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  • DANGER!

    Le sud de la France est confronté à une épidémie sans précédent du " virus du Nil ", originaire d’Ouganda

     [..] Le pourtour méditerranéen connaît depuis début juillet une épidémie sans précédent d’infections par le virus du Nil occidental: 24 cas recensés dans trois régions (Paca, Corse et Occitanie), selon le dernier bilan de Santé publique France. La maladie est transmise par le moustique du genre Culex. On dénombre 550 cas en Italie et plus de 300 en Grèce.

    Connu depuis 1937, le virus du Nil occidental – ou virus West Nile – sévit chaque année entre juin et novembre en Europe du Sud. Il a été décelé en France pour la première fois en 1962. "L’épidémie de 2018 est la plus importante jamais constatée dans notre pays", souligne le Dr Marie-Claire Paty, épidémiologiste à Santé publique France. Une situation conforme à ce qui est observé en Europe du Sud, où la circulation du virus est plus précoce et plus importante que d’habitude: 550 cas ont été enregistrés en Italie et 302 en Grèce. Selon le Dr Paty, "les années chaudes sont favorables au virus, qui est désormais probablement installé à demeure dans le sud de la France".

    Les oiseaux constituent le réservoir principal du virus West Nile. Le moustique s’infecte en piquant un oiseau contaminé, puis transmet le virus lors d’une nouvelle piqûre à un autre oiseau ou à un hôte accidentel, comme l’homme ou le cheval. Mais ces derniers ne peuvent servir de réservoir et infecter à leur tour d’autres moustiques. Il n’y a donc aucune transmission possible du cheval à l’homme, ni de l’homme à l’homme. […]

     

    "Les personnes âgées de plus de 50 ans sont plus à risque de présenter des symptômes sévères", indique le Dr Samer Aboukais, médecin à l’agence régionale de santé Paca. À ce jour, six personnes ont été atteintes d’une forme neuro-invasive nécessitant une hospitalisation. Elles sont en voie de guérison, selon l’ARS. Quatre-vingt cinq personnes sont mortes en Italie et en Grèce depuis le début de l’épidémie, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

    En raison du risque de transmission de la maladie, l’exposition au virus du Nil occidental est une contre-indication au don de sang. Dans les six départements touchés par l’épidémie, l’Établissement français du sang a mis en place début août un test de dépistage sur tous les prélèvements. "La mesure a déjà été mise en place en 2015 et 2017, mais c’est la première fois qu’elle est en vigueur pour une durée aussi longue", précise le Dr Christophe Besiers, directeur médical adjoint à l’EFS. Ce dépistage systématique devrait s’arrêter fin novembre, période prévue pour la fin de l’épidémie. Ailleurs en France, la maladie est recherchée par questionnaire: toutes les personnes ayant séjourné dans un département français ou un pays étranger touché (principalement les pays du pourtour méditerranéen, mais aussi les États-Unis et le Canada) sont invitées à le signaler. Le prélèvement sera alors reporté de 28 jours ou orienté vers un don non thérapeutique.

    Le Figaro

  • Les rues de Toulouse

    Maison lauragaise: un peu comme celle des Trois-Cocus

    Avez-vous déjà remarqué la rue Ernest Roschach? Elle se cache entre le donjon et le Capitole. Tout aussi méconnue, la rue Pierre Baudis, seule rue entièrement piétonne de la ville, autour du théâtre national. Autre curiosité et non des moindres, la "rue sans nom", entre la rue des Tourneurs et la rue du Languedoc, près de la place Esquirol. Heureusement pas de casse-tête pour le facteur, personne n'y habite!

    La plupart des Toulousains connaissent la rue de la Verge d'or, qui a le privilège d'être la plaque la plus volée de la ville, et le chemin de Lanusse, qui évoque tout simplement François de Lanusse, un Capitoul qui possédait des terres à Croix-Daurade au XVIIe siècle.

    Un petit tour des rues amusantes? Chemin de la Levrette: Ceux qui fréquentent la place Saint-Pierre empruntent cette rue pour rejoindre le canal de Brienne. En Langue d’oc, le chemin de la Levrette fait uniquement référence au petit du lièvre. Ce chemin est situé près du lac de Sesquières. La rue de la Boule est baptisée ainsi depuis le XVIIIe siècle, apprend-on dans le Dictionnaire des rues de Toulouse. En revanche, difficile d’obtenir une explication sur l’origine du nom, à moins de perdre la boule…

    La rue du Fourtou, la rue Monplaisir, ou encore l’allée des Soupirs pour finir rue de la Verge d’Or, non loin de la Basilique Saint-Sernin, histoire de se laver de ses pêchés. La rue au nom fleuri.

    Le cas de la Verge-d’Or est plus énigmatique. Selon le Dictionnaire des rues de Toulouse, rédigé par Pierre Salies, historien décédé en 2002, Verge d’Or serait un ancien nom de terroir, connu dès le XVe siècle. Autre piste, d’ordre botanique cette fois, la verge d’or serait le nom familier d’une plante aux nombreuses vertus médicales, le solidago, qui auraient poussé dans les cours d’immeubles de la rue ou dans le jardin d’Embarthe à proximité. Plusieurs tentatives ont échoué pour se débarrasser de ce nom…  En 1869, une tentative de lui donner le nom de rue de la Merci n’aboutit pas. Le 13 août 1883, on proposa de l’appeler rue Delescluse. Toujours sans succès. La Verge d’or est un "ancien nom de terroir, connu dès le XVe siècle", explique l’historien Pierre Salies dans son Dictionnaire des rues de Toulouse. "Est-ce un nom d’enseigne, à l’entrée de Toulouse, près de la porte Arnaud-Bernard?".

     Quant au quartier des Trois Cocus, l’histoire est plus connue. À l’époque napoléonienne, le quartier était surnommé "Tres Cocuts" en occitan, ("Trois Coucou " en français) en raison d’une bâtisse seigneuriale qui était ornée d’une sculpture de trois coucous. Des soldats de Napoléon qui y étaient logés demandèrent aux habitants le nom du quartier. Ne comprenant pas l’occitan ils marquèrent sur leur carte "trois cocus".

    Personnellement, j'ai connu une dame qui habitait de l'autre côté de la ferme en question et qui m'a raconté que c'est un très riche fermier qui a installé sur la façade de sa maison lauragaise un pigeon d'argile à la naissance de chacune de ses trois filles. Le pauvre, il n'eut point de gaçon! les fillettes grandirent et devinrent de beaux partis, bien dotées. Les jeunes gens qui voulaient l'argent et la fille discutaient entre eux de leurs mérites respectifs. Comme la ferme était alors, très isolée dans la campagne et qu'il n'y avait pas de nom de lieu, ils parlaient de la maison en tant que celle qui avait "Tres Cocuts" qui se prononce en occitan: trèssss scoucuts ce qui devint le quartier des Trois-Cocus… donc, pas d'histoire de maris trompés! Si le nom semble atypique, pas question de le supprimer ou même de le modifier. Les Toulousains "y tiennent". Au début du XXe siècle, il a été question de supprimer le nombre "Trois". Ce chiffre semblait désobligeant pour certains habitants de cette rue… J'ai vécu dans le quartier des Trois-Cocus de 1958 à fin 1979.

    Mais ces joyeusetés cachent d'autres noms de rues, victimes des turpitudes de l'Histoire. L'ancienne rue Mal Clabel ("mal pavée" en occitan) est ainsi devenue le chemin du Maréchal Clabel, sous les coups de poinçons d'un ouvrier peu regardant, qui a ainsi donné naissance à un officier inconnu au bataillon. D'autres changent d'identité comme de chemise, au gré des régimes: avant d'être les allées Jean Jaurès, elles ont entre autres été celles de l'empereur Napoléon et du général Lafayette. Pas pire que les allées François Verdier, un temps celles dédiées au Maréchal Pétain, avant la Libération...

    Le tracé romain de la rue de l'Homme armé a été dévié pour permettre la construction du moulin du Château narbonnais. Plus haut, l'avenue de la Garonnette est un ancien bras de la Garonne, asséché en 1964. Seul subsiste un filet d'eau le long du trottoir, pour le souvenir.

    Depuis le pavé "Histoire des rues de Toulouse" de Jules Chalande paru en 1919, le visage de la ville s'est métamorphosé. Malgré une évolution propre à toute cité moderne, les recoins de Toulouse continuent de passionner. Parmi ces curieux qui arpentent inlassablement les rues, Gérard Villet, auteur d'un guide paru en juin dernier qui lui a valu 6 000 heures de travail*. Toulousain d'origine, il nous livre son regard sur la ville qui l'a vu grandir.

    Autre passionné, Jérôme Kerambloch, assistant du conservateur du musée du vieux Toulouse, qui nous a mis sur la voie de ces rues au tracé, au nom ou à l'histoire incongrue. Les Toulousains de toujours, (comme moi, par exemple) parlent de leur rue comme si elle faisait partie de la famille.

    Toulouse centre, ce sont des rues très étroites! Vélo, voiture, vadrouille: la cohabitation n'est pas facile au centre-ville de Toulouse, surtout quand on s'aventure dans ses passages les plus sinueux. La rue Neuve, une des plus étroites et des plus anciennes de la ville, est large de 1,70 mètre: on peut presque en toucher les deux côtés avec les bouts des doigts. Le coin de la rue Saint-Rome regorge également de ces petites rues, comme la rue Bédelières, qu'on atteint en passant sous un porche. Même entrée pour la rue de l'Ouest, qui débouche sur le quai de la Daurade. Dernière de cette famille, la rue Etroite, bien évidemment...

    La rue Gramat, dans le quartier Arnaud Bernard est une bombe urbaine: des gouttières aux boîtes aux lettres, rien n'a été épargné par le graff. La rue est une explosion de couleurs, de visages, de figures. Cette œuvre est le résultat d'un projet collectif initié au printemps 2000 en concertation avec les habitants, les propriétaires de la rue et la mairie. Actuellement, c'est le travail de Snake Graffiti, artiste toulousain qui orne la façade du n°5.

    À Toulouse, un grand nombre de rues portent le nom d’animaux : rue des Abeilles, rue des 3 Renards, rue des Biches, rue des Daims, rue des Oiseaux, rue des Pelicans, rue du Poisson, rue des Cigales, rue des Flamants, rue des Mouettes, rue de l’Hirondelle, rue de la Fourmi, rue des 3 Pigeons, rue des Bouquetins, rue du Colibri, rue des Moutons, rue des Libellules, rue des Canaris, rue de l’Écureuil, Patte-d’Oie, rue du Canard…

    La place de la Baïse est située à proximité du parc de la Maourine, entre le chemin Raynal et la rue de l’Allier. Il s’agit d’une rivière qui coule dans les départements des Hautes-Pyrénées, du Gers et de Lot-et-Garonne. Mais, facile de supprimer les deux points sur le i!

    Un peu dans le même registre, bien que plus solitaire, la rue Monplaisir se trouve en amont du port Saint-Sauveur, entre l’allée des Soupirs et le musée Labit. Tout un programme…

    Pour la station de métro La Vache, il existait vraisemblablement une métairie dans le quartier. De son côté, le nom de la rue des Chamois a été donné en 1969 à une voie nouvelle en bordure de la cité des Izards. Ce qui a probablement suggéré le nom.

    Quand j'étais enfant, l'été, pour nous rafraîchir un peu, les soirs d'été caniculaire, nous partions tous en famille le long de la route de Launaguet, pour rejoindre le Pont de la Vache, près du chemin de fer, du côté de Lalande... une sacrée ballade, croyez-moi… nous regardions les étoiles, passer les trains (oui, comme le ferait une vache) nous comptions les wagons des trains de marchandises et nous cherchions des lucioles… c'était avant. Avant la télé. Que nous avons acheté en début 1960.

    Le Marché aux cochons: Inutile d’interpréter ce nom qui vante directement sa marchandise, souligne d’emblée l’historien Pierre Salies dans son Dictionnaire des rues de Toulouse. Du milieu du XIXe siècle à 1914, il fut vendu beaucoup de ces animaux. Le marché aux cochons demeure un point de rendez-vous pour les fins gourmets qui habitent les Minimes.

    Quartier Bonnefoy, la rue Dieu est une voie créée vers 1880. Son nom a curieusement varié entre Dedieu, de Dieu et Dieu. En 1914, on voulut y mettre fin en l’appelant rue Parant. Mais Dieu l’emporta…

    Dans la même veine, on peut citer la rue des prêtres, dans le quartier des Carmes, dont le nom vient d’une maison appartenant au clergé de la Dalbade. À proximité du faubourg Bonnefoy, la rue de la Vierge a été baptisée ainsi car une statue de la Vierge était située au fond de l’allée.

    Toulouse compte aussi la rue de la Providence, la rue de la Sainte Famille, la rue de Sainte Mère Église, la rue des Anges, la rue de l’Espérance, la rue du Crucifix…

    Considérée comme une voie privée, un habitant en fit condamner l’accès en 1632 par une porte à l’angle de la rue du Castel dont on voit encore les fonds des deux côtés. N’ayant pas d’issue, elle fut longtemps négligée, et vers 1920 encore, nul éclairage n’y était prévu, rappelle Pierre Salies, dans son Dictionnaire des rues de Toulouse. À la Révolution, elle devient la rue de la Hache. On ne veut pas savoir pourquoi! D’autant que la rue de l’Homme Armé, également dans le quartier des Carmes, n’est pas loin…

    Elle permet de rejoindre le quai Lucien-Lombard depuis la rue des Blanchers.

    Et aussi…

    Rue des Muses

    Rue de la Brasserie

    Rue des Scouts

    Rue du Bon Voisin

    Rue de la Jalousie

    Rue des Braves

    Rue de Rapas

    Rue des Pavots

    Rue Courte

    Chemin de Neigreneys (mare noire)….

    Quand à la rue Gutemberg, elle a été proposée par un patron... d'imprimerie car son atelier se trouvait dans un coin où il y avait des maisons bourgeoises en débandes, au hasard...

    il était pour lui impossible d'indiquer à ses clients où se trouvait son imprimerie et ne cessait de réclamer un nom de rue à la mairie... le responsable du cadastre ne sachant quel nom donner demanda à l'imprimeur: proposez un nom?!! et l'imprimeur dit alors: vous n'avez pas de rue Gutenberg? Non? alors, prenez ce nom. Ce qui fut fait...

    Je tiens cette histoire de cet imprimeur, décédé aujourd'hui, chez qui j'ai été photograveur offsset quelques temps... En effet, je riais en lui disant: vous avez fait exprès d'habiter ici? toujours est-il que c'est bien trouvé! Et c'est alors qu'il me conta cette histoire. Qui est totalement et entièrement vrai, je vous assure! La rue Gutenberg découche sur la rue Neigreneys...

    Certes, il est parfois difficile de retrouver les premières traces de ces rues singulières. Bien loin de nos pensées contemporaines mal placées, ces noms sont souvent le fruit de mélanges linguistiques et de jolies déformations à travers le temps.

  • Votre sac en coton

    Allez-vous vraiment réutiliser votre sac en coton bio 20 000 fois?

    L’interdiction des sacs en plastique pourrait bien déboucher sur l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre: car un sac en coton bio doit être utilisé 20 000 fois pour laisser une empreinte inférieure à celle des sacs en plastique à usage unique.

    Un article de Being Libertarian

    Récemment, la Nouvelle-Zélande a suivi le mouvement général dans la croisade contre les déchets en plastique. Le ministère de l’Environnement a publié les termes de sa consultation publique sur l’interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique.

    De son côté, le Premier ministre britannique Theresa May affirmait avant le sommet sur le changement climatique qui s’est tenu à Paris l’an dernier qu’il y avait un "impératif moral" à s’attaquer au changement climatique et à ses effets sur les pays pauvres. Depuis, elle a annoncé une interdiction de tous les sacs en plastique à usage unique, mesure qui permet au parti conservateur de se donner un petit coup bienvenu de greenwashing.

    Néanmoins, l’interdiction des sacs en plastique pourrait bien déboucher sur l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et produire des effets globalement indésirables sur l’environnement au sens large. Si vous devez acheter un sac en coton bio, vous devrez l’utiliser 20 000 fois pour laisser une empreinte inférieure à celle des sacs en plastique à usage unique.

    Dans un paragraphe particulièrement déprimant des nouvelles dispositions, on pouvait lire que:

    Les commerçants trouveront profit à ne plus être obligés de fournir des sacs gratuits et à vendre des emballages alternatifs. Ils sont de plus en excellente situation pour aider leurs clients à franchir le pas de cette transition écologique.

    On ne voit guère de réflexion économique dans ces propos. Si le ministère a raison, les clients choisiront leurs fournisseurs en fonction de la possibilité d’obtenir des sacs ou non. Si cela est vrai, le préjudice causé aux commerçants par l’interdiction sera substantiel.

    Cette mesure constitue manifestement encore un exemple d’une politique publique poussée par les Conservateurs britanniques pour se donner bonne conscience bien qu’elle rende finalement les choses pires qu’elles ne sont.

    Traduction pour Contrepoints par Nathalie MP de: "Plastic Bag Alternatives, Will You Reuse Them 20,000 Times?"

     

    Blablabla... incompétente!

    Le mieux encore est de le fabriquer soi-même avec de la récupération de drap usagé. Si vous souhaitez un sac “isotherme“, cousez le tissu avec un morceau de plastique d'une vieille nappe ou un rideau de douche. Demandez autour de vous, il y a beaucoup de ménagères qui possèdent une machine  coudre et vous réaliserez en réunion entre copines.

    Té: si vous faites un sac “isotherme“ peu large, vous pourrez y mettre votre pain quotidien. Il faut que le plastique soit à l'extérieur, bien sûr.

    D'autres astuces couture?

     

     

     

     

     

     

  • Il s'en passe, des choses nauséabondes à Toulouse!

    Photo: mairie de Toulouse, le Capitole

    Céline Pina: "Quand le gouvernement reste muet face à l'appel au meurtre d'un imam"

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Céline Pina évoque l'affaire Mohamed Tataï, du nom d'un imam toulousain appelant au meurtre des juifs. Elle dénonce la passivité du gouvernement et des pouvoirs publics.

    Ancienne élue locale, Céline Pina est essayiste et militante. Elle avait dénoncé en 2015 le salon de "la femme musulmane" de Pontoise et a récemment publié Silence Coupable (éd. Kero, 2016). Avec Fatiha Boutjalhat, elle est la fondatrice de Viv(r)e la République, mouvement citoyen laïque et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l'indispensable universalité de nos valeurs républicaines.

    Vous ne connaissez sans doute pas Mohamed Tataï, imam de la grande mosquée de Toulouse pour qui l'appel au meurtre des juifs au nom de l'Islam fait partie intégrante du respect des commandements divins. Pour ces faits, il est aujourd'hui au cœur d'une affaire qui illustre non seulement l'incapacité de l'État à réagir face aux manipulations des islamistes, mais témoigne de la dangereuse tentation de laisser des communautés auto-instituées juger leurs ressortissants comme s'ils vivaient sous d'autres lois que les nôtres, y compris sur le sol de France. Alors que violences antisémites et provocations islamistes ne connaissent guère de bornes (assassinat de Sarah Halimi, meurtre de Mireille Knoll, déménagements massifs des Français de confession juive de l'Est vers l'Ouest parisien, les cris de "mort aux juifs" devenant un passage obligé de toute manifestation pro-palestinienne, Médine programmé au Bataclan venant s'essuyer les pieds dans le sang des victimes de l'idéologie qu'il défend…), c'est à Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, qu'a été confiée la gestion de la crise et le seul ministre qui s'est exprimé sur l'histoire est le ministre algérien des affaires religieuses. Notre ministre de l'Intérieur, lui, se tait et ne remet pas en place l'ingérence étrangère. Cherchez l'erreur.

    L'habituelle tolérance pour des prêcheurs de haine

    Pourtant, le maire de Toulouse, lui, avait réagi. Suite à la diffusion par l'Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI) d'un prêche ouvertement haineux et antisémite, il a officiellement saisi le Préfet. S'il faut se réjouir que l'édile ait pris ses responsabilités, on peut s'interroger sur une prise de conscience si tardive qu'elle intervient alors que l'influence de cet imam est devenue telle qu'elle gêne considérablement notre gouvernement et entraîne l'immixtion d'un pouvoir étranger dans une affaire française: celui de l'Algérie. Car si la vidéo de MEMRI est très embarrassante et fait tellement scandale que le maire ne peut s'en laver les mains, ignorer que Mohamed Tataï est un imam radicalisé diffusant une idéologie demandait quand même une vraie capacité à l'aveuglement sur une longue durée.

    Le silence du gouvernement sur cette affaire est le plus terrible des aveux.

    Déjà, le fait que tous les prêches soient prononcés en arabe eût pu attirer l'attention. Rien de tel pour diffuser l'idéologie islamiste que de tenir des discours bénins aux autorités françaises dans leur langue et de se livrer à des réquisitoires enflammés à la mosquée. Le procédé est simple, voire simpliste, connu et reconnu, mais puisqu'il fonctionne, les imams radicalisés auraient tort de s'en priver.

    Selon l'enquête que lui a consacré Marianne, via l'article d'Hadrien Marthoux et celle de Mohamed Sifaoui, l'imam en question est coutumier du prêche haineux et il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que l'on a affaire à un individu dont toutes les références sont celles des islamistes, modèle frère musulman. Il aime citer Youssef Al-Qaradawi, le guide des frères musulmans, un dangereux idéologue, antisémite, sexiste et homophobe qui estime que le seul dialogue possible avec les juifs passe par "le sabre et le fusil", qu'il faut frapper les femmes si elles se montrent désobéissantes et qui appelle ouvertement à un jihad qui n'est en rien un effort de purification intérieure mais un appel au massacre de masse. La violence du langage et les appels à la haine de cet imam ne sont pas récents: hostilité envers la démocratie, réquisitoire contre l'occident et ses valeurs, haine de la France, victimisation des musulmans, ambiguïtés sur le jihad, antisémitisme…

     

    Ces faits sont connus depuis bien longtemps et le double discours de l'imam est facile à démonter, et pourtant… Pourtant, alors qu'il vit à Toulouse depuis 1980, il refuse de s'exprimer en français, sauf rares exceptions. Il est à l'origine de la grande mosquée de Toulouse qui aurait été construite par les dons des fidèles. Tous les connaisseurs de l'économie de la construction des mosquées doivent pleurer de rire en entendant ce conte pour enfants. D'ailleurs, pour faire semblant de se soucier de crédibilité, l'Imam reconnaît quand même que quelques 300 000 euros ont pu être apportés par des États du Maghreb, Algérie et Koweït. Rien que le montage financier qui nous est ici raconté témoigne du mépris des islamistes pour notre intelligence et notre discernement. Mais comme nous accréditons n'importe quelle parole sans la soumettre au trébuchet de la raison et du contradictoire, la théorie du "plus c'est gros, plus ça passe" fonctionne.

    Mais surtout, cette grande Mosquée de Toulouse est le fief personnel de Mohamed Tatai. Elle a été pensée ainsi et a vocation à amplifier l'influence et la diffusion de la pensée des islamistes. Comme le souligne l'enquête de Marianne, tout ce qui concerne les informations disponibles sur la mosquée lui est relié: il a été mis en avant et honoré lors de l'inauguration qui a eu lieu à la fin du mois de juin de cette année, donc il y a seulement quelques jours. Sur la page web de la mosquée, l'adresse de contact est à son nom. Mohamed Tatai semble plus un émir, chargé de conquérir et d'organiser les musulmans de la ville rose au service de son idéologie, qu'un imam soucieux de spiritualité.

    L'aveuglement récurrent de la classe politique

    Lors de l'inauguration de la Grande mosquée de Toulouse, voulue et portée par ce dangereux imam, étaient présents : le maire, le représentant du Préfet, la Présidente de la région Occitanie.

    Et là on ne peut que s'interroger. Lors de l'inauguration de la Grande mosquée de Toulouse, voulue et portée par ce dangereux imam, étaient présents: le maire, le représentant du Préfet, la Présidente de la région Occitanie, Carole Delga. Du beau linge, censé savoir à qui ils ont affaire et auxquels il n'a pu échapper que depuis 2015, le travail réalisé par les idéologues des frères musulmans, a favorisé passage à l'acte jihadiste, suscité des violences urbaines et alimenté des revendications de séparatisme sexuel, racial, religieux… À ce niveau de responsabilité, ils ne peuvent ignorer qui est Mohamed Tataï. Et pourtant les voilà, tous soumis, en train d'applaudir à l'inauguration d'une mosquée dont on vient d'avoir un aperçu des discours qui pourraient s'y tenir. Alors si on peut être gré au maire d'avoir effectué un signalement quand le pedigree de l'imam a fini par devenir public, les protections dont il a bénéficié auparavant posent question.

    Hélas, si seulement nous en étions à nous interroger sur les déficiences et aveuglement constatés à l'échelon local mais que nous puissions compter sur l'État pour nous protéger, la situation ne serait pas aussi grave. Mais le silence du gouvernement sur cette affaire est le plus terrible des aveux. Ne sont-ils même plus capables de faire respecter notre souveraineté ou n'ont-ils aucune conscience de l'ampleur des enjeux? Ainsi le ministre algérien qui s'est ingéré dans nos affaires intérieures n'a même pas été remis en place. Serions-nous devenus incapables de nous respecter nous-mêmes en tant qu'État?

    L'affaire de l'imam de Toulouse est en train de montrer que oui. Alors que l'appel au meurtre des juifs, met en cause l'avenir de la République, comme le dit justement Sacha Ghozlan, président de l'Union des étudiants juifs de France, le silence du gouvernement peut être lu comme une façon de s'en laver les mains. D'ailleurs c'est effectivement ce qu'il a fait.

    En confiant le soin à Dalil Boubakeur de juger en première instance des appels au meurtre envers les Français de confession juive, c'est notre protection en tant que citoyens qui nous est refusée à tous. On est même dans l'inversion des priorités. Pour ce gouvernement, les citoyens sont musulmans ou juifs avant d'être Français et il faut des instances spéciales et communautarisées pour juger ce qui relève pourtant des lois de la République. D'ailleurs la réponse ne s'est pas fait attendre et elle est conforme à ce qui était attendu: déni, refus de prendre ses responsabilités, fausses excuses et mise en accusation… de la France.

    Quant au ministre de l'Intérieur, c'est encéphalogramme plat pour le moment.

    Selon le recteur de la Mosquée de Paris, il s'agirait d'un problème de contextualisation: l'imam de Toulouse est le sel de la terre et il subit une injustice, les accusations d'antisémitisme et de haine de la démocratie sont balayées d'un revers de main. Pour le ministre algérien des Affaires religieuses, tout cela prouve bien que la France ne respecte pas l'Islam. Comme il ne peut le dire sans créer un incident diplomatique, il choisit la voie de l'hypocrisie et fait parvenir son avertissement en mettant en avant les médias occidentaux qu'il appelle à "cesser leur propagande au profit de tout ce qui porte atteinte à l'islam et à ses symboles, à travers ce type d'accusation" expliquant même que la mosquée de Toulouse était connue pour sa modération.

    Quant au ministre de l'Intérieur, c'est encéphalogramme plat pour le moment. Il faut dire que la plus récente communication de notre gouvernement sur ce type de dossier augure mal d'une prise de responsabilités. Les premières annonces qui ont filtré sur l'organisation de l'Islam de France montrent le poids des frères musulmans dans le dispositif et l'importance de leurs entrées auprès de ce gouvernement. Pour les islamistes, ces premières annonces consacrent leur influence et leur nouveau pouvoir. Pour le gouvernement, il faut étouffer ce que sont réellement les nouveaux partenaires qu'ils légitiment. À ce titre, faire l'impasse sur l'affaire de Toulouse a un grand intérêt.

    Le Préfet ayant saisi les tribunaux, on peut espérer que l'institution juridique nous protège encore quand les politiques nous abandonnent, mais il me revient en mémoire un échange avec une amie de confession juive qui envisageait de faire son alya. Alors que je m'étonnais car Israël est bien plus menacée que la France, elle me répondit: "oui mais au moins mon gouvernement sera là pour moi, je ne serai plus seule." Je crois qu'elle est partie, mais aujourd'hui c'est une majorité de citoyens français qui se sentent seuls et désemparés face aux choix de leurs représentants politiques.

    http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2018/07/09/31004-20180709ARTFIG00302-celine-pina-quand-le-gouvernement-reste-muet-face-a-l-appel-au-meurtre-d-un-imam.php

     

    Je pense que l'été 2020 va être extrêmement dangereux dans toute la France. Préparez-vous!

     

  • Comment hériter plus vite?

    … en dissuadant sa grand-mère de faire le vaccin anti-grippe!

     

    L’épidémie de grippe responsable de 13000 décès

    Précoce et longue, l’épidémie de grippe saisonnière a été marquée cette année par une forte proportion d’hospitalisations ainsi qu’une surmortalité notable. Selon Santé publique France, la mortalité attribuable à la maladie a été estimée à 13 000 décès.

    (il faut savoir qu'il y a 5 ans, elle ne faisait que 3 à 5000 décès maxi en France… le triplement provient du fait que l'on ne vaccine plus les personnes âgées)

    Cette année l’épidémie de grippe a débuté précocement en Ile-de-France au cours de la semaine du 4 au 10 décembre. Elle s’est ensuite propagée en quatre semaines à l’ensemble des régions métropolitaines. Elle a ensuite duré 16 longues semaines pour s’achever dans l’ensemble des régions de métropole fin mars.

    Hospitalisations et cas graves en hausse

    Au cours de l’épidémie, près de 2,4 millions de consultations pour syndrome grippal ont été relevées. Si cela correspond à une ampleur modérée en ambulatoire, le nombre d’hospitalisations pour grippe a été lui le plus élevé depuis 2009-2010. Parmi ces patients hospitalisés, 20% étaient âgés de moins de 5 ans et 53% de 65 ans et plus.

    Le nombre de cas graves de grippe admis en réanimation est également le plus élevé depuis la saison 2009-2010, (2009-2010 est l'arrivée de la grippe dite A H1N1, la fameuse grippe qui a fait si peur au gouvernement de l'époque) avec 2 915 cas depuis le 1er novembre 2017.

    Enfin, l’excès de mortalité attribuable à la grippe est estimé à environ 13 000 décès tous âges confondus. Ces décès concernent des personnes de 65 ans et plus à 93%.

    Un vaccin moyennement efficace

    L’efficacité modérée du vaccin contre le virus de type B/Yamagata, qui a eu un impact important chez les personnes de 65 ans et plus, ainsi que la couverture vaccinale toujours insuffisante (45,6%) chez les personnes ciblées ont contribué à la sévérité de cette épidémie », souligne Santé publique France.

    Pour la saison 2018/2019, la composition vaccinale reste inchangée pour la valence H1N1. Elle sera néanmoins modifiée pour les valences H3N2 et B/Victoria, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Source:  Santé publique France, 25 avril 2018