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Gastronomie

  • Qui a inventé le mot gastronomie?

    J'attends vos réponses

  • Que penser des céréales et des légumineuses?

    Depuis quelques années, il est très à la mode de consommer des céréales et des légumineuses pour leur richesse en vitamines et minéraux.

    Perso, je n'ai jamais cessé d'en consommer; pas question de laisser tomber mon cassoulet! et mon chichoulet, alors?

    Oui, mais: Ces aliments sont riches en acide phytique qui sert à la plante à conserver sous forme de sels insolubles (les phytates), une teneur suffisante en minéraux et oligo-éléments pour sa croissance. Lorsque la graine germe, l’enzyme phytase est activée afin de libérer les minéraux contenus dans ces sels, pour que la plante puisse les utiliser pour sa croissance.

    Or, lorsque nous consommons ces aliments, l’acide phytique a tendance à se combiner avec les minéraux de notre bol alimentaire, ce qui empêche leur assimilation et donc par conséquent à l’origine de nombreuses carences (calcium, magnésium, fer, zinc et cuivre) car l’homme n’a pas de phytase comme la plante.

    Par conséquent, une consommation excessive de céréales et de légumineuses entraîne une intoxication à l’acide phytique, provoquant de nombreuses carences, entraînant une acidose généralisée et surtout une importante déminéralisation. Pour lutter contre l'acidose, buvez de l'eau avec du bicarbonate de soude.

    Certains croient (et véhiculent sur le net) l’idée -erronée- qu’un mode de vie végétarien ou végétalien doit SYSTÉMATIQUEMENT associer céréales ET légumineuses afin d’obtenir des protéines de bonne qualité ("Théorie des protéines végétales incomplètes").

    Cette idée est dangereuse car les dernières études démontrent que les protéines végétales possèdent bien tous les acides aminés essentiels et qu’il n’est donc pas nécessaire d’associer céréales et légumineuses pour obtenir des protéines complètes.

    Par ailleurs, la présence d’acide phytique perturbe la digestion et le fonctionnement du pancréas dans la synthèse des protéines et des enzymes. C'est pour cela que je vous recommande de mettre un peu de bicarbonate de soude DANS votre boisson du repas et pas, uniquement, durant la cuisson qui, elle améliore la tendreté (pas la même chose).

    Ainsi, les végétariens et végétaliens établissant leur mode alimentaire sur cette association ne sont pas carencés en protéines par un défaut d’apport, bien au contraire, mais sont -en réalité- intoxiqués par les méfaits de l'acide phytique! Certes, les céréales et légumineuses raffinées ne contiennent pas d’acide phytique, mais comme leur écorce est retirée, elles sont- totalement- dépourvues de minéraux et de vitamines.

    Sachez aussi que leur index glycémique est beaucoup trop élevé, ce qui provoque des pics d’insuline, épuisant la fonction pancréatique et favorisant l’apparition du diabète.

    En effet, l’écorce est véritablement importante, car c’est une réserve en vitamines (E, B1, B2, B5, B6, B9) et minéraux (magnésium, sélénium, zinc ou encore fer).

    Méthode de préparation de ces aliments qui permet d’éliminer une partie de l’acide phytique (entre 58 et 84%): trempage pendant 4 à 12h dans de l’eau purifiée (surtout pas de l’eau du robinet) puis, plusieurs rinçages etcuisson adaptée.

    En ce qui concerne le pain complet et les pains aux céréales complètes, la fermentation au levain neutralise une partie de l’acide phytique. Mais sans la fermentation au levain, il est préférable de se passer de pain complet. Achetez du pain au levain dont le grain de blé n'a pas été saupoudré d'insecticide dans les silos! De plus de l’acide phytique, les céréales et légumineuses contiennent d’autres éléments identifiés, responsables de diverses pathologies: les amidons indigestes, le gluten ou d’autres anti-nutriments comme le soufre, le cyanure, les goitrogènes, les oxalates, les saponines, les lectines...

    Donc, on en revient à mettre une bonne pincée de bicarbonate de soude dans l'eau de boisson de votre repas de légumineuses.

    Ne vous privez pas de cassoulet; hé, pas de cassoulet en boîte, SVP!

     

     

  • Prenons le melon

    Image: jambon de Bayonne

    Je ne savais pas cela: mais, le melon appartient, comme le concombre, la courge ou la pastèque, à la famille des cucurbitacées. Malgré son goût sucré ce n'est donc pas, à strictement parler, un fruit (mais un légume). Étonnant, non?

    Le catalogue français renferme près de 70 variétés de melons.

    Très riche en eau (il en renferme près de 90%), le melon est un fruit particulièrement rafraîchissant. Sa valeur énergétique moyenne est de l’ordre de 34 kcal. aux 100 g. Elle dépend directement du taux de glucides (ou sucres) du melon. Comme la plupart des fruits, le melon ne renferme que des traces de lipides (ou graisses) et moins de 1% de protides. (Protéines)

    II faut en premier lieu souligner la présence de bêta-carotène (ou provitamine A). Avec la mangue et l’abricot, le melon fait partie des fruits qui en contiennent le plus: environ 2 mg aux 100 g pour les melons à chair orangée (mais seulement 0,1 à 0,3 mg pour ceux à chair jaune ou verte).

    Le carotène se transforme dans l’organisme en vitamine A, vitamine qui joue un rôle important dans la vision, le bon état de la peau et des muqueuses, et qui intervient dans les mécanismes de croissance cellulaire. Et surtout, le carotène possède d'intéressantes propriétés antioxydantes, 100 g de melon permettent de couvrir environ la moitié de l’apport quotidien conseillé en provitamine A.

    Le taux de vitamine C se situe aux alentours de 35 mg aux 100 g (apport quodidien conseillé pour l’adulte : 80 mg). Malgré des variations assez notables (de 10 à 47 mg), le melon peut ainsi être considéré comme un fruit “bon fournisseur“ de vitamine C (sa teneur est supérieure à celle de la pomme, de la poire ou de l’abricot, par exemple).

    Les vitamines du groupe B sont toutes présentes, bien qu’en quantités assez modérées dans l’ensemble.

    L’éventail des minéraux est très large: le potassium domine nettement, avec un taux élevé de 250-300 mg aux 100 g. Cela confère au melon des propriétés diurétiques manifestes (d’autant plus marquées que le taux de sodium y est faible, comme dans tous les fruits). Les oligo-éléments sont nombreux (fer, zinc, cuivre, manganèse, iode, bore, etc.).

    Peu de fibres, surtout d’hémicelluloses et de pectines, ne dépassant pas 1 g aux 100 g. Elles sont particulièrement efficaces pour accélérer le transit intestinal.

    Le melon doit ses propriétés santé essentiellement à sa teneur en bêta-carotène (pro-vitamine A). Mais certaines variétés particulièrement riches en superoxyde dismutase (ou SOD), une enzyme antioxydante, sont aussi utilisées pour réaliser des compléments alimentaires.

    Il est bon pour nous?

    Un ami de la vésicule biliaire

    Serait-ce parce que c’est un fruit de la famille des cucurbitacées que le melon, comme la citrouille ou la courge, stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire? Toujours est-il, selon une étude indienne, que manger régulièrement du melon permettrait de réduire de 70% le risque de calculs biliaires et de cancer de la vésicule biliaire. Cette forme de cancer est rare mais son issue est souvent fatale.

    Un fluidifiant du sang

    Le melon contient une substance particulière capable d’empêcher les plaquettes sanguines de s’agréger entre elles, donc la formation de caillots. Des chercheurs américains ont réussi à identifier la nature de cette substance : elle serait semblable à l’adénosine, un acide aminé qui joue un rôle important dans l’agrégation plaquettaire.

    Un allié contre la cataracte

    Un certain nombre de maladies de l’œil peuvent être prévenues grâce à la vitamine A et aux caroténoïdes. La richesse du melon en vitamine A et bêta-carotène fait qu’il a été testé pour voir s’il pouvait aider à prévenir la cataracte. Et, d’après une étude italienne, manger du melon permettrait de diviser par deux le risque de souffrir plus tard d’une cataracte.

    Une aide possible contre le syndrome métabolique?

    Des chercheurs de l’université de Montpellier ont étudié sur des rongeurs les effets d’un extrait de melon riche en superoxyde dismutase (SOD), notamment sur leur courbe de poids et les dysfonctionnements vasculaires induits par une mauvaise alimentation.

    Résultats: quand des hamsters sont nourris avec une diète riche en graisse et complémentés avec l’extrait de melon, ils grossissent trois fois moins que leurs congénères non supplémentés. Les scientifiques ont également observé qu’ils avaient des taux de triglycérides sanguins 68% plus bas que les autres groupes.

    Lorsque les hamsters sont soumis à un régime de type cafétéria pendant 15 semaines puis reçoivent un extrait de melon pendant 4 semaines, les problèmes vasculaires liés à l’obésité sont partiellement voire complètement résolus par la complémentation. Les chercheurs pensent donc que l’extrait de melon “pourrait être une aide utile contre les troubles vasculaires induits par un syndrome métabolique“.

    Un protecteur de la peau

    Certaines variétés de melon possèdent des teneurs importantes de superoxyde dismutase (SOD), une enzyme aux propriétés antioxydantes fortes. Des chercheurs du CHU de Besançon (Franche-Comté) ont testé les effets d’un complément alimentaire de SOD issue de la chair du melon sur les coups de soleil.

    50 volontaires ont pris ce supplément ou un placebo avant de placer leur avant-bras sous une lampe à UV. Résultat: le supplément a retardé très significativement l’apparition d’un coup de soleil. Même les peaux claires ont vu ce délai multiplié par 8 par rapport au placebo. De plus, le coup de soleil était moins important. Les compléments de SOD pourraient donc s’avérer très utiles aux personnes à la peau claire ou sensible au soleil. En 2016, des chercheurs japonais sont arrivés à des conclusions similaires (3). Malheureusement, il y a peu de chances d'observer ces effets en mangeant du melon car la SOD, déjà en faible quantité, est détruite par la digestion. Pour contourner la difficulté, les compléments à base de SOD la protègent de la digestion par une protéine du gluten (non digérée donc).

    Le melon se conserve au frais (cave, cellier) entre 8 et 12°C. Il peut aussi être mis dans le bac à légumes du réfrigérateur (ne pas dépasser 6 jours).  Dans ce cas, emballez-le de manière hermétique afin que son parfum ne se propage pas aux autres aliments.

    En cuisine:

    En soupe glacée: mixer la chair avec le jus d'un citron. Déguster bien frais.

    En sorbet à partir d’une purée et d’un sirop de sucre parfumé. C'est une manière idéale de le déguster hors saison.

    En salade de fruits: avec des bananes, des fraises, des pêches, des abricots… et des herbes fraîches (menthe, basilic, verveine...) et, si vous n'avez pas d'enfants, une lichette d'Armagnac.

    En entrée ou en apéritif, en petites brochettes décoratives composées aussi de tomates- cerise, dés de fromage (de brebis conservés à l'huile, idéal), de jambon… Son alliance avec le jambon cru, genre de Bayonne, en fait l’une des entrées les plus appréciées en été. Info plus: Demander un “cul“ de jambon cru à votre charcutier et rajoutez-le dans les haricots, le cassoulet, le rata (patates et carottes).

    Dans des salades salées, il s’accompagnera de légumes frais: concombre, laitue, carottes râpées, etc.

    Pour le choisir, il existe des tas de trucs.

    Perso, je le prends je regarde côté “fleur“: si l'aérole est très large, c'est un melon “femelle“ et donc, très bon. Si l'aérole est petite, c'est un “mâle“, donc pas très sucré.

    Puis, je regarde côté tégument que j'essaie de casser, si cela se réalise rapidement, il sera bon à consommer.

    A vous de voir

  • Boire du café semble provoquer

    des changements épigénétiques dans l’ADN

    Une nouvelle étude suggère que boire du café pourrait changer la manière dont certains de nos gènes sont exprimés, ce qui pourrait expliquer ses nombreux avantages pour la santé. En effet, il semblerait que les personnes qui boivent du café sont moins susceptibles de contracter certaines maladies, comme les maladies cardiaques. Mais à l’heure actuelle, les chercheurs ne savent pas exactement pourquoi.

    Pour en savoir plus, Mohsen Ghanbari, de l’Erasmus University Medical Center de Rotterdam aux Pays-Bas ainsi que ses collègues, ont examiné si la consommation de café était associée à la présence de certains marqueurs épigénétiques (des étiquettes chimiques sur l’ADN) qui augmentent ou diminuent l’activité de certains gènes, qui peuvent à leur tour influencer la santé générale d’un individu.

    Les scientifiques ont recherché des marqueurs particuliers appelés groupes méthyle chez près de 16’000 personnes d’origine européenne et afro-américaine, aux États-Unis et en Europe.

    D’autres études ont également permis de mettre en lumière que le café pourrait stimuler l’une des défenses clés permettant de lutter contre la graisse corporelle, appelée “graisse brune“. Cela pourrait être le secret de la lutte contre le surpoids, l’obésité et le diabète. Les chercheurs ont constaté que plus une personne buvait de café (par jour), plus elle était susceptible d’avoir des niveaux modifiés de groupes méthyle sur 11 sites d’ADN particuliers. Ces résultats étaient toujours vrais, même après la prise en compte de différents facteurs tels que l’âge, l’indice de masse corporelle, le tabagisme, la consommation d’alcool et d’autres facteurs pouvant avoir influencé les résultats.

    Les groupes méthyle étaient généralement attachés aux gènes qui jouent un rôle dans la digestion, le traitement des produits chimiques nocifs et le contrôle des inflammations.

    Le café possède de nombreuses vertus : lors d’autres études, des scientifiques ont identifié des composés présents dans le café qui pourraient inhiber la croissance du cancer de la prostate. Il s’agit d’une étude réalisée sur des cellules cancéreuses résistantes aux médicaments, en culture cellulaire et chez un modèle murin. Crédits : Shuttershock

    Selon Peter Molloy, de la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation, en Australie, il s’agit là “d’indices alléchants“ sur la manière dont l’épigénétique pourrait expliquer certains des effets du café sur la santé. Cependant, “d’autres études sont nécessaires pour prouver que les marqueurs modifient l’activité de ces gènes et que cela affecte notre santé“, a-t-il ajouté.

    Source : bioRxiv