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Fauché-es?

  • Salade de pissenlits au chèvre

    Avec ou sans four

    Il vous faut des pissenlits, 100 g de cansalade en brunoise, un petit chèvre par personne par trop fait, du pain en grosses tranches, des croûtons maison aillés, un grille pain, de l'huile de noix et du vinaigre maison. Une petite cuillère à soupe de graisse de canard, éventuellement.

    De temps en temps, on en trouve sur les marchés… sinon, vous pouvez les ramasser vous-même puisqu'ils sont à ramasser au printemps.

    Ne les ramassez pas au bord des routes ou à proximité des champs cultivés qui sont arrosés de pesticides.

    Lavez soigneusement et coupez la base trop près de la terre; à tremper dans de l'eau vinigrée pour tuer les bestioles des champs. Essorez avec votre machine à salade. Pour ceux qui n'en possèdent pas, faites comme je faisais enfant: mettre la salade dans un torchon propre, attrapez les 4 bouts du tissu et secouez le paquet d'un geste brutal de la main en esquivant la hanche pour ne pas vous mouiller. Quand l'eau ne sort plus, la salade est essorée.

    Coupez les feuilles en deux. Les mettre dans un saladier en verre.

    Faites sauter les lardons de cansalade dans une poêle à sec afin d'éviter de devoir absorber l'huile de cuisson dans du papier. Ceci à l'avantage de faire suer la cansalade et ainsi de la débarasser du surplus de graisse (qui est pourtant à conserver dans la poêle pour faire sauter les croûtons aillés ou dits croûtons tintchés).

    Perso, je fais mes croûtons aillés en brisant des petits pains au froment après les avoir aillés avec une belle gousse et je les fais sauter à la poêle dans le jus des lardons. En fait, si vous avez acheté de la poitrine salée que vous avez coupée vous-même en lardons, vous n'aurez pratiquement pas de reste de graisse; il n'y a que les lardons que vous achetez en paquets plastique qui perdent -surtout- de l'eau.

    Faites cuire cela en dernier ressort pour garder au chaud les lardons; Faites une vinaigrette avec l'huile de noix dans un bol et conservez.

    Mettre des grosses tranches de pain à gratiner dans votre four à 200° avec sur chaque tranche un petit fromage de chèvre très poivé.

    Perso, j'utilise une buche de chèvre -la moins chère- puisqu'elle va cuire, coupée en tranches; je poivre fortement la tranche et je sors du four quand le fromage commence à déborder du pain…

    Et aussi, comme je n'ai pas envie de dépenser beaucoup d'électricité pour gratiner le pain avec le chèvre, je faits gratiner dans mon grille pain et je dépose la tranche de buche aussitôt, ce qui fait que le fromage devient bien mou.

    Disposez sur vos pissenlits les lardons et arrosez avec l'huile de noix en vinaigrette, mélangez bien, ajoutez le pain tintché les tranches de pain avec le fromage de chèvre fondu par-dessus.

    Vous verrez, la salade de pissenlits ouvre l’appétit!

     

  • Pour les (très) fauchés

    Très rapide et pas cher; pour un ou deux repas selon la faim

    1 boite de petits pois carottes; 1 à deux œufs par personne, 1 peu d'huile: la moins chère, c'est l'huile d'arachide, sel, poivre et hachis de persil frais si vous avez.

    Passez votre boîte de petits pois-carottes et rincez bien sous l'eau. Vous n'avez rien à gagner en conserver la saumure des légumes en boîte qu'avaler trop de sel.

    Dans votre poêle mettre une cuillère d'huile d'arachide, versez les petits pois avec deux verres d'eau; laissez les petits pois se réchauffer, inutile de les faire cuire longtemps car les petits pois en boîte sont déjà cuits.

    Faites un ou deux trous dans vos petits pois afin de les séparer suffisamment pour y casser vos œufs dans le liquide. Ramenez avec la cuillère un peu de sauce chaude pour cuire les œufs sur le dessus; salez, poivrez. Quand les œufs sont à consistance suffisamment dures, sortez la poêle du feu et versez délicatement dans l'assiette. Saupoudrez du persil haché si vous en avez.

    Si vous êtes un peu riche, vous pouvez cuire des cubes d'oignons et de la cansalade en lardons avant de mettre les petits pois.

    J'ai souventes fois réalisé, en période de vaches maigres, ce plat complet (oignon, cansalade, petits pois et œufs) avec une grosse banane assez mûre en dessert et -ou pas- un  tourin toulousain en entrée.

  • Croque-Monsieur à la poêle

    Toutes mes recettes toulousaine... pour les fauchés, ceux qui n'ont pas le temps, ceux qui n'ont pas de four....

    Pour 4 personnes

    50 g de beurre; 8 grandes tranches de pain de mie; 8 fines tranches d’emmental

    2 grandes tranches de jambon blanc; on dit aussi  jambon de Paris

    Poivre

    Mettre le beurre à température ambiante pour le faire ramollir et qu'il devienne "pommade".

    À l’aide d'un couteau, étaler une très fine couche de beurre sur chaque face du pain de mie. Placer ensuite une tranche de jambon et une d'emmental sur 4 tranches de pain, puis ajouter une pincée poivre. Poser les tranches de pain de mie restantes, dessus

    Poser les croque-monsieur dans une poêle froide et allumer la plaque de cuisson ou le feu. Laisser colorer à feu doux pendant 5 minutes. Retourner les croque-monsieur lorsqu'ils sont croustillants et colorer l'autre face, à feux doux durant 5 minutes également. Laisser reposer pendant 3 minutes avant de servir.

    Si vous avez trop faim, faites cuire des œufs au plat, à part, et déposez délicatement sur vos croques monsieur que vous devrez baptiser: croque madame!

  • Propriétaires ou locataire: attention!

    Des jeunes -qui ont crié dans la rue devant la maison de Roland- se sont fait agresser de façon violente par la gauchiasse! en bas de l'article, quelques conseils pour vous défendre si l'on a squatté votre maison... c'est ce que je ferais si l'on m'"expulsait" de mon logement... à vous d'en trouver d'autres! sinon, puisque la loi est pour les pauvres, contre les "riches proprios", payez un pauvre pour qu'il le fasse à votre place: il risquera moins que vous!

    Et oui, même locataires, c'est déjà arrivé!

    En France, les squatteurs ont plus de droits que les propriétaires

    Propriété privée by belpo (CC BY-NC 2.0) — belpo, CC-BY

    Comment un citoyen peut-il investir ses économies dans l’immobilier si la loi ne lui permet pas de préserver son bien contre la spoliation, les dégradations et la voyoucratie?

    La négation de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen

    L’article 17 de la DDHC et les articles 544 & 545 du Code civil sont désormais allègrement ignorés, contournés, bafoués. Les récentes et de plus en plus fréquentes accaparations de logements par des squatteurs, en sont l’illustration la plus spectaculaire.

    Ce phénomène qui n’est pas récent, n’a pas été pris au sérieux par les gouvernements précédents. Malgré une médiatisation importante, l’aggravation actuelle n’incite pas le gouvernement, pas plus que les élus, à réagir pour régler ce problème grave. Ils se réfugient derrière la notion très magnanime de droit au logement pour trouver prétexte à ne pas expulser des individus qui volent impunément le bien d’autrui.

    Ce bien dont les propriétaires acquittent au trésor public des taxes foncières, des droits de cession ou de mutation permet d’abonder le grand tonneau sans fond permettant de payer des allocations de soutien social aux spoliateurs de logements.

    Ces squatteurs très bien renseignés par le site Internet "Guide juridique de l’occupant sans titre" s’organisent pour profiter gratuitement et pratiquement sans risque d’un logement et de son contenu, (un meublé gratuit !) pour une durée variable.

    En effet, si la loi prévoit un an d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour occupation illégale du bien d’autrui, cette sanction est très rarement appliquée car les prisons sont encombrées et les allocations perçues par les squatteurs sont insaisissables.

    Et quand la force publique est enfin requise après des mois de procédure, celle-ci est réticente à exécuter l’expulsion qui doit être suivie d’un relogement. Le "bon" squatteur préférera squatter un autre logement plutôt que devoir payer un loyer !

    Vers une "soviétisation" de la propriété?

    La loi du 3 janvier 1992 déclare que l’eau fait partie du bien commun de la nation. Cependant, l’article 641 du Code civil dispose que tout propriétaire dispose des eaux pluviales qui tombent sur son fonds, ainsi que des eaux de sources qui y sont nées.  Cet article du Code civil, modifié par une ordonnance du 18 septembre 2019 devrait s’imposer comme plus récent que la loi de 1992.

    Il n’empêche qu’un propriétaire qui veut créer une réserve collinaire sur ses terres pour collecter les eaux de ruissellement hivernales, régulant l’excédent qui provoque des crues dévastatrices, ne peut le faire sans "l’agrément" des services administratifs, eux-mêmes soumis à l’agrément des associations environnementalistes.

    Ainsi, l’opinion qui approuve sans réserve la collecte et la mise en réserve de l’eau qui tombe sur les toitures, s’offusque et s’oppose le plus souvent contre le stockage de celle qui tombe sur les champs.

    Ainsi, au prétexte que l’eau appartient à tout le monde, on préfère laisser partir à la mer une eau de pluie si précieuse qui pourrait, par l’irrigation, lutter contre les dégâts des sécheresses estivales, permettant de réguler les récoltes en quantité et en qualité pour le bien commun.

    L’eau, bien commun, ne doit plus être utilisée comme propriété individuelle, même si la finalité est le bénéfice commun!

    Les prospectives des conseils gouvernementaux vont plus loin

    Mais la réflexion pour collectiviser les biens privés n’a pas de limites. Si l’air est depuis longtemps considéré comme un bien commun, les limites de propriété étant difficiles à définir, et étroitement surveillées pour des questions de salubrité publique, il est aussi prétexte à taxation (CO2) et restrictions (vignette Crit’Air) qui sont autant d’atteintes à la libre disposition des biens privés.

    Les besoins budgétaires incitent les têtes pensantes des gouvernements à réfléchir sur de nouvelles mesures pour éponger la dette abyssale de la nation. Ainsi France Stratégie, think tank ayant succédé au commissariat au plan récemment régénéré par la nomination de François Bayrou, proposait en 2017 de:

    Rééquilibrer comptablement le bilan patrimonial de l’État, par la voie d’un transfert d’actifs depuis le bilan des agents économiques privés résidents […] L’État décrète qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels, à hauteur d’une fraction fixée de leur valeur, et que ce nouveau droit de propriété est désormais incessible.

    Non seulement cette proposition envisage de spolier les propriétaires d’une partie du terrain qui supporte leurs constructions, mais elle ne propose aucune indemnité, en infraction totale avec l’article 545 du Code civil. Plus encore, elle envisage l’obligation du paiement d’un loyer annuel sur la partie du sol accaparée par l’État.

    Le propriétaire, qui s’acquitte déjà des taxes et impôts qui normalement donnent obligation à l’État d’apporter ses protection et garantie, devient locataire et les loyers impayés éventuels seront retenus lors de la future cession de l’immeuble.

    À l’issue d’un colloque organisé à l’Assemblée nationale le 27 novembre 2019 par les députés Dominique Potier, Jean-Michel Clément et Jean-Bernard Sempastous, un appel pour une nouvelle loi foncière a été signé par 17 organisations (collectivités territoriales, syndicats agricoles, ONG…). Parmi les neuf mesures proposées, figure en premier plan :

    Inscrire dans la loi le principe selon lequel le sol, comme les autres ressources naturelles, est un "élément du patrimoine commun de la Nation“.

    Cela aura-t-il comme conséquence la dépossession de leurs terres pour les propriétaires ruraux? Les bailleurs ruraux seront ils privés de leurs fermages? Les citadins pourront-ils accéder en tout temps et en tout lieu dans les champs agricoles, comme les seigneurs du Moyen Âge, pour des randonnées de loisirs sans avoir à répondre des dégâts aux récoltes?

    Une nationalisation masquée?

    L’État-providence se trouve confronté à une impossibilité mathématique. La production nationale ne suffit plus à équilibrer la masse monétaire qu’il distribue pour soutenir l’économie et aider les plus démunis à survivre. S’il continue à distribuer de l’argent qu’il n’a plus, il risque le défaut de remboursement de ses dettes; s’il cesse de soutenir l’économie et les citoyens, ce sera le chaos, puis la guerre civile.

    Comme il ne peut pas augmenter les impôts pour alimenter ses dépenses, pour rassurer ses créanciers il rééquilibre son bilan. Il regonfle son actif en s’accaparant les actifs de ses citoyens. Les actifs immobiliers ne pouvant se délocaliser sont les premiers visés. Il réalise ainsi un objectif progressiste d’égalité. Pourquoi des citoyens seraient-ils propriétaires et profiteraient d’une rente de situation

    Ce rééquilibrage ne tiendra qu’un temps: quand une société distribue plus qu’elle ne produit, la finalité est inéluctablement dans un premier temps l’appauvrissement, puis la faillite. Ainsi, les solutions envisagées vont dilapider en peu de temps des richesses ayant mis des générations à se construire. Un bien est -généralement- mieux entretenu par celui qui a peiné pour le construire ou l’acquérir que par celui qui l’utilise.

    Comme les solutions proposées ne règlent pas le problème de la production nationale et le déséquilibre de la balance commerciale, et que ce rééquilibrage de bilan ne sera que d’effet temporaire, quelles seront les prochaines propositions? Confisquer l’épargne des citoyens-fourmis pour la distribuer aux citoyens-cigales? Cela est déjà prévu par la loi Sapin 2…

    Il est temps de rétablir l’ordre et le respect d’autrui et de son bien

    L’Homme est ainsi fait qu’il préfère la carotte au bâton. Le citoyen qui peine chaque jour à produire de la richesse consent à partager le fruit de son travail par le biais de l’impôt. C’est ainsi que la société a progressé en confort, en justice sociale. Grâce à la démocratie, l’État se doit de garantir l’équité, la sécurité et la pérennité de la paix sociale.

    Mais on ne peut que constater chaque jour un peu plus la dégradation de ces critères. J’avais dénoncé dans un précédent billet la position ambiguë de l’État face aux dégradations et à son laxisme dans le maintien de l’ordre public.

    Comment un citoyen peut-il investir ses économies dans l’immobilier si la loi ne lui permet pas de préserver son bien contre la spoliation, les dégradations et la voyoucratie?

    Comment un paysan peut-il continuer à produire de la nourriture quand des individus s’attaquent à ses animaux, sabotent ses installations d’irrigation?

    Comment un commerçant peut-il exister quand à chaque manifestation son magasin est pillé, vandalisé, incendié?

    Comment le salarié peut-il continuer à se lever chaque matin pour aller travailler et payer par ses impôts les allocations sociales du voyou qui a brûlé sa voiture?

    La loi a imposé le soutien aux citoyens défavorisés, malchanceux, et c’est heureux. La majorité d’entre eux ont assez de sens civique pour respecter la loi et ses concitoyens. Mais la jurisprudence a supprimé tous les moyens de coercition efficace pour dissuader ceux d’entre eux qui se livrent à des actes inacceptables et destructeurs.

    On ne met plus en prison les délinquants même récidivistes, on laisse en liberté surveillée des individus dangereux qui peuvent égorger malgré le bracelet électronique, on ne peut pas diminuer ou supprimer les allocations ou subsides sociaux aux agresseurs, pilleurs de magasins ou brûleurs de voitures…

    Bref, si on est bénéficiaire de minimas sociaux, si on a peu ou rien, on peut voler, détruire, agresser… la punition est hypothétique! Si on n’a rien, on a tous les droits!

    Et malheur à celui qui, attaqué, a l’audace de se défendre… S’il prend le dessus, blesse ou tue son agresseur, tout sera fait pour lui retirer le bénéfice de la légitime défense et s’il a du bien, on le fera payer !

    Armand Paquereau

    papyrural.blog4ever....

     

    Si, on peut se défendre: par exemple, hurler devant la maison de l'avocat gauchiasse qui protège les squatteurs1 pour lui faire mauvaise image de marque devant ses voisins. Hurler plusieurs fois par jour, pas plus de 5 mn avant que la police n'intervienne et vous colle une contredanse et prendre soin d'hurler pas les mêmes jours et pas la même heure.

    Déjà, ces avocats de la gauchiasse seront plus modérés à défendre les squatteurs. D'ailleurs, vous pouvez faire la même chose devant votre propriété ou appartement squatté!

    1- on trouve des papiers à coller sur les vitres que le site en question vous indique de télécharger: il y a toujours le nom de l'avocat et son numéro de téléphone.