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diététique

  • Hé! mangez plus de fromage!

    Le fromage est un aliment nutritif et délicieux… j'adore le Roquefort! mais il est aussi -hélas- riche en gras saturés pas bons pour la santé.

    Mais très bonne nouvelle! Il n'est pas aussi nocif qu'on le croit pour la santé. Il a même des effets bénéfiques.

    D'une part, le fromage est une excellente source de minéraux comme le calcium et le magnésium, et de vitamines comme la vitamine A, la B2 et la B12, en plus d'être une protéine complète.

    OUI MAIS, le fromage est également une source importante de gras saturés et de sodium dans notre alimentation. Pour réduire l'apport en gras saturés et diminuer les risques de maladies cardiovasculaires (MCV), il est parfois recommandé de consommer du fromage à faible teneur en gras.

    Paradoxalement, plusieurs études ont prouvé que les gens qui mangent beaucoup de fromage (comme moi) ne risquent pas plus que les autres de développer des maladies cardiovasculaires, y compris le diabète de type 2.

    Réduction de la résistance à l'insuline

    Une équipe de recherche de l'Université de l'Alberta a examiné l'impact du fromage faible en gras et du fromage régulier sur la résistance à l'insuline dans le corps de rats pré-diabétiques. Elle a constaté que les deux types de fromage réduisaient la résistance à l'insuline, ce qui est important pour maintenir une glycémie normale.

    Bon nombre des études menées antérieurement sur l'impact du fromage sur les maladies cardiovasculaires ont été des études d'observation. En d'autres mots, les chercheurs ont étudié pendant des années le comportement alimentaire de grands groupes d'individus pour vérifier le lien entre la quantité de fromage (et d'autres produits laitiers) consommée et les facteurs de risques de MCV, comme un taux élevé de cholestérol ou une maladie coronarienne.

    Une méta analyse de ces études d'observation, menée en 2016, a révélé que le fromage avait un effet neutre ou bénéfique sur plusieurs facteurs de risque de MCV.

    Ces études sont très utiles pour établir les tendances associées aux habitudes alimentaires, mais elles ne permettent pas de conclure qu'un aliment précis cause ou prévient une maladie en particulier.

    Pour mieux comprendre les liens de causalité, les études qui examinent les effets des aliments dans un milieu contrôlé sont plus utiles. Ces études peuvent être menées chez l'humain, mais elles comportent des limites. Ainsi, les études sur des animaux de laboratoire peuvent également être utiles, en particulier pour comprendre les mécanismes biochimiques expliquant les effets observés.

    L'apport des protéines et du calcium

    La résistance à l'insuline est une condition qui se développe généralement avec l'âge et l'obésité. Elle entraîne une glycémie élevée, qui est un facteur de risque de MCV et de diabète de type 2.

    L'objectif de l'étude était de comparer comment la consommation de fromage faible en gras par rapport au fromage ordinaire affectait la résistance à l'insuline et d'explorer les mécanismes biochimiques pouvant expliquer tout effet observé.

    Le résultat le plus intéressant de la recherche est que le cheddar faible en gras et le cheddar régulier ont réduit la résistance à l'insuline chez les rats. Cela suggère que les effets bénéfiques du fromage pourraient ne pas être liés à la quantité de gras, mais à un autre composant, comme les protéines ou le calcium.

    Beurre contre fromage

    De nouvelles études chez l'humain sont apparues dans la littérature depuis le début de la nôtre. Un groupe de l'Université Laval et de l'Université du Manitoba a comparé les effets de la consommation de gras de différentes sources chez les hommes et les femmes souffrant d'obésité abdominale.

     

    Une autre étude a testé le beurre, le fromage, l'huile d'olive et l'huile de maïs et n'a constaté aucun impact sur les niveaux d'insuline.

    La durée du régime alimentaire était de quatre semaines et chaque régime a été évalué chez tous les participants. Le beurre, le fromage, l'huile d'olive et l'huile de maïs (32% de calories provenant des matières grasses) ont été comparés à un régime plus riche en glucides (25% de calories provenant des matières grasses).

    Les chercheurs ont examiné la glycémie et les taux d'insuline (qui sont des indicateurs indirects de la résistance à l'insuline) et n'ont constaté aucun effet des graisses. Cependant, les échantillons de sang ont été prélevés après le jeûne, de sorte que l'information sur la glycémie était incomplète.

    Une autre étude comparant le fromage faible en matières grasses et le fromage régulier n'a révélé aucune différence globale sur les caractéristiques du cholestérol LDL, ou « mauvais cholestérol », chez les personnes présentant des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire, mais n'a pas examiné les résultats liés à la glycémie.

    Modification des métabolites sanguins

    Dans l'étude en question, il a été également observé comment les métabolites dans le sang changeaient après l'alimentation au fromage et il a été trouvé des effets similaires dans le fromage faible en gras et dans le fromage ordinaire.

    Les changements sont liés à un type spécifique de molécule appelé phospholipides, qui ont de nombreuses fonctions dans l'organisme. Il est intéressant de noter que les phospholipides à faible circulation sont liés au diabète et à la résistance à l'insuline chez les humains.

    Les rats nourris avec du saindoux avaient des niveaux de phospholipides plus bas, alors que les taux étaient normaux chez les rats qui mangeaient du fromage.

    Les recherches se poursuivent actuellement afin de comprendre comment le fromage régule le métabolisme des phospholipides et comment celui-ci est lié à la résistance à l'insuline.

    Avec l'aide d'un article de theconversation

  • Bon à savoir pour votre thyroïde

    Des substances chimiques responsables de dérèglements de la thyroïde

    Une substance chimique, très présente dans nos intérieurs, augmenterait le risque de maladie de la thyroïde, selon une récente étude britannique.

    Pourquoi votre canapé serait-il dangereux pour votre santé? Tout comme votre moquette ou votre poêle antiadhésive, il renferme peut-être de l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) et du sulfonate de perfluorooctane (SPFO), deux substances chimiques qui pourraient être responsables de dérèglements des hormones thyroïdiennes, selon une nouvelle étude.

    Le PFOA et le SPFO, composés perfluorés qui repoussent l’eau et les graisses, sont utilisés pour la fabrication des poêles antiadhésives. On les trouve aussi dans certains emballages alimentaires, des textiles imperméabilisés, des moquettes traitées antitaches. Leur durée de vie dans l’environnement et l’organisme est estimée à environ 10 ans. Le PFOA est suspecté d'être un perturbateur endocrinien.

    C'est pour cela que je vous dis d'utiliser des poêles et autres ustensiles de cuisine en fonte, acier noir, inox, verre ou céramique.

    La thyroïde est une glande qui régule le métabolisme des cellules de notre corps. Entre autres, les hormones thyroïdiennes augmentent la consommation d'oxygène par les cellules et permettent de fabriquer de l'énergie.

    L’étude a analysé les taux sanguins de PFOA et de SPFO de 3974 volontaires. Ils les ont comparés aux taux de survenue de dérèglements thyroïdiens chez ces personnes.

    Les chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) ont observé que les personnes qui avaient les taux de PFOA dans le sang les plus élevés (plus de 5,7 ng/mL) avaient deux fois plus de risques de développer une maladie de la thyroïde, par rapport à celles qui avaient les taux les plus bas (moins de 4 ng/mL).

    Les hommes qui avaient les taux de SPFO dans le sang les plus élevés (supérieurs à 36,8 ng/mL) étaient aussi plus à risque que ceux ayant des taux faibles (moins de 25,5 ng/mL). Par contre, ils n’ont pas remarqué d’association entre le SPFO et les maladies thyroïdiennes chez les femmes.

    "On a cru que, parce qu’ils sont biologiquement inertes, le PFOA et le SPFO n’entraînent pas de problèmes de santé, mais nous commençons à avoir des preuves qui suggèrent que ce n’est pas le cas, explique Tamara Galloway, professeur de toxicologie à l’université d’Exeter et auteur de l’étude. Justement parce qu’ils sont inertes, ils restent et s’accumulent dans l’environnement, le corps humain et dans celui des animaux".

    En 2007, l'association de consommateurs " UFC Que Choisir " de Caen a interrogé l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur les risques potentiels pour la santé liés à la présence résiduelle d'acide perfluorooctanoïque (PFOA) dans les revêtements antiadhésifs d'ustensiles de cuisson. Dans l'avis qu'elle a rendu le 27 juillet 2009, l'Afssa considère ce risque " négligeable ". Le 30 septembre 2009, le réseau Environnement Santé, composé d’associations, d’ONG, de scientifiques et de professionnels de santé, avait demandé l’arrêt de l’utilisation de cette substance.

    Melzer D, Rice N, Depledge MH, Henley WE, Galloway TS 2010. Association Between Serum Perfluoroctanoic Acid (PFOA) and Thyroid Disease in the NHANES Study. Environ Health Perspect. Research Article, published 20 janv. 2010 doi:10.1289/ehp.0901584

  • Du brocoli: pour vivre plus longtemps

    D’après une étude publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, les adeptes des légumes crucifères comme le brocoli mais aussi le chou, chou de Bruxelles, chou fleur…vivraient plus longtemps et auraient moins de risques de décéder d’une maladie cardiovasculaire que les personnes qui en consomment peu.

    Les chercheurs de l’Université Vanderbilt (Etats-Unis) et de l’Institut du cancer de Shanghai (Chine) ont analysé les données de 61,436 hommes suivis durant 4,6 ans ainsi que celles de 73,360 femmes suivies durant 10,2 ans. Les participants ont rempli un questionnaire alimentaire évaluant leur consommation de fruits et légumes.

    Chez les personnes qui consomment le plus de légumes crucifères, le risque de décès prématuré (quelle qu’en soit la cause) est réduit de 22% et le risque de décès liés à une maladie cardiovasculaire est réduit de 31%. Il s'agit cependant d'une étude d'observation ne permettant pas de conclure à une relation de cause à effet.

    RECETTES ULTRA-RAPIDE EN 3

    A la cocotte-minute -en inox- et avec des brocolis surgelés

    Brocolis surgelés sans résidus de pesticide ou bio

    30 cl de crème fraîche liquide, sel, poivre, curcuma en poudre et/ou autres épices. Les épices et herbes aromatiques sont le meilleur atour pour votre santé, mettez en partout.

    Coupez pour ouverture votre sachet surgelé, versez directement dans la cocotte minute; ajoutez la crème fraiche liquide et les aromates ou épices.

    Fermez la cocotte et mettre sur feu fort; dès que la soupape tourne, éteignez le feu et ôtez la soupape, tout en laissant la cocotte fermée… ce qu'elle contient continue à cuire durant dix minutes donc, vous retirez ce temps de la recette.

    Mais pour les brocolis, n'attendez pas, en trois minutes, c'est cuit.

    Vous pouvez mettre bien moins de crème fraîche et passer les brocolis au mixer pour obtenir une purée de brocolis à agrémenter de fromage râpé et une lichette d'huile de noix ou noisette au dernier moment (ces huiles ne supportent pas la cuisson).

    Cette purée, vous pouvez la délayer dans un litre d'eau et cela vous fait un potage de brocolis auquel vous pouvez ajouter du fromage râpé et/ou verser sur des croutons de pain pour une soupe épaisse. Plus une lichette d'huile de noix ou noisette au dernier moment (ces huiles ne supportent pas la cuisson).

  • Respectez la chaîne du froid et éviter les contaminations alimentaires.

    Au moment de l’achat

    Lors de l’achat, être attentif au délai de consommation, et contrôler régulièrement les denrées se trouvant dans les armoires, le réfrigérateur ou le congélateur.

    Certains aliments sont particulièrement vulnérables (le lait, la viande crue ou hachée, les œufs, la volaille, le poisson et les fruits de mer, etc.) La température ambiante favorise la prolifération des germes déjà présents.

    Maintenez la chaîne du froid en utilisant un sac isotherme dans lequel vous glissez un pain de glace

    1- Faites vos achats dans l’ordre du plus stable au plus fragile:

    - Produits du rayon ambiant: épicerie, boissons, fruits et légumes frais en vrac

    - Produits réfrigérés: produits laitiers, œufs, crèmerie, charcuterie

    - Produits sensibles: viande, poisson

    - Surgelés en dernier

    2- Ne mélangez pas les produits alimentaires avec les produits d’entretien

    3- Vérifiez les dates de péremption:

    Il existe deux types de datation des produits consommables:

    - la D.L.C. (Date Limite de Consommation):" à consommer jusqu’au … " ne pas consommer le produit au-delà. Elle concerne les produits frais.

    - la D.L.U.O. (Date Limite d’Utilisation Optimale): "à consommer de préférence avant le …"; le produit peut-être consommé au-delà mais les qualités organoleptiques ne sont plus garanties. Elle concerne les produits longue conservation (conserves, épicerie …).

    Puis, concernant les produits frais, acheté chez le primeur, le boucher ou le fromager:

    Lait et produits laitiers:

    - Les produits laitiers frais: D.L.C. particulière à chacun mais pas + de 30 jours

    - Les fromages: ceux à la coupe ne doivent pas être conservés plus de 5 jours

    Viandes, poissons, œufs

    - Les viandes hachées fraîches sont à consommer le jour de l’achat

    - Les poissons, signes de fraîcheur: Sans tâches et sans lésions, brillant et légèrement humide, chair ferme, branchies rouges ou roses, brillantes et humides, odeur agréable de mer

    - Les œufs: jetez les œufs cassés ou fêlés, ne les lavez pas à l’avance mais juste au moment de la consommation. DLC: 28 jours après la ponte / crus jusqu’à 7 jours après la ponte.

    Les fruits et les légumes frais

    - Evitez les fruits ou légumes abîmés ou présentant des lésions

    - Consommez-les rapidement pour un bon apport en vitamines (vitamine C notamment)

    - Stockez-les au réfrigérateur dans un compartiment séparé (produits sales)

    Pendant le transport

    4- Respectez la chaîne du froid: voir ci-dessus

    Transportez rapidement les aliments crus, à température basse.

    - Les surgelés se transportent dans un sac isotherme

    - Evitez les longs parcours ou les détours

    A la maison

    5- En arrivant des courses, rangez les aliments:

    - Les surgelés se mettent dans le congélateur dès l’arrivée.

    - Ensuite, les produits périssables se rangent dans le réfrigérateur dans la zone adaptée (voir paragraphe suivant sur le réfrigérateur).

    Ôtez les sur-emballages des aliments (cartons autour des yaourts, par exemple) permet d'éviter la contamination des aliments et du réfrigérateur par les micro-organismes véhiculés par ces cartons et plastiques. D’autre part, cela permet de favoriser la circulation de l'air froid.

    Séparez les fruits et les légumes des autres aliments.

    - L’épicerie se range dans le placard.

    Les produits d’épicerie ne nécessitant pas d'être réfrigérés doivent toutefois être conservés dans les meilleures conditions indiquées sur l'emballage: une faible humidité, une température modérée et à l'abri de la lumière.

    - Quel que soit le produit, respectez toujours la règle du premier entré, premier utilisé.

    Le réfrigérateur

    La zone la plus froide est située, soit en haut soit en bas, selon le modèle du réfrigérateur.

    - Dans la partie entre +4°C et +6°C, placez par exemple:

    Préparations maison, légumes et fruits cuits,

    Viandes et poissons cuits faits maison,

    Yaourts et fromages faits à cœur.

    - Dans la partie la plus froide entre 0°C et +4°C, placez par exemple:

    Viande, charcuteries cuites et à cuire, produits de volaille, poisson,

    Produits traiteurs frais, crèmes, desserts lactés,

    Produits en cours de décongélation, produits frais entamés,

    Fromages frais et au lait cru, jus de fruits frais, salades emballées,

    Plats cuisinés faits maison (plats en sauce, pâtisseries avec crème pâtissière…).

    - Dans le bac à légumes +8°C:

    Légumes et fruits frais lavés,

    Fromages à finir d’affiner (tous les fromages doivent être emballés).

    - Dans la porte:

    Beurre, le lait et les jus de fruits entamés, bien refermés.

    Congélateur, conservateur ou freezer ?

    On distingue 3 types selon leur température. Il est inscrit sur la porte des étoiles *:

    - Le freezer **: de 0 à -4 °C: ne permet pas une conservation des produits surgelés au-delà de quelques jours.

    - Le conservateur ***: - 18°C: permet le stockage des produits congelés ou surgelés.

    - Le congélateur ****: -18°C à - 24°C: est en mesure de congeler un aliment.

    6- Ne recongelez jamais un produit décongelé.

    C’est une règle de base à ne surtout pas oublier!

    - En cas de congélation "maison", notez la date et la nature du contenu sur le sachet (Une congélation artisanale se conserve un maximum de 6 mois).

    Les surgelés offrent l’avantage d’une durée de conservation relativement longue. Des problèmes relatifs à l’hygiène peuvent toutefois survenir au moment de la décongélation, intentionnelle ou non.

    7- Vérifiez régulièrement la température du réfrigérateur (max. 4°C) et du congélateur (température max. -18°C) à l’aide d’un thermomètre.

    Cela permet de conserver les qualités nutritionnelles des aliments et de ralentir considérablement la croissance de micro-organismes comme Listeria monocytogenes, et de stopper la croissance de la majorité des germes pathogènes comme Salmonella enterica.

    Le réfrigérateur conserve mais n'assainit pas les aliments: multiplication des germes ralentie mais certains résistent bien aux basses températures.

    Assurez-vous de la bonne fermeture de la porte.

    La présence permanente de condensation est un phénomène lié à la mauvaise fermeture de la porte du réfrigérateur. Une telle condensation peut provoquer des ruissellements susceptibles de contaminer un aliment s'il n'est pas emballé.

    Il faut également éviter les ouvertures trop fréquentes et trop prolongées des réfrigérateurs.

    8- Ne surchargez pas votre réfrigérateur de nourriture

    Commencez par supprimer les suremballages (carton, etc.).

    Les appareils ne doivent pas être trop remplis pour permettre la circulation de l'air froid.

    En effet, lorsque l’appareil déborde de nourriture (avant une fête ou une réception), ou en présence de givre, sa température peut augmenter.

    9- Nettoyez et désinfectez régulièrement votre réfrigérateur (au moins 2 fois par mois):

    Afin de maintenir son réfrigérateur dans un bon état d'hygiène, il est nécessaire de le nettoyer régulièrement, à l'eau savonneuse par exemple, puis en rinçant avec de l'eau légèrement javellisée. L'utilisation d'une éponge pour nettoyer le réfrigérateur nécessite de désinfecter celle-ci au préalable !

    De plus, l’utilisation d'eau de javel concentrée est à proscrire car elle risque d'agresser les parois.

    10- Dégelez les appareils contenant du givre (au moins 1 fois par an)

    Il est nécessaire de dégivrer régulièrement son réfrigérateur et son congélateur. Cela doit par ailleurs être fait dès lors qu'une couche de glace se forme rapidement de façon inhabituelle.

    11- Règles générales d’hygiène

    La cuisine se présente comme l'endroit de la maison le plus sensible aux microbes.

    Les règles à suivre sont donc:

    - Lavez-vous les mains avant de toucher une denrée alimentaire.

    - Evitez de manipuler des produits "sales" (par exemple: épluchage de légumes) à côté de produits "propres" (exemple: viande crue).

    - Évitez autant que possible les planches à découper, saladiers et spatules, en bois.

    - Nettoyez soigneusement la table, les plans de travail, les ustensiles et appareils de cuisine après chaque emploi, si possible avec de l’eau chaude et un produit détergent puis les rincer et les essuyer.

    Sous les plans de travail, les meubles et les appareils se dissimulent souvent divers restes, déchets, poussières et saletés – une fois encore un terrain idéal pour la prolifération des microbes, insectes et autres parasites.

    - Tenez propre votre cuisine et les lieux de stockage. Triez les détritus (verre, déchets compostables, métaux, etc.) et éloignez-les rapidement. En cas de forte ou fréquente invasion de parasites, faites appel à des spécialistes.

    - Evitez de toucher votre animal domestique, lorsque vous manipulez des aliments.

    - Faites particulièrement attention:

    Aux Torchons qui sont de véritables puits à microbes:

    • Tenez les secs,
    • Lavez-les très fréquemment à 60° minimum et ayez des torchons distincts pour les différentes fonctions,
    • Utilisez aussi souvent que possible le papier absorbant.

    Aux éponges qui sont une source de prolifération des microbes du fait de leur humidité quasi permanente: désinfectez-les régulièrement au moyen d'eau de Javel. Mais, cela ne suffit pas, il faudrait changer d'éponge une fois par semaine!

    12- La cuisson meilleure alliée contre les bactéries

    - Cuire un aliment est une excellente façon de limiter les proliférations microbiennes mais cela n'élimine pas tous les microorganismes.

    - Pour être efficace la cuisson doit se faire à une température suffisamment élevée (minimum de 70°C) et pendant un temps suffisamment long.

    Après cuisson, ne laissez pas les aliments à température ambiante plus de 2 heures.

    13- La consommation et la conservation

    Les aliments conditionnés, les conserves et les produits surgelés doivent être munis d’un délai de consommation. Souvent, la durée de conservation du produit une fois ouvert est également mentionnée.

    Ne laissez jamais plus de 2 heures des aliments frais hors du réfrigérateur. Une fois cuisinés, ils doivent être consommés, réfrigérés ou congelés dans les deux heures qui suivent leur préparation. En été et par temps chaud, ce délai hors du réfrigérateur se réduit à une heure seulement ! Dépassé ce délai, les bactéries se multiplient et les aliments deviennent alors impropres à la consommation. Il faut les jeter.

    - Conservez les aliments au réfrigérateur jusqu'au moment de les préparer (n’interrompez pas la chaîne dite "du froid"). Utilisez immédiatement les aliments vulnérables.

    - Séparez les produits bruts des produits transformés: utilisez des boîtes hermétiques, en verre, terre ou inox. Transvasez dans des boîtes hermétiques les conserves entamées.

    - Mangez les plats cuisinés le plus vite possible. On ne les laisse pas indéfiniment au réfrigérateur… attention à la toxicité de certains aliments. Un aliment cuit doit être consommé dans les trois jours, grand maximum. (la viande hachée se consomme dans la journée, crue, sinon, faite la cuire pour la consommer le lendemain (maximum de temps).

    - Décongelez correctement: Mettez-les dans un récipient pour éviter qu'ils coulent. Ne décongelez JAMAIS dans l'emballage plastique, retirez l'aliment et décongelez dans une assiette en verre.

    La stratégie la plus sûre consiste à prévoir d’avance une décongélation lente au réfrigérateur. Vous pouvez également décongeler rapidement les restes au four à micro-ondes.

    Ces deux méthodes permettent de conserver aux aliments leurs qualités gustatives en toute sécurité.

    Mais proscrivez définitivement la décongélation à l’air libre ou sous l’eau chaude, toutes deux sources d’un développement bactérien important.

    14- Sachez utiliser judicieusement les restes

    - Une fois cuit, l’aliment doit être: Consommé immédiatement ou conservé au chaud (+ 63°C) ou refroidi immédiatement (+ 3°C max), conservé au froid puis réchauffé au moment de le consommer.

    - Consommez-les le plus rapidement possible.

    Ne les conservez pas plus de 48 heures: le blanc d’œuf, la mayonnaise, la viande cuite, le bouillon ou le jus de viande qui sont d’excellents milieux de culture pour les bactéries. Jetez les restes qui ont été conservés trop longtemps.

    Astuces blancs d'œufs: battez comme une omelette et faire cuire dans la poële comme une omelette; découpez en lanières et rajouter dans une salade.

    - Ne placez au réfrigérateur que des aliments "froids" pour éviter la condensation. Placez-les ensuite dans des récipients propres qui n’ont pas servi à la cuisson ou au service et recouvrez-les (couvercle, assiette) avant de les ranger dans le réfrigérateur. Les restes ne doivent jamais être conservés à température ambiante.

    - Servez les restes toujours bien chauds. Réchauffez soigneusement les restes et plats cuisinés avant consommation. Amenez les sauces, les soupes et les jus à ébullition. Chauffez les autres aliments à 75° C au minimum. Remuez pour bien répartir la chaleur.

    - Ne gardez jamais de restes pour bébé. Les aliments pour bébé doivent toujours être jetés à la fin du repas. Il faut en faire autant pour ceux destinés aux personnes dont le système immunitaire est affaibli telles que les malades immunodéprimés, les femmes enceintes et les personnes âgées.

    - Ne réchauffez jamais plus d’une fois un aliment ou un plat cuisiné. De même, ne mélangez pas des restes à un plat frais… au risque d’aboutir à des restes de restes, à fort potentiel microbien.

    - Congelez les restes que vous ne pouvez pas manger immédiatement. Commencez par réfrigérer les restes pour préserver leur structure. Placez-les ensuite dans des récipients propres et adaptés à la congélation sur lesquels vous inscrirez la date. Consommez-les dans les deux mois qui suivent la congélation.

    15- Jetez les restes qui ont une odeur ou un aspect suspects. Ne goûtez jamais des restes qui vous semblent douteux. Jetez-les.

    - Jetez immédiatement les denrées avariées. Il ne suffit pas d’ôter les parties avariées – les toxines produites par le métabolisme (p. ex. mycotoxine) envahissent tout l’aliment.

    - Les denrées périssables (p. ex. viande crue, produits laitiers, plats cuisinés) doivent être conservées dans des récipients fermés. Séparez les aliments crus des aliments cuits lors du stockage et de la préparation. Après la préparation d’aliments sensibles, nettoyez systématiquement le plan de travail et les ustensiles. Lavez-vous chaque fois les mains.

    Manger l'été... sans s'intoxiquer

    La saison chaude, c'est la fête des microbes: ils se multiplient très vite. Rupture de la chaîne du froid, négligence dans la préparation des repas, réfrigérateur mal nettoyé... les exemples de manque d'hygiène abondent et les intoxications alimentaires se multiplient. Elles ne sont pourtant pas une fatalité: le respect des quelques règles ci-dessus permet de passer des vacances sans souci.