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  • Moudenc, encore!

    Les militants de La France Insoumise croyaient déjà à la victoire. En ce soir de premier tour, ils étaient plusieurs centaines à s’être réunis devant le QG du candidat François Piquemal, au centre-ville deToulouse. Les slogans victorieux et les confettis étaient déjà prêts. Mais la fête n’aura pas lieu.

    L’annonce est tombée aux alentours de 21h30: le maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc est reconduit pour un troisième mandat, avec 53% des voix. Un score serré, mais qui permet à la droite de conserver Toulouse. "Siamo tutti antifascisti!", entonnent en chœur les militants LFI déçus; ou encore "Moudenc, Moudenc, on t’enc*le "repris par seulement quelques-uns.

    De son côté, l’édile salue un taux de participation historique dans la troisième ville de France, à savoir 62,4%. "Les Toulousains ont bien compris qu’il y avait un enjeu particulier: notre capacité à vivre ensemble de manière respectueuse dans les valeurs de la République, de la démocratie et de la France" souligne le maire fraîchement réélu. Au micro de La Dépêche, Jean-Luc Moudenc exprime un sentiment de "joie" et "une profonde gratitude envers les Toulousains". "Je n’ai pas craint la défaite" avoue-t-il.

    UNE VICTOIRE DE LA DROITE FACE A UNE ALLIANCE PS/LFI

    François Piquemal, quant à lui, garde la face. "Avec cette droite-là, dans les années qui arrivent, on va avoir de la violence sociale, symbolique, verbale, voire plus, lance le député à ses militants. Tenez toujours tête, ne baissez pas la tête, soyez toujours fiers de ce que vous êtes. […] Un espoir est né, avec l’espérance d’une alternative. "Ajoutant:  La droite reste au pouvoir à Toulouse, c’est une anomalie".

    La gauche avait pourtant tenté d’éviter la victoire du maire sortant par tous les moyens. Même par une alliance entre La France Insoumise et le candidat du Parti socialiste, François Briançon. Et ce, alors même que ce dernier avait condamné les "ambiguïtés répétés" de Jean-Luc Mélenchon et avait évoqué ses "propos pas anodins" sur l’affaire Epstein, pouvant "réactiver des imaginaires complotistes aux relents antisémites". Au lendemain du premier tour, le socialiste avait tout oublié. Mais pas les Toulousains. Jeudi 19 mars, lors de l’hommage aux victimes des attentats de Toulouse et Montauban, il a été hué par plusieurs personnes dans la foule et traité de " traître " et de " collabo ".

    UNE UNION QUI A COUTE LA VICTOIRE A LA GAUCHE

    Au premier tour, les deux François cumulaient ensemble 52,4% des voix. Ce 22 mars, ils ont perdu 5,4 points. S’ils pensaient pouvoir l’emporter grâce à une fusion, c’est peut-être en réalité cette stratégie qui les a fait perdre. Décriée à gauche, de la présidente de la région Occitanie Carole Delga à Manuel Valls, en passant par le député et candidat à la présidentielle Jérôme Guedj, cette alliance a pu repousser une partie des électeurs du Parti socialiste.

    D’autant plus qu’à Toulouse, Jean-Luc Moudenc a également reçu du soutien sur sa gauche. Dans un communiqué publié deux jours avant le premier tour et consulté par Actu Toulouse, quatre ancien élus de la gauche locale appelaient à voter pour le maire sortant divers droite: "Le seul risque extrémiste qui existe aujourd’hui dans notre ville, [est] celui d’une victoire de LFI de Jean-Luc Mélenchon". Ajoutant: "Toulouse vit un moment grave et le choix des Toulousains peut être lourd de conséquences". 

    Face à une gauche unie en apparence mais en proie aux contradictions, l’édile a su imposer l’idée que la stabilité pouvait l’emporter.

     

    Ouf!

  • Savoir

    Grippe saisonnière

    En semaine 51, l'activité grippale poursuivait sa progression dans l'ensemble des régions hexagonales, toutes en épidémie. Cette augmentation concernait toutes les classes d'âge mais était particulièrement prononcée chez les enfants de moins de 15 ans.

    En ville, en S51 le taux de consultations tous âges confondus pour syndrome grippal estimé à partir des données du réseau Sentinelles et IQVIA était de 349 pour 100 000 habitants vs 282 pour 100 000 habitants en S50. En médecine de ville le recours aux soins pour syndrome grippal était en nette augmentation dans toutes les classes d'âge, en particulier chez les enfants. La part d'activité pour syndrome grippal SOS Médecins était d'intensité modérée dans toutes les classes d'âge (19,8%, soit +4,9 points par rapport à la S50).

    A l’hôpital, en S51 les syndromes grippaux expliquaient 4% des passages aux urgences (vs 2,8% en S50), soit un niveau modéré, et 3,3% des hospitalisations après passage aux urgences (vs 2,3% en S50).

    Depuis la S40, 194 cas graves (+72 cas par rapport à la S50) hospitalisés en réanimation ont été enregistrés: 58% avaient 65 ans ou plus, 91% présentaient au moins une comorbidité et 78% des cas dont l’historique vaccinal était connu, n’étaient pas vaccinés.

    La part de la grippe parmi les décès déclarés par certificat électronique continuait d’augmenter.

    Les virus de type A prédominaient très largement.

        En ville, sur les 392 virus typés depuis la S40, 35% sont de type A(H1N1)pdm09, 44% sont de type A(H3N2) et 20,5% sont des virus A non sous-typés; trois virus B ont été identifiés.

        A l’hôpital, sur 6607 virus typés 99,3% sont de type A (7,6% de type A(H1N1)pdm09, 8% de type A(H3N2) et 83,7% virus de type A non sous-typés) et 0,7% de type B.

        Entre les semaines 38 et 48, un total de 245 virus A(H1N1), 67 virus A(H3N2) et 3 virus de type B/Victoria ont été séquencés par le CNR Virus des infections respiratoires. Le sous-clade majoritaire était le sous-clade K (52/67; 77,6%) pour le sous-type A(H3N2) et le sous-clade D.3.1.1 (209/245; 85,3%) pour le sous-type A(H1N1)pdm09.

  • Protégez vos enfants

    L'ascaris du raton laveur désormais présent dans 9 pays européens, augmentant le risque d'infection pour l'homme

    L'ascaris du raton laveur s'est désormais propagé à neuf pays européens, accroissant le risque d'infection humaine, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université Goethe et publiée dans la revue Parasitology Research.

    Sur les 146 ratons laveurs examinés lors des autopsies, 66,4% étaient infectés par l'ascaris Baylisascaris procyonis". Les résultats montrent à la fois une expansion de l'aire de répartition de l'ascaris et une prévalence élevée et stable de l'infection au sein des populations de ratons laveurs en Allemagne", a déclaré Sven Klimpel, de l'Université Goethe de Francfort, dans un communiqué de presse de l'université.

    L'analyse a révélé qu'en Europe, l'ascaris est principalement présent chez les ratons laveurs sauvages d'Europe centrale, avec des taux d'infection extrêmement élevés dans certaines régions. Trois cas ont entraîné une déficience visuelle permanente.

     "On suppose que de nombreux cas restent non détectés ou sont mal diagnostiqués en raison de symptômes non spécifiques ", a précisé M. Klimpel. Les cas humains sont difficiles à diagnostiquer en raison du manque de tests diagnostiques spécifiques en Europe. Un diagnostic définitif n'est actuellement possible qu'aux États-Unis et au Canada.

    "La répartition actuelle de l'ascaris est probablement largement sous-estimée en raison de données insuffisantes, voire inexistantes", a-t-il ajouté.

    Les ascaris adultes vivent dans l'intestin grêle des ratons laveurs. Les femelles pondent jusqu'à 180 000 œufs par jour, qui contaminent l'environnement via leurs excréments. Ces œufs se développent en larves infectieuses en deux semaines. L'homme s'infecte en ingérant accidentellement des œufs infectieux présents dans un sol, de l'eau ou sur des objets contaminés.

    L'infection humaine peut provoquer une larva migrans, au cours de laquelle les larves migratrices endommagent les tissus et les organes". Si les larves atteignent le système nerveux central, la maladie peut avoir de graves conséquences ", a déclaré Anne Steinhoff, doctorante et première auteure de l'étude". Les jeunes enfants sont les plus touchés, en raison des contacts fréquents entre la bouche et l'intestin".

    La plupart des cas connus se produisent en Amérique du Nord, où la maladie entraîne souvent des lésions neurologiques permanentes, voire la mort.

    L'ascaris du raton laveur est arrivé en Europe au début du XXe siècle avec les premiers ratons laveurs d'Amérique du Nord. Depuis leur introduction dans les élevages ou leur évasion, les ratons laveurs se sont répandus sur de vastes régions d'Europe centrale.

    Patrick GEROME,

    Source: CIDRAP

  • Adieu à nos marques…

    Villefranche-sur-Saône (69). Fondée en 1881, l’entreprise Blédina va fermer. “Un coup de massue” pour le député LR, le ministre “prend acte avec gravité” de l’annonce

    Le groupe agro-alimentaire Danone prévoit de fermer en juillet 2027 l’usine Blédina. Le projet de fermeture a été annoncé mardi matin aux partenaires sociaux et à l’ensemble des 117 salariés du site historique. Le projet de fermeture s’appuie en premier lieu sur le recul du marché européen, compliqué par la baisse de la natalité et l’évolution des modes de consommation.

    Le ministre délégué chargé de l’Industrie Sébastien Martin a dit "prendre acte avec gravité" cette annonce.

    L’ancien député et maire de Villefranche, ajourd’hui conseiller régional, Bernard Perrut (LR) se désole "d’une rupture profonde dans notre histoire, pour nous les Caladois attachés à cette entreprise implantée en 1881 où ont travaillé nos aïeux, parents et amis. C’était la renommée et la fierté de Villefranche".

    "Mais, à un moment, il faut aussi nommer les choses: j’en veux beaucoup à tous ceux qui, en France, depuis des années ont massacré la politique de natalité et la politique industrielle. En voila les résultats!" s’agace Alexandre Portier, député LR.

    Le Progrès

  • Une nouvelle la taxe sur le sucre votée a l’assemblée Nationale

    Non contents de s’en prendre aux riches, les députés ont décidé de s’attaquer au porte-monnaie de l’ensemble des Français, y compris des plus modestes.

    Mercredi 29 octobre 2025, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a, en effet, adopté une taxe sur les produits alimentaires transformés contenant des sucres ajoutés.

    Le texte crée une "contribution" variable selon la teneur en sucres ajoutés, de 4 à 35 euros par quintal, prélevée à la première livraison en France (hors boissons déjà taxées), indexée chaque 1er janvier et affectée à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Les entreprises réalisant moins de 10 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires seraient exclues du champ.

    Si elle était définitivement adoptée, cette nouvelle taxe serait un sale coup pour les entreprises qui ont eu à encaisser, ces dernières années, la hausse du prix des matières premières et de l’énergie, ainsi qu’une inflation normative.

    Cette "contribution" risque fort de comprimer les marges, freiner l’investissement et pénaliser l’innovation.

    Marie-Claude Stoffel, directrice de Nougat Chabert et Guillot, à Montélimar, estime que cela pourrait représenter entre 500 000 et 650 000 euros de surcoût pour son entreprise. LE NOUGAT, C’EST 69% DE SUCRE!

    Si les industriels répercutent tout ou partie de cette taxe sur les prix, ce sera aussi un coup dur pour les Français qui ont eu à subir une forte hausse des prix des produits alimentaires ces dernières années.

    Alors que 69% de nos compatriotes se disent pessimistes face à l’avenir, les députés n’ont pas d’autres idées que de taxer les produits "plaisir" à même de leur remonter le moral.

    Bien évidemment, en votant cette "contribution", les députés affirment vouloir "améliorer la santé des Français et financer des programmes de prévention".

    Il existe déjà une "taxe soda" sur les boissons sucrées dont nous attendons toujours qu’on nous démontre qu’elle a réussi à faire baisser la consommation.

    Une étude Kantar, menée un an après l’instauration de cette taxe, avait montré que les adolescents n’avaient bu que 5 cl de boissons sucrées en moins par semaine, soit l’équivalent de trois calories!

    Cette taxe ne corrigera pas durablement les comportements alimentaires mais fragilisera la production française, l’emploi et l’investissement. Elle repose sur une base économique faible et une philosophie fiscale discutable.

    Elle ne doit surtout pas être votée en séance plénière.

    Philbert Carbon