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actualité

  • L’agriculture française sacrifiée

    L’ouverture des quotas pour la viande (AUSTRALIE)

    Le point le plus sensible – et le plus coûteux pour la France – concerne les quotas d’importation de viande: pour la viande bovine: le quota passe de 6 800 tonnes actuellement à 30 600 tonnes. Détail du mécanisme: 16 830 tonnes (55%) pourront entrer en franchise de droits à condition d’être issues d’élevage nourri à l’herbe, et 13 770 tonnes (45%) bénéficieront d’un droit réduit à 7,5%. Pour la viande ovine: le quota passe de 3 800 tonnes à 25 000 tonnes, avec une mise en place progressive sur sept ans .

    Une concurrence déloyale

    La colère des éleveurs français repose sur un constat implacable: ils ne peuvent pas soutenir la concurrence des productions australiennes. Les coûts de production des bovins à l’herbe en Australie sont 2,6 à 3,3 fois inférieurs à ceux des fermes françaises, selon un comparatif des chambres d’agriculture.

    Cette différence s’explique par des normes australiennes de production plus laxistes:

        L’Australie autorise l’usage d’hormones de croissance et d’antibiotiques comme activateurs de croissance, interdits en Europe.

        L’engraissement en parcs d’engraissement intensifs y est pratiqué sans les limitations imposées aux éleveurs européens.

        Les conditions de transport du bétail et certaines pratiques sont jugées contraires au bien-être animal selon les standards européens.

    Les organisations professionnelles françaises demandaient l’instauration de " clauses miroirs " imposant aux importateurs australiens le respect des mêmes normes que celles applicables aux producteurs européens. Cette demande a été rejetée.

    La France subit un revers sur le front des indications géographiques.

    L’ACCORD PRÉVOIT UN RÉGIME DE "DROITS ACQUIS":

        Prosecco: les producteurs australiens disposent d’un délai de 10 ans pour cesser d’utiliser cette appellation sur leurs produits d’exportation.

        Feta et Gruyère: les producteurs australiens qui utilisent ces dénominations depuis au moins cinq ans pourront continuer à le faire indéfiniment, à condition d’indiquer clairement l’origine du produit sur l’étiquette.

        En contrepartie, l’accord protège 165 indications géographiques agricoles et alimentaires européennes en Australie, ainsi que 231 IG de spiritueux.

     

    Pour les défenseurs des terroirs français, c’est une défaite. Des fromages vendus sous le nom de "Gruyère" mais fabriqués en Australie, sans aucun lien avec la région franco-suisse d’où cette appellation tire sa réputation, pourront continuer à inonder le marché.

    L’OPACITÉ DES NÉGOCIATIONS: UN DÉNI DÉMOCRATIQUE

    Comment un tel accord a-t-il pu être signé sans que le Parlement français, sans que les représentants des filières concernées, aient pu peser de manière effective?

    Le processus de négociation des accords commerciaux européens est un monopole de la Commission. Depuis le Traité de Lisbonne, c’est Bruxelles qui négocie, pas les États membres. Ceux-ci sont informés, consultés, mais n’ont pas voix au chapitre dans le détail des concessions. Le Parlement européen, quant à lui, ne peut qu’approuver ou rejeter le texte en bloc, sans pouvoir l’amender.

    Cette architecture institutionnelle a permis aux négociations de se dérouler pendant huit ans dans l’opacité. Les agriculteurs français n’ont eu que des échos lointains des quotas en discussion. Ce n’est que quelques jours avant la signature, le 19 mars 2026, que les syndicats agricoles ont envoyé des lettres ouvertes au président Macron et à la ministre de l’Agriculture pour tenter, en vain, d’infléchir la position française.

    L’absence de débat démocratique est d’autant plus regrettable que l’accord engage l’avenir de secteurs entiers pour des décennies.

    LES CONSÉQUENCES POUR LA FRANCE

    L’élevage français menacé

    L’élevage bovin français, déjà fragilisé par des années de crises successives va subir un choc de compétitivité sans précédent.

     

    La Fédération nationale bovine (FNB) tire la sonnette d’alarme: " Ce n’est pas une concurrence, c’est un lâchage en rase campagne ". La Coordination rurale parle de " sacrifice programmé des éleveurs sur l’autel des intérêts allemands ". Les Jeunes Agriculteurs dénoncent un " déni de souveraineté alimentaire ".

    L’isolement diplomatique de la France

    L’accord révèle aussi le fiasco ou le double jeu du régime Macron au sein de l’Union européenne. Sur le fond, Paris réclamait officiellement:

        Des clauses miroirs pour les normes de production

        Des quotas agricoles plus faibles, voire une exclusion des viandes

        Une protection renforcée des indications géographiques

    LA QUESTION DE LA RATIFICATION

    L’accord doit encore être formellement approuvé par le Conseil de l’UE et le Parlement européen. Théoriquement, la France pourrait tenter de former une minorité de blocage au Conseil. Mais cette option semble compromise: il est peu probable que Paris trouve suffisamment d’alliés pour atteindre le seuil de blocage. La ratification par le Parlement européen, où la coalition des conservateurs et des libéraux soutient traditionnellement les accords commerciaux, ne fait guère de doute.

    CE QUE RÉVÈLE CET ACCORD

    Ce qui se joue dans cet accord dépasse la seule relation entre l’Union européenne et l’Australie. Il révèle quatre évolutions structurelles de l’UE:

    Premièrement, l’agriculture est devenue la variable d’ajustement des négociations commerciales.

    Deuxièmement, le poids de l’Allemagne dans la définition des intérêts commerciaux européens est écrasant. L’industrie allemande obtient des gains immédiats (automobile, matières premières). Les agricultures des pays périphériques, dont la France, en supportent les coûts.

    Troisièmement, la politique commerciale européenne souffre d’un déficit démocratique structurel. Négociée dans l’ombre par la Commission, elle échappe en grande partie au contrôle des Parlements nationaux et aux débats publics.

    Quatrièmement, le régime Macron ne prend pas les mesures nécessaires pour contrer les décisions défavorables à la France imposées par la Commission de Bruxelles et l’Allemagne.

    Jean Lamolie

  • Moudenc, encore!

    Les militants de La France Insoumise croyaient déjà à la victoire. En ce soir de premier tour, ils étaient plusieurs centaines à s’être réunis devant le QG du candidat François Piquemal, au centre-ville deToulouse. Les slogans victorieux et les confettis étaient déjà prêts. Mais la fête n’aura pas lieu.

    L’annonce est tombée aux alentours de 21h30: le maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc est reconduit pour un troisième mandat, avec 53% des voix. Un score serré, mais qui permet à la droite de conserver Toulouse. "Siamo tutti antifascisti!", entonnent en chœur les militants LFI déçus; ou encore "Moudenc, Moudenc, on t’enc*le "repris par seulement quelques-uns.

    De son côté, l’édile salue un taux de participation historique dans la troisième ville de France, à savoir 62,4%. "Les Toulousains ont bien compris qu’il y avait un enjeu particulier: notre capacité à vivre ensemble de manière respectueuse dans les valeurs de la République, de la démocratie et de la France" souligne le maire fraîchement réélu. Au micro de La Dépêche, Jean-Luc Moudenc exprime un sentiment de "joie" et "une profonde gratitude envers les Toulousains". "Je n’ai pas craint la défaite" avoue-t-il.

    UNE VICTOIRE DE LA DROITE FACE A UNE ALLIANCE PS/LFI

    François Piquemal, quant à lui, garde la face. "Avec cette droite-là, dans les années qui arrivent, on va avoir de la violence sociale, symbolique, verbale, voire plus, lance le député à ses militants. Tenez toujours tête, ne baissez pas la tête, soyez toujours fiers de ce que vous êtes. […] Un espoir est né, avec l’espérance d’une alternative. "Ajoutant:  La droite reste au pouvoir à Toulouse, c’est une anomalie".

    La gauche avait pourtant tenté d’éviter la victoire du maire sortant par tous les moyens. Même par une alliance entre La France Insoumise et le candidat du Parti socialiste, François Briançon. Et ce, alors même que ce dernier avait condamné les "ambiguïtés répétés" de Jean-Luc Mélenchon et avait évoqué ses "propos pas anodins" sur l’affaire Epstein, pouvant "réactiver des imaginaires complotistes aux relents antisémites". Au lendemain du premier tour, le socialiste avait tout oublié. Mais pas les Toulousains. Jeudi 19 mars, lors de l’hommage aux victimes des attentats de Toulouse et Montauban, il a été hué par plusieurs personnes dans la foule et traité de " traître " et de " collabo ".

    UNE UNION QUI A COUTE LA VICTOIRE A LA GAUCHE

    Au premier tour, les deux François cumulaient ensemble 52,4% des voix. Ce 22 mars, ils ont perdu 5,4 points. S’ils pensaient pouvoir l’emporter grâce à une fusion, c’est peut-être en réalité cette stratégie qui les a fait perdre. Décriée à gauche, de la présidente de la région Occitanie Carole Delga à Manuel Valls, en passant par le député et candidat à la présidentielle Jérôme Guedj, cette alliance a pu repousser une partie des électeurs du Parti socialiste.

    D’autant plus qu’à Toulouse, Jean-Luc Moudenc a également reçu du soutien sur sa gauche. Dans un communiqué publié deux jours avant le premier tour et consulté par Actu Toulouse, quatre ancien élus de la gauche locale appelaient à voter pour le maire sortant divers droite: "Le seul risque extrémiste qui existe aujourd’hui dans notre ville, [est] celui d’une victoire de LFI de Jean-Luc Mélenchon". Ajoutant: "Toulouse vit un moment grave et le choix des Toulousains peut être lourd de conséquences". 

    Face à une gauche unie en apparence mais en proie aux contradictions, l’édile a su imposer l’idée que la stabilité pouvait l’emporter.

     

    Ouf!

  • Incident grave à Tournefeuille

    Une altercation a par ailleurs éclaté dans un bureau de vote de Haute-Garonne, rapporte La Dépêche du Midi, dans la commune de Plaisance-du-Touch. Contacté par Valeurs actuelles, le candidat RN, Athony Brefel, 27 ans, raconte avoir été insulté par un " jeune ", par ailleurs conseiller municipal du maire sortant.

    " Il m’a dit quelque chose comme, tu sais qu’on n’aime pas beaucoup les fachos ici. Puis: on les retrouve facilement "raconte le candidat RN, persuadé que ce jeune était téléguidé par le maire sortant, Philippe Guyot, de gauche. "Je les ai vus parler juste avant et juste après", explique Anthony Brefel.

    Le candidat assure s’être ensuite rendu auprès du maire sortant pour protester. "Il nous a sorti comme deux adolescents qui se seraient disputés, alors qu’il a oublié que j’étais son égal" poursuit le candidat RN, qui dit avoir de nouveau été traité de "facho" dehors, sous l’approbation du maire sortant.

    "Finalement, le jeune est venu s’excuser mais pas le maire, donc je compte bien déposer une main courante contre lui dès que j’aurais le temps".

    Au soir de ce premier tour, Anthony Brefel a finalement recueilli 21% des voix, contre près de 16% pour le maire sortant, ce qui les place en troisième et quatrième position.

  • De plus en plus, les vaccins devraient nous aider à vieillir en bonne santé

    Nul ne peut ignorer les bienfaits des vaccins, qui nous protègent contre les infections à tous les âges de la vie. Utilisés dans l’enfance, ils permettent d’écarter la menace de plusieurs maladies, telles la poliomyélite, la diphtérie, la rougeole, les hépatites, dont les conséquences, souvent dramatiques, ne doivent pas être perdues de vue. La prévention possible du tétanos, des méningites, de la fièvre jaune ou de la rage, toutes maladies potentiellement mortelles, a en complétement changé le pronostic, autrefois très sombre. Récemment, la mise au point de vaccins a changé le cours d’une pandémie de covid-19 partie pour faire des millions de victimes.

    Avec l’âge viennent des "fragilités", des "déficiences" et souvent des "comorbidités" qui rendent l’impact de certaines infections de plus en plus délétère, ou en permettent la reviviscence. Des vaccins se trouvent alors particulièrement recommandés pour apporter une protection contre des maladies susceptibles d’évoluer vers des formes graves ou invalidantes, telles que la grippe, les pneumopathies à pneumocoques ou le zona. Alors que le vieillissement de tous les organes et systèmes contribue à exacerber la sensibilité aux infections, celui du système immunitaire tient un rôle central.

    L’immuno-sénescence est un dysfonctionnement progressif du système immunitaire qui se traduit non seulement par la baisse des capacités de défense contre les agressions (infections ou cancers), mais également par une altération des mécanismes de régulation de la réponse immune pouvant empêcher son nécessaire "apaisement" (la résilience immunitaire) et favorisant ainsi la poursuite de phénomènes inflammatoires injustifiés et nuisibles et les manifestations d’auto-immunité.

    La correction de ce dysfonctionnement pourrait ainsi avoir pour effet de rétablir une protection efficace contre des agressions dont l’impact est souvent très néfaste et d’atténuer ou supprimer les conséquences d’une inflammation chronique qui peut atteindre et altérer tous les organes (cœur, rein, poumon, squelette et articulations, cerveau) et contribue significativement à la dégradation de l’état de santé de beaucoup de personnes âgées. Des méthodes d’évaluation (études de différents marqueurs, test des capacités fonctionnelles des cellules du système immunitaire) permettent de définir un "âge immunitaire", différent de l’âge chronologique, qui pourrait se révéler un excellent indicateur de l’état de santé général et du devenir des personnes.

    Maintenir le système immunitaire dans un état optimal de fonctionnement, que l’on peut qualifier d’état de "fitness immunitaire", ne peut que s’avérer bénéfique pour la personne qui avance en âge.

    Cela peut être en partie réalisé par des moyens qui contribuent à préserver l’état de santé général, dont les effets sont bien établis, comme l’activité physique, la qualité de l’alimentation et du sommeil, l’arrêt du tabac et la limitation de la consommation d’alcool, le maintien des liens sociaux et d’activités intellectuelles, mais il est également possible de s’adresser spécifiquement à l’immunité avec les outils que constituent les vaccins. Il apparait en effet de plus en plus que leurs effets peuvent aller au-delà de la protection contre les cibles auxquelles ils sont destinés, soit parce que l’agent infectieux visé est responsable de complications à distance dans lesquelles son rôle n’était pas démontré, soit, moins spécifiquement, en rendant l’immunité globalement plus efficace contre toutes les menaces.

    Des exemples de ces effets élargis de certains vaccins ont déjà été présentés (actualités des 11/08/2025, 12/09/2025 et 10/11/2025). Des observations répétées semblent indiquer que le vaccin BCG, mis au point contre la tuberculose, pourrait aider l’organisme à se défendre contre d’autres infections, alors qu’il est aussi l’un des moyens de traitement du cancer de la vessie (1).

    Un récent article paru dans Human Vaccines & Immuno-therapeutics présente une revue des connaissances sur les interactions entre vaccins et avancée en âge, et des possibilités qu’elles laissent entrevoir (2).

    Les auteurs rappellent que l’immunosénescence est associée à une dégradation avec restructuration des organes lymphoïdes (moelle osseuse et thymus, site de production et de différenciation des lymphocytes, sont particulièrement concernés). Il en résulte une diminution de la production de nouveaux lymphocytes T et B (lymphocytes " naïfs "), un déséquilibre entre T naïfs et T mémoire, responsable d’une réduction de la capacité à réagir à de nouveaux antigènes et d’une bascule de la réponse immunitaire vers un état pro-inflammatoire. Les cellules immunitaires de la personne âgée acquièrent un phénotype sécrétoire (l’éventail des médiateurs solubles qu’elles produisent) altéré, responsable d’un état inflammatoire persistant.

    Ces changements phénotypiques ont pour origine des modifications acquises de l’expression génétique, de nature épigénétique et donc modulables. L’immunité innée (une première ligne de défense non spécifique contre les agressions) est également altérée par l’âge. Les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules NK ("natural killer") qui sont non seulement capables d’éliminer certains antigènes, mais sont en outre nécessaires pour amorcer la réponse immunitaire adaptative qui doit prendre le relais, perdent certaines de leurs capacités (cytotoxicité, présentation de l’antigène, émission de signaux permettant l’intervention d’autres cellules). Il s’ensuit un retard à l’élimination des pathogènes agresseurs, et là encore, un possible emballement de la réponse inflammatoire avec des effets collatéraux néfastes.

    Des observations récentes font évoquer la possibilité que des modifications du microbiome (particulièrement, une réduction de la diversité de la flore commensale), également liées à l’avancée en âge, pourraient aggraver la tendance à l’inflammation et inhiber la réponse aux vaccins (3).

    Il semble que les vaccins, ceux qui existent déjà mais aussi ceux qui pourraient être conçus en fonction des nouvelles connaissances, pourraient être utilisés pour corriger certains dysfonctionnements du système immunitaire, dont l’immuno-sénescence. Outre leur capacité à prévenir les infections cibles, qui font peser des menaces sur la santé à court et long terme, le stimulus qu’ils constituent, sans le danger d’une infection, permet de réactiver des mécanismes indispensables au bon fonctionnement du système immunitaire.

    Les vaccins peuvent induire la production de lymphocytes B et T, la synthèse et la maturation des anticorps, la production de cellules mémoires entretenant une protection durable. Par le biais d’un contrôle épigénétique, certains pourraient même provoquer une reprogrammation des cellules immunitaires, aboutissant à une " éducation " du système immunitaire (" trained immunity ") améliorant ses capacités de défense (4).

    Comme dans le cas d’une infection, la réponse du sujet âgé au vaccin peut être imparfaite ou inadéquate, et une protection peut ne pas être acquise ou rester très limitée dans le temps. Mais des stratégies existent pour surmonter cet écueil: les rappels peuvent être rendus réguliers et rapprochés, la quantité d’antigène entrant dans la composition peut être augmentée, comme dans le cas du vaccin antigrippal, des adjuvants orientant la réponse dans le sens souhaité peuvent être ajoutés. Il est désormais envisageable de personnaliser la vaccination, de l’adapter à l’âge, au sexe, aux antécédents, à l’état physiologique, au patrimoine génétique des individus en mettant à profit de nouvelles capacités d’investigation (génomique, protéomique, analyse du microbiome), l’intelligence artificielle et le "profilage" immunitaire.

    Des outils permettent déjà cette personnalisation de la vaccination, à partir des vaccins existants et des données personnelles disponibles. C’est le but du système d’aide à la décision vaccinale (sadv) MesVaccins développé par SYADEM, qui s’appuie actuellement sur les recommandations émises par les autorités de santé et prend en compte les caractéristiques personnelles, dont l’âge, et les facteurs de risque connus pour proposer des recommandations adaptées.

    À l’avenir, l’intégration de nouveaux déterminants individuels, tels que ceux évoqués dans les travaux récents sur le profil immunitaire, le microbiome ou les marqueurs génétiques, pourrait permettre d’affiner encore cette personnalisation et d’optimiser l’utilisation des vaccins dans une logique de prévention individualisée. Le sadv est intégré à d'autres composantes formant un système d'information pour la vaccination.

    De nouvelles cibles pour les vaccins peuvent également être identifiées, s’il s’avère qu’elles correspondent à des agents ayant un impact déterminant sur la santé ou les fonctions du sujet âgé. La découverte de corrélations entre certaines infections, parfois négligées, et plusieurs pathologies se déclarant tardivement (affections neurodégénératives, maladies cardio-vasculaires, cancers) révèle un champ de recherches prometteur. Il est bien établi que les virus de l’hépatite B et les papillomavirus sont responsables de nombreux cancers, et des vaccins existent. Des vaccins toujours attendus contre le virus de l’hépatite C et le virus Epstein-Barr (EBV) offriront peut-être une protection contre le cancer du foie, certains lymphomes ou la sclérose en plaques.

    Bien qu’actuellement victimes d’une " hésitation " aux déterminants complexes, les vaccins sont sans doute un moyen rapide, simple d’administration, généralement bien toléré et efficace d’améliorer l’état de santé de personnes chez lesquelles le respect de recommandations d’hygiène de vie s’avère plus aléatoire.

    1. Mukherjee, K.M. Wheeler et coll. Bacillus Calmette-Guérin (BCG) treatment of bladder cancer: a systematic review and commentary on recent publications

        J.G. Rial , E. Redondo et coll. (2026) Immunofitness in the elderly: The role of vaccination in promoting healthy aging, Human Vaccines & Immunotherapeutics, 22:1, 2624234, DOI: 10.1080/21645515.2026.2624234

    1. Lu, Y. Feng et coll. Gut microbiota as a regulator of vaccine efficacy: implications for personalized vaccination. Gut Microbes. 2025;17(1):2563709. doi: 10.1080/19490976.2025. 2563709.
    2. Geckin, F.F. Konstantin et coll. Trained immunity: implications for vaccination. Curr Opin Immunol. 2022;77:102190. doi: 10.1016/j.coi.2022.102190.

     

  • Français du Golfe: l’indécence

    Ils sont environ 70.000 Français installés dans les pays du Golfe, principalement aux Émirats, en Arabie saoudite et au Qatar. Cadres, ingénieurs, entrepreneur, influenceurs, trafiquants fuyant l’impôt français pour profiter d’une fiscalité inexistante.

    Pendant qu’ils travaillent pour des régimes autoritaires fermant les yeux sur les violations des droits humains, d’autres – véritables têtes de réseau du narcotrafic – dirigent leurs activités depuis Dubaï, blanchissant l’argent de la drogue dans l’immobilier de luxe.

    Mais lorsque les missiles iraniens ont frappé le Golfe en mars 2026, ces mêmes expatriés, des influenceurs comme Maeva Ghennam aux trafiquants installés, ont supplié la France de les protéger.

    Un cynisme révoltant: on fuit l’impôt et on sert des régimes liberticides, souvent hostiles à la France, mais on réclame la protection de celle-ci dès que le danger approche. Le contribuable français, lui, paie pour les évacuer.

    LE PARADIS FISCAL COMME RAISON SOCIALE

    La motivation est claire: l’absence d’impôt sur le revenu dans le Golfe. Ces expatriés refusent massivement de contribuer à la solidarité nationale tout en utilisant les infrastructures françaises lors de leurs retours au pays.

    L’affaire des "Dubaï Papers" a déjà conduit à des condamnations: deux dirigeants ont écopé de neuf mois de prison avec sursis et 80.000 euros d’amende pour blanchiment de fraude fiscale. Un procès impliquant trois sociétés et quatorze personnes, dont un prince belge, est prévu pour novembre 2026 à Paris, pour un préjudice estimé à 54 millions d’euros.

    TETES DE RESEAU ET NARCOTRAFIC: DUBAÏ, PLAQUE TOURNANTE

    Derrière les paillettes se cache une réalité encore plus sombre. Dubaï est devenu l’un des repaires des grandes figures du narcotrafic français, surnommées "French Arabic" . Issues des quartiers nord de Marseille ou des banlieues lyonnaises, elles pilotent à distance des trafics générant des milliards d’euros et des dizaines de morts par balle en France, tout en menant ouvertement la grande vie dans la Marina.

    Le système bancaire émirien est régulièrement pointé du doigt pour sa complaisance, facilitant le blanchiment d’argent sale. Face aux pressions françaises, dix suspects ont été extradés en 2025 – un record . Mais ces extractions ne représentent que la partie émergée de l’iceberg.

    COMPLICES DES REGIMES AUTORITAIRES

    Cinq mille cinq cents Français travaillent au Qatar1, un État soutien des Frères musulmans, protégé par les États-Unis, où les étrangers n‘ont aucun droit 2, où la charia est source du droit et l’homosexualité criminalisée.

    Six mille autres participent aux méga-projets saoudiens, dans un pays où l’on décapite encore en place publique.

    Ils sont complices par intérêt de régimes liberticides, qui corrompent les élus et dirigeants français et les institutions de l’Union européenne.

    LE REVEIL BRUTAL

    Le 28 février 2026, les frappes iraniennes sur le Golfe changent la donne. 137 missiles et 209 drones sont tirés. L’espace aérien des Émirats est fermé. Soudain, ces Français si fiers de leur indépendance fiscale supplient la France de les protéger.

     

    Maeva Ghennam implore: "La France, protège-nous!" Élodie Gossuin fond en larmes: "Pire journée de ma vie". Benjamin Samat raconte les explosions. Fidji Ruiz panique: "Un missile à la Marina, j’ai trop peur". Diego El Glaoui évacue sa famille.

    LE PARADOXE INDECENT

    Ces Français ont fui l’impôt, travaillé pour des régimes autoritaires hostiles à la France, fermé les yeux sur les violations des droits humains. Certains ont bâti leur fortune sur le trafic de drogue. Mais, au premier danger, ils tendent la main vers l’État qu’ils ont boudé.

    L’humoriste Bastos se moque ouvertement des expats de télé-réalité qui ont choisi Dubaï pour le confort et la fiscalité mais se plaignent dès que la région cesse d’être un décor de carte postale. "Si tu veux revenir, tu paies", lance-t-il, faisant référence aux impôts que ces expatriés ont fui en quittant la France3.

    La France protège ses ressortissants, c’est son devoir. Mais le cynisme de ces "expatriés" qui réclament la protection de la France -après avoir refusé toute contribution à l’effort national- a de quoi révolter. Le contribuable français, celui qui reste et qui paie, finance les évacuations. Une ironie cruelle.

     

    Jean Lamolie

     

    1 Le Qatar est une monarchie absolue, l’Assemblée élue n’a qu’un rôle consultatif.

    2 Seulement 11,6% de la population jouit de la citoyenneté, attribuée sur des critères raciste. En pratique, celle – ci est exclusivement réservée aux enfants dont le père est lui même qatarien.

    3 https://www.mediaterranee.com/0172026-influenceurs-francais-dubai-quand-le-paradis-fiscal-se-transforme-en-zone-de-guerre.html