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OCCITANIE - Page 260

  • Les colorants à éviter

    Jaune de quinoléine (E104). Ce colorant jaune se trouve surtout dans les sodas et confiseries mais aussi dans certaines confitures et dans les boissons alcoolisées. Il est interdit aux Etats-Unis et en Australie parce que c’est un agent mutagène, potentiellement cancérogène. Le jaune de quinoléine est aussi susceptible de provoquer des réactions allergiques chez les personnes sensibles.

    Azorubine / carmoisine (E122). Ce colorant synthétique rouge que l’on trouve essentiellement dans les charcuteries est interdit en Australie, en Norvège, en Suède et aux États-Unis.

    Amarante (E123). Ce colorant rouge est autorisé uniquement dans les vins apéritifs, spiritueux, y compris les boissons spiritueuses de moins de 15 % d'alcool en volume et les œufs de poisson. Il est interdit aux Etats-Unis, en Norvège, en Russie et en Autriche. Des chercheurs japonais ont établi que l’amarante est génotoxique. (modifie l'ADN)

    Rouge Ponceau 4R / rouge cochenille (E124). Ce colorant est utilisé en pâtisserie fraîche ou sèche, entremets, flans, fruits au sirop, confiserie, bonbons, chewing-gum, chorizo. Ce colorant est probablement génotoxique.

    Erythrosine (E127). Ce colorant n’est autorisé que autorisé pour les cerises pour cocktail, cerises confites ou bigarreaux au sirop. Le potentiel cancérogène de l’érythrosine est connu depuis de nombreuses années.

    Rouge “allura” AC (E 129). On le trouve dans les sodas, les apéritifs, les saucisses et les viandes pour hamburger. Ce colorant est probablement génotoxique.

    Noir brillant BN (E151). Ce colorant se trouve dans les harengs fumés. Il est interdit aux Canada, aux État Unis, en Finlande, Japon, en Norvège. C’est un agent mutagène et génotoxique.

    Les additifs au phosphate à proscrire

    Compte tenu des études défavorables qui s’accumulent chaque jour, et qui lient l’excès de phosphore à des risques cardiovasculaires, rénaux et maintenant de cancer, nous conseillons de ne plus consommer d’aliments qui renferment ces additifs, afin d’obliger les industriels à changer leurs pratiques. En voici la liste :

    • Acide orthophosphorique (E338)
    • Orthophosphates de sodium (E 339)
    • Orthophosphates de potassium (E 340)
    • Orthophosphates de calcium (E 341)
    • Orthophosphates de magnésium (E343)
    • Diphosphates (E 450)
    • Triphosphates (E 451)
    • Polyphosphates (E 452)

    Les autres additifs indésirables

    Nitrate de sodium (E251) et nitrite de sodium (E205). Ce sont des conservateurs très présents dans les charcuteries et les viandes traitées façon charcuteries (volailles…). Ils sont classés comme des cancérogènes probables par le Centre international de recherches sur le cancer (Lyon) en présence d’amines ou d’amides apportés par les viandes ou les poissons.

    Remplacer les nitrites est certes compliqué; en plus de la belle couleur qu'ils donnent au jambon, ils sont surtout là pour prévenir le développement de la bactérie à l'origine du botulisme (Clostridium botulinum). Il existe des alternatives : probablement plusieurs substances naturelles devront être mises ensemble à contribution (CCMP, lactates, antioxydants...). Comme cela entraînerait un coût supplémentaire pour les producteurs, et une modification des méthodes de production, rien n'avance du côté de la recherche de solutions plus sûres.

    N'achetez JAMAIS DE JAMAIS des charcuteries sous emballages plastiques!

    SURTOUT et NOTAMMENT, la charcuterie fumée!

    BHA (E320). Cet antioxydant de synthèse est considéré comme un cancérogène potentiel par le National Toxicology Program des Etats-Unis.

    Glutamate monosodique (E621). Cet exhausteur de goût se retrouve dans de nombreux plats cuisinés et soupes. Une partie de la population et certains asthmatiques y est sensible et réagit par des symptômes regroupés sous le nom de "syndrome du restaurant chinoi ". Les acides aminés excitateurs comme l’acide glutamique et l’acide aspartique sont soupçonnés d’être toxique pour les neurones et de favoriser des maladies dégénratives comme Parkinson.

    Hexaméthylènetétramine (E239). Ce conservateur de synthèse utilisé dans certains fromages contient du formaldéhyde, produit chimique toxique. Il n’est pas autorisé en Australie et Nouvelle-Zélande.

     

    Orthophénylphénol (E231). Conservateur de synthèse autorisé pour le traitement externe des agrumes, interdit en Australie et Nouvelle-Zélande. Il peut être à l’origine de réactions cutanées et d’inflammation des muqueuses.

    Parabènes (E214-E219). Ces conservateurs pour cosmétiques sont également utilisés comme additifs alimentaires. Certains peuvent se comporter comme des hormones femelles. Plusieurs parabènes alimentaires sont interdits en Australie. A éviter chez les enfants et pendant grossesse et allaitement.

  • La joie de vivre vous abandonne.

    Il existe quatre substances naturelles, dans notre corps, qui sont définies comme le “quatuor du bonheur”: l’endorphine, la sérotonine, la dopamine et l’ocytocine.

    Ces aliments qui, en raison de leurs composants nutritionnels, favorisent et renforcent cette chimie cérébrale capable de soulager la symptomatologie associée à la dépression et d’améliorer notre humeur. Cependant, de nombreuses études nous indiquent qu’il n’existe aucun aliment capable de traiter complètement un trouble dépressif.

    Il est recommandé de consommer ces éléments nutritionnels en raison des bénéfices qu’on leur associe.

    Aliments qui augmentent la sérotonine et la dopamine

    Les niveaux de sérotonine et de dopamine oscillent dans notre organisme pour diverses raisons. La dépression est l’une de ces explications, mais il y en a beaucoup d’autres:

    Les grandes périodes de stress.

    Un régime riche en graisses saturées, en sucres, en aliments d’origine industrielle, etc.

    Les maladies thyroïdiennes.

    La consommation de médicaments qui réduisent la production de sérotonine et de dopamine.

    Voyons donc quels aliments qui se trouvent à notre portée peuvent favoriser la production de deux des neurotransmetteurs les plus précieux: la sérotonine et la dopamine.

    1. L’avoine

    L’avoine fait partie de ce que l’on appelle les hydrates de carbone “intelligents”. Mais que signifie cela? Tout simplement qu’il existe des éléments qui ont un effet tranquillisant pour le cerveau. Parmi eux, on retrouve les hydrates de carbone (aliments d’origine intégrale dans leur majorité), qui ont en plus une autre propriété merveilleuse: ils favorisent la production de tryptophane, un aminoacide essentiel à partir duquel on synthétise la sérotonine.

    1. La banane

    Parmi les aliments qui font augmenter la sérotonine et la dopamine, la banane est sans aucun doute l’un des plus importants. Elle ne permet pas de combattre la dépression mais elle nous donne une injection naturelle d’énergie, d’optimisme et de santé. Elle réussit à faire cela car l’effet de la banane sur notre cerveau est tout simplement sensationnel:

    Elle favorise la production de tryptophane.

    Elle nous apporte de grandes doses de vitamines A, C, K et B6, qui sont les composants basiques pour favoriser la synthèse et le métabolisme de multiples neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine.

    La banane est riche en sucres naturels qui, combinés à ses fibres naturelles, nous offrent un apport incroyable de force et d’énergie pour vaincre les états de négativité.

    1. Les œufs (vu précédemment: le tourin toulousain est bon pour le cerveau!)

    Il est possible qu’aujourd’hui, beaucoup de personnes évitent de consommer des œufs parce qu’elles ont peur de voir leur niveau de cholestérol augmenter. Cependant, la science a confirmé que les œufs sont bons pour notre santé parce qu’ils apportent du bon cholestérol ou HDL. Il faut juste les consommer de façon équilibrée. Le mauvais, c'est le laid: LDL

    Par ailleurs, les œufs, tout comme les produits laitiers, nous aident à produire du tryptophane et de la vitamine B6, des substances nécessaires à la production de sérotonine et de dopamine.

    1. Le chocolat

    Vous attendiez certainement avec impatience l’apparition du chocolat dans cette liste! Effectivement, il en fait bien partie et nous pouvons nous en “offrir” au quotidien, surtout le matin. Même s’il ne faut pas manger plus d’un carré de chocolat noir par jour, le plus pur et sans sucre.

    Le chocolat, en plus d’être l’un des aliments les plus connus pour favoriser l’augmentation de sérotonine et de dopamine, nous fournit de l’exorphine, un analgésique naturel qui réduit la douleur et de la théobromine, une substance similaire au café qui nous offre de l’énergie.

    1. L’ananas

    Parfois, nous oublions les bénéfices que nous apportent de nombreux fruits se trouvant à notre portée. L’ananas est sans aucun doute l’un de ces aliments qui ne devrait jamais manquer dans notre régime. Quelle en est la raison? En voici plusieurs:

    L’ananas soulage l’anxiété et est anti-inflammatoire.

    Il est riche en vitamine C, favorise la circulation, la concentration et la motivation.

    Il est recommandé au cours du dîner car il nous aide à produire de la mélatonine, l’hormone du sommeil.

    1. Le saumon

    Des poissons comme le saumon ou le maquereau sont riches en vitamines du complexe B. Ce type de nutriments essentiels est nécessaire pour favoriser la production de sérotonine et de dopamine. Par ailleurs, comme nous l’avons indiqué dans d’autres articles, notre cerveau a besoin d’un apport d’oméga-3 régulier et celui-ci est présent dans le saumon. Cela permet d’améliorer des processus comme l’attention, la mémoire ou l’humeur.

    Bien sûr, le saumon est un peu cher. Mais vous ferez grand profit -pour pas trop cher- d'une boîte de maquereaux à la tomate, appelée Pilchard… c'est vraiment économique. Pour deux à trois personnes. A consommer tiède ou froid en période de canicule; en hiver, réchauffez la boîte en la posant dans une casserole, couverte d'eau entièrement et en faisant bouillir au moins 10 mn cette eau. Attention de ne pas vous brûler en ouvrant la boîte!

    Les pois chiches

    On dit des pois chiches qu’ils sont l’ingrédient de base de la vie. C’est surement très juste car, parmi les aliments qui augmentent la sérotonine et la dopamine, ce type de légume sec est l’un des plus appréciés depuis de nombreux siècles.

    En fait, beaucoup de pays connaissent leurs vertus depuis l’Antiquité: ils permettent d’améliorer l’humeur et de conférer de l’énergie.

    C’est pour cela qu’une bonne assiette d’humus accompagné d’huile d’olive, d’ail et de piment est l’un des repas les plus communs et appréciés au Proche-Orient.

    Mais, (lisez la rubrique “cassoulet“) avant que les haricots blancs ne soient cultivés en France, contrairement à ce que racontent des tas de toqués cuisiniers (sic) d'Occitanie, il n'y a aucune raison de croire que le cassoulet était réalisé avec des fèves plutôt qu'avec des lentilles ou des pois chiches!

     

     

  • Je suis envahie de mites alimentaires, parce que:

    Depuis que j'ai déménagé dans le Nord de Toulouse, je vais faire mes courses dans un hypermarché. J'achète, comme vous le savez, pas mal de produits bio de la marque de cet hypermarché, tout en vérifiant que les produits sont fabriqués en France, uniquement; on est patriote ou on ne l'est pas! Entre parenthèse, des produits bio mis sous cellophane, cela me hérisse beaucoup -à cause des bisphénols, divers, utilisés. Il n'y a pas de bisphénol heureux (la chimie pétrolière, c'est de la chimie pétrolière et ce n'est pas bon pour notre longévité en bonne santé….

    Cela fait 7 ans que je suis dans ma nouvelle maison. Cela fait 7 ans que je suis envahie de mites alimentaires. J'ai dû coller des anti-mites dans tous mes placards et je dois les changer souvent.

    Les premières fois où je me suis rendue compte de l'infestation, j'ai fais ce que tout le monde fait: j'ai jeté tous mes paquets entamés ou non, renouvelé les paquets

    (toujours avoir de l'avance alimentaire, on ne sait jamais, vieux réflexe de soixante-huit-tôt-de (les soixante-huitards, sont ceux qui étaient à l'université alors que perso, j'étais à l'usine à 14 ans et je me levais très tôt!!!!),

    mis dans des bocaux de verre, j'en ai pas mal puisque je n'achète plus des conserves laquées au vernis chimique, acheté des anti-mites, lavé tout à la javel, etc…

    Une année, puis une seconde et une troisième. Malgré toutes mes précautions et lessivages, les mites alimentaires sont toujours renaissantes.

    Depuis, j'ai renoncé à tout nettoyage complet et à tout jeter: avant de cuisiner, je regarde  le paquet et s'il me parait un peu “brouillon“, je jette car j'ai toujours un paquet entier qui attend.

    Ben oui, ce n'est pas économique.

    Mais, ce mercredi, comme de nouveaux des objets volants identifiés se remettent à voleter dans la cuisine-salle-à manger, je décide de regarder tous mes paquets. Certains étaient très infectés. Je jette, bien sûr…

    Mais, voilà ce qui motive cette note: je me suis aperçue que ce sont des paquets de pâtes bio et complètes de la marque -non évoquée pour ne pas me retrouver au tribunal, on ne sait jamais- étaient les responsables de mes problèmes domestiques: en effet, c'est dans le bio que se trouvaient le maximum de bébêtes. Certains parquets étant tout récents, plus de doutes.

    J'avais vu voler une de ces bestioles dans le magasin, mais je n'avais pas fait le rapprochement: donc, voilà; méfiez-vous des produits bio… c'est ce que je vais faire à partir d'aujourd'hui, chaque fois que je vais en acheter.

    Vous fatiguez pas à laver à grandes eaux vos placards, avec la canicule, ces mites seront toujours-là… ou alors, vous n'aurez jamais un ravitaillement d'avance. Et si les produits sont infestés dans le supermarché, cela ne sert à rien de mettre dans des bocaux… un moment ou l'autre, ils seront truffés de “cuçous“ ou "cussous", nom toulousain des bestioles…

    Dans ce magasin, je trouve du pain réalisé avec des farines faites avec des grains qui n'ont pas subis d'épandage insecticide dans les silos. C'est très bien, il faut vérifier les étiquettes, c'est bon pour la santé…

    Mais, ce pain, il est consommé rapidement ou bien coupé en tranches, mises au congélo pour le petit-déjeuner, une fois passé dans le grille-pain. On obtient un pain très croustillant, presque aussi parfait que celui que l'on sort, tout chaud, de la boulangerie classique. J'ai dit: presque! faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, quand même!

     

  • Bientôt la saison des mitonnages...

    Les conseils pour faire un gratin dauphinois parfait

    La pomme de terre ne doit pas partir en miettes... Prenez de la Monalisa, de la Charlotte qui -elle- forme une liaison très moelleuse lors de la cuisson dans la crème.

    Evitez surtout les pommes de terre dites "à purée". Surtout, ne les lavez pas après les avoir épluchées, elles perdraient l'amidon qui sert à créer la cohésion du gratin. Mais, vous les frottez avec un torchon propre si vraiment elles sont très sales (du jardin?).

    Les pommes de terre devront ensuite être coupées en tranches très, très fines, appelées taillons comme disent les toqués de la toque. Il est très important d’avoir des tranches très fines. On doit -presque- voir à travers!

    Pour le reste, il n’y a en réalité pas des tonnes d’autres ingrédients: le lait, la crème et le sel. Voire le poivre et l’ail. Les recettes d'autrefois étaient sans muscade, ni d’ail, et pas de poivre non plus. Bref, la muscade ou l’ail font donc partie de la diversité des interprétations du gratin.

    Ceci dit, certains mettent une pointe d’ail. L’important, c’est de bien doser pour que le plat soit équilibré.

    Par contre, il est clair qu’on ne met ni fromage, ni œufs dans le vrai gratin dauphinois.  Les puristes du coin disent  que, surtout, n'ajoutez pas d'œufs ni de fromage. Sinon ce n'est plus le gratin dauphinois. Les œufs privent le gratin du moelleux et de l'onctueux qui sont ses caractéristiques, en y laissant des caillots qui en gâtent l'aspect et la finesse. Le fromage enlève la délicate saveur du lait crémeux.

    Avec du fromage, ce serait un gratin savoyard… peut-être excellent, mais ce n’est pas la vraie recette. Mais sûrement pas le saupoudrage de fromage râpé. Comme le disait Robuchon, “demandez à 100 dauphinois leur recette du gratin… Vous aurez 100 recettes différentes". Les variantes de la recette sont tout à fait acceptées, mais avec l'intransigeante constance des deux ingrédients interdits. (voir ci-dessus)

    Pour la cuisson, il y a plusieurs écoles. D’abord, la façon de faire typique du Vercors, qui consiste à faire cuire les pommes de terre avant la cuisson au four, pour un résultat extra-moelleux.

    Les gens du Dauphiné font un mélange de crème à 35% et de lait, moitié-moitié. Ils font bouillir ce mélange, et ajoutent les lamelles de pomme de terre. Laissez cuire sur le feu tout doucement, avec juste un frémissement, pendant 45 min. Ensuite, rajoutez un peu de crème dans le fond d’un plat à gratin, puis les pommes de terre avec la crème et le lait. Remettre alors encore un peu de crème par dessus et je mets au four à 180°C, pendant 30 minutes environ.

    Votre plat va colorer doucement. La crème, en cuisant, va gratiner et dorer bien joliment, et ce, sans un gramme de fromage. C’est ça le miracle du gratin dauphinois: cela reste hyper moelleux.

    En revanche, si l’huile se sépare du reste pour rester à la surface, c’est très mauvais signe. Votre crème devait avoir un petit problème…

    Ou bien, mettez directement les pommes de terre dans le plat à gratin en terre ou en grès ou en verre. Beurrez généreusement le plat. Frottez-le avec une gousse d’ail. Remplissez le plat avec les 1,5 kg de pommes de terre en lamelles, au fur et à mesure salez, poivrez, et ajoutez un peu d’ail. Recouvrez de 600 g de crème et 800 g de lait. Et faites cuire 1h30 à 140/150°C.

    Il faut cuire lentement, doucement, tranquillement, pour que la crème imprègne bien les patates et que le résultat soit fondant et doux au palais.

    Certains sont partisans du gratin cuisiné avec uniquement de la crème. D'autres, avec uniquement du lait sans une goutte de crème... On peut aussi le préparer la veille, et le faire saisir le lendemain. C’est valable pour beaucoup de recettes traditionnelles, cela permet d’avoir beaucoup plus de moelleux.

     

    Ma recette du gratin dauphinois

    Ingrédients (pour 4 personnes)

    1 kg de pommes de terre; 40 cl de crème entière

    40 cl de lait; Une gousse d’ail; Sel, poivre

    Préchauffez le four à 150°C.

    Épluchez les pommes de terre et coupez-les en très fines tranches, avec une mandoline de préférence.

    Beurrez un plat à gratin et frottez-le avec la gousse d’ail.

    Disposez une couche de pommes de terre, salez, poivrez. Puis une autre, salez et poivrez de nouveau. Après la dernière couche de pommes de terre, recouvrez tout ça avec la crème et le lait. Encore un peu de sel et de poivre, et c'est le moment d'enfourner votre gratin, pour environ 1h30 de cuisson.

    Vous pouvez plantez un couteau dans le gratin pour vérifier la texture des pommes de terre. Et le plat doit être parfaitement doré avant de sortir du four.

     

  • Depuis quand l’Homme consomme-t-il du lait animal?

    Bien que de plus en plus d’alternatives soient mises à disposition sur le marché, le lait animal demeure l’un des produits les plus consommés au monde. Si aujourd’hui des méthodes de plus en plus modernes permettent de le récolter, ce n’est pourtant pas un produit d’apparition récente. En effet, des archéologues de l’université de York (Angleterre) ont découvert que la consommation de lait animal remontait au moins au Néolithique.

    Des chercheurs ont découvert les premières preuves directes de consommation de lait dans le monde, en analysant des dents de fermiers britanniques préhistoriques. Cette étude représente la plus ancienne identification de la protéine de lactosérum de lait à ce jour. L’équipe de recherche, dirigée par des archéologues de l’Université de York, a identifié une protéine du lait, appelée bêta-lactoglobuline (BLG), incorporée dans la plaque dentaire minéralisée de sept individus ayant vécu pendant la période néolithique il y a environ 6000 ans.

    Les échantillons de plaque dentaire humaine de l’étude sont les plus anciennes à avoir été analysées à ce jour pour des protéines anciennes. La période néolithique en Grande-Bretagne allait de 4000 à 2400 avantJC et a vu l’émergence de l’agriculture, avec l’utilisation d’animaux domestiques tels que les vaches, les moutons, les porcs et les chèvres, ainsi que de cultures telles que le blé et l’orge.

    Les archéologues ont également découvert des preuves de pratiques culturelles complexes, les communautés néolithiques construisant de grands sites monumentaux et funéraires. Les restes humains anciens testés dans l’étude proviennent de trois sites néolithiques différents : Hambledon Hill et Hazleton North dans le sud de l’Angleterre et Banbury Lane dans les East Midlands.

    Consommation de lait animal: une pratique alimentaire répandue?

    Les individus des trois sites ont montré la présence de protéines de lait provenant de vaches, de moutons ou de chèvres, suggérant que les gens exploitaient plusieurs espèces pour les produits laitiers. La plaque dentaire peut offrir un aperçu unique du régime alimentaire des peuples anciens, car elle contient des protéines alimentaires lorsqu’elle est minéralisée par des composants de la salive pour former un tartre ou " calcul dentaire".

    L’auteur principal de l’étude publiée dans la revue Archaeological and Anthropological Sciences, Sophy Charlton, du Département d’archéologie de l’Université de York, déclare: "Le fait que nous ayons trouvé cette protéine dans le calcul dentaire de personnes de trois sites néolithiques différents peut suggérer que la consommation de produits laitiers était largement répandue dans les pratiques alimentaires du passé".

    "Il serait intéressant de poursuivre les recherches en explorant davantage d’individus et de déterminer s’il est possible d’identifier un schéma en ce qui concerne la consommation de lait dans le passé archéologique — peut-être que la quantité de produits laitiers consommée ou les animaux utilisés variaient avec le sexe, l’âge ou le statut social".

    L’adaptation à l’intolérance au lactose et son évolution génétique

    La découverte de protéines de lait est particulièrement intéressante car des études génétiques récentes suggèrent que les personnes qui vivaient à cette époque n’avaient pas encore la capacité de digérer le lactose dans le lait. Pour résoudre ce problème, les anciens agriculteurs ont peut-être bu de petites quantités de lait ou en ont transformé d’autres aliments, tels que le fromage (qui élimine la majeure partie du lactose), indiquent les chercheurs.

    La " tolérance au lactose“, qui permet de continuer à consommer du lait à l’âge adulte, est le résultat d’une mutation génétique dans une section de l’ADN qui contrôle l’activité du gène de la lactase. Cependant, les mécanismes derrière et comment cette capacité a évolué restent un mystère. Charlton ajoute: " Parce que boire plus que de très petites quantités de lait aurait rendu les gens de cette période très malades, ces premiers agriculteurs ont peut-être transformé le lait, éventuellement en un aliment tel que le fromage, afin de réduire sa teneur en lactose".

    "L’identification de personnes plus anciennes présentant des preuves de BLG dans le futur peut fournir des informations supplémentaires sur la consommation et la transformation du lait dans le passé, et améliorer notre compréhension de la façon dont la génétique et la culture ont interagi pour produire la tolérance au lactose ".

    Sources : Archaeological and Anthropological Sciences