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Gastronomie - Page 63

  • Faisons du magret séché

    En fait, c'est très, très facile. Le plus important finalement, c'est d'utiliser des plats et ustensiles que vous aurez fait ébouillanter AVANT! Prenez des terrines de terre ou des plats en verre de préférence.

    Achetez un bon gros magret frais. Faites un lit de gros sel, posez le magret la peau sur le dessus, salez et poivrez fortement; il vaut mieux faire des entailles dans la peau et forcez le poivre à y pénétrer; recouvrez ensuite de gros sel et laissez 24h dans le sel mais au frais, bas du réfrigérateur par ex.

    Vous sortez ensuite la viande, vous rincez et re-poivrez, puis vous enveloppez dans un torchon très propre que vous laissez au frais, 3 semaines suspendu si vous pouvez, pour  bien sécher. Si vous êtes très pressé de goûter votre préparation, attendez au minimum 3 jours.

    N’hésitez pas à varier les épices avec lesquelles vous badigeonnez votre magret, mais n’omettez pas le poivre qui a des propriétés antiseptiques.

    Surtout, veillez bien à l’hygiène: il faut une propreté méticuleuse lorsqu’on réalise une recette sans cuisson. De plus, lorsque le magret est sec, et que vous commencez à le consommer, il semble évident de continuer à faire attention et à le remettre au frigo rapidement.

    Ces précautions sont très simples et vous vous régalerez avec votre préparation sur pain de campagne tintché ou non, arrosé d'un filet d'huile de noix et d'une salade verte ou cresson avec huile de noix, cerneaux de noix et dés de Roquefort, c'est le minimum du Sud-ouest!

     

  • .... et comme je suis généreuse, voici un second article de considérations: le foie gras.

    Foie gras comme j'aime

    Si vous cherchez ici la date de l'invention du foie gras, vous allez être déçu-e car personne ne sait au juste. On a retrouvé des bas-reliefs sculptés de l'Ancien Empire Egyptien datant de 25000 avant le JC qui montrent les gens de l'époque en train de gaver des oies mais les historiens s'accordent à dire que personne ne peut avancer que les fermiers de l'époque dégustaient les foies où récupéraient seulement la graisse des animaux.

    Car, en fait, bien des religions avant et encore aujourd'hui, obscurantisme de la terreur de la mort bien ancrée dans la psyché mondiale, donnaient comme impures les viandes de cochon, voire du pauvre et simple beurre. Les pauvres croyants de l'époque n'avaient plus de gras à se mettre sous la dent, je veux dire sous la patate. Je veux simplement dire à ces historiens que si les gens de cette époque n'avaient pas fait la différence de goût entre un foie maigre et un foie gras, c'est qu'il leur manquait des vitamines dans la rétine et une ou deux neurones sous le capot.

    Comme le Grand Peuple de la terre -ayant pris la poudre d'escampette d'Egypte et après avoir traversé la mer Rouge, comme il a pu- a trouvé une terre a peu près tranquille pour se prosterner tranquillement devant le dieu qu'il s'était choisi, le foie gras a commencé son voyage de conversion des palais et de conquête de la planète.

    Je me souviens qu'écrivant des recettes gastronomiques pour le Journal des Chasseurs, j'ai entendu ces derniers pester contre la convention Bellorgey qui voulait supprimer, dans les années 90, notre délectable produit bien français de notre patrimoine gastronomique; de chafouins crétins européens voulaient nous faire rendre gorge de notre régal national comme ils le font pour la corrida. Le rédac-chef m'avait demandé si je pouvais faire quelques lignes pour défendre notre sacré foie gras, ce que j'ai fait.

    J'ai donc fais quelques recherches mais il n'y avait pas d'internet à l'époque et personne pour me donner toutes les infos que vous lisez tranquillement ici. Mais, j'avais découvert un article sur les oies sauvages qui migrent et avait lu qu'elles devaient beaucoup se nourrir pour partir d'un continent, l'autre. Du coup, j'ai fait comme les romains à la belle époque de leur épopée de conquête, quand ils ont asservis toute la Gaule, sans parvenir à faire tomber un minuscule village gaulois que vous connaissez bien. J'ai fait la liaison entre: oie, manger, grossir, voyager.

    Les Romains étaient malins, ils avaient vu passer les oies sauvages la panse bien pleine. Ils les avaient vues dans les champs autour de Rome, la ville impériale de Jules, en train de se gaver de figues. Si une pauvre vieille oie, trop grosse et trop vieille, leur tombait dans l'assiette, ils constataient bien que le foie de la rombière était bien pourvu de bon gras. Miamm! Qu'ils se disaient entre eux. Pas bêtes, ils eurent vite fait d'obliger les esclaves de leur maison à gaver les gros oiseaux.

    J'ai donc fait passer cet article en 88, il me semble et puis voilà, les choses ont continué car nous avons tenu bon devant les technocrates de Bruxelles; facile, ils doivent être plus nombreux à en mager que ceux qui veulent l'éliminer. Trop bon. Ce n'est qu'environ une dizaine d'années plus tard que j'ai constaté que mon petit article avait donné l'idée à d'autres de mélanger le foie gras avec de la confiture de figues ou de fabriquer des terrines en alternant le foie gras avec des figues. Quels ignorants, quels fumistes. Le vrai et bon foie gras aux figues n'est autre que celui de canards ou oies gavés par ces fruits eux-mêmes; c'est ainsi que la chair est bien parfumée et le foie merveilleux.

    ATTENTION: ARNAQUE!

    Vous ne trouverez pas vraiment du foie gras ainsi réalisé car, le gavage aux figues est extrêmement onéreux..... et puis, les figues ont une saison en France et ailleurs aussi, je suppose. Et puis, il n'y a pas assez de figues pour nourrir les milliards d'oies et de canards qui vagabondent ou se serrent dans les cages des éleveurs. De même, il ne faut gaver les palmipèdes que les dernières semaines avant de les tuer; avant, ce genre de nourriture ne fera pas avancer l'arôme du foie et le foie semble plus petit que celui que l'on fait de nos jours. Cela a été déjà calculé par je ne sais quelle équipe de chercheurs agronomiques; finalement, le gavage aux figues, c'est une sacrée et nouvelle aventure compliquée et rapportant peu au niveau finances. Alors, ne vous laissez pas manipuler par les faux gastronomes et vrais fumistes de la profession de gaveur ou de chefs cuistots.

    Le mot figue en latin se dit ficatum. Les canards des Romains étaient des jecur ficatum ou "foie d'un animal gavé aux figues" mais tout cela est devenu au cours des siècles, le foie, tout simplement.

    Il parait que nous sommes les plus gros producteurs au monde. Mais, on en trouve désormais un peu partout sur la planète du gavage de foie. Même les Canadiens s'y mettent; ils ont une production depuis 20 ans. Prenez un descendant de mousquetaire obligé d'aller se perdre dans les glaces nordistes. Le pauvret, toujours gelé en permanence. Pour ne pas devenir neurasthénique,  il ne lui restait qu'une chose à faire, gaver des canards. Cela réchauffe. Et, comme on dit toujours: on est mieux servi que par soir-même et si le foie gras ne vient pas à toi, c'est toi qui l'obligera à venir quand même.

    Je préfère le foie gras semi-frais ou frais. Une bonne tranchette sur du pain de seigle croustillant. Pas plus, pas moins. Et, si l'on veut être un vrai occitan, on pose délicatement le foie sur son pain grillé, on n'essaie pas de le tartiner comme un malade. Le foie gras n'est pas un pâté, mémé. Avec un bon petit verre de vin rouge bien épais, genre Cahors. Moi, le vin  de ma dégustation, c'est du rouge et pas du blanc. Cela vous choque? C'est que vous ne mangez du foie gras qu'une fois par an!

     

  • Au secours j’ai acheté une corde de piment d’Espelette!

    ben... qu'est que j'en fais, maintenant!

    Comme beaucoup de visiteurs en Pays Basque vous avez rapporté, de vos vacances estivales, cette belle guirlande rouge vermillon et vous ne savez pas quoi en faire! On les regarde: ils sont beaux, brillants… à croquer… mais

    La corde de piment d’Espelette de 20 piments est la survivante de cette tradition qui consistait à faire subir une première déshydratation naturelle sur la façade de l’etxalde*. Elle est donc destinée à être réduite en poudre.

    Pour obtenir une poudre parfumée il faut transformer la corde de piment d’Espelette avant le mois de Mars de l’année qui suit sa récolte (Récolte 2013, transformation avant Mars 2014).

    Après une déshydratation naturelle dans un endroit bien ventilé d’une quinzaine de jours minimum, il faut séparer le pédoncule (partie verte et ligneuse) du fruit, il est bon en même temps de déchirer l’enveloppe du piment.

    Attention, pour les personnes sensibles, il est conseillé de mettre des gants et d’évité de se toucher les yeux et les muqueuses…

    Mettre les piments idéalement sur une grille assez fine, autrement mettre le lèche frite en dessous à cause des graines, dans un four à 90°C et en abaissant la température à 50°C aussitôt enfourné et en laissant le four légèrement entrouvert.

     Il ne s’agit pas ici de cuire mais de sécher, le must, à mon avis, étant d’obtenir une poudre sèche et non grillée, porteuse de parfums fruités.

     Le temps de séjour dans le four est difficile à estimer, le bon repère est quand le piment pris entre deux doigts casse comme du verre. A ce moment-là sortir le piment d’Espelette du four et le piler ou le concasser dans un moulin à café, un mixer… Attention la poudre est très volatile et peut faire éternuer assez violemment.

    Pour le conserver n’hésitez pas à le mettre dans une verrine type foie gras propre, plutôt que dans un bocal à confiture, les joints de ce type de contenant étant très fin il risque de ne pas assurer une étanchéité suffisante, a moins d’être neuf. Gardez à l’abri de la lumière et dans un endroit frais et transférez dans la cuisine dans un autre contenant au fur et à mesure de vos besoins.

    *Etxalde: ferme.

    Une sauce avec un nom à coucher dehors alors qu'on a un billet de logement dans la poche .

    :-)

    Mais, en fait, je la réalisais sans savoir le nom…. comme dab! parce que moi, et le Roquefort, on est mariés depuis ad vertan aeternam que je me souviens que c'était d'abord le préféré de mon papa!

     

    SAUCE (dite  Xuri ta Urdin)

    1/5e Purée de piment d’Espelette

    4/5e Crème fraîche épaisse

    25 g Roquefort

     

    En accompagnement d’une fondue bourguignonne ou simplement sur les toasts dans du riz, des viandes ou volailles, enfin, du chaud, du froid... où vous voulez!

    Soyez pas sectaire!

     

    Toulouse, toulousain, cuisine, gastronomie, recette, occitanie

     

     

     

     

     

     

  • Fin et délicat, le magret de palombes

    Magret de palombes

    Pour 6 personnes

    6 palombes; 4 cuillères à soupe de miel

    4 cuillères à soupe de vinaigre balsamique ou pas

    Sel, poivre

    Préparer la sauce. Versez le vinaigre balsamique dans une casserole et le porter à ébullition. Baissez le feu et laissez frémir pendant 5 minutes.

    Ajoutez le miel et laissez cuire 3 minutes. Réserver au chaud.

    Levez les magrets de palombe et conserver le reste des palombes pour les cuisiner en salmis. Attention aux doigts! ayez toujours couteau à longue lame fine et bien aiguisée.

    Posez les magrets coté peau et laissez cuire 2 minutes dans un mélange beurre-huile. Retournez et les faire cuire 2 minutes de plus. Les déposer sur un plat de service. Près du four, porte ouverte ou sous une feuille d'aluminium, si vous n'avez pas peur de vous intoxiquer avec l'alu!

    Salez, poivrez et nappez de sauce. Consommez vite, tant que c'est chaud.

    En accompagnement des ces magrets de palombe, vous pouvez servir une compotée de choux aux carottes, de poireaux à la crème, de pommes de terre vapeur....

     

    Parce que j'ai eu 1 un oncle côté maternel, né à Pau et deux cousins, côté paternel nés à St Laurent de Neste....qui étaient de sacrés bons chasseurs!

     

    Dans une prochaine note, le salmis de palombe...

     

  • Pour les feignasses qui les achètent en boîte...

    ... moi-même, souvent!!!

    Pommes de terre farcies aux Tripous

    Cuisson: 40 à 50 min au four préchauffé à 180°

    Par personne: 1 tripou acheté en préparation gastronomique, il vaut mieux.

    1 grosse pomme de terre.

    Pelez une très grosse pomme de terre à l'aide d'un petit couteau d'office.

    Evider le centre afin de loger le tripou dans la pomme de terre. Placer dans un plat, mettre la sauce du tripou, ajouter un demi verre d'eau. Recouvrir le plat d'un papier alu, vérifier la cuisson de la pomme de terre. Prolonger si nécessaire.

    Tripoux en rata de légumes ou que des patates!

    vous pouvez aussi les mettre dans du riz blanc, des pois chiches, des lentilles.

    Par personne: 1 ou 2 pommes de terre, 3 carottes; 1 petit oignon; 2 cuillères soupe graisse de canard; 2 verres de bouillon

    Pelez l'oignon et coupez-le en gros dés, faites sauter avec la graisse de canard; ajoutez les pommes de terres pelées et coupées en gros dés et les carottes épluchées et coupées en tronçons. Ajoutez le bouillon, 1 bouquet garni; baisser le feu et laisser cuire jusqu'à ce que vous puissiez perforer sans peine les pommes de terre ou un morceau de carottes; 10 minutes avant d'abaisser le feu, ajoutez la boite de tripoux; goûtez et rectifiez l'assaisonnement.

    Paquets de tripoux

    Cuisson: 25 à 30 min au four préchauffé à 200°

    4 tripous; 2 fonds de pâte feuilletée; 1 œuf

    Battre l'œuf dans un bol. Dérouler un fond de pâte, le couper en 4 parts égales.

    Sur chaque quartier, déposer un tripou.

    Avec un pinceau badigeonnez la première abaisse avec l'œuf battu.

    Posez une portion de pâte par-dessus.

    Bien souder les bordures, faites une cheminée (un petit trou dans la pâte au niveau du tripou pour évacuer la vapeur). Passez la dorure, exécutez quelques stries avec la pointe d'un couteau, sans percer la pâte. Faites cuire au four comme indiqué ci-dessus.

    Servir chaud accompagné d'une salade verte.

     

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