celui qui apparaîtra comme le mieux adapté à l'information des consommateurs".

L'évaluation est menée par un "comité de pilotage", qui suivra un protocole mis en place par un "comité scientifique interdisciplinaire". Lequel comité scientifique se distingue par des conflits d’intérêt puisque 6 de ses 14 membres sont liés à l’industrie agroalimentaire.

Mais, que vaut réellement l’étiquetage nutritionnel 5C du PNNS: dirige-t-il au moins vers les bons produits?

Pour faire court, l’étiquetage 5C signale correctement bons et mauvais produits dans deux cas sur trois, ce qui n’est pas mal du tout. Le problème, c’est que dans un cas sur trois, il se trompe, et que c’est parfois la catastrophe: des produits minables bien notés, ou des produits intéressants pour la santé très mal notés. Inquiétant pour le consommateur censé confier sa santé aux pastilles de couleur. Cela tient aux critères retenus par les Anglais et adaptés par l’équipe Hercberg. Ces critères sont incomplets, et plusieurs sont dépassés, ne reflétant pas les connaissances récentes.

Cassoulet aux additifs

Pour prendre un seul exemple, revenons au 24 février dernier, quand Marisol Touraine louait l’étiquetage nutritionnel à 5 couleurs par un tweet demeuré célèbre, qui a fait se gausser les réseaux sociaux :

"Le cassoulet parfois plus équilibré que le poisson cuisiné? Contre-intuitif mais vrai. Avec la loi de santé, enfin des repères clairs!" tweete-t-elle alors.

La ministre faisait référence à un document de Que Choisir, qui a appliqué l’étiquetage nutritionnel français à plusieurs plats en conserves, dont le « cassoulet mitonné » de William Saurin. En utilisant ces critères, Que Choisir a décerné un feu vert (la meilleure note possible) à ce plat.

Mais le cassoulet mitonné de William Saurin mérite-t-il vraiment un feu vert ?

Bien sûr je n'ai rien contre le cassoulet Saurin, je me contente de…. m'en passer depuis toujours, préférant le vrai au galvaudé…. mais voici la composition de celui-ci :

- Sauce: eau, saindoux, concentré de tomate, farine de blé, sel, sucre, arômes.

- Haricots blancs précuits (33%).

- Charcuterie et viande (22%): saucisses fumées et saucisson (viande de porc, eau, viande de dinde, couenne de porc, maigre de tête de porc, farine de blé, gras de porc, fibres de pois, sel, protéines de soja, gélifiant: E407a, stabilisants: E450, E452, conservateurs: E250, E316, protéines de lait, épaule de porc préparée en salaison (eau, sel, stabilisants: E451, E452, conservateur: E250).

Vous l'avez bien compris, dans mon cassoulet maison, pas de tous ces embellisseurs toxiques!

Dans mon cassoulet, figurez-vous que l'on trouve des haricots, parfois, sous la viande!

Le Bon choix au supermarché, au contraire, attribue une mauvaise note au cassoulet William Saurin, dont la composition est encombrée d’additifs en tous genres.

En conclusion, l’étiquetage nutritionnel 5C ne se trompe pas dans les deux tiers des cas, ce qui n'est pas mal, mais il ne peut pas prétendre renseigner correctement le consommateur sur les qualités d’un produit. Ce système mériterait d’être amélioré. Dans l’incertitude, chers consommateurs, il faudra continuer de lire les étiquettes. Plutôt que de consommer des plats cuits par des chimistes, régalez-vous d'une grillade et d'une salade!

 

Toulouse, toulousain, cuisine, recettes, gastronomie, santé, diététique, société, Occitanie

 

 

 

 

 

 

 

 

La seule fois où vous verrez MON cassoulet!

 

 

 

24/03/2017

Le lard, c'est du cochon dans le vrai cassoulet!

Le lard gras, c’est le lard qui se trouve sur le dos du cochon — autrement dit la "bardière" — et qui comprend la couenne et un lard épais et gras, blanc comme neige car non entrelardé de maigre comme le lard de poitrine.

On l’utilise en charcuterie, notamment pour la fabrication des pâtés et terrines afin de leur donner du moelleux. C’est aussi lui qui constitue les points blancs du saucisson.

Autrefois, le lard gras se trouvait facilement pour la cuisine. Ce n’est hélas plus le cas depuis que l’on formate les cochons pour qu’ils soient… maigres!

Les porcs sont en effet élevés pour avoir de moins en moins de gras car il semblerait que ce dernier fasse peur aux consommateurs: aux femmes, à cause de leur ligne; aux hommes à cause de leur santé. Enfin, c’est ce que les instances médicales et les diététiciens — relayés par les média — tentent de nous faire croire.

Résultat: l’épaisseur du lard de bardière est de plus en plus réduite et on n’en trouve plus sur les étals, ce qui oblige à devoir le commander à l’avance chez son charcutier quand on souhaite préparer soi-même certaines préparations charcutières.

Le lard gras est compact et ferme. Bien blanc. Rien à voir avec la cansalade. En dehors des charcuteries, nos grands-mères l’utilisaient pour graisser leurs poêles. Pour cela, elles coupaient un cube avec la couenne dans laquelle elles plantaient une fourchette, ce qui permettait de l’avoir bien en main pour frotter l’ustensile. Elles l’utilisaient également comme matière grasse de cuisine en le râpant. Ou plutôt en le grattant avec la lame d’un couteau, le lard bouchant les trous de la râpe. Qui n'a jamais goûté des pommes de terre au lard ne connaît rien du cochon! Un cassoulet arrosé de lard liquide, c'est un petit plus qu'il faut s'offrir de temps à autres.

Le lard gras peut l être débité et devient dans ce cas:

Les bardes: tranches laminées à la machine dans l’épaisseur du gras, sur toute la longueur de la bardière, le plus finement possible ;

La couenne: peau du porc débarrassée de ses soies. Elle est vendue fraîche pour des utilisations diverses (pâtés, fonds de cuissons, gelées, etc.). Parfois, elle est légèrement salée pour éviter son rancissement. Elle est TOTALEMENT INDISPENSABLE dans le cassoulet!

Heureusement, on trouve des élevages artisanaux, de races locales qui élèvent des cochons à l’ancienne pour de vrais produits nobles, charcuteries dignes de ce nom et, subséquemment… lard gras.

Rappelez-vous que c’est le gras qui fixe le goût!

STUPIDE! Faire son pâté et le polluer...

On ne moule pas la terrine à pâté avec du film polyprop': utilisez des bardes de lard ou de la toile de lard...

 

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12/02/2017

Les surprises de l’étiquetage nutritionnel – Haro sur le cassoulet en boîte!!!!

oui, bon j'y reviens!

L'étiquetage nutritionnel à 5 couleurs du PNNS est fiable pour deux produits sur trois. Pour les autres... c'est carrément n'importe quoi.

Jusqu’en janvier, l’étiquetage 5C et ses promoteurs tenaient la corde, mais début février, Marisol Touraine, la ministre de la santé a décidé de faire évaluer "en conditions réelles d'achat" divers systèmes d'étiquetages, "pour déterminer celui qui apparaîtra comme le mieux adapté à l'information des consommateurs".

L'évaluation est menée par un "comité de pilotage", qui suivra un protocole mis en place par un "comité scientifique interdisciplinaire". Lequel comité scientifique se distingue par des conflits d’intérêt puisque 6 de ses 14 membres sont liés à l’industrie agroalimentaire.

Pour éclairer le débat, voici en quelque sorte, ce que vaut réellement l’étiquetage nutritionnel 5C du PNNS: dirige-t-il au moins vers les bons produits?

Pour faire court, l’étiquetage 5C signale correctement bons et mauvais produits dans deux cas sur trois, ce qui n’est pas mal du tout. Le problème, c’est que dans un cas sur trois, il se trompe, et que c’est parfois la catastrophe: des produits minables bien notés, ou des produits intéressants pour la santé très mal notés. Inquiétant pour le consommateur censé confier sa santé aux pastilles de couleur. Cela tient, comme nous l'expliquons dans notre document d'analyse, aux critères retenus par les Anglais et adaptés par l’équipe Hercberg. Ces critères sont incomplets, et plusieurs sont dépassés, ne reflétant pas les connaissances récentes.

Cassoulet aux additifs

Pour prendre un seul exemple, revenons au 24 février dernier, quand Marisol Touraine louait l’étiquetage nutritionnel à 5 couleurs par un tweet demeuré célèbre, qui a fait se gausser les réseaux sociaux:

"Le cassoulet parfois plus équilibré que le poisson cuisiné? Contre-intuitif mais vrai. Avec la loi de santé, enfin des repères clairs!" tweete-t-elle alors.

La ministre faisait référence à un document de Que Choisir, qui a appliqué l’étiquetage nutritionnel français à plusieurs plats en conserves, dont le "cassoulet mitonné" de W.-S. En utilisant ces critères, Que Choisir a décerné un feu vert (la meilleure note possible) à ce plat.

Cassoulet en boîte? non mais, vous rigolez ou quoi???? c'est la pire bouffonnerie de malbouffe qui soit!

Mais le cassoulet mitonné de W.-S. mérite-t-il vraiment un feu vert?

Voici la composition de celui-ci:

Sauce: eau, saindoux, concentré de tomate, farine de blé, sel, sucre, arômes.

Haricots blancs précuits (33%).

 Charcuterie et viande (22%): saucisses fumées et saucisson (viande de porc, eau, viande de dinde, couenne de porc, maigre de tête de porc, farine de blé, gras de porc, fibres de pois, sel, protéines de soja, gélifiant: E407a, stabilisants: E450, E452, conservateurs: E250, E316, protéines de lait, épaule de porc préparée en salaison (eau, sel, stabilisants: E451, E452, conservateur: E250). et lalai et lalala!

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Le Bon choix au supermarché (?????) au contraire, attribue une mauvaise note au cassoulet William Saurin, dont la composition est encombrée d’additifs en tous genres. Il y a plein d'autres exemples tout aussi éloquents!

En conclusion, l’étiquetage nutritionnel 5C ne se trompe pas dans les deux tiers des cas, ce qui n'est pas mal, mais il ne peut pas prétendre renseigner correctement le consommateur sur les qualités d’un produit. Ce système mériterait d’être amélioré et nous tenons notre analyse complète à la disposition de ses concepteurs pour qu'elle en tire des pistes concrètes permettant au score d'être plus précis. Dans l’incertitude, chers consommateurs, il faudra continuer de lire les étiquettes!

 

 

08/01/2017

Ma cocotte-minute, mes pois chiches et etc…

Depuis quelques jours, je suis au régime…. En quatre jours, j'ai perdu 1,5 kg. Ce n'est pas un régime de famine: la preuve tous les soirs je déguste un cornet de glace au café. Ma glace préférée.

Une recette rapide de glace au café? faire en été, quand le cagnas est devant la porte.

Mettre à refroidir au réfrigérateur deux jours une boîte de lait condensé non sucré entier.

Ouvrez la boîte, la vider dans un saladier, rajoutez du café en poudre ou une  petite tasse de café très, très fort. Battre énergiquement et longtemps au fouet.

Verser dans un moule à glace et mettre au freezer ou congélo.

Ensuite, vous dégustez quand vous avez pu le sortir de son plat. Si vous tardez trop, votre glace maison se retransforme vite en lait… au café.

Pour garder le moral, il faut trahir son régime au moins une fois par semaine. Pas de souci, avec ma méthode, malgré une trahison hebdomadaire, on continue à maigrir. Donc, hier, j'ai fais des pois chiches. C'est plus vite fait qu'on ne le croit. Et si vous pensez ne pas avoir le temps en arrivant le soir, fourbu, du travail et du temps perdu dans les transports, faites vos pois chiches la veille. Ils sont meilleurs une fois réchauffés.

J'ai toujours procédé ainsi, lorsque je n'étais pas travailleur indépendant: c'est pour cela que j'ai toujours eu des plats “maison“ et pas de la bouffe industrielle ou des “findus“… nom que je donne à cette bouffe pour chiens.

J'avais mis à tremper toute la nuit mes pois chiches, avec des feuilles de laurier frais du jardin, du thym frais du jardin et dans de l'eau en bouteille. Jamais l'eau du robinet, jamais de jamais, surtout à Toulouse.

Par personne: un verre à un et demi de pois chiches crus; une rondelle de jarret de veau ou osso buco car, désormais les bouchers vous le vendent sous cette appellation et c'est totalement idiot, de mon point de vue.

Une grosse carotte par personne ou 50 g de rondelle de carottes surgelées; 1 oignon jaune, une très grosse cuillère à soupe de graisse de canard;

Si vous avez des bouches énormes à nourrir, prévoyez une à deux pommes de terre.

1 cote de céleri.

Perso, j'achète des cœurs de céleri frais: en fait, je prends un pied, je laisse les feuilles les plus vertes au vendeur ne conservant que les feuilles jaunes. Je consomme les feuilles jaunes en salade avec de la laitue (salade, c'est vite dit, vu que je ne met jamais de vinaigrette et que je mange les feuilles une à une) et je mets le cœur coupé en morceaux à congeler ainsi que les grosses côtes des branches jaunes. J'ai toujours ainsi de quoi parfumer mes légumineuses ou soupes. Si vous cuisinez du veau bouilli sans mettre du céleri-branche, c'est que vous êtes bien navrants!!!

Faites revenir l'oignon dans la graisse dans la cocotte minute. Vous pouvez utiliser un autre instrument mais cela prendra bien plus de temps de cuisson. J'aime la cuisine à l'ancienne mais quand même, je ne gaspille pas trois heures de cuisson pour un plat!

J'ai toujours de la graisse de canard à portée de main, vu que je récupère cette dernière en faisant fondre la graisse des magrets.

Quand ils sont moyennement bruns, rajoutez les rouelles de veau; si vous insistez (car je ne vois pas à quoi cela peut servir de le faire, vue que les oignons doivent se cuire à bien bruns -car ils sont ainsi plus digestes et non plus le goût que bien des gens détestent, et ils colorent bien le bouillon-, vous pouvez faire cuire avec les oignons et rouelles de jarret de veau, vos rondelles de carottes).

Puis rajoutez un litre d'eau en bouteille (non merci l'eau du robinet à Toulouse, bis répétita), à feu très fort. Ajoutez vos pois chiches et les herbes aromatiques; pour assurer une bonne digestion des pois chiches, rajoutez une branche de romarin (le mien est de mon jardin!); rajoutez la côte de céleri et les rondelles de carottes.

Perso je rajoute une cuillère à café de curcuma (c'est anti-inflammatoire et de plus, cela donne une belle couleur à votre bouillon); vous pouvez rajouter si vous préférez de la coriandre en poudre ou les deux, cela vous regarde. On doit aussi mettre beaucoup de poivre car il potentialise –en le multipliant par 8- le pouvoir anti-inflammatoire du curcuma. Tout le monde sait cela maintenant mais, je le sais depuis plus de 25 ans car je m'intéresse à la phyto-nutrition depuis belle lurette.

Je ne sale qu'à la fin. Fermez la cocotte et mettre à cuire à feu fort; dès que la soupape tourne à plein, baissez très fortement le feu. La cocotte –minute ne vous économise du gaz que si vous laissez à peine tourner la soupape. Le mieux est de baisser le feu jusqu'à ce qu'elle chuinte et ne tourne presque pas.

Sachez aussi que vous devez éteindre le feu bien avant le temps donné pour la cuisson dans le livre de recettes de la cocotte. Si vous ne retirez pas la soupape, la vapeur continuera encore à cuire presqu'un quart d'heure de plus. Vous économisez encore!

Mes pois chiches d'hier étaient énormes. Je ne sais plus où je les ai achetés mais ce sont les plus gros que j'ai consommé depuis longtemps. Cela ne cause aucun problème; ils ne mettent pas plus de temps à cuire. En moyenne avec le feu sous la cocotte, comptez bien 50 mn de cuisson, avec mon système d'économie, arrêtez au bout de 35 à 40 minutes le feu. Mais non, pas de souci, même éteint pendant plus de 25 minutes avant le repas, votre plat est encore très, très chaud.

Vous ouvrez la cocotte, vous mélangez avec votre grande cuillère inox après avoir salé à votre goût. Vous versez dans le saladier ou plat familial et vous saupoudrez de persil haché qui donne une touche verte. Et, comme vous ne le savez pas, le persil est l'un des plus grands pourvoyeurs de vitamine C (quand vous le rajoutez frais et pas congelé, of course!).

Ce matin, reprise de mon régime. Je me pèserai mardi matin seulement. Inutile de se peser tous les jours. Quoique, avec mon régime, on perd tous les jours de 300 à 500g. C'est amusant de voir les kilos fondre de jours en jours.

A la mode parisienne, j'ai plus de 30 kg à perdre. A la mode mannequin, ce serait dans les 35 à 40 kg que je devrais perdre; A la mode toulousaine, avec 22 à 25 kg en moins, je devrais être à mon poids de jeune femme.

J'ai grossi oui, c'est à 5 ans et demi de perfs mensuelles de cortisone que je dois mon malheur de grosse baleine! 500 g de cortisone tous les mois... c'est peu dire. Il faut des tas d'années pour revenir à son ancien poids, croyez-moi.

La fille de ma cousine germaine à dû se faire opérer de l'estomac. Elle m'a annoncé, toute heureuse, le 1er janvier avoir perdu 54 kg dans l'année. Je suis très contente pour elle. Mais, adieu les pois chiches! Elle ne peut pas avaler plus qu'une grosse cuillère à soupe d'aliments à chaque repas.

Là, moi je dis: c'est trop dur! Trop la bonne bouffe, chez nous, en France! n'en déplaise à des tas de mangent-merde qui viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes…

Vive le cochon, le saucisson, le pinard, le foie gras et le cassoulet!!!

 

 

08/12/2016

Légumineuses: pourquoi et comment en manger

Peu coûteux, nourrissants, bons pour la santé, les légumes secs. Les légumineuses sont les plantes de la famille des Leguminosae ou fabacées. Elles sont en général cultivées pour leurs graines.

En nutrition et en alimentation, les légumineuses sont les fèves et graines de soja, les haricots blancs (lingot, mogette), rouges (azuki), mungo, pinto; les lentilles brunes, vertes, vertes du Puy, blondes ou corail ; le lupin et les pois (cajan, cassés, chiches, secs). En botanique, entrent dans cette famille les flageolets, les petits pois et les haricots verts qui sont souvent considérés à tort comme des légumes.

Pourquoi consommer des légumineuses

Elles sont riches en protéines

Les légumineuses constituent une excellente source de protéines: 100 g de légumineuses apportent autant de protéines que 100 g de viande, de poisson ou d’abats  sans apporter de graisses saturées.

Mais, ces protéines ne sont pas toujours idéalement équilibrées puisqu’elles manquent souvent d’acides aminés soufrés comme la méthionine. C’est la raison pour laquelle, afin de se procurer des protéines végétales de bonne qualité, les végétariens les associent aux céréales, qui, elles, contiennent ces acides aminés, comme on le fait dans d’autres cultures (haricots et maïs en Amérique centrale et Amérique du Sud, couscous/pois chiches en Afrique du Nord). Malgré tout, le soja renferme 25 % de protéines plutôt bien équilibrées et il faut rappeler que les légumes verts à feuilles apportent des protéines d’excellente qualité.

Elles regorgent de minéraux et vitamines

Toutefois, la densité nutritionnelle des légumineuses ne se résume pas seulement à leur forte teneur en protéines puisque par définition, les légumineuses sont des graines dans lesquelles les éléments de réserve de la future plante ont été concentrés. On retrouve donc en quantité appréciable des vitamines du groupe B, des minéraux comme le magnésium (30 à 50 mg pour 100 g) ou encore le fer (2 à 3 mg pour 100 g). Ce dernier est moins absorbé que le fer des aliments d’origine animale, mais il est un peu mieux assimilé que celui des céréales complètes.

Les légumineuses sont aussi les championnes du potassium. La teneur en potassium des légumes secs est supérieure à celle des fruits et des légumes. Tout comme les fruits secs, 100 g de légumes secs apportent environ 1 g de potassium, un minéral dont presque tout le monde manque.

Elles aident à faire le plein de fibres

Les légumineuses sont riches en fibres (jusqu’à 25 % de leur poids), plus ou moins solubles (cellulose, hémicellulose, pectines), intéressantes dans la prévention de la constipation mais également pour la régulation du taux de sucre sanguin.

Elles ne contiennent pas de gluten

Si vous présentez une intolérance au gluten (maladie coeliaque) ou une sensibilité au gluten, les légumineuses sont des alliées de choix pour remplacer les céréales, en flocons, en farine ou entières.

Tout n'est pas bon dans le légume sec

Les légumes secs contiennent des facteurs antinutritionnels qui font partie de l’arsenal de défense de la plante contre les insectes et les parasites. Ainsi, les légumes secs renferment-ils des inhibiteurs de protéases qui neutralisent les enzymes chargées de dégrader les protéines de l’alimentation.

Ils peuvent aussi contenir des lectines qui réduisent les capacités digestives et entraînent des troubles gastro-intestinaux (diarrhées, nausées), voire selon des chercheurs, inflammation et auto-immunité (lire plus loin). Leurs tanins réduisent la disponibilité des protéines et inhibent certains systèmes enzymatiques. Les phytates limitent l’absorption de fer, calcium, manganèse, cuivre et zinc. Inhibiteurs de protéases et lectines sont en grande partie éliminés à la chaleur.

Malgré tout, ces facteurs antinutritionnels pourraient posséder des propriétés bénéfiques. Les inhibiteurs de protéases et les phytates pourraient protéger de certains cancers, tandis que les tanins font partie d’une classe d’antioxydants qui s’opposent aux radicaux libres.

Elles ont un index glycémique (IG) bas

Contrairement à une idée reçue, les légumes secs n’augmentent pas sensiblement le taux de sucre sanguin. Dans les légumes secs, l’amidon est le principal responsable de l’élévation du taux de sucre dans le sang. Mais, l’amidon des légumineuses est surtout présent sous forme d’amylose, une forme que le corps digère lentement. Les légumineuses ont donc un index glycémique bas.

De plus, une part non négligeable de l’amidon (20 %) n’est pas du tout digestible. Ainsi, les glucides des légumes secs sont absorbés lentement: la montée de la glycémie est lente, étalée dans le temps, d’autant que les fibres solubles freinent l’augmentation du taux de glucose dans le sang.

Comment les consommer ?

Conseils et astuces

Ajoutez-les à vos salades (pois chiches, haricots verts, haricots rouges), à vos soupes. Utilisez-les en accompagnement des plats principaux.

Vous pouvez les mixer comme on le fait des pois chiches en Orient pour obtenir du houmos, ou simplement des purées de haricots verts ou de lentilles.

N’hésitez pas à avoir recours aux légumineuses en boîte, en bocal ou en Doypack. Elles vous permettront de varier les plaisirs sans passer des heures devant vos fourneaux.

Si vous consommez pas, ou peu, de viande, accompagnez-les de céréales (pâtes, riz) pour avoir un apport en protéines végétales équilibré. En ce qui concerne les cassoulets et les petits salés en boîte, attention, ils sont très salés et contiennent souvent de la viande de mauvaise qualité.

C'est pour cela qu'on doit se cuire soi-même son cassoulet! En boîte? mais quelle profonde horreur!

L'idéal est d'en consommer une à deux fois par semaine minimum.

Précautions

Certains chercheurs comme le Pr Loren Cordain (université du Colorado), un pionnier du régime paléo, mettent en garde contre le rôle que pourraient jouer les lectines dans le déclenchement ou le développement de maladies auto-immunes telles la polyarthrite rhumatoïde et la sclérose en plaques. Selon eux, les lectines de certains aliments (légumineuses: soja, cacahuètes - mais aussi blé ou tomates) favorisent le passage de fragments de protéines à travers la barrière intestinale, en s'attachant à un récepteur particulier (EGF) à la manière d'un cheval de Troie. Ces fragments de protéines (de lait, de céréales) peuvent ensuite déclencher ou exacerber de l'auto-immunité. Cette mise en garde est surtout basée sur des travaux expérimentaux. Les études d'observation n'ont jusqu'ici pas trouvé que les personnes qui consomment beaucoup de soja, pour prendre cet exemple, ont un risque plus élevé de maladie auto-immune. Néanmoins, en Amérique du Nord, certaines associations de malades atteints de sclérose en plaques déconseillent par prudence légumes secs, blé et tomates.

Astuces pour améliorer leur digestibilité

Les faire tremper une nuit pour ramollir la coque et amorcer la germination. Les faire cuire ensuite à petit feu, à l’étouffée ou à la vapeur douce (la cuisson est plus rapide).

Pour diminuer les gaz (fermentation liée aux sucres prisonniers dans l’enveloppe), vous pouvez les broyer (soupe), les faire tremper et, mieux, les faire germer.

Le mieux est de faire cuire avec de la sauge ou du romarin.

Le trempage (jeter l’eau ensuite) et mieux encore la germination améliorent aussi l’absorption du calcium et magnésium ainsi que le taux de vitamines

 

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Mon cassoulet!

 

09/11/2016

Un dessert d'après cassoulet?

Comme vous le savez, le café liégeois est un dessert froid à base de café légèrement sucré, de crème glacée parfumée au café et de crème chantilly.

Refroidissez un grand verre rempli de la valeur d'un café serré sucré au réfrigérateur, sans le glacer, avant d'y déposer juste avant de servir, les autres ingrédients (glace au café, glace à la vanille puis chantilly). On parsème fréquemment le dessus de la crème chantilly d'un grain de café concassé.

Ma fille et moi préférons les desserts au café. Hélas, c'est assez difficile d'en trouver. Donc, nous sommes bien obligées de le fabriquer. Mais, nous n'ajoutons pas de glace à la vanille….

Premièrement parce que ma fille n'en est pas du tout fan. Deuxièmement parce que si on fait un dessert au café, il faut qu'il soit tout café. Chez nous c'est comme cela.

D'ailleurs, j'adapte la plupart de mes recettes à notre goût… ou celui de ma fille qui est difficile. Mais, ce n'est pas de ma faute.

Comme nous avons supprimé le sucre depuis des lustres, très souvent, je ne mets pas du tout de sucre dans les recettes… nous contentant, en l'occurrence, du sucre de la glace au café.

Nous avons également supprimé le sel depuis longtemps; depuis qu'elle a été obligée d'avaler de grandes quantités de cortisone. Je dirais même plus: d'énormes quantités de cortisone.

Finalement, nous avons tellement supprimé le sucre et le sel que le plus souvent, nous consommons le produit cuit au naturel.

Je prépare actuellement pour ma chaîne Youtube “Paranormal, c'est normal“ une vidéo pour expliquer comment une assiette (lourde = 551 gr) avec une énorme tranche de jambon de Bayonne s'est mise à bouger toute seule sur notre table.

https://youtu.be/MulbBHls5Bs

Désormais et à notre grand regret, nous ne pouvons plus consommer de ce jambon: il nous apparait beaucoup mais alors, là, beaucoup trop salé. Dès que nous consommons saucissons ou autres charcuteries, nous devons nous abreuver d'au moins un litre d'eau tant le sel nous donne la pépie.

Quand je fais du cassoulet, je ne rajoute jamais de sel; le confit est un peu trop salé à notre goût. Mais, quand même, pour notre fameux plat toulousain, nous faisons un effort pas trop important; ça passe assez bien!

Même si nous devons boire du Château Lapompe en grande quantité ensuite.