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02/05/2015

Dans les années sixties-seventies….à Toulouse...

Il y a quelques années encore on disait le public toulousain le pire de tous. Aucun chanteur ou chanteuse n'étant jamais passés sous les fourches caudines des oreilles des Toulousains n'étaient pas reconnu-es comme tels!

Dans les années 60 et quelques, la chanteuse Yéyé, Sheila voulu donner un concert à Toulouse, place du Capitole; tout à coup, il y eut une panne de micro et de zizique (sa préférée. -Nous n'étions que de pauvres ouvrières, fauchées donc, et bon, un concert gratuit, ça ne se refuse pas, n'est-ce pas?) et on a plus rien entendu!

Quels sifflets, mes aïeux! quels cris, quels houhouhou! quel charivari de la foule, à me casser et à casser toutes les oreilles des croulants du coin! que de quolibets on lui a fait!

Non mais, Non mais! des parigots qui venaient se faire mousser chez nous et qui n'avaient qu'un maigre filet de voix! Décontenancée, elle s'est arrêtée, perdue, ne sachant plus que faire! et rires de plus belle....

Pas de ça Lisa! Pas de ça à Toulouse, la parigote! Hou, hou: on ne l'a pas manquée, croyez-moi! jusqu'à se faire péter les cordes vocales... paradoxal!

Mais, d'autres fois, (je ne sais plus qui chantait), aussi, panne de micro…. et pourtant, on entendait la chanson… et nous sûmes que l'artiste chantait pour du faux! du playbaque… Non mais, quelle chabraque! ouhhouhou!

Tellement de quolibets, que, dépité, l'artiste devait partir en douce…. et nous de danser en riant ferme sur NOTRE place du Capitole.

Mais, celle ou celui qui, imperturbable, continuait à chanter malgré la panne de musique et qui chantait en direct, courageusement, même si on l'entendait peu, bien sûr, alors, montait la sensationnelle clameur, la férocité des hurlements des yéyés toulousains. Ce ou cette chanteuse, croyez-moi, savait que ses microsillons se vendraient à tire-larigot dans les bacs des disquaires de Toulouse: la jeunesse toulousaine avait tranché: le podium lui était réservé, ad vertan en æternam!

Je ne me souviens plus en quelle année nous avons battus le record Guinness book de la foule la plus hurlante du monde. Là aussi, j'y étais!

Puis, on a transformé l'Ancienne Halle aux Grains en scène de théâtre et musique. Et notre bien-aimé Johnny s'y est produit: J'ai tenté d'arriver tôt, pour avoir de la place avec mes copines…. Impossible, une folie destructrice descendait et remontait sans cesse les boulevards…

A cette époque, déjà, je travaillais dans les boîtes de confection…. comme nos vioques nous piquaient toute la paye, il nous fallait aller à pied en centre-ville. Environ 6 ou 7 km… et comptez le retour en plus.

On voyait des centaines de blousons noirs… avec des mines un peu trop patibulaires à notre goût. Et puis, à chaque passage de Johnny in Tolosa, tous les strapontins étaient cassés! Mais, la soirée et la mi-nuit était bouillante chaude dans les rues chaudes de Toulouse; nous errions comme des âmes en peine, les pov' filles qui avaient eu, trop la trouille, de se retrouver coincées entre des mecs vociférants, hurlants et armés de poings américains et de chaînes à vélo! Tous ceux qui n'avaient pas pu entrer dans la Halle, elle était, brusquement, devenue si rikiki!

La seule fois où j'ai pu assister, à peu près peinarde, à un concert de mon Idoles des jeunes, c'était en 1973, j'avais 23 ans et il était venu chanter aux environs de Montauban; la ville lui avait fermé les portes, il a dû monter une scène à la Villedieu!

Je me suis souvenue des deux précédentes fois, ratées par la faute des blousons noirs, mais, quel pied ce fut de pouvoir voir, enfin, bouger sous mes yeux, mon idole de jeunesse. Sauf que, en 1973, je préférais depuis longtemps, depuis Woodstock: Janis Joplin, Joe Coocker, Jimmy Hendrix, les Clash, les Doors, les Rolling Stones et un petit groupe qui chantait the Wall… je n'ai jamais rien compris à l'anglais ou l'amerloque, mais pfuiiit, pour bouger, qu'importe le flacon…

Prochaine note: le théâtre du Capitole

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