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DANGERS

  • Engraissez vos neurones!

    Bien manger, c’est bon pour votre corps, mais aussi pour votre cerveau. Le nourrir correctement est donc primordial pour votre santé, mentale comme physique.

    Heureux comme un neurone bien nourri… Ses carburants: sucre et graisse. Le rêve… même si on ne coupera pas à la mention "avec modération".

    Oui, (bien) manger, c’est aussi (bien) alimenter son cerveau. "Il ne faut pas oublier qu’il consomme 20% de l’énergie du corps. Le nourrir correctement est primordial pour notre santé mentale et physique", confie Bénédicte Salthun-Lassalle, docteur en neurosciences et auteur du très pédagogique livre "Assiette au top = cerveau heureux" (Prat Editions, 17,95 euros).

    Au menu, pour le combler, il lui faudra des protéines, des lipides, des glucides, du fer. Les sucres lents, que l’on trouve dans les pâtes, les légumes secs, les pommes, sont d’une grande aide pour la concentration. "Ces glucides fournissent au cerveau de l’énergie pour des efforts mentaux prolongés", pointe-t-elle. Mais ils ne sont pas suffisants pour lui en procurer suffisamment.

    "Mangez du fer“ encourage alors la chercheuse qui relève que, preuve de son importance, une carence se traduit par un teint pâle, de la fatigue, des troubles de la mémoire. Du fer: dans les lentilles, le boudin…

    Dites oui au chocolat: Ne vous privez pas de chocolat et ne faîtes pas la guerre au café.

    Autres apports capitaux: les acides aminés. Bien qu’ils soient nécessaires au fonctionnement cérébral, notre corps ne sait pas tous les produire. Il faut aller les chercher dans l’alimentation. Où? Par exemple dans le fromage, les cacahuètes, les produits laitiers, le poisson, la viande.

    Et le bouillon d'os, c'est-à-dire, la gélatine dont vous trouvez la recette en cherchant dans la boîte à outil “rechercher“….

    N'oubliez pas: le trop et le peu.....

     

     

  • Pas de pavot en cuisine!

    Alerte dans les boulangeries de Paris: il y a trop de morphine dans les pains au pavot

    C’est le célèbre  Centre Antipoison et de Toxicovigilance de Paris (hôpital Fernand Widal) qui a lancé l’alerte: les experts en empoisonnements venaient de découvrir dans des urines qui leur avaient été adressées des taux anormalement élevés de deux alcaloïdes: la morphine et la codéine.

    Rien d’exceptionnel pour ces experts, si ce n’est qu’après enquête il fut établi que toutes les personnes concernées avaient "consommé au préalable des pains aux graines de pavot". Mensonge de toxicomanes? Nullement. " Les graines de pavot présentes sur les produits consommés ont été analysées et présentaient ‘’effectivement’’ des teneurs ‘’particulièrement élevées ’’en alcaloïde" nous expliquent aujourd’hui Bercy et la Santé.

    Comment une telle contamination a-t-elle été possible? "Des investigations sont actuellement en cours pour identifier l’origine de cette contamination et déterminer si des produits actuellement commercialisés sont concernés, précisent les autorités“.

    Somnolence, confusion, fatigue, rougeur du visage, démangeaisons …

    Dans ces conditions et dans l’attente des résultats des investigations en cours, " il est vivement recommandé d’éviter la consommation de produits de boulangerie contenant des quantités significatives de graines de pavot ". C’est tout particulièrement vrai " avant d’exercer une activité nécessitant une attention particulière (la conduite d’un véicule par exemple)". Ou encore pour les populations les plus à risque (femmes enceintes ou allaitantes, enfants, personnes ayant un risque de rétention urinaire et personnes à risque respiratoire).

    Que faut-il encore savoir quand on n’est pas un spécialiste de la codéine et de la morphine? Que l’exposition à de "telles teneurs en alcaloïdes" est susceptible de conduire "rapidement et pendant plusieurs heures" à des symptômes inquiétants: somnolence, confusion, fatigue, rougeur du visage, démangeaisons, bouche sèche, nausées, vomissements, constipation, rétention d’urine.

    Aussi les personnes qui viennent de consommer ces produits et qui présentent les symptômes précités sont invitées à contacter un Centre Antipoison en mentionnant cette consommation (coordonnées des Centres Antipoison et de toxicovigilance: http://www.centres-antipoison.net/). Et que faire en l’absence de symptômes dans les heures qui suivent la consommation de pains aux graines de pavot? Rien: il est inutile de s’inquiéter et de consulter un médecin.

    https://jeanyvesnau.com

    Ben, faut pas s'inquiéter? et, à la longue, au bout de plusieurs années de pain au pavot, il se passe quoi dans l'organisme?

     

  • Rougeole: fake news, anti-vax et vraie flambée mondiale.

    Au moins 136 000 morts en 2018 dans le monde.

    Dépassons Val Thorens, la Savoie*, et gagnons Genève. On entend déjà les oukases des anti-vax radicaux. Mais, raisonnablement, quelle autre solution que la vaccination?

    Jeudi 14 février, l’Organisation Mondiale de la Santé a alerté: flambée de rougeole dans le monde – bond d’environ 50% des cas signalés l’an dernier par rapport à 2017. "Quand nous voyons les cas signalés augmenter de 50%, nous savons que nous nous dirigeons dans la mauvaise direction", a déclaré la Pr Katherine O’Brien, directrice du département "Vaccination et produits biologiques à l’OMS".  "Nos données montrent qu’il y a une augmentation substantielle [du nombre] des cas de rougeole, précise-t-elle. Nous le constatons dans toutes les régions. Nous observons des épidémies qui se prolongent et qui prennent de l’ampleur.

    L’AFP rapporte ces données. A la mi-janvier, près de 229 000 cas de rougeole (chiffre provisoire) avaient été signalés dans le monde pour 2018, contre environ 170 000 en 2017.  "Toutes les régions ont vu une hausse des cas l’an dernier", a souligné la Dr Katrina Kretsinger, responsable médicale du Programme élargi de vaccination de l’OMS.

    Épidémies en Ukraine, à Madagascar, en République démocratique du Congo, au Tchad et en Sierra Leone. " Dans la région Europe, environ 83 000 cas ont été signalés en 2018 jusqu’à présent, dont 53 000 en Ukraine " précise-t-elle.

    Et la Dr Kretsinger de rappeler que la rougeole, infection virale hautement contagieuse et pouvant être gravissime dans les pays sous-développés. Elle peut, depuis quelques décennies, être efficacement prévenue à l’aide de deux doses d’un vaccin "sûr et efficace". Et l’OMS de déplorer "la diffusion de fausses informations sur le vaccin" – "notamment dans les pays riches".

    Démocratie et contraintes

    Est-ce là un retour vers l’ancien monde? Selon l’OMS le nombre des cas de rougeole recensés dans le monde avait diminué jusqu’en 2016. " Nous reculons par rapport aux progrès réalisés et nous ne reculons pas parce que nous n’avons pas les outils pour empêcher cela, nous avons les outils pour éviter la rougeole. Nous reculons, car nous n’arrivons pas à vacciner les enfants" déplore la Pr O’Brien.

    Pour cette spécialiste la principale raison de cet échec dans la vaccination des enfants est que ceux "qui en ont le plus besoin n’ont pas accès au vaccin".  De ce point de vue les chiffres de l’OMS sont le triste reflet de l’augmentation du nombre des "Etats fragiles, des urgences sanitaires et des réfugiés". "Les enfants qui ne sont pas vaccinés sont les plus pauvres, ceux qui vivent dans les communautés les plus marginalisées, cela peut être des enfants de réfugiés, de migrants" dit-elle.

    Il est aussi, d’autres enfants, dans les pays riches et démocratiques, dont les parents sont  (terriblement stupides) opposés à la vaccination. Des pays où les pouvoirs publics estiment ne pas avoir d’autres outils que le recours à l’obligation. Et où les fausses nouvelles galopent sur les réseaux sociaux.

     *C’est une "bouffée épidémique", un cluster rougeoleux qui fait tache, information virale peu banale. 8 février: 18 cas enregistrés. Le 12 février ont était passé à 26 cas. Et l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes de sonner une nouvelle fois l’alerte. Une alerte reprise en chaîne par de nombreux médias: les vacances scolaires d’hiver viennent de débuter pour la zone B et Val Thorens va, comme chaque année accueillir de nombreux touristes skieurs, français et étrangers.

    jeanyvesnau.com

    Sur Wikipédia:

    Transmission et contagiosité

    Le virus de la rougeole se transmet directement par voie aérienne (les gouttelettes de salive en suspension dans l'air). Il peut également se propager par contact direct avec les sécrétions du nez ou de la gorge de personnes infectées. Le virus ainsi éjecté reste dangereux au moins 30 minutes et jusqu'à près de deux heures, en milieu aérien fermé (comme celui d'un cabinet médical)8, ou sur les objets et les surfaces.

    La période de propagation du virus commence 2 à 6 jours avant l'apparition de l'éruption cutanée. L'installation du virus dans l'organisme se fait au cours de la période d'incubation. Le virus est présent dans les sécrétions respiratoires dès la fin de l'incubation, jusqu'au 5e jour après l'éruption. Le risque de transmission diminue à partir du deuxième jour suivant l'apparition de l'éruption.

    On sait depuis le XIXe siècle que cette maladie est "hautement contagieuse". La période de contagiosité débute 5 jours avant et dure jusqu'à 5 jours après l'éruption. Le taux de reproduction de la rougeole (calcul du nombre moyen d'individus qu'une personne infectée peut contaminer tant qu'elle sera contagieuse) dans une population non-immunisée est estimé entre 12 et 18, ce qui en fait l'une des plus contagieuses7.

    Complications

    Les complications de la rougeole peuvent être de quatre ordres: respiratoire, neurologique, digestif et oculaire.

    Dans les pays développés, chez l'enfant, les complications les plus fréquentes sont l'otite moyenne aiguë (7-9% des cas), la diarrhée 8%, et la pneumonie 1 à 6%.

    Surinfections bactériennes

    Elles sont causées surtout par des streptocoques (Streptococcus pneumoniae et S. pyogenes), staphylocoque doré, et Haemophilus influenzae. Elles se manifestent au niveau ORL et pulmonaires, et peuvent être à l'origine de détresse respiratoires. Historiquement, avant l'ère des antibiotiques, elles étaient la première cause de mortalité de la rougeole. Elles restent toujours responsables de près de la moitié des décès par pneumonies au cours de la rougeole.

    Complications neurologiques

    La plus fréquente est l’encéphalite aiguë post-éruptive ou post-infectieuse qui survient 3 à 10 jours après l’éruption, dans un cas pour 1000. Elle n'est pas due à une multiplication du virus dans le cerveau, mais elle s'explique probablement par un mécanisme auto-immun. Sa mortalité est de 10%.

    L'encéphalite à inclusion survient chez les patients immunodéprimés, 2 à 6 mois après l'infection.

    La panencéphalite sclérosante subaiguë survient en moyenne 8 ans (9 mois à 15 ans) après l'infection aiguë, dans un cas pour 10 000 à 25 000 enfants ou 100 000. Elle se caractérise par une dégradation progressive des fonctions supérieures et motrices aboutissant au décès.

    Autres complications

    La pneumonie dite interstitielle à cellules géantes (par fusion des cellules infectées) se voit chez les enfants ayant un déficit immunitaire.

    Les kérato-conjonctives sont fréquentes et peuvent se compliquer de cécité, plus particulièrement dans les pays en voie de développement, en cas de déficit en vitamine A, avec près de 15 000 à 60 000 cas de cécités annuels dans le monde. S'en rapprochent l'otite moyenne aiguë et les cas de surdité.

    L'hépatite de la rougeole se voit surtout chez l'adulte.

    Les formes les plus sévères de la rougeole apparaissent chez le jeune enfant souffrant de malnutrition, surtout avec déficit immunitaire ou en vitamine A. D'autre part, la rougeole conduit fréquemment à la malnutrition par ses manifestations digestives (diarrhées, vomissements...).

    Rougeole et immunité

    Perçue comme une maladie bénigne chez un sujet en bonne santé dans les pays développés, la rougeole est en fait une maladie très grave chez les enfants sous-nutris ou vivant dans de mauvaises conditions d'hygiène: en 1980, 2 600 000 personnes, dans le monde, sont mortes de cette maladie.

    Chez nous:

    Selon les données de l'Institut de veille sanitaire, il y a eu 5 000 cas déclarés en 2010 (probablement davantage de cas non-déclarés), parmi lesquels 1 500 ont abouti à une hospitalisation, 9 ont été compliqués d'encéphalite infectieuse et 273 ont été compliqués de pneumopathie. Deux décès sont survenus à la suite d'une complication de la rougeole au cours de l'année 2010, l'un par encéphalite, l'autre par pneumopathie.

    Les données montrent que les taux d’incidence en 2010 ont plus que triplé chez les moins de 1 an et ont augmenté de près de 5 fois chez les adultes de 20 ans et plus par rapport à 2009. La tendance semble encore s'aggraver au début de l'année 2011. Cette année-là on y a notifié 15 000 cas; dont 651 pneumopathies graves, 16 cas d'atteintes neurologiques et 6 décès.

    Au total, de 2008 à 2012, la France subit une épidémie de rougeole avec 23000 cas et 10 décès.

    Celles qui ne font pas vacciner leurs enfants sont des mamans-assassines!

    La bêtise, c'est aussi de la sélection naturelle.

     

  • Conservation

    D'après l'Anses

    Œufs, fruits, légumes, huiles, confitures... Qu'est-ce qui va au placard? Qu'est-ce qui va au réfrigérateur?

    "Les œufs, ça va au frigo", "la confiture aussi". Vraiment? le vrai du faux quant aux idées reçues sur la conservation des aliments.

    D'après l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), chaque année en France, un tiers des toxi-infections alimentaires déclarées surviennent à la maison. Parmi les causes possibles, la mauvaise conservation des aliments. En plus de garantir la sécurité alimentaire, bien conserver les produits permet de préserver les qualités nutritionnelles et les saveurs de ce que l'on mange. Alors, où ranger les fruits et légumes? Comment conserver le fromage? Que faut-il faire pour bien protéger le chocolat?

     

    Les bonnes pratiques.

    Les œufs doivent être conservés au frigo

    VRAI ET FAUX. Dans les magasins, les œufs sont stockés à température ambiante. Alors, où faut-il les ranger à la maison? "L'œuf peut se conserver à l'extérieur, son contenu étant stérile. Mais la porte du frigo, l'endroit le plus 'chaud' du réfrigérateur, est un endroit pratique pour ranger les œufs...

    C'est aussi une précaution supplémentaire: on n'est jamais à l'abri d'un œuf fêlé, porteur d'une contamination. Au frigo, on évite le développement bactérien de l'œuf abîmé", explique Laurent Laloux, directeur du laboratoire Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) de sécurité des aliments à Maisons-Alfort. Car la réfrigération ralentit le développement des micro-organismes. Et de rappeler que "si l'œuf est stérile à l'intérieur, la contamination peut provenir de la coquille lorsqu'on la casse".

    Il est donc inutile de laver les œufs avant de les ranger. D'après l'Anses, cela peut fragiliser la surface de la coquille, et donc encourager la pénétration de micro-organismes. Pour la durée de conservation, il faut simplement examiner l'inscription sur la coquille ou la boîte: les œufs sont à consommer de préférence avant la date indiquée, qui correspond à 28 jours après le jour de ponte. 

    Les fruits et légumes se rangent dans le bac à légumes du frigo?

    FAUX. Pour les fruits et légumes, on cherche surtout à "conserver les qualités nutritionnelles et organoleptiques. Il n'y a pas de problématique sanitaire, sauf pour les fruits et légumes préparés, qui doivent être conservés au réfrigérateur", souligne Laurent Laloux. D'une manière générale, "le frais limite la déshydratation et l'altération de l'enveloppe extérieure. Certains fruits et légumes sont plus fragiles que d'autres".

    C'est en effet du cas par cas. "Les fruits d'origine tropicale ne doivent pas être conservés au froid. Cela engendre des problèmes de texture, de brunissement, et une perte de qualité aromatique", explique Catherine Renard, directrice de l'unité de recherche Sécurité et qualité des produits d'origine végétale à l'Inra (Institut national de recherche agronomique) Avignon.

    "Au froid, la tomate perd également son arôme. Si vous mettez des pommes de terre au frigo, l'amidon se convertit en sucre. La patate est donc plus sucrée, et elle a moins de texture", souligne encore la scientifique. 

    Frigo ou placard? Les conseils pour savoir où ranger ses aliments

    Le frigo est recommandé pour les produits qui ont "une évolution rapide", comme la salade, pour conserver une bonne texture.

    "Les courges, les pommes, les oranges, se conservent par exemple longtemps à l'extérieur. Les raisins aussi. Les poires mûrissent vite quand elle sont sorties du froid: on peut donc les stocker au frigo, et en sortir deux ou trois de manière échelonnée", précise Catherine Renard.

    Pour plus d'informations, Interfel (Interprofession des fruits et légumes frais) propose des fiches pour "choisir et conserver" pour chaque produit.

     Dans la corbeille à fruits, il vaut mieux ne pas les entasser, mais laisser un peu d'espace. "Certains fruits, comme les bananes ou les pommes, produisent de l'éthylène, qui active la maturation des autres fruits. Il y a un effet auto-accélérateur", explique encore Catherine Renard. Dans le bac à légumes du frigo, n'oubliez pas d'enlever les éventuels sachets en plastique, qui provoquent condensation et humidité. 

    "Certains fruits et légumes ne bougent pas beaucoup, comme les carottes ou les oranges. L'autre extrême, c'est l'épinard, qui peut perdre en 7 à 10 jours presque la totalité de ses vitamines C et B9. Tous les autres fruits et légumes sont entre les deux, cela dépend de leur activité métabolique. La perte de vitamines est plus importante pour les légumes-feuilles, qui sont en pleine vie quand on les récolte", souligne Catherine Renard.

    On ne doit pas recongeler un produit qui a déjà été congelé

    VRAI ET FAUX. On connaît tous cette recommandation. Mais pourquoi ne doit-on pas recongeler un produit qui a déjà été congelé? Laurent Laloux nous explique ce qui se passe dans le congélo: "La congélation est un moyen de conservation qui ne tue pas les bactéries, mais qui limite leur développement. Quand on congèle une cellule, le volume augmente, l'eau à l'intérieur prend plus de place, et éclate la membrane. Quand on décongèle, la cellule perd son intégrité. Le contenu se libère, ce qui encourage le développement des bactéries. Le terrain est donc plus favorable que pour un produit non congelé."

    Par précaution, il vaut donc mieux éviter de recongeler. Ceci dit, Laurent Laloux nuance, en précisant que ça dépend du produit: "Si un produit est travaillé en cuisson, les bactéries sont détruites. Si on le recongèle rapidement, après l'avoir fait refroidir de manière protégée, il n'y a aucun risque."

    La confiture se range au frigo

    VRAI ET FAUX. Où conserver la confiture? "Si c'est une confiture avec plus de 60% de sucre, elle supporte bien l'extérieur. La confiture "classique" a une teneur en sucre telle que les micro-organismes ne peuvent pas se développer. Mais si c'est une confiture "allégée" ou peu sucrée, elle doit se conserver au frigo", affirme Catherine Renard.

    Les bouteilles d'huile, c'est au placard

    VRAI. L'huile, comme le beurre et les graisses en général, n'est pas propice au développement des bactéries. En revanche, l'huile peut s'oxyder à cause de l'air et de la lumière, ce qui peut engendrer un goût rance et une altération des qualités nutritionnelles, une dégradation des oméga-3 par exemple.

    "Quand la bouteille n'est pas opaque, il convient de la conserver dans un placard, à l'abri de la lumière", explique Laurent Laloux, de l'Anses. Et bien sûr, n'oubliez pas de bien refermer le bouchon.

    On peut dépasser la date limite sans risque pour la santé

    VRAI. Dépasser la DLUO (Date limite d'utilisation optimale) n'est pas dangereux. Toutefois, les qualités physiques, gustatives ou nutritives du produit peuvent être altérées. Comme le rappelle le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, la DLUO est affichée avec la formule "à consommer de préférence avant...". Après cette date, le produit (pâtes, riz, boissons...) est toujours consommable mais peut avoir perdu des qualités de goût, de texture...

    La DLC (Date limite de consommation) concerne les denrées périssables (yaourts, viande, poisson...), qui peuvent présenter des risques pour la santé. C'est une date à ne pas dépasser, fixée par la loi ou le producteur, et indiquée par la formule "à consommer jusqu'au...". 

    Le fromage, c'est à température ambiante, sous cloche

    VRAI ET FAUX. Le fromage est un aliment que les bactéries adorent. Mais un fromage tout juste sorti du frigo n'est pas des plus agréables. "Il faut concilier les problématiques sanitaires et organoleptiques. Il ne faut certainement pas laisser le fromage dehors pendant deux semaines. Mais on peut le conserver au frigo, bien emballé, le sortir avant le repas, le mettre sous cloche et le laisser quelques heures monter à température ambiante", souligne Laurent Laloux.

    Il faut aussi faire la différence entre des fromages très divers. "Un chaource ou un comté n'auront pas la même tenue. Quand ils sont frais, les fromages sont plus sensibles", précise Laurent Laloux.

    Idée: quand le temps le permet, mettre le fromage sur la fenêtre!

    La viande va dans la partie la plus froide du frigo?

    VRAI. Mais pourquoi la viande est-elle si sensible? D'abord, chaque aliment a des caractéristiques physico-chimiques différentes (quantité d'eau, présence de sucre etc.), qui font que les micro-organismes s'y sentiront à l'aise pour se développer, ou pas. "Les fruits et légumes, par exemple, on une protection naturelle, on va les laver, les éplucher pour enlever la couche superficielle en contact avec l'environnement. Au contraire, la viande est directement issue de la transformation, c'est un produit brut et fragile, un support idéal pour le développement bactérien", avertit Laurent Laloux. On conserve donc la viande dans la partie la plus froide du frigo, entre 0 et 4°C. A moins de 4°C, la croissance des micro-organismes est considérablement ralentie.

    Un jus de fruit ouvert doit être consommé rapidement?

    VRAI. "Un jus vendu à température ambiante a été traité pour être conservé longtemps, avant ouverture. Un jus vendu au rayon frais a subi un traitement moins important, sa durée de vie est moins longue", explique Catherine Renard. Tant que le bouchon est bien fermé, il faut suivre les recommandations de l'étiquette. Une fois que la bouteille est ouverte, elle se conservera quelques jours au réfrigérateur (en évitant de la laisser traîner des heures dehors). 

    Les jus "maison" se conservent vraiment peu de temps. En plus des effets microbiologiques, "les jus aux agrumes peuvent se déphaser rapidement, des goûts amers peuvent apparaître. Pour les fruits comme la pomme, la poire ou la pêche, les jus peuvent brunir", souligne Catherine Renard. Sirotez donc vite votre boisson "minute".

    Les pâtes, le riz et les farines vont dans des bocaux en verre.

    VRAI ET FAUX. "Les aliments secs se conservent à température ambiante sans problème. En outre, les pâtes et le riz vont être cuits, donc stérilisés. Les bocaux pour les produits secs, c'est juste pour le côté pratique ou esthétique", explique Laurent Laloux. Cependant, "il faut juste éviter l'humidité, qui peut provoquer l'apparition de moisissures".

    En bref, des emballages bien fermés dans un placard à l'abri de l'humidité, c'est suffisant. Cependant, si vous êtes victimes de petites bêtes indélicates comme les mites alimentaires, mieux vaut préférer les bocaux.