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07/06/2016

Et les microsphères, c'est aussi fait avec la pétrochimie?

La société Pylote invente le flacon qui détruit lui-même les bactéries

La start-up Pylote, implantée à Dremil-Lafage, intègre une technologie dans les emballages de produits faisant disparaître les conservateurs. L’entreprise a levé deux millions d’euros en janvier 2016. Qu’importe le flacon?

C’est une technologie verte qui pourrait révolutionner la conservation des produits. La PME Pylote, installée à Dremil-Lafage, a crée une innovation permettant de faire disparaître les conservateurs des produits. En effet, grâce à des microsphères minérales intégrées à l’emballage, les bactéries sont stoppées. L’entreprise toulousaine, qui a effectué une levée de fonds de deux millions d’euros en début d’année, a reçu en février le prix du salon européen Pharmapack.

"L’effet Pylote, stocké dans les microsphères en céramique ou minérale, génère des éléments qui détruisent les bactéries pouvant se développer dans un produit", détaille Loïc Marchin, le cofondateur de la société Pylote, créée en 2009. "Quand on manipule un produit, 85 % de la contamination provient de l’emballage du produit. La force de notre technologie, c’est qu’elle est mise en place dans les emballages, comme des flacons, sans toucher au processus industriel des fabricants".

Commercialisation en Europe et aux États-Unis

Cette technologie verte, qui a nécessité cinq ans de recherche, peut s’appliquer à de nombreux domaines comme le médical, l’alimentaire, la cosmétique, etc. Elle permet surtout aux industriels de baisser, voire d’éliminer totalement, les conservateurs (parabène, perturbateurs endocriniens…) dans les produits du quotidien.

"Nous avons déjà testé notre innovation sur les compte-gouttes ophtalmologiques, un produit sensible à la contamination, où des conservateurs sont ajoutés mais qui peuvent provoquer des effets secondaires pouvant aller jusqu’à la cécité", souligne Loïc Marchin.

"Avec notre technologie, appelée Pyclear Protection, c’est le flacon qui détruit lui-même les bactéries. Nous pouvons fournir l’équivalent de 100 millions de flacons-doses par an".

En échange d’une licence d’utilisation, la start-up, qui compte actuellement quatre salariés, fournit donc les microsphères au fabricant d’emballage qui les intègre lui-même dans son produit. Grâce à l’arrivée de nouveaux capitaux auprès des fonds d’investissements Auriga Partners et Galia Gestion, la société compte accélérer son développement commercial en Europe et aux États-Unis où elle doit participer en avril et mai à des salons spécialisés.

"Nous lançons maintenant la phase de commercialisation de notre produit, donc nous allons embaucher pour passer à huit salariés à la fin du premier trimestre", conclut Loïc Marchin qui veut dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et 2018.

 

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