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  • De plus en plus, les vaccins devraient nous aider à vieillir en bonne santé

    Nul ne peut ignorer les bienfaits des vaccins, qui nous protègent contre les infections à tous les âges de la vie. Utilisés dans l’enfance, ils permettent d’écarter la menace de plusieurs maladies, telles la poliomyélite, la diphtérie, la rougeole, les hépatites, dont les conséquences, souvent dramatiques, ne doivent pas être perdues de vue. La prévention possible du tétanos, des méningites, de la fièvre jaune ou de la rage, toutes maladies potentiellement mortelles, a en complétement changé le pronostic, autrefois très sombre. Récemment, la mise au point de vaccins a changé le cours d’une pandémie de covid-19 partie pour faire des millions de victimes.

    Avec l’âge viennent des "fragilités", des "déficiences" et souvent des "comorbidités" qui rendent l’impact de certaines infections de plus en plus délétère, ou en permettent la reviviscence. Des vaccins se trouvent alors particulièrement recommandés pour apporter une protection contre des maladies susceptibles d’évoluer vers des formes graves ou invalidantes, telles que la grippe, les pneumopathies à pneumocoques ou le zona. Alors que le vieillissement de tous les organes et systèmes contribue à exacerber la sensibilité aux infections, celui du système immunitaire tient un rôle central.

    L’immuno-sénescence est un dysfonctionnement progressif du système immunitaire qui se traduit non seulement par la baisse des capacités de défense contre les agressions (infections ou cancers), mais également par une altération des mécanismes de régulation de la réponse immune pouvant empêcher son nécessaire "apaisement" (la résilience immunitaire) et favorisant ainsi la poursuite de phénomènes inflammatoires injustifiés et nuisibles et les manifestations d’auto-immunité.

    La correction de ce dysfonctionnement pourrait ainsi avoir pour effet de rétablir une protection efficace contre des agressions dont l’impact est souvent très néfaste et d’atténuer ou supprimer les conséquences d’une inflammation chronique qui peut atteindre et altérer tous les organes (cœur, rein, poumon, squelette et articulations, cerveau) et contribue significativement à la dégradation de l’état de santé de beaucoup de personnes âgées. Des méthodes d’évaluation (études de différents marqueurs, test des capacités fonctionnelles des cellules du système immunitaire) permettent de définir un "âge immunitaire", différent de l’âge chronologique, qui pourrait se révéler un excellent indicateur de l’état de santé général et du devenir des personnes.

    Maintenir le système immunitaire dans un état optimal de fonctionnement, que l’on peut qualifier d’état de "fitness immunitaire", ne peut que s’avérer bénéfique pour la personne qui avance en âge.

    Cela peut être en partie réalisé par des moyens qui contribuent à préserver l’état de santé général, dont les effets sont bien établis, comme l’activité physique, la qualité de l’alimentation et du sommeil, l’arrêt du tabac et la limitation de la consommation d’alcool, le maintien des liens sociaux et d’activités intellectuelles, mais il est également possible de s’adresser spécifiquement à l’immunité avec les outils que constituent les vaccins. Il apparait en effet de plus en plus que leurs effets peuvent aller au-delà de la protection contre les cibles auxquelles ils sont destinés, soit parce que l’agent infectieux visé est responsable de complications à distance dans lesquelles son rôle n’était pas démontré, soit, moins spécifiquement, en rendant l’immunité globalement plus efficace contre toutes les menaces.

    Des exemples de ces effets élargis de certains vaccins ont déjà été présentés (actualités des 11/08/2025, 12/09/2025 et 10/11/2025). Des observations répétées semblent indiquer que le vaccin BCG, mis au point contre la tuberculose, pourrait aider l’organisme à se défendre contre d’autres infections, alors qu’il est aussi l’un des moyens de traitement du cancer de la vessie (1).

    Un récent article paru dans Human Vaccines & Immuno-therapeutics présente une revue des connaissances sur les interactions entre vaccins et avancée en âge, et des possibilités qu’elles laissent entrevoir (2).

    Les auteurs rappellent que l’immunosénescence est associée à une dégradation avec restructuration des organes lymphoïdes (moelle osseuse et thymus, site de production et de différenciation des lymphocytes, sont particulièrement concernés). Il en résulte une diminution de la production de nouveaux lymphocytes T et B (lymphocytes " naïfs "), un déséquilibre entre T naïfs et T mémoire, responsable d’une réduction de la capacité à réagir à de nouveaux antigènes et d’une bascule de la réponse immunitaire vers un état pro-inflammatoire. Les cellules immunitaires de la personne âgée acquièrent un phénotype sécrétoire (l’éventail des médiateurs solubles qu’elles produisent) altéré, responsable d’un état inflammatoire persistant.

    Ces changements phénotypiques ont pour origine des modifications acquises de l’expression génétique, de nature épigénétique et donc modulables. L’immunité innée (une première ligne de défense non spécifique contre les agressions) est également altérée par l’âge. Les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules NK ("natural killer") qui sont non seulement capables d’éliminer certains antigènes, mais sont en outre nécessaires pour amorcer la réponse immunitaire adaptative qui doit prendre le relais, perdent certaines de leurs capacités (cytotoxicité, présentation de l’antigène, émission de signaux permettant l’intervention d’autres cellules). Il s’ensuit un retard à l’élimination des pathogènes agresseurs, et là encore, un possible emballement de la réponse inflammatoire avec des effets collatéraux néfastes.

    Des observations récentes font évoquer la possibilité que des modifications du microbiome (particulièrement, une réduction de la diversité de la flore commensale), également liées à l’avancée en âge, pourraient aggraver la tendance à l’inflammation et inhiber la réponse aux vaccins (3).

    Il semble que les vaccins, ceux qui existent déjà mais aussi ceux qui pourraient être conçus en fonction des nouvelles connaissances, pourraient être utilisés pour corriger certains dysfonctionnements du système immunitaire, dont l’immuno-sénescence. Outre leur capacité à prévenir les infections cibles, qui font peser des menaces sur la santé à court et long terme, le stimulus qu’ils constituent, sans le danger d’une infection, permet de réactiver des mécanismes indispensables au bon fonctionnement du système immunitaire.

    Les vaccins peuvent induire la production de lymphocytes B et T, la synthèse et la maturation des anticorps, la production de cellules mémoires entretenant une protection durable. Par le biais d’un contrôle épigénétique, certains pourraient même provoquer une reprogrammation des cellules immunitaires, aboutissant à une " éducation " du système immunitaire (" trained immunity ") améliorant ses capacités de défense (4).

    Comme dans le cas d’une infection, la réponse du sujet âgé au vaccin peut être imparfaite ou inadéquate, et une protection peut ne pas être acquise ou rester très limitée dans le temps. Mais des stratégies existent pour surmonter cet écueil: les rappels peuvent être rendus réguliers et rapprochés, la quantité d’antigène entrant dans la composition peut être augmentée, comme dans le cas du vaccin antigrippal, des adjuvants orientant la réponse dans le sens souhaité peuvent être ajoutés. Il est désormais envisageable de personnaliser la vaccination, de l’adapter à l’âge, au sexe, aux antécédents, à l’état physiologique, au patrimoine génétique des individus en mettant à profit de nouvelles capacités d’investigation (génomique, protéomique, analyse du microbiome), l’intelligence artificielle et le "profilage" immunitaire.

    Des outils permettent déjà cette personnalisation de la vaccination, à partir des vaccins existants et des données personnelles disponibles. C’est le but du système d’aide à la décision vaccinale (sadv) MesVaccins développé par SYADEM, qui s’appuie actuellement sur les recommandations émises par les autorités de santé et prend en compte les caractéristiques personnelles, dont l’âge, et les facteurs de risque connus pour proposer des recommandations adaptées.

    À l’avenir, l’intégration de nouveaux déterminants individuels, tels que ceux évoqués dans les travaux récents sur le profil immunitaire, le microbiome ou les marqueurs génétiques, pourrait permettre d’affiner encore cette personnalisation et d’optimiser l’utilisation des vaccins dans une logique de prévention individualisée. Le sadv est intégré à d'autres composantes formant un système d'information pour la vaccination.

    De nouvelles cibles pour les vaccins peuvent également être identifiées, s’il s’avère qu’elles correspondent à des agents ayant un impact déterminant sur la santé ou les fonctions du sujet âgé. La découverte de corrélations entre certaines infections, parfois négligées, et plusieurs pathologies se déclarant tardivement (affections neurodégénératives, maladies cardio-vasculaires, cancers) révèle un champ de recherches prometteur. Il est bien établi que les virus de l’hépatite B et les papillomavirus sont responsables de nombreux cancers, et des vaccins existent. Des vaccins toujours attendus contre le virus de l’hépatite C et le virus Epstein-Barr (EBV) offriront peut-être une protection contre le cancer du foie, certains lymphomes ou la sclérose en plaques.

    Bien qu’actuellement victimes d’une " hésitation " aux déterminants complexes, les vaccins sont sans doute un moyen rapide, simple d’administration, généralement bien toléré et efficace d’améliorer l’état de santé de personnes chez lesquelles le respect de recommandations d’hygiène de vie s’avère plus aléatoire.

    1. Mukherjee, K.M. Wheeler et coll. Bacillus Calmette-Guérin (BCG) treatment of bladder cancer: a systematic review and commentary on recent publications

        J.G. Rial , E. Redondo et coll. (2026) Immunofitness in the elderly: The role of vaccination in promoting healthy aging, Human Vaccines & Immunotherapeutics, 22:1, 2624234, DOI: 10.1080/21645515.2026.2624234

    1. Lu, Y. Feng et coll. Gut microbiota as a regulator of vaccine efficacy: implications for personalized vaccination. Gut Microbes. 2025;17(1):2563709. doi: 10.1080/19490976.2025. 2563709.
    2. Geckin, F.F. Konstantin et coll. Trained immunity: implications for vaccination. Curr Opin Immunol. 2022;77:102190. doi: 10.1016/j.coi.2022.102190.

     

  • Français du Golfe: l’indécence

    Ils sont environ 70.000 Français installés dans les pays du Golfe, principalement aux Émirats, en Arabie saoudite et au Qatar. Cadres, ingénieurs, entrepreneur, influenceurs, trafiquants fuyant l’impôt français pour profiter d’une fiscalité inexistante.

    Pendant qu’ils travaillent pour des régimes autoritaires fermant les yeux sur les violations des droits humains, d’autres – véritables têtes de réseau du narcotrafic – dirigent leurs activités depuis Dubaï, blanchissant l’argent de la drogue dans l’immobilier de luxe.

    Mais lorsque les missiles iraniens ont frappé le Golfe en mars 2026, ces mêmes expatriés, des influenceurs comme Maeva Ghennam aux trafiquants installés, ont supplié la France de les protéger.

    Un cynisme révoltant: on fuit l’impôt et on sert des régimes liberticides, souvent hostiles à la France, mais on réclame la protection de celle-ci dès que le danger approche. Le contribuable français, lui, paie pour les évacuer.

    LE PARADIS FISCAL COMME RAISON SOCIALE

    La motivation est claire: l’absence d’impôt sur le revenu dans le Golfe. Ces expatriés refusent massivement de contribuer à la solidarité nationale tout en utilisant les infrastructures françaises lors de leurs retours au pays.

    L’affaire des "Dubaï Papers" a déjà conduit à des condamnations: deux dirigeants ont écopé de neuf mois de prison avec sursis et 80.000 euros d’amende pour blanchiment de fraude fiscale. Un procès impliquant trois sociétés et quatorze personnes, dont un prince belge, est prévu pour novembre 2026 à Paris, pour un préjudice estimé à 54 millions d’euros.

    TETES DE RESEAU ET NARCOTRAFIC: DUBAÏ, PLAQUE TOURNANTE

    Derrière les paillettes se cache une réalité encore plus sombre. Dubaï est devenu l’un des repaires des grandes figures du narcotrafic français, surnommées "French Arabic" . Issues des quartiers nord de Marseille ou des banlieues lyonnaises, elles pilotent à distance des trafics générant des milliards d’euros et des dizaines de morts par balle en France, tout en menant ouvertement la grande vie dans la Marina.

    Le système bancaire émirien est régulièrement pointé du doigt pour sa complaisance, facilitant le blanchiment d’argent sale. Face aux pressions françaises, dix suspects ont été extradés en 2025 – un record . Mais ces extractions ne représentent que la partie émergée de l’iceberg.

    COMPLICES DES REGIMES AUTORITAIRES

    Cinq mille cinq cents Français travaillent au Qatar1, un État soutien des Frères musulmans, protégé par les États-Unis, où les étrangers n‘ont aucun droit 2, où la charia est source du droit et l’homosexualité criminalisée.

    Six mille autres participent aux méga-projets saoudiens, dans un pays où l’on décapite encore en place publique.

    Ils sont complices par intérêt de régimes liberticides, qui corrompent les élus et dirigeants français et les institutions de l’Union européenne.

    LE REVEIL BRUTAL

    Le 28 février 2026, les frappes iraniennes sur le Golfe changent la donne. 137 missiles et 209 drones sont tirés. L’espace aérien des Émirats est fermé. Soudain, ces Français si fiers de leur indépendance fiscale supplient la France de les protéger.

     

    Maeva Ghennam implore: "La France, protège-nous!" Élodie Gossuin fond en larmes: "Pire journée de ma vie". Benjamin Samat raconte les explosions. Fidji Ruiz panique: "Un missile à la Marina, j’ai trop peur". Diego El Glaoui évacue sa famille.

    LE PARADOXE INDECENT

    Ces Français ont fui l’impôt, travaillé pour des régimes autoritaires hostiles à la France, fermé les yeux sur les violations des droits humains. Certains ont bâti leur fortune sur le trafic de drogue. Mais, au premier danger, ils tendent la main vers l’État qu’ils ont boudé.

    L’humoriste Bastos se moque ouvertement des expats de télé-réalité qui ont choisi Dubaï pour le confort et la fiscalité mais se plaignent dès que la région cesse d’être un décor de carte postale. "Si tu veux revenir, tu paies", lance-t-il, faisant référence aux impôts que ces expatriés ont fui en quittant la France3.

    La France protège ses ressortissants, c’est son devoir. Mais le cynisme de ces "expatriés" qui réclament la protection de la France -après avoir refusé toute contribution à l’effort national- a de quoi révolter. Le contribuable français, celui qui reste et qui paie, finance les évacuations. Une ironie cruelle.

     

    Jean Lamolie

     

    1 Le Qatar est une monarchie absolue, l’Assemblée élue n’a qu’un rôle consultatif.

    2 Seulement 11,6% de la population jouit de la citoyenneté, attribuée sur des critères raciste. En pratique, celle – ci est exclusivement réservée aux enfants dont le père est lui même qatarien.

    3 https://www.mediaterranee.com/0172026-influenceurs-francais-dubai-quand-le-paradis-fiscal-se-transforme-en-zone-de-guerre.html

  • En Occident, consommer devient un privilège

    L’agence de notation Moody’s vient de publier, à partir des données de la Réserve fédérale, un graphique EXPLOSIF concernant la société américaine:

    – Les 20% les plus riches consomment 60% des biens et services.

    – Corollaire: 80% de la population se contente de consommer 41% des biens.

    La part des 80% les plus modestes a diminué, passant d'un pic de 51,5% en 1994 à un minimum de 40,9% en 2025. La part des 20% les plus aisés a augmenté, passant de 48,5% à 59,1% sur la même période.

    Seule une minorité solvable tire la croissance.

    Autrement dit:

        La classe moyenne est en voie de paupérisation,

        La consommation plaisir a disparu,

        Une large partie de la population ne peut plus affronter une dépense exceptionnelle (panne de voiture, chaudière à changer…)

        Les dépenses se recentrent sur l’essentiel (logement, énergie, santé)

        L’endettement ou l’épargne remplacent l’achat.

    Ce n’est plus une société de consommateurs, mais une société de gestion de pénurie relative.

    Ces chiffres expliquent un paradoxe souvent observé:

        La croissance apparaît solide à +4,3% au dernier trimestre 2025

        L’inflation apparaît sous contrôle à 2,6% par an

        Les bénéfices des entreprises (3 412 milliards de dollars au troisième trimestre 2025, + 4,7%) sont supérieurs aux estimations préliminaires de 4,4%.

        mais les consommateurs sont "grincheux" explique le Wall Street Journal; ils se sentent "misérables" dit The Economist, ils "craquent" affirme CNN.

    Bref, les agrégats économiques ne reflètent plus l’expérience vécue.

    Les statistiques indiquent une société prospère, mais la prospérité ne touche que 20% de la population.

    Quand 80% de la population ne pèse plus que 41% de la consommation, la promesse d’ascension, de mobilité, de progrès disparaît.

    C’est l’espoir qui est touché.

    1. ET L’EUROPE?

    La même fracture… amortie par les transferts sociaux

    En Europe aussi, la consommation est concentrée sur les 20% les plus riches.

    L’Europe et les États-Unis reproduisent une cassure similaire:

        une minorité ne se prive de rien,

        une majorité vit sous contrainte.

    L’écart est toutefois moins spectaculaire en Europe.

    En raison des amortisseurs:

        systèmes de protection sociale plus étendus

        transferts et services publics plus importants

    LA FAUTE À LA MONDIALISATION!

    Cette concentration du pouvoir de consommer entre les mains d’une minorité est un effet de la mondialisation, laquelle a:

        Promu une oligarchie, tellement riche que cette minorité a la capacité de fabriquer de la croissance pour tout le pays.

        Désindustrialisé des pans entiers des économies occidentales.

        Externalisé les emplois à valeur intermédiaire.

        Polarisé le marché du travail (emplois très qualifiés / emplois peu qualifiés).

    Résultat:

        La classe moyenne qui assurait l’essentiel de la consommation, et donc la stabilité politique, a perdu ses contours. Il n’y a plus que des riches et des pauvres, comme en 1789.

        Il y a incohérence entre économie mondialisée et société démocratique.

    MAGA INTERROMPT-IL LE PROCESSUS?

    Le mouvement Make America Great Again initié par Donald Trump a:

        Réancré l’industrie sur le sol national (semi-conducteurs, défense, énergie).

        Commencé de découpler l’économie américaine de la Chine.

    On passe d’une mondialisation naïve à une mondialisation conflictuelle.

    Toutefois, MAGA ne s’attaque pas frontalement:

        à l’hyper-richesse,

        à la concentration patrimoniale,

        aux rentes immobilières,

        aux oligopoles technologiques.

    LA DIFFERENCE ENTRE L’EUROPE ET LES ÉTATS-UNIS TIENT AU FAIT QUE

        L’Amérique reconnaît les perdants et tente de corriger le tir.

        L’Europe stigmatise les perdants et les traite de " populistes ".

        L’Amérique réduit l’immigration, alors que l’Europe l’utilise comme amortisseur.

        L’Amérique politise l’économie.

        L’Europe dépolitise l’économie.

     

    Yves Mamou

    https://mamou.substack.com/

    (1) Les séries statistiques de la Federal Reserve n’existent pas en Europe. J’ai donc demandé à ChatGPT d’utiliser les données de la Banque centrale européenne et d’Eurostat.

  • La pénurie d’œufs ou le naufrage écolo-bureaucratique

    La relative pénurie d’œufs que connaît aujourd’hui la France n’est pas un simple accident conjoncturel. Elle révèle avant tout une paupérisation inquiétante des Français, contraints de se tourner vers l’œuf faute de pouvoir encore s’offrir de la viande.

    Cette réalité sociale est le fruit d’un déclassement continu, que nos gouvernants refusent de reconnaître.

    Cette pénurie est également la conséquence directe de l’enfer écolo-bureaucratique dans lequel la France s’est enfermée. L’interdiction des nouveaux élevages en cage depuis 2018 et la transition forcée vers le hors-cage, moins productive et longue à mettre en œuvre, ont fragilisé toute la filière sans réelle anticipation ni soutien.

    À cela s’ajoute un délire sanitaire permanent: au premier cas de grippe aviaire, on abat systématiquement des élevages entiers, sans proportion ni discernement, détruisant en quelques jours des années de travail.

    La création d’un nouvel élevage relève désormais du parcours du combattant, entre études d’impact environnemental interminables, normes changeantes, recours administratifs et blocages financiers, pour des délais pouvant dépasser deux ans.

    Il y en a assez de cet État incapacitant qui prétend tout régenter et finit par tout paralyser. En affaiblissant l’agriculture, il affaiblit la Nation tout entière et plombe, secteur après secteur, l’avenir du pays.

     

    Thomas Joly

  • Tout savoir sur le champagne

    Star des réveillons et des célébrations, le champagne s'invite dans nos coupes pour les fêtes de fin d'année. Mais au-delà de sa réputation d'exception et de son effervescence caractéristique, que connaissons-nous vraiment du champagne?

    De la légende de Dom Pérignon aux études contemporaines sur les effets du champagne sur la santé, découvrons les atouts et les particularités de ce vin effervescent qui fait rayonner le savoir-faire français à travers le monde.

    HISTOIRE DU CHAMPAGNE

    L’invention du champagne remonte au XVIIe siècle. Son inventeur présumé, le moine cellérier Dom Pérignon, aurait dit à ses frères moines après sa première dégustation: "Venez vite, je goûte les étoiles". Ces fameuses bulles sont induites par la "prise de mousse", c’est-à-dire la transformation contrôlée d’un vin tranquille en un vin effervescent

    Historiquement, dans la région champenoise, la viticulture s'est implantée dès l'époque romaine.

    Le plus ancien vigneron rémois attesté par les archives est Saint Remi, évêque de Reims, dont le testament daté d'environ 530 fait mention de cinq parcelles de vignes.  L'effervescence des vins de Champagne est apparue dans le dernier tiers du XVIIe siècle avec l'adoption de la mise en bouteille, qui offrait une meilleure conservation que les tonneaux. Les sucres et levures encore présents dans le vin déclenchaient la reprise de la fermentation au printemps.

    Pour contenir la pression de ces vins pétillants, il fallait des contenants robustes: c'est en Angleterre que furent créées, à la fin du XVIIe siècle, des bouteilles en verre noir épais, rapidement adoptées en France sous une forme piriforme de couleur vert foncé ou ambrée.

    Durant tout le XVIIIe siècle, le champagne est demeuré un produit rare. L'arrivée du chemin de fer au siècle suivant a bouleversé le marché: face à la concurrence des vins méridionaux bon marché vendus à Paris, la production de vin rouge champenois a décliné. La région s'est alors progressivement orientée vers une viticulture d'excellence consacrée au champagne, dont la réputation et les débouchés commerciaux connaissaient une forte expansion.

    Les premières maisons de champagne ont vu le jour sous Louis XV: Ruinart (1729), Chanoine (1730), Forest-Fourneaux (1734), Moët (1743), Delamotte (1760), Clicquot (1772)...

    À compter de 1887, le phylloxéra a dévasté le vignoble champenois. La seule solution efficace fut de replanter entièrement les vignes en greffant sur des porte-greffes américains résistants. Les dernières parcelles produisant des vins rouges de consommation courante ont alors disparu au bénéfice exclusif de celles destinées au vin effervescent.

    En 2024, la France consomme un peu moins de la moitié des bouteilles de champagne produites, et 56% sont exportées. Les principaux pays consommateurs de champagne dans le monde sont, après la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon.

    BULLES ET NUTRITION

    Le champagne renferme un peu plus de glucides que le vin, pour un apport énergétique similaire (environ 80 kcal pour 100 g).

    CHAMPAGNE ET SANTE

    Comme tous les alcools, le champagne a des effets bénéfiques pour la santé à condition d’être consommé avec modération et dans le cadre d'une alimentation par ailleurs équilibrée. Dans les études, le champagne est souvent assimilé à un vin blanc.

    MORTALITE ET MALADIES CHRONIQUES

    Une étude récente qui a analysé les données de 500 000 personnes de la UK Biobank, démontre que la relation entre mortalité et consommation d’alcools – vin rouge, champagne et vin blanc – se présente sous la forme d’une courbe en U: la mortalité la plus faible est observée pour une consommation faible à modérée (3). Dans la même étude, les spiritueux étaient associés au risque de maladies cardio-vasculaires, tandis que le vin rouge, le champagne et le vin blanc, la bière, présentaient une relation en forme de U pour ce risque. Pour ces auteurs, la consommation de champagne et de vin blanc devrait rester inférieure à cinq verres par semaine. Les boissons alcoolisées à des doses sûres ont montré un effet protecteur contre des maladies telles que le diabète, la dépression, la démence, l'épilepsie, la cirrhose du foie et d'autres maladies digestives, sans augmenter le risque de cancer.

    DE POTENTIELS EFFETS SUR LE CERVEAU

    Même si les vins blancs contiennent généralement moins de polyphénols antioxydants que les vins rouges, ils ne sont pas dénués d’intérêt. Le champagne renferme de grandes quantités d’acide phénolique, un antioxydant connu pour protéger les cellules des dommages causés par les radicaux libres.

    Des chercheurs de l’université de Reading (Grande-Bretagne) ont testé la capacité de différents extraits de champagne à protéger les neurones contre les attaques de radicaux libres "azotés" appelés peroxynitrites.

    Résultats: même à basse concentration, certains extraits protègent significativement des attaques radicalaires. Cet effet serait lié à la présence de tyrosol, d’acide caféique et d’acide gallique.

    Dans le cadre d’une étude sur les comportements liés à la consommation d’alcool, des chercheurs français du CHU de Nîmes ont étudié les effets du champagne et du vin blanc non gazéifié sur la sécrétion de quatre neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, cholécystokinine et bêta-endorphine) de 40 jeunes volontaires.

    Résultats: le champagne, à la différence du vin blanc, entraîne une augmentation significative de la sécrétion de dopamine, un neurotransmetteur stimulateur impliqué dans les comportements d’éveil, de découverte et de vigilance. Selon les chercheurs, cet effet ne serait pas lié à l’alcool mais aux autres composés présents dans le champagne.

    Une autre étude, sur les rongeurs, parue dans le journal Antioxidants et redox signaling, indique qu’une consommation modérée de champagne pourrait améliorer la mémoire de travail visuo-spatiale grâce à ses composés phénoliques (en particulier l’acide gallique, l’acide protocatéchuique, le tyrosol, l’acide caftarique et l’acide caféique). L’alcool seul n’a pas entraîné d’amélioration.

    Globalement, les études ne sont pas assez nombreuses, surtout chez les humains, pour conclure à un quelconque effet positif sur le cerveau d’une consommation modérée de champagne. C’est un bénéfice qui reste potentiel et nécessite plus d'investigations.

    Ses bulles accélèrent la montée de l’ivresse

    Les bulles de champagne contribuent-elles à l’ivresse que procure cette boisson festive? Apparemment, oui. Des chercheurs ont comparé les effets d’un champagne dégazé, sans bulle, à celui d’un champagne normal, sur l’alcoolémie et le comportement psychomoteur de 12 personnes. Leur verdict: la présence de bulles de dioxyde de carbone dans le champagne augmente significativement le taux d’alcool dans le sang… et le temps de réaction des volontaires!

    ROSE, IL EST MEILLEUR POUR LA SANTE

    Le resvératrol est un polyphénol trouvé en très grandes quantités dans la peau des grains de raisin et dans le vin rouge. Il a fait l’objet de nombreuses recherches car il présenterait de multiples propriétés, anti-cancer, anti-Alzheimer, antidiabète et antivieillissement.

    Des chercheurs de la faculté de Reims ont dosé le contenu de divers champagnes en resvératrol . Alors que le champagne est issu pour ¾ de raisin rouge, les analyses montrent qu’il contient très peu de resvératrol, de 0,02 à 0,77 mg/L.

    L’explication? Le mode de pressurage des raisins de Champagne n’extrait pas le resvératrol. En revanche, le champagne rosé, issu de l’assemblage de vins blancs et de vins rouges (Côteaux champenois) a des teneurs en resvératrol 10 fois plus élevées, allant de 0,186 à 0,642 mg/L. À titre de comparaison, le vin rouge contient entre 0,3 et 2,1 mg de resvératrol/L. Autre découverte: quand le champagne vieillit, les phénomènes d’oxydation des composés phénoliques entraînent une diminution des teneurs en resvératrol.

    De même, les champagnes rosés contiennent plus d’acides phénoliques que les blancs. Mais les plus fortes teneurs en polyphénols se trouvent dans les champagnes réalisés avec du Chardonnay, selon une étude de 2019.

    DE POSSIBLES PROPRIETES ANTI-INFLAMMATOIRES

    En raison de sa teneur en polyphénols, le vin rouge possède un effet anti-inflammatoire plus important que des boissons comme le gin qui n’en contient pas. Des chercheurs barcelonais ont voulu savoir ce qu’il en était des boissons intermédiaires comme le cava, un vin blanc mousseux produit en Espagne selon la méthode champenoise, en comparant ses effets à ceux du gin.

    Leur conclusion: les deux boissons possèdent des propriétés anti-inflammatoires mais pour le cava, l’effet est nettement plus important, probablement en raison de ses teneurs en polyphénols.

    BON POUR LES VAISSEAUX?

    De nombreuses études font état d’un lien entre une consommation modérée d’alcool, et de vin rouge en particulier, et une meilleure santé cardio-vasculaire. Un essai contrôlé randomisé a évalué les effets de la consommation de champagne sur la fonction endothéliale (la bonne santé des vaisseaux sanguins) par rapport à un autre alcool similaire dans sa teneur en alcool, glucides et composés dérivés des fruits.

    Résultats: les deux alcools ont amélioré la fonction endothéliale de manière similaire, 4 heures après la consommation. En revanche, seul le champagne a maintenu cette amélioration 8 heures après avoir été bu. Pour les chercheurs, cela suggère que " la consommation modérée de champagne pourrait améliorer le flux sanguin des microvaisseaux sur une période soutenue, via le maintien local du taux d'oxyde nitrique (NO)".

    LE CHAMPAGNE EN CUISINE

    Outre l’utilisation du champagne pour réaliser des cocktails, la boisson pétillante apporte une touche d’exception aux plats de fêtes, en remplacement du vin blanc par exemple dans les plats de poisson, ou dans des desserts raffinés.

    Par Priscille Tremblais - Journaliste scientifique