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Loisirs

  • Tout un poème!

    Photo: dans un parc à Milan

    TEXTE DE STÉPHANE LAPORTE (canadien, je suppose)

    On est samedi. Et il fait beau. Le printemps parcourt la ville : " Mais où sont-ils? Mais où sont-ils? Normalement, ces Québécois sont tellement intenses, tellement heureux de me voir, que même s’il fait encore froid, au premier rayon de soleil, ils enlèvent leurs gros manteaux, et sortent en t-shirt et en jupe, pour remplir les terrasses. " Personne nulle part. C’est effrayant. Le printemps angoisse.

    Finalement, il voit une vieille dame sortir sur son balcon. Il s’approche d’elle. La vieille dame recule:

    " Ne m’approchez pas, malheureux! Vous ne connaissez pas la consigne?

    – Quelle consigne?

    – Il faut se tenir à au moins un mètre de moi.

    – Pourquoi? Vous êtes malade?

    – Je ne sais pas.

    – Vous vous sentez bien?

    – Oui.

    – Alors laissez-moi vous embrasser!

    – Surtout pas! Vous êtes qui d’abord, vous, monsieur!?

    – Je suis le printemps! "

    Et le printemps fait une pirouette. Puis il enchaîne :

    " Vous me connaissez, sûrement!

    – Si je vous connais? Ça, c’est certain. Ça fait longtemps que je vous connais, à part ça! J’ai 80 printemps, moi, monsieur!

    – Raison de plus pour me faire un câlin!

    – Vous n’êtes vraiment pas au courant! Tombez-vous du ciel?

    – On peut dire ça, comme ça.

    – Vous n’avez pas Facebook, Instagram ou Twitter?

    – Non, mais j’ai les oiseaux.

    – Les oiseaux ne vous ont pas dit que sur toute la terre, il y a une grande pandémie? C’est le coronavirus. C’est très dangereux. Alors, pour ne pas le transmettre, on a annulé tous les rassemblements. On demande le confinement, surtout pour les personnes âgées, comme moi.

    – Ah! C’est pour ça qu’on dirait que la ville est fermée. Que personne n’est venu me chercher quand je suis arrivé.

    – On vous aime toujours autant, mais il faut rester isolé. Il ne faut rien propager et il ne faut rien attraper.

    – Je comprends tout. D’habitude, quand je viens ici, tout le monde est dehors.  Je me souviens, il n’y a pas si longtemps, il y avait plein de monde qui faisait du bruit avec des casseroles.

    – Ça, c’était en 2012, le printemps érable. En 2020, c’est le printemps misérable".

    Et la dame se met à pleurer. Le printemps veut se rapprocher d’elle, mais il se retient :

    " Ne pleurez pas madame. Ça va aller? Avez-vous le droit au moins, de sortir un peu, de vous promener?

    – Oui ça, on peut. Mais seule.

    –  Je vous promets que tous les jours, vous ne serez pas seule, je serai avec vous, quand vous ferez votre marche. Vous ne me verrez pas. Mais je serai là. Dans chaque feuille dans les arbres, dans chaque brin d’herbe, dans chaque rayon de soleil, dans chaque nuage blanc, dans chaque oiseau qui chante, dans chaque fleur qui renaît.

    Et quand je partirai, je dirai à l’été de vous accompagner, aussi. Il est tellement chaleureux, lui. Ça va bien aller. On peut tout arrêter. Sauf la vie. La vie ne s’arrête pas. La vie continue. Toujours. Et il faut tout faire pour continuer avec elle.

    Alors, faites ce qu’on vous dit, et l’année prochaine, je serai là, bien sûr, et vous serez là aussi. Et on pourra se sauter dans les bras".

    La dame fait un léger sourire. Quitte son balcon. Et rentre chez elle.

    Le printemps s’assoit dans le parc. Seul. Comme il ne l’a jamais été.

    Les temps seront durs. Mais le printemps restera.

    Les temps seront durs. Mais le printemps reviendra.

     

  • Bonne blague pour éclairer ce monde de ténèbres…

    photo de la basilique Saint Sernin à Toulouse au magnifique carillon

    Un jeune curé très angoissé est incapable de prononcer un seul mot le jour de son premier sermon. Le lendemain, il va voir l’archevêque et lui demande quelques conseils pour être à la hauteur, au sermon du dimanche suivant.

    L’archevêque lui conseille alors de se verser quelques gouttes de vodka dans une grand verre pour se sentir plus détendu.

    Le dimanche suivant, le jeune prêtre suit le conseil et réussit à parler sans être paralysé, et sans avoir le trac.

    De retour à la sacristie, il trouve une lettre laissée par l’archevêque ainsi rédigée:

    Mon fils, la prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans un grand verre d’eau et non quelques gouttes d’eau dans la bouteille de vodka. D’autre part, je tiens à vous faire part des quelques observations suivantes, afin que vous amélioriez encore un peu vos prochaines prônes.

    1. Il n’est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice

    2: Evitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte vierge et surtout évitez de l’embrasser en la serrant étroitement dans vos bras.

    3: Il y a 10 commandements et non pas 12.

    4: Les apôtres étaient 12, non pas 7 et aucun n’était nain.

    5: On ne parle pas de Jésus-Christ et ses apôtres comme de "JC & Co".

    6: Nous ne nous référons pas à Judas comme à "ce fils de pute".

    7: Vous ne devez pas parler du pape en disant "le parrain".

    8: Ben Laden n’a rien à voir avec la mort de Jésus.

    9: Les murailles qui se sont effondrés au septième jour ne se trouvaient pas à Mexico mais à Jéricho !

    10: L’eau bénite est faite pour bénir et non pour se rafraîchir la nuque

    11: Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches de l’hôtel.

    12: Ponce Pilate a dit: “vos histoires je m’en lave les mains", et non "vos conneries, je m’en bats les couilles".

    13: Les hosties ne sont pas des gâteaux apéritifs à consommer avec le vin de messe.

    14: Les pêcheurs iront en enfer et non "se faire enculer chez les Papous".

    15: L’initiative d’appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans l’église.

    16: L’homme assis près de l’hôtel et que vous avez qualifié de "vieux pédé et de travelo en jupe", c’était moi…

    Sincèrement, L’archevêque.

    PS: Jésus n’a pas été fusillé mais crucifié.

  • Les céréales du déj'

    Dans les années 68-70, je m'intéressais, déjà, à la diététique et la nutrition. Je m'étais abonnée à un magazine relevant ce genre. J'ai appris des tas et des tas de choses qui me servent encore aujourd'hui et me permettent d'écrire des notes ici.

    Non, je ne vous donnerai pas le nom du magazine car il a changé le continu de ses articles et est devenu un nid à publicité plus ou moins “remarquables“. En fait, je me demande si internet ne l'a pas dégommé du paysage des kiosques….

    On parlait déjà du bien-être apporté par les céréales du matin (on disait; porridge). Depuis, des centaines de marques ont mis sur le marché des recettes le plus souvent “bidon“ au niveau diététique.

    Les seules céréales qui doivent figurer sur votre table du matin: les flocons d'avoines (nature), les corn-flakes nature surtout! et les céréales de la marque veetabix (je suis obligée d'indiquer le nom de cette marque puisqu'il n'en existe aucune de ce genre: sans trop de colorants, sucres, conservateurs, liants, etc…

    Vous trouvez que ce n'est pas sucré? ben, voila le sucre en poudre, à vous d'en rajouter mais, si vous ne voulez pas vous devenir diabétique, apprenez-à vous en passer!

    Voici une recette gourmande… supprimez le plus possible le sucre

    Ha oui! dernière astuce: en écrasant des petits paquets de Veetabix, vous pouvez vous en servir comme base de panure d'autres aliments... bien croustillant sera le beignet....

     

    Carrés de céréales fourrés à la fraise

    Pour 8 portions

    140 g de farine fluide; 80 g de  sucre cassonade

    140 g de céréales Veetabix; 160 g de beurre AOP (plus cher mais avec la certitude d'un vrai beurre de qualité et pas de mélanges industriels infects).

    200 g de fraises fraîches; 60 g de miel (à la lavande pourquoi pas?)

    Une poignée de pistaches

    Dans un saladier en verre, mélangez la farine, la cassonade, les céréales émiettées.

    Ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et émiettez le mélange du bout des doigts pour obtenir une sorte de pâte sableuse.

    Répartissez la moitié du mélange dans un moule carré bien chemisé (de 20 cm) et pressez un peu. Couvrez avec les fraises en lamelles et ajoutez le reste du mélange sur le dessus

    Faites cuire dans le four préchauffé à 180°C environ 30 minutes. Laissez refroidir sur une grille puis recouvrez de quelques pistaches et coupez en carrés.

    Bien sûr, vous utilisez cette recette pour des myrtilles, framboise et autres.