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Nutrition news

  • Des conseils pour préserver vos articulations

    Qu'il s'agisse de prévenir les problèmes articulaires si vous êtes en bonne santé ou de diminuer les douleurs si vous souffrez d'arthrose, voici 13 conseils issus de la recherche.

    Bougez

    Une articulation qui bouge est une articulation moins raide. Que vous soyez au travail, allongé en train de lire, assis devant la télé, changez souvent de position, levez-vous régulièrement de votre chaise et marchez, bougez les bras, étirez-vous, prenez quelques minutes pour faire le tour du pâté de maison, prenez l'escalier plutôt que l'ascenseur.

    Perdez quelques kilos

    Les kilos en trop exercent une charge supplémentaire sur les articulations, ce qui augmente le risque d’abîmer les cartilages; c'est surtout le cas pour les articulations du genou. Saviez-vous qu'une surcharge de 10 kg représente un poids de 40 kg par genou?

    En plus, un excès de graisses corporelles donne naissance à des substances inflammatoires qui peuvent aggraver les douleurs articulaires. La graisse abdominale en particulier est une source de cytokines pro-inflammatoires.

    Pas d’étirements avant un exercice

    Les spécialistes déconseillent de s’étirer avant un exercice: cela entraîne une rétraction musculaire, qui augmente le risque de déchirure. Chez les personnes qui souffrent d’arthrose, les étirements avant un exercice rendent les articulations plus susceptibles au risque de blessure. A la place, il existe des mouvements spécifiques à chaque activité physique, par exemple, décocher des coups de pied dans le vide avant de nager: cela échauffe les muscles et assouplit les articulations.

    Des exercices non traumatisants

    L'exercice est efficace pour freiner le développement de l'arthrose et soulager les douleurs. En prévention des troubles articulaires, les meilleurs exercices sont ceux qui exercent le moins de stress et d’impact sur l’articulation, comme la natation, le vélo, la musculation avec des poids légers.

    Musclez-vous

    Des muscles forts autour de l’articulation garantissent qu’elle sera mieux préservée. A l’inverse, les études montrent que les personnes qui ont des quadriceps faibles ont plus de risque de développer une arthrose du genou. Une augmentation même minime de la force musculaire se traduit par un bénéfice. La musculation se fait de préférence sur appareils, avec des poids légers et des mouvements lents.

    Des mouvements amples et complets

    Les articulations doivent être mobilisées dans toute leur amplitude pour éviter qu’elles se raidissent. Si vous souffrez d’arthrose, votre kinésithérapeute vous indiquera des mouvements quotidiens à effectuer.

    Renforcez votre ceinture abdominale et dorsale

    Des abdominaux plus forts améliorent l’équilibre général, ce qui diminue le risque d’atteinte articulaire de tous ordres. Pour adopter des exercices, efficaces, non traumatisants, vous pouvez consulter le livre de Christophe Carrio, Sculptez vos abdos.

    Adoptez une bonne posture

    Tenez vous droit, que vous soyez assis ou debout. Une bonne posture protège vos articulations de la tête au pied. La marche contribue à adopter une bonne posture si elle est rapide. La natation aussi contribue à une bonne posture.

    Articulations sensibles? Utilisez le froid ou la chaleur

    La glace est un antalgique naturel et gratuit. Elle diminue la douleur et les gonflements. Elle est surtout intéressante en fin de journée, lorsque les articulations ont été éprouvées par les mouvements et les déplacements. Si vos articulations vous font souffrir, appliquez de la glace dans un tissu pendant 20 minutes (pas de glace au contact direct de la peau). Un sachet de légumes surgelés peut aussi faire l’affaire, et il existe des poches froid/chaud que l'on peut laisser au réfrigérateur ou au contraire chauffer au micro-ondes. Car la chaleur peut aussi soulager les douleurs de l'arthrose. Mais dans ce cas, il vaut mieux l'appliquer au lever, pour réveiller l'articulation et la préparer à la journée.

    Malgré ce que vous racontent certains médecins: en cas de douleurs rhumatismales, il n'y a que l'aspirine qui vous aidera à combattre la douleur. La notice précise de ne pas dépasser un certain nombre de grammes par jour. Non, l'aspirine ne cause pas d'ulcères à l'estomac. C'est une vieille rengaine qui date d'avant les années 60: en ce temps-là, l'aspirine se présentait sous forme de petits cachets non-effervescents (la dilution effervescente n'existe qu'après les années 70); les petits cachets d'AVANT cette période, effectivement, pouvaient se nicher dans des petits replis de l'estomac, y stagner et causer des ulcères parce qu'ils ne se dégradaient pas assez vite. Si vous devez avaler plusieurs grammes par jour, prenez la précaution de délayer l'eau avant de l'avaler à l'aide d'une cuillère à café pour que l'aspirine se dissolve parfaitement.

    L'aspirine est toujours remboursée par la sécurité sociale: pourquoi à votre avis? parce qu'elle est indispensable à de nombreuses personnes au niveau cardiaque.

    Je vous dis et redis, insistez pour obtenir de l'aspirine par votre médecin; c'est un vrai médicament des douleurs articulaires. Sachez aussi qu'elle est très utilisée par les personnes atteintes de scléroses en plaques, (comme moi par exemple, c'est pour cela que je défends fortement ici, l'aspirine). Prenez les mêmes précautions que je le fais, à conditions bien sûr que vous ne soyez pas allergiques à l'aspirine. Plus bas de l'article, plantes naturelles pour vous aider à vaincre les douleurs.

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    S'il ne le sait pas, indiquez-bien à votre médecin que vous prenez de l'aspirine en auto-médication; évitez l'aspirine 8 jours avant intervention chirurgicale; indiquez à votre dentiste que vous prenez de l'aspirine si son intervention est d'arracher une dent; risque de saignements plus importants. Aux U.S.A., de nombreuses personnes incluent obligatoirement un cachet d'aspirine par semaine (ils sont dosés à 50 mg, on n'en trouve pas en France): pour eux, c'est une pratique normale d'hygiène. Pour eux, l'aspirine fluidifie le sang est empêche les caillots de causer des infarctus.

    Mangez du poisson

    Le poisson gras apporte des graisses de la famille Oméga-3 (EPA et DHA) qui ont des propriétés anti-inflammatoires. Les poissons intéressants sont le maquereau, le hareng, la sardine, le saumon, à préparer pochés, à la vapeur ou en marinade pour éviter les cuissons agressives qui altèrent ces acides gras. On trouve aussi ces bonnes graisses dans les crustacés et les coquillages.

    Une très grande quantité d'oméga-3 se trouve dans l'huile de foie de morue. Surtout, ne pas jeter cette huile, ni celle des sardines en boîte! Une autre option est la prise de capsules d’huiles de poisson ou d’acides gras d’origine végétale.

    Limitez les huiles de tournesol et de maïs

    Ces huiles apportent un excès de graisses de la famille Oméga-6 qui favorisent l’inflammation. On a besoin de cette famille d’acides gras, mais sans excès. On peut remplacer ces huiles par de l’huile de colza, plus équilibrée (pour l’assaisonnement) et l’huile d’olive (pour l’assaisonnement et la cuisson), ou une huile très Oméga-3 comme le mélange cameline-colza-olive.

    Plus d'épices dans votre cuisine

    Le gingembre et le curcuma pourraient diminuer les processus inflammatoires articulaires. A utiliser en vrac en cuisine (ou sous la forme de complément alimentaire en gélules) pour mettre toutes les chances de votre côté. N'oubliez pas de poivrez suffisamment: le poivre potentialise 10 fois plus le curcuma. De son côté, le poivre contient une molécule fortement anti-inflammatoire.

    Des suppléments nutritionnels contre les douleurs articulaires

    Le sulfate de glucosamine et d’autres substances comme la S-adénosylméthionine (SAMe), mais aussi des plantes comme l’harpagophytum ou la griffe de chat peuvent améliorer les douleurs articulaires de l’arthrose. Toutes les études ne montrent pas cela, mais il existe pour ces substances des données prometteuses qui peuvent justifier de les essayer. Faites des macérations de tisanes de prêle, laurier, thym, romarin, bouleau, bambou et reine des près et buvez-en au moins 4 tasses minimum par jour pour en recueillir les bienfaits.

     

  • Vertiges: bon à savoir

    Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) est le plus fréquent des vertiges. La Haute autorité de santé (HAS) et le Collège de la masso-kinésithérapie (CMK) viennent de publier des recommandations sur les démarches diagnostiques et thérapeutiques face à un VPPB.

    Ces recommandations insistent sur le fait que les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes qui n’ont pas suivi de formation spécifique sur le sujet doivent réorienter tout patient présentant un VPPB vers un professionnel formé, voire un médecin ORL spécialisé en otoneurologie (diagnostic des vertiges) dans certains cas compliqués.

    Outre une revue des différents tests de diagnostic et manœuvres thérapeutiques utilisables selon le ou les canaux semi-circulaires responsables du VPPB, ces recommandations insistent sur l’importance de l’éducation des patients, en particulier ceux souffrant d’un risque aggravé de chutes, dû à l’âge ou à d’autres affections.

    L'HAS publie des recommandations sur le diagnostic et le traitement du vertige positionnel paroxystique bénin

    L'HAS publie des recommandations sur le diagnostic et le traitement du vertige positionnel paroxystique bénin

    Le vertige positionnel paroxystique bénin, le plus fréquent de tous les vertiges

    Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) implique un ou plusieurs canaux semi-circulaires.

    Déclenché par les changements de positions de la tête, c'est un vertige rotatoire (impression que la pièce et les objets qu'elle contient se mettent brusquement à tourner autour de soi) qui persiste moins d'une minute. Il est associé à un nystagmus ainsi que, plus rarement, à des nausées, voire des vomissements.

    Le VPPB débute plutôt entre 50 et 70 ans, les femmes étant deux fois plus touchées que les hommes. Sa prévalence annuelle est de 1,6% (prévalence au cours de la vie: 2,4%).

    Chez un tiers des patients, le VPPB disparait spontanément en une semaine. C'est le plus fréquent de tous les vertiges.

    Le plus souvent, ce vertige n'est pas lié à une pathologie

    Le VPPB est le plus souvent idiopathique (sans cause identifiée).

    Plusieurs facteurs de risques sont néanmoins signalés: antécédent de traumatisme crânien, maladie de Ménière, neuronite (ou névrite) vestibulaire, antécédent de VPPB ou maladie sévère systémique.

    Des petits cristaux de carbonate de calcium appelés otoconies, ou otolithes

    Deux théories existent pour expliquer les symptômes:

    - la théorie de la cupulolithiase propose que des fragments d'otoconies (petits cristaux de carbonate de calcium, également appelés otolithes) détachés de l'utricule (partie centrale de l'oreille interne) se fixent à la cupule des canaux semi-circulaires,

    - la théorie de la canalolithiase postule que ces otolithes flottent librement dans le canal.

    Le traitement du VPPB est clinique et dépend notamment du canal semi-circulaire impliqué.

     De nouvelles recommandations de la HAS et du CMK

    En décembre 2017, la Haute autorité de santé (HAS) et le Collège de la masso-kinésithérapie (CMK) ont publié des recommandations sur les démarches diagnostiques et thérapeutiques face à un vertige positionnel paroxystique bénin.

    Ces recommandations insistent sur le fait que les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes qui n'ont pas suivi de formation spécifique sur le sujet doivent réorienter tout patient présentant un VPPB vers un professionnel formé.

    Les nouvelles recommandations proposent de formuler la prescription de kinésithérapie de la façon suivante : « Bilan-diagnostic kinésithérapique, manœuvres thérapeutiques pour vertige positionnel et contrôle si nécessaire » (grade C).

    Le recours systématique au neurologue dans certains cas

    Dans certains cas, ces professionnels formés à la prise en charge du VPPB doivent néanmoins référer leur patient à un médecin ORL formé au diagnostic et à la prise en charge des vertiges (otoneurologie):

    en cas de céphalées, diplopie, ataxie, acouphènes, otalgie, cervicalgies et/ou tout autre signe neurologique;

    en cas de nystagmus spontané :

    nystagmus spontané torsionnel et vertical,

    nystagmus s'inversant selon la position du regard,

    nystagmus s'inversant spontanément,

    nystagmus spontané sans vertige ;

    en cas d'apparition, immédiatement après la manœuvre déclenchante, d'un nystagmus qui dure quelques minutes, de vitesse constante sans paroxysme et ne s'accompagnant pas d'une sensation de vertige ;

    en cas d'évolution inattendue.

    Face à une suspicion de VPPB, un interrogatoire précis est indispensable

    Le diagnostic de VPPB se pose devant un vertige ou une sensation rotatoire positionnelle déclenché au lever, au coucher ou au lit à dominante matinale avec une tendance à l'amélioration dans la journée, et associé à un nystagmus.

    Les recommandations de la HAS et du CMK insistent sur la nécessité de mener un interrogatoire adapté pour repérer un vertige pouvant être d'origine périphérique et de préciser les circonstances de déclenchement.

    Afin de mettre en évidence l'origine du VPPB, idiopathique ou secondaire, il est suggéré d'identifier si les vertiges sont apparus à la suite d'un événement traumatique dans l'histoire du patient, tels qu'un traumatisme, une maladie virale ou une manipulation cervicale.

    Identifier le ou les canaux semi-circulaires impliqués

    En termes de fréquence, le VPPB du canal semi-circulaire postérieur compte pour 80 à 90% des cas, celui des canaux semi-circulaires horizontaux (latéraux), pour 10 à 20% des cas, et 1-2% des cas seulement pour l'atteinte du canal semi-circulaire antérieur (supérieur).

    Des cas particuliers existent :

    VPPB présentant des formes multicanalaires ou bilatérales,

    VPPB ressenti mais sans nystagmus visible,

    conversion de canal.

    Selon les recommandations de la HAS et du CMK, l'exécution du test de Dix-Hallpike et du test positionnel rotatoire couché permet d'identifier le ou les canaux semi-circulaires incriminés (déclenchement d'un nystagmus positionnel typique dépendant du canal impliqué).

    Diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire postérieur, le plus fréquent

    Selon les recommandations de la HAS et du CMK, concernant le diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire postérieur :

    le test de Dix-Hallpike est le premier test de référence pour son diagnostic (grade A) ;

    le diagnostic est posé quand ce test provoque un vertige associé à un nystagmus torsionnel géotropique, vertical supérieur, épuisable et paroxystique, apparaissant après un temps de latence (grade B).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire postérieur

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire postérieur, il est recommandé d'utiliser :

    la manœuvre de repositionnement des canalithes d'Epley (grade A) ;

    ou la manœuvre libératrice de Sémont et al. (grade B) ;

    en cas de persistance et de typicité des symptômes après exécution d'une première manœuvre (évaluées en répétant le test de Dix-Hallpike), il est recommandé de répéter plusieurs fois la manœuvre sur une même séance, si les conditions physiques et le ressenti du patient le permettent. (grade C).

    Les manœuvres d'Epley et de Sémont et al. ont été adaptées pour permettre au patient de les auto-administrer. Néanmoins, il n'y a pas assez de preuves pour recommander ou réfuter ces auto-traitements (grade C).

    Diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire horizontal

    Concernant le VPPB du canal semi-circulaire horizontal:

    il est diagnostiqué quand le vertige associé à un nystagmus horizontal est provoqué par le test positionnel rotatoire couché avec une flexion légère de la tête et lorsque le sens du nystagmus s'inverse lors du changement de rotation de la tête (grade C) ;

    il est recommandé de positionner la tête en antéflexion de 30 degrés pour déterminer le côté affecté dans les canaux horizontaux (accord d'experts).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire horizontal

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire horizontal, la HAS et le CMK recommandent d'utiliser:

    la manœuvre de Lempert et Tiel-Wilck (dite de Barbecue ou Bar-b-que) ou la manœuvre de Gufoni et al. (grade A) ;

    l'état des connaissances ne permet pas de recommander ou réfuter l'utilisation de la manœuvre de Vannucchi-Asprella pour cette forme de VPPB (grade C) ;

    il est recommandé d'utiliser la manœuvre de Gufoni et al. pour convertir une forme agéotropique de VPPB du canal semi-circulaire horizontal en forme géotropique (grade A).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire antérieur, le plus rare

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire antérieur, la HAS et le CMK proposent trois manœuvres :

    la manœuvre de Yacovino et al. ;

    la manœuvre d'Epley ;

    la manœuvre modifiée d'Epley.

    L'état des connaissances est insuffisant pour recommander ou réfuter les différentes manœuvres proposées, mais celles de Yacovino et al. et d'Epley semblent être les plus couramment utilisées (grade C).

    Suivi et éducation des patients atteints de VPPB

    Les cliniciens peuvent réévaluer les patients atteints de VPPB dans un délai d'un mois après une période initiale d'observation ou de traitement pour confirmer la résolution des symptômes et orienter vers un médecin spécialiste en cas d'évolution non attendue (grade C).

    Selon les experts de la HAS et du CMK, les patients doivent être informés sur les mécanismes et la bénignité du VPPB, mais aussi sur le risque accru de chutes, notamment pour les personnes âgées, fragiles, et présentant des facteurs de risque spécifiques.

    Les patients doivent également être informés au sujet des symptômes atypiques (perte auditive subjective, troubles de la marche, vertiges non positionnels, nausées, vomissements, etc.), ainsi que sur leur  possible persistance et le risque de récidive après résolution des principaux symptômes.

    Enfin, les patients doivent savoir qu'il n'y a pas de médicament pour traiter le VPPB : les manœuvres sont le seul traitement.

    Pour aller plus loin

    Les recommandations de la HAS et du CMK

    “Vertiges positionnels paroxystiques bénins: manœuvres diagnostiques et thérapeutiques“, Recommandations de la HAS et du CMK, décembre 2017.

    Sur VIDAL.fr

    Sources : HAS (Haute Autorité de Santé)

  • Régime sans gluten: un régime à risque

    Alors que la mode du sans gluten n’en finit plus de se répandre, des voix commencent à se faire entendre, interrogeant le bien-fondé de cette nouvelle tendance. Ainsi, un article du Huffington Post, intitulé "La revanche du gluten, accusé de tous les maux ", ironise sur " ces stars et autres auteurs de best-sellers" devenus obsédés par les prétendus méfaits du gluten".

    On trouve même maintenant des préservatifs sans gluten", s’amuse le journaliste Grégory Rozières, qui poursuit: " On lit un peu partout que se libérer de ce composant va améliorer notre santé, par exemple en réduisant le risque de maladies cardiaques. Une croyance qui vient du fait que les personnes atteintes de maladie cœliaque ont un risque plus élevé́ de problèmes de ce type".

    "En cinq ans, l’industrie du sans gluten a convaincu près de 30% de la population américaine que le gluten était mauvais ", constate pour sa part le docteur Laurent Alexandre dans L’Express. Dans sa chronique, il s’insurge avec raison contre ces "épidémies de comportements alimentaires irrationnels promus par les marchands de peur " qui " éloignent la population des vrais enjeux de santé publique". En premier lieu l’obésité́, à l’origine d’une baisse de l’espérance de vie outre-Atlantique qui affecte même la population blanche peu diplômée.

    Un régime à risques

    Si ce n’est que d’après plusieurs études scientifiques, l’éviction du gluten pour les personnes qui ne sont pas réellement intolérantes pourrait au contraire poser de sérieux problèmes.

    Telles sont les conclusions d’une étude parue début mai 2017 et réalisée sous la direction du Dr Andrew Chan de la Harvard Medical School de Boston (Mas- sachusetts). Son équipe a travaillé à partir des données issues de la Nurses’ Health Study et de la Health Professionals Study, deux vastes études prospectives conduites aux Etats-Unis sur 110000 personnes, dont 64000 femmes et 45000 hommes, pendant 24 ans (entre 1986 et 2010).

    Sur les 6600 cas environ de maladies cardiovasculaires recensés au cours de cette période, les chercheurs constatent que le risque de maladie coronarienne est signicativement plus faible chez les plus grands consommateurs de gluten, avec un écart de 13% par rapport à ceux qui en consomment le moins.

    Ce qui s’expliquerait par les déséquilibres alimentaires induits par l’exclusion du gluten. Les auteurs concluent en effet que les plus basses consommations de gluten étaient associées à des niveaux de consommation peu élevés de céréales complètes, connues pour leur effet protecteur contre le risque cardiovasculaire. Et d’ajouter: " La promotion de régimes sans gluten chez les personnes sans maladie cœliaque ne devrait pas être encouragée".

    Des propos que confirme le Dr Jean-Louis Thillier, spécialiste en hépato-gatro-entérologie: "Le blé et les produits à base de blé apportent en effet une contribution substantielle à l’apport alimentaire en protéines, en fibres alimentaires, en minéraux (en particulier en fer, en zinc et en sélénium), en vitamines, en phytochimie et en énergie. (...)

    Nous sommes nombreux à pointer les risques potentiels de carences ou de problèmes de transit pouvant découler d’une diète sans gluten, surtout issue de l’industrie agroalimentaire ", note le spécialiste. Nicoletta Bianchi, diététicienne à la consultation de nutrition clinique du CHUV, à Lausanne, met en garde contre certains additifs, tels que des produits liants, des gommes de guar ou de xanthane, principalement utilisés " pour remplacer l’élasticité que confère le gluten à la texture d’un aliment ".

    Enfin, d’après l’observation d’une récente étude de chercheurs espagnols présentée au 50e congrès de la Société européenne de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatrique, de très nombreux produits sans gluten sont plus gras, plus sucrés et ont une composition nutritionnelle plus faible que leur équivalent avec gluten.

    Toutes ces différences pourraient expliquer pourquoi le risque de diabète est, lui aussi, plus important chez les personnes consommant peu de gluten. C’est en tout cas ce que suggère une étude rendue publique par l’Americain Heart Association en mars dernier.

    https://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/sante/regime-sans-gluten-a-risque

  • Avec quoi est fabriquée une capsule de gélule?

    Depuis quelques temps, j'ai remarqué que les capsules dites “végétales“ qui sont pourtant choisies pour les poudres bio, me causent de graves désagréments intestinaux. Ce n'était pas le cas il y a quatre ou cinq ans. Cela démontre bien que plus on vieillit…. depuis, j'achète mes gélules en capsules de gélatine.

    L'enveloppe des gélules est -le plus souvent- en un mélange de gélatine, issue des os de bœufs ou de la peau des porcs voire de poissons et de glycérol, qui sert de plastifiant et en diminue la dureté. À la suite du problème de la maladie de la vache folle, de nouvelles matières pour l'enveloppe, tels les composés de la cellulose, sont apparus.

    Néanmoins le coût de celles-ci étant plus élevé et d'autre part, l'emploi de méthode de fabrication de la gélatine garantissant l'absence de risque d'encéphalite spongiforme bovine, font que les gélules à base de cellulose sont peu utilisées; certains fabricants de médicament qui les avaient adoptés sont d'ailleurs revenus aux gélules classiques.

    N'ayez plus peur: désormais, la gélatine de porc est très surveillée et n'a plus les inconvénients du temps de la vache folle, lorsque l'on était terrifié avec les sous-produits animaux. J'ai déjà mis sur mon blog une note indiquant que les bienfaits de la gélatine alimentaire (en matière d'acides aminés) et le fait que les hôpitaux français ont été invités à donner des eaux gélifiées aux personnes ayant subi des interventions de la sphère buccale et stomacale. Voir également la note qui en parle: utilisez la boîte à outils: Recherche.

    J'ai notablement réduit la quantité de gélules que j'avale… j'ai un bon stock d'avance mais le fait d'en avaler peu fait que je ne vois pas le bout de mon stock. Pourquoi ais-je un grand stock? parce que j'ai vendu -durant de nombreuses années- des tisanes, huiles essentielles, eaux florales, etc…. et que j'ai fais mon petit stock de ces produits puisque je les ai en prix de gros. Oui, je trouve ces produits efficaces. Je continue à en vendre à travers ma boutique e-commerce:

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    Ennuyée, tout de même, par ces douleurs intestinales, je viens de chercher sur le net la réponse à cette question: comment sont fabriquées les capsules de gélules. Ben, cela m'a fait froid dans le dos. Lire ci-après…. je comprends pourquoi mes entrailles regimbent quand j'en avale….

    De plus en plus de distributeurs de compléments alimentaires mettent en avant leurs gélules d’origine végétale, en faisant un argument marketing appuyant le côté naturel ou bio de leurs produits, sans savoir parfois eux-mêmes comment sont fabriquées ces enveloppes. Cependant, je me suis renseignée et voici ce qui m'a effrayée:

    Il faut savoir que le poids de l’enveloppe des gélules que nous trouvons dans nos compléments alimentaires peut représenter jusqu’à 26% du poids total du produit fini. La qualité de cette enveloppe est donc à interroger. Mais, à y regarder de plus près, choisir a priori des gélules d’origine végétale n’est pas si simple. Bien que prônant personnellement le recours aux produits végétaux, je dois admettre que les arguments en faveur des enveloppes d’origine de gélatine porcine se tiennent bien.

     Aujourd’hui, on trouve donc deux types d’enveloppes de gélules: celles appelées “végétales“ et celles en gélatine d’origine animale.

     Que sont donc ces enveloppes dites “végétales“

    Contrairement à ce que son appellation laisse entendre, une “enveloppe d’origine végétale“ n’est pas du tout un produit naturel. Elle est -en réalité- issue de la cellulose de pin transformée par des réactions faisant intervenir des solvants chimiques. On la connaît sous le nom de gélule “végétale“ ou gélule d’HPMC pour HydroxyPropylMethylCellulose ou E464.

    Le pire, cette enveloppe ne peut pas être certifiable Bio, car elle est donc un produit non agricole et bel et bien un produit transformé. Par contre et je trouve cela SCANDALEUX, le règlement européen l’autorise dans les produits bio, mais en l’excluant -tout  de même- du pourcentage d’ingrédients bio dans le produit. Les capsules végétales sont donc un produit issu de chimie!

    Que sont les enveloppes en “gélatine d’origine animale“?

    La gélatine est une substance naturellement présente dans les tissus animaux. Ainsi, les enveloppes en gélatine peuvent être d’origine bovine, porcine, aviaire ou marine. Pour information, seules les gélatines porcine et marine sont certifiables en Bio. Cela doit figurer sur la boîte de gélules.

    La gélatine d’origine marine est assez courante dans les compléments alimentaires. La gélatine de poisson est issue de la peau des poissons: elle contribue à réduire les déchets en valorisant les produits dérivés de la pêche. De plus, la pisciculture bio est reconnue comme très peu polluante. Enfin, le mode de fabrication est très simple: seuls des traitements physiques à base d’eau sont utilisés. Ce qui pose une question: d'où vient l'eau?

    Finalement, que choisir?

    Il n’y a pas de réponse toute faite! Je ne peux que livrer mon point de vue… Le recours aux matières végétales a spontanément ma préférence. Cependant, le processus de fabrication des enveloppes en HPMC (d’origine végétale) pose problème: le recours aux solvants chimiques n’est sans aucun doute pas anodin pour l’environnement et la matière première, aussi naturelle qu’elle puisse être, a été largement altérée. En absorbant ces enveloppes en HPMC, on soumet notre corps à une substance de synthèse de plus. Ce n’est pas une gélule qui va nous tuer, me direz-vous?!? Certes non, mais les agressions quotidiennes et répétées que subit notre corps à cause des multiples produits chimiques et de synthèse peuvent, elles, nous tuer à petit feu. Et puis, personnellement, comme j'ai supprimé tous les poisons toxiques en matière de cuisine, (voir tous mes dossiers sans le site: www.tradi-cuisine.com

    mes intestins sont tous étonnés de voir arriver cet HPCM et, ils n'aiment pas du tout!

    Il y a la gélatine de poisson, les problèmes sont écologiques (la surpêche est un vrai désastre pour l’écosystème marin) et éthiques (si l’on est végétarien ou végétalien). Néanmoins, je considère que la valorisation des produits de la pêche, en limitant le plus possible les déchets et le gaspillage, est une façon de “respecter“ les poissons qui ont donné leur vie pour nous nourrir ou notre confort. Enfin, et plus égoïstement, notre corps sera sans doute moins agressé par cette gélatine de poisson naturelle que par un produit de synthèse (quand bien même d’origine végétale).

    Mais, comme la gélatine de porc est devenue un produit non dangereux, servie dans les hôpitaux, mon choix est tout décidé. Gélatine de porc, vous avez deviné.

     

     

  • Les "remontées" acides

    Le reflux gastro-œsophagien (RGO) correspond au passage d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage. L’estomac contient des substances très acides qui aident à digérer les aliments mais la paroi de l’œsophage n’est quant à elle pas faite pour supporter ce type d’acidité. Le reflux cause ainsi une inflammation de l’œsophage qui provoque des symptômes de type brûlures ou irritations locales.

    Lorsque le reflux est peu fréquent, sans conséquence, on dit qu’il est physiologique. Lorsqu’il devient fréquent, perceptible, il entraîne un risque de complications et de lésions de l’œsophage.

    Des médicaments risqués sur le long terme

    Les inhibiteurs de pompe à protons (IPP) sont les médicaments les plus prescrits en cas de reflux gastro-œsophagien (oméprazole, ésoméprazole, lansoprazole, etc.). Ils diminuent la sécrétion acide de l’estomac. On les utilise également protéger les muqueuses digestives de l’agressivité des anti-inflammatoires oraux (anti-inflammatoires non stéroïdiens, aspirine, stéroïdes).

    Pris au long cours, ces médicaments qui figurent parmi les plus prescrits et les plus profitables pour l’industrie pharmaceutique comportent des risques. Or 70% des patients à qui on les donne ne devraient pas en prendre, sachant qu’il existe des alternatives.

    L'alternative la plus efficace : l'alimentation

    Selon le Dr Cotinat, gastro-entérologue, « le traitement nutritionnel est de loin le plus efficace et le plus complet des traitements du reflux gastro-oesophagien ». L'alimentation anti-reflux vise à la fois à limiter les agresseurs (stress oxydant, stress psychologique, inflammation…), d’autre part, à améliorer les défenses du corps (salivation, barrière anti-reflux, potentiel antioxydant et anti-inflammatoire).

    Plus le reflux est pris tôt, et plus les lésions seront rapidement réversibles à l'aide de mesures nutritionnelles légères. En revanche, si vous souffrez de reflux depuis plusieurs années, vous aurez probablement besoin de changements alimentaires plus stricts.

    Voici les mesures diététiques contre le reflux qui ont été validées par les études scientiques :

    Manger plus de légumes et fruits, bien mastiquer à table

    Supprimer les boissons gazeuses et l'alcool

    Ne pas consommer des aliments acides: tomates, agrumes

    Manger plus souvent et pas trop le soir