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histoire

  • La Daurade à Toulouse

    Toulouse, la Vierge Noire

    Le IIIe siècle est marqué par le martyre de saint Saturnin, premier évêque de Toulouse en 250. Cet évènement marque le début de la conversion de la ville au christianisme. Saint Saturnin refusant le culte romain est condamné à être attaché au jarret d'un taureau. D'après la légende du saint, il est entraîné par la bête depuis le forum vers l'extérieur de la ville jusqu'à ce que la corde se rompe. C'est après avoir franchi les remparts de la ville par la porte de la Porterie (aujourd'hui située sur la place du Capitole), qu'elle se casse dans la campagne environnante. Le souvenir de ce martyre et de cet emplacement sont matérialisés par le nom donné à la rue: la rue du Taur. Cette légende est aussi à l'origine du nom du quartier de Matabiau, c'est à cet endroit que les bouviers auraient tué le fameux taureau. Deux sœurs, les saintes Puelles se sont occupées d'ensevelir le corps de saint Saturnin à l'endroit où il est tombé.

    Peu de traces ou de monuments romains sont parvenus jusqu'à nous. Un tronçon de rempart est visible place Saint-Jacques près du palais Niel et des restes de l'amphithéâtre de Purpan sont des témoins de cette époque. Cela s'explique en grande partie par le matériau principal des constructions romaines qu'est la brique. Contrairement à d'autres villes romaines construites en pierre de taille, Toulouse a été obligée d'utiliser la glaise de la vallée pour fabriquer des briques pour ses constructions. Or la brique est un matériau beaucoup moins résistant que la pierre. Les nombreuses reconstructions successives ont été faites à partir et sur les anciens bâtiments romains. Aujourd'hui, la base des édifices romains et des aménagements urbains sont enfouis sous 3 à 5 m du pavé toulousain. Dernièrement, la construction du métro de Toulouse a permis de faire avancer les connaissances sur l'antique Toulouse.

    Le culte de la Vierge a été initié à Éphèse, en 431. C'est peut-être l'une des raisons de la construction de l'église de la Daurade, dédiée à la Vierge Marie représentée sous la forme d'une vierge noire. En effet, connue aujourd'hui sous le nom de " basilique de la Daurade " à cause de ses mosaïques à fonds dorés, l'église est d'abord appelée “basilique Sainte-Marie de Toulouse". Son nom provient d'une mosaïque en or qu'elle renfermait: "Deaurata" qui veut dire couverte d'or.

    Elle est intégrée au IXe siècle à un monastère bénédictin. Au XIe siècle, l'église, restée dodécagonale, est prolongée par une nef romane. Elle est rattachée à l’abbaye de Moissac en 1077, et le monastère est augmenté d’un cloître. La coupole est détruite en 1703, alors qu'elle menaçait de s'écrouler. Un dôme est alors posé en 1760, entamant un peu plus la solidité des murs. En 1761, mal entretenue, toute l'église romane doit être démolie. Un projet de reconstruction débuté en 1764 est arrêté afin de permettre la construction des quais de la Garonne par l'architecte Saget en contrebas, et sur lesquels l'implantation de la basilique débordait.

    Le nouveau projet était ambitieux. Il s'agissait de reproduire la basilique Saint-Pierre de Rome. Neuf ans plus tard, on modifia les plans, et on opéra une rotation et une translation de l'ensemble. Ainsi, le chœur de la basilique primitive, qui était bâtie sur les vestiges du temple romain, se situe aujourd'hui sous le transept. Les travaux furent interrompus par la Révolution. L'église fut consacrée basilique par le pape Pie IX en 1876, soit deux ans avant la basilique Saint-Sernin. Elle ne fut réellement terminée qu'en 1883.

    Aujourd'hui, la Daurade abrite les restes du poète Pierre Goudouli, dont la statue orne le centre du jardin de la place Wilson.

    Les Vierges noires sont des effigies féminines qui appartiennent à l’iconographie du Moyen Âge européen. Elles figurent généralement la Vierge Marie, mais certaines d'entre elles représentent également Sara la noire ou sainte Anne. Elles tirent leur nom de leur couleur sombre, souvent limitée au visage et aux mains. La plupart d'entre elles sont des sculptures produites entre le XIe et le XVe siècle, mais parfois aussi des icônes de style byzantin des XIIIe et XIVe siècles. On trouve parmi elles de nombreuses Vierges à l’enfant. La majorité des 450 à 500 recensées se rencontre dans le bassin méditerranéen occidental, domaine de l'art roman, avec une concentration importante dans le sud de la France où on en compte 180. La Vierge noire de Częstochowa est, par sa localisation, un exemple atypique. Bien que des musées en conservent, la plupart des Vierges noires sont placées dans des églises et certaines suscitent des pèlerinages importants.

    Les Vierges noires romanes ont inspiré de nombreuses imitations ultérieures. À côté des Vierges, il existe en France une autre sainte noire, sainte Sarah, patronne des gitans, Roms, chez qui elle est connue comme Sara e Kali (Sarah la noire). Sa statue se trouve dans la crypte de l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône). On trouve bien sûr des Vierges noires dans les régions du monde où vivent des populations à peau sombre, bien que leur couleur ait alors une signification clairement différente de celle des Vierges européennes.

     A suivre

     

  • Inondations: vous avez les pieds dans l'eau?

    Riez jaune: ce sera pire au mois de Mars!

    Vous êtes bien content-e car vous êtes au sec?

    Riez jaune, car vous risquez de mouiller vos pieds en Mars! en effet, j'avertis encore: durant tout le mois de Mars, PARTOUT en France il va pleuvoir très fort avec de très forts coup de vents violents….

    Croyez-moi, ce sera sévère!

    Protégez-vous: achetez bottes hautes, bateaux, piles et bougies, faites des provisions de bouteilles d'eau, victuailles à consommer froides…

    Aucun coin de France ne sera à l'abri…. même pas Toulouse où cela fait un bail que MacMahon est venu constater les dégâts d'une crue mémorable de la Garonne.

    L'histoire de Patrice de Mac-Mahon, président de la République du 24 ami 1873 au 30 janvier 1879, est très liée à celle de Toulouse.

    D'abord car l'un de ses ancêtres, Riquet, avait, sous Louis XIV, percé le canal du Midi. Mais surtout parce qu'en 1875, lors de la plus effrayante crue de la Garonne, qui fit des centaines de morts, il ne trouva que ces mots, “Que d'eau, que d'eau...", pour réconforter les Toulousains.

    Ce militaire de carrière, Saint-Cyrien, devient général à 40 ans. Lors de la campagne de Crimée, il est héroïque, notamment pendant la défense de la tour de Malakoff. C'est là qu'il oblige les Russes à se retirer par ces mots, plus glorieux ceux- là: “J'y suis, j'y reste!".

  • Baguette... notre identité... fière de l'être!

  • La tradition chez nous, à Noël (Toulouse)

    L'image ci-dessus date début année 1900: je n'ai jamais été vêtue ainsi, bien sûr!!!

     

    Cela se passait avant que le malheur n'arrive.

    On passait toute l'après-midi à faire des oreillettes. Cherchez la recette dans la boîte à outil “recherche“.

    Puis, mon père attrapait le sapin qu'un marchand vendait avec son camion en passant par toutes les maisons. On le posait dans un coin de la pièce. Une fois installé, tout le monde se mettait à le garnir de boules, guirlandes, etc. A la fin, on attachait aux branches de petits godets qui contenaient des bougies de gâteaux d'anniversaire en faisant attention qu'ils soient posés loin d'une branche.Parfois, une bougie voulait embraser le sapin mais on surveillait de près et, raté!!!

    En haut du sapin, il y avait une étoile dorée. Dans un coin, une crèche... comme dans toutes les maisons, c'est sûr.....

    On faisait un bon repas aux chandelles (après la guerre, l'électricité manquait souvent donc, on avait l'habitude de rester aux bougies ou sous la lampe).

    Nous, on n'allait pas à la messe de Noël car on n'avait pas de voiture et l'église du village de Colomiers où nous habitions étaient à deux km.

    Nous, les enfants étions couchés à 9 heures. C'est le lendemain qu'on ouvrait, en se levant, les cadeaux apportés par le Papa Noël…

    Mon seul vrai cadeau a été un poupon en plastique; je l'ai appelé Patrick…. il avait les cheveux dessinés dans le plastique. Avant ce dernier Noël de ma vie, nous n'avions que des mandarines.

    Après, il n'y a pas eu de Noël. Après le malheur….

    Sinon, la tradition toulousaine était d'aller à la messe de Minuit puis de rentrer manger la soupe à l'oignon. Éventuellement, selon les familles, les enfants ouvraient leurs cadeaux sinon, comme nous, le lendemain matin.

    C'était amusant d'aller dans la rue, emmitouflés des pieds à la tête, d'aller comparer nos cadeaux avec les enfants des voisins. On avait, alors, qu'un seul cadeau, mais, nous étions les rois du monde!

     

  • Parlons histoire de notre région

    L’Occitanie n’a jamais figuré sur une carte du monde mais sa langue est parlée dans 3 pays: le 1/3 sud de la France, les 12 vallées alpines d’Italie et le Val d’Aran en Espagne.

    Sa culture a rayonné sur toute l’Europe à la période des troubadours, de la fin du Xe siècle jusqu’au XVIe.

    La civilisation occitane porteuse d’amor, de convivéncia, d’ouverture et de partage, ne bénéficie pas toujours des mêmes vertus à son encontre. Tour d’horizon des différentes embûches pour qu’Occitanie soit le futur nom de la nouvelle région LRMP.

    La participation a été faible (204 000 personnes tout de même, vu les difficultés pour voter ce n’est pas si mal), Occitanie c’est encore et toujours ringard, passé, pas fédérateur...

    C’est un beau nom de baptême, un nom qui porte les valeurs de l’Occitanie, le partage, la tolérance, la convivialité, la fraternité, l’égalité entre les hommes et les femmes de ce midi de la France.

    Mais, cependant, il faut savoir que la langue occitane n'a jamais existé, ce mot est une invention du XXe siècle, les universitaires parlaient de langue romanes dites de langues d'Oc et désignaient les divers dialectes qui se distinguaient suivant les provinces, de Provence, Languedoc, Gascogne, Limousin, Auvergne.

    "Occitania" est certainement la déformation d'Aquitania au Ve siècle sous le royaume wisigoth, nom qui n'a jamais désigné aucun territoire, est resté inusité. Languedoc est aussi certainement le dérivé à la création de cette province faisant suite au comté de Toulouse au XIIIe siècle.

    Occitanie est un néologisme des militants régionalistes occitans de la 2e moitié du XXe siècle, pour designer le territoire de ce qu'ils nomment “langues occitanes“.

    Fréderic Mistral a obtenu le prix Nobel de littérature en 1904 pour son œuvre en "provençal".

    Mais, il faut remonter plus loin: Occitanie, apparu en français en 1556. Occitan et Provençal sont synonymes, c'est la langue du Midi, comme la Provence désigne le Midi (premiers statuts du Félibrige, 1862: "Entendèn pèr Prouvènço lou Miejour de la Franço tout entié.")

    Ce qui est vrai, c'est l'invention de "langues d'oc" à la fin des années 1970 par Jean-Claude Rivière, universitaire d'extrême-droite, membre du jury de la thèse révisionniste d'Henri Roques.