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26/01/2016

Dangers des boîtes à pizza, brique lait, boîtes à céréales ect.....

Attention aux papiers et cartons recouverts d'un film.

Les composés éthyl alkyls perfluorés sont utilisés dans des substances entrant en contact avec les aliments qui agissent comme antiadhésifs de l’huile et de l’eau pour le papier et le carton, qui entrent en contact avec les aliments aqueux et gras. La FDA a dit que de nouvelles données sont disponibles qui montrent que la toxicité de substances structurellement similaires à ces composés démontre qu’il n’y a plus de certitude raisonnable d’innocuité quant à l’utilisation de ces substances entrant en contact avec les aliments. Donc, les boîtes à pizza aux USA sont interdites de ce composé.

Erik Olson, directeur du programme de santé du National Resources Defense Council (NRDC), a salué l’action de la FDA citant son pouvoir de rendre plus sûres les boîtes à pizza.

“L’interdiction de la FDA est une première étape importante – mais juste une première étape – concernant l’amélioration de la sécurité de notre approvisionnement alimentaire.

Ou retrouve-t-on ces substances chimiques?

Les substances chimiques transmises aux nourrissons par l'allaitement

Des substances toxiques largement utilisées dans l’industrie (les composés alkyls perfluorés) se transmettraient de la mère à l’enfant au cours de l’allaitement, d’après une étude menée conjointement par le Danemark et les Etats-Unis. La présence de ces produits chimiques dans le sang des enfants augmente avec la durée de l’allaitement.

Allaitement - Alkyls perfluorés

Selon cette étude, le taux de substances chimiques retrouvées dans le corps des enfants augmente de 20 à 30 % par mois d'allaitement.

De nombreuses substances peuvent se transmettre de la mère à l’enfant au cours de l’allaitement. Ce débat a déjà été soulevé à plusieurs reprises. Des chercheurs danois et américains se sont penchés sur une classe très particulière de produits chimiques: les alkyls perfluorés. Pour cela, ils ont suivi 81 enfants nés sur les Îles Féroé entre 1997 et 2000 et ont recherché la présence de cinq types d’alkyls perfluorés dans leur sang (à 11 mois, 18 mois et 5 ans).

Des taux de substances chimiques qui augmentent avec la durée de l'allaitement

Leurs résultats, publiés dans la revue Environmental Science & Technology le 20 août 2015, révèlent une augmentation de 20 à 30 % de quatre des produits chimiques testés dans le corps des enfants, pour chaque mois où ceux-ci ont été allaités. L’augmentation était moins marquée chez les enfants nourris partiellement au lait maternel.

Toutefois, les taux de ces substances dans l’organisme des enfants commençaient à baisser dès qu’ils n’étaient plus allaités. C’est la première étude qui révèle l’étendue de la contamination aux alkyls perfluorés via le lait maternel et l’accumulation de ces substances dans le corps avec le temps.

Les alkyls perfluorés présents dans l'eau destinée à la consommation

Les alkyls perfluorés sont utilisés dans la fabrication de produits protecteurs contre l'eau, la graisse et les tâches (pour les textiles par exemple), ou encore dans des mousses anti-incendie, des peintures, des emballages alimentaires… Ils se retrouvent fréquemment dans l'eau destinée à la consommation, en raison de contaminations près de sites industriels2. Ils s’accumulent petit à petit dans l’organisme et peuvent se retrouver dans le corps longtemps après l’exposition.

Ces substances peuvent "être responsables de l’apparition de cancers et perturber les fonctions immunitaires", rappelle la Harvard Chan School of Public Health, qui a participé à l'étude. Pas question pour autant de "décourager l’allaitement", tempèrent les scientifiques, qui appellent à plus de contrôles pour empêcher les contaminations par ces substances.

Sources:

1.Breastfeeding as an Exposure Pathway for Perfluorinated Alkylates, Ulla B. Mogensen, Philippe Grandjean, Flemming Nielsen, Pal Weihe, and Esben Budtz-Jørgensen, Environmental Science & Technology, August 20, 2015 (abstract en ligne)

  1. Campagne nationale d'occurrence des composés alkyls perfluorés dans les eaux destinées à la consommation humaine, Anses, mais 2011 (rapport en ligne)

Il faut se rendre à l'évidence: les produits chimiques sont partout autour de nous, à des doses nuisibles et de plus en plus fortes. Le plus inquiétant est d'ailleurs que beaucoup ne se dégradent quasiment pas et s'accumulent dans nos organismes et notre environnement... Et les enfants sont généralement plus contaminés que leurs parents, les mères en transmettant une partie durant la grossesse!

Les méfaits des produits chimiques

Lors de la présence de PCB dans l'organisme, la première question posée concerne souvent la consommation de poisson. Certains de ceux pêchés en mer Baltique en 2005 ne respectaient pas la teneur maximale en dioxines autorisée par l'Union.

Lors d'autres tests réalisées par WWF sur des familles de différents pays de l'Union, des produits ont été retrouvés sur trois générations consécutives:

OCP (pesticides organochlorés) tels que le DDT, le chlordane et le lindane, pourtant théoriquement interdits depuis longtemps.

PCB (polychlorobiphényles) utilisés dans les appareils électriques jusqu'en 1985.

Retardateurs de flamme bromés (PBDE, HBCD, TBBP-A) des meubles, tapis, matériaux d'isolation, télévision...

PFC (composés perfluorés) des poêles anti-adhésives et traitement anti-taches.

BPA (bisphénol-A) présent dans les boîtes de conserve, les bouteilles et même certaines tétines de biberon.

Phtalates des jouets, encres d'impression, produits pharmaceutiques et cosmétiques.

Muscs synthétiques servant pour les désodorisants, parfums d'ambiance, etc.

Or des études ont démontré la relation entre la présence de ces produits dans l'organisme et le développement de certaines pathologies (asthme, allergies, cancers, perturbations hormonales, troubles neurologiques...).

Du reste, cette contamination touche toute la chaîne du vivant... et l'espèce humaine est placée à la tête de celle-ci! On a retrouvé des concentrations anormalement élevées de PCB même chez les Inuits et les ours polaires.

Comment les reconnaître ?

C'est pourquoi REACH a lancé un programme systématique d'évaluation des produits présents sur le marché. Celui-ci sera réalisé par un laboratoire créé pour l'occasion à Helsinki (Finlande).

Par ailleurs, un nouveau système d'étiquetage des produits chimiques a été adopté au niveau européen. S'adressant tout particulièrement aux personnels des secteurs concernés, il précise, par des pictogrammes, si les substances sont:

explosives,

comburantes (forte réaction au contact d'autres substances),

inflammables, et à quel degré,

nocives par inhalation, ingestion, contact cutané...,

corrosives,

irritantes,

cancérogènes ou mutagènes,

nuisibles à la reproduction,

dangereuses pour l'environnement.

Sur l'étiquette, des précisions sont aussi apportées sur la nature des risques encourus. Ce sont les "phrases R", numérotées de 1 (" Explosif à l'état sec") à 68 ("Possibilité d'effets irréversibles"). Ces phrases R peuvent se combiner entre elles et sont accompagnées de conseils de prudence, les "phrases S" de 1: "Conserver sous clé", à 64 0 "En cas d'ingestion, rincer la bouche avec de l'eau (seulement si la personne est consciente)"!

 

 

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