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santé - Page 43

  • Il fait trop chaud pour travailler....

    Quand il fait trop chaud dehors, et que la régulation de la température du corps se fait mal, l’organisme peut vite être en danger. Voici les aliments à privilégier en cas de fortes chaleurs pour aider le corps à faire face.

     Après un effort, un repas riche en épices et protéines ou encore lorsque la météo est à la canicule, le corps risque le coup de chaud. Un coup de chaud c’est une température corporelle qui devient supérieure à 37,2°C et qui ne baisse pas facilement (en l’absence de fièvre bien entendu).

    Normalement, pour diminuer sa température, le corps produit de la transpiration, augmente la fréquence cardiaque et redirige le flux sanguin vers la peau (1). Mais chez certaines personnes ces mécanismes de thermorégulation fonctionnent moins bien ; c’est le cas par exemple des personnes âgées, de celles prenant certains médicaments au long cours et des jeunes enfants.

    Conséquences possibles d’un coup de chaud : faiblesse ou perte de conscience, mal de tête, nausées (ou vomissements), pouls rapide, transpiration abondante, peau pâle… La chaleur peut aussi exacerber les symptômes de maladies déjà présentes (respiratoires, cardiovasculaires et rénales notamment).

    Mieux vaut donc prévenir que guérir et l’alimentation est fort utile pour cela. Les aliments riches en eau, en vitamine C par exemple sont de bons alliés contre la chaleur. Voyons cela plus en détail.

    Les aliments riches en eau

    Les études sont plutôt unanimes : boire plus d’eau quand il fait chaud ou que l’on fait du sport par fortes chaleurs permet de ne pas trop faire monter la température du corps (2). Si le corps n’a pas assez d’eau, la transpiration qui permet de le rafraîchir ne peut pas se faire.

    S’il faut boire de l’eau, les aliments riches en eau se révèlent aussi des alliés intéressants pour augmenter la teneur en eau de l’organisme (3). Il s’agit du concombre, de la courgette, de la pastèque, du melon, des radis, du céleri, de la tomate et de la laitue notamment.

    L’eau de noix de coco (pure) permet de bien hydrater le corps aussi en cas de chaleur. Comme les eaux minérales, elle permet de pallier un peu les pertes minérales dues à la transpiration.

    Les aliments riches en vitamine C

    La vitamine C pourrait, selon certaines études, réduire l’impact d’un stress métabolique dû à la chaleur. Une étude a montré que prendre un complément de vitamine C (à raison de 250 ou 500 mg/ jour) permettait de mieux s’acclimater à la chaleur (4). Manger des aliments riches en vitamine C pourrait donc se révéler aussi une bonne stratégie pour aider le corps à mieux réguler sa température.

    Parmi les aliments d’été riches en vitamine C figurent le cassis, le citron, le poivron et la fraise.

    La menthe

    L’effet fraîcheur de la menthe est bien connu. Cet effet est dû au menthol, la principale molécule active de la menthe poivrée (5). C’est d’ailleurs pour cela que le menthol est ajouté aux chewing-gums, aux dentifrices, etc.

     La menthe, consommée sous forme d’herbe aromatique ou tisane, a aussi des propriétés rafraîchissantes. Simplement infusée dans l’eau froide avec un peu de citron, elle fera une eau détox délicieusement hydratante.

    Les aliments à éviter le plus possible

    L’alcool, le café et les épices comme le piment, le gingembre et le poivre, sont connus pour augmenter l’effet thermique des aliments (6). Utile l’hiver mais très peu pratique quand on a déjà trop chaud.

     Les aliments riches en protéines sont connus aussi pour augmenter la température après un repas (7). Les protéines ont ainsi un effet thermique plus élevé que les glucides ou les lipides. Les protéines animales se trouvent dans les viandes, poissons, laitages et œufs, les protéines végétales principalement dans les légumineuses accompagnées de céréales et les oléagineux secs.

    Références

    (1) Sessler DI. Thermoregulatory defense mechanisms. Crit Care Med 2009;37 (7 suppl):S203–10.

     (2) Sawka MN, Latzka WA, Matott RP, Montain SJ. : Hydration effects on temperature regulation. Int J Sports Med. 1998 Jun;19 Suppl 2:S108-10.

     (3) Guelinckx I, Tavoularis G, König J, Morin C, Gharbi H, Gandy J. : Contribution of Water from Food and Fluids to Total Water Intake: Analysis of a French and UK Population Surveys. Nutrients. 2016 Oct 14;8(10). pii: E630.

     (4) Strydom NB, Kotze HF, van der Walt WH, Rogers GG. : Effect of ascorbic acid on rate of heat acclimatization. J Appl Physiol. 1976 Aug;41(2):202-5.

     (5) Kamatou GP, Vermaak I, Viljoen AM, Lawrence BM. : Menthol: a simple monoterpene with remarkable biological properties. Phytochemistry. 2013 Dec;96:15-25. doi: 10.1016/j.phytochem.2013.08.005.

     (6) Westerterp-Plantenga M et al. Metabolic effects of spices, teas, and caffeine. Physiol Behav 2006; 89: 85–91.

     (7) Binns A, Gray M, Di Brezzo R. : Thermic effect of food, exercise, and total energy expenditure in active females. J Sci Med Sport. 2015 Mar;18(2):204-8. doi: 10.1016/j.jsams.2014.01.008.

    Limonade vite faite

    Perso, en été, quoi de mieux qu'un grand verre d'eau gazeuse citronnée? ma boisson de table c'est La Salvetat. Je me sert un grand verre de cette eau à laquelle je rajoute une bonne cuillère à soupe de citron bio liquide (bouteille de verre, of course).

    Si vous avez besoin de limonade pour les enfants, la même chose: de La Salvetat, du citron liquide bio et un peu de sucre en poudre.

    Point trop de sucre, SVP... ce n'est pas bon de donner le goût du sucré à vos enfants.

    De même, on ne boit pas d'eau directement sortie du frigo: je la laisse sur le comptoir mais mon citron liquide est au frigo; une cuillère à soupe de ce citron froid et suffisante pour bien rafraîchir votre eau.

    L'eau bue glacée: choc thermique pour les dents dont l'émail fini par se carier...

    choc thermique dans l'estomac et les intestins: douleurs intestinales!

    Heu... les bouteilles plastiques, on les jette: ne pas les ré-utiliser indéfiniment... le bisphénol passe dans vos liquides.

    Certains tuto sur internet vous indiquent comment récupérer des bouteilles... surtout, pas de récupération pour des liquides ou autres à consommer... danger, toujours, de bisphénol!

    On peut couper le haut de la bouteille pour en faire un entonnoir: d'accord... uniquement pour transvaser des produits chimiques, OK?

     

     

  • Soignez-vous très bien avec des H.E.

    Maladie de Lyme, H.E. anti-infectieuses

    Trois huiles essentielles auraient une activité remarquable contre la bactérie Borrelia burgdorferi  responsable de la maladie de Lyme.

    Et si des huiles essentielles pouvaient aider à traiter la maladie de Lyme? Dans un article paru dans Frontiers in Medicine, des chercheurs de l’université Johns Hopkins (Baltimore) ont obtenu des résultats très encourageants avec certaines huiles essentielles.

    La maladie de Lyme

    La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est la maladie à transmission vectorielle la plus courante en France avec environ 29000 cas par an, selon l’agence Santé publique France. C’est une morsure de tique qui transmet la bactérie Borrelia burgdorferi. Alors que la majorité des patients peuvent être soignés avec un traitement antibiotique lors de la phase aiguë de Lyme, 10 à 20% d’entre eux continuent à souffrir de symptômes chroniques comme: fatigue, douleurs musculaires et articulaires. Une fois la maladie installée, elle peut se propager à différents organes: cœur, articulations, système nerveux. Il est plus facile de guérir de la maladie aux stades précoces que lorsqu’elle a commencé à progresser en phase chronique : les antibiotiques sont alors souvent en échec.

    Dans cet article, les chercheurs ont évalué l’activité de 34 huiles essentielles contre B. burgdorferi en phase stationnaire de culture. Les huiles essentielles sont des liquides volatiles et concentrés extraits de plantes. Des études ont montré que certaines avaient des propriétés antimicrobiennes.

    Toutes les huiles essentielles n’étaient pas efficaces mais cinq d’entre elles se distinguaient car elles étaient plus efficaces que la daptomycine, un médicament pourtant connu pour son activité contre B. burgdorferi.: l’origan, la cannelle, le clou de girofle, la citronnelle et la menthe. Les huiles d’origan et de cannelle éradiquaient complètement B. burgdorferi en phase stationnaire de croissance avec seulement 0,05 %de concentration. Les chercheurs ont travaillé avec des bactéries en phase stationnaire pour modéliser les bactéries persistantes dans l’organisme.

    3 huiles essentielles prometteuses

    Les trois huiles les plus actives (origan, cannelle et clou de girofle) avaient une activité remarquable contre B. burgdorferi même à faible concentration (0,125%). Le carvacrol était la molécule qui semblait la plus active dans l’huile d’origan; il était efficace contre les bactéries en phase stationnaire de croissance. Le carvacrol pourrait détruire les membranes microbiennes. L’huile d’origan réduisait la taille des colonies de micro-organismes agrégées en biofilms. Les symptômes chroniques pourraient s'expliquer par le fait que des bactéries ne sont pas détruites par les antibiotiques et persistent dans l’organisme. De manière générale, les antibiotiques sont peu actifs contre les bactéries lorsqu'elles forment des biofilms, des écosystèmes microbiens organisés qui peuvent adhérer aux tissus. Or ici certaines huiles essentielles avaient une très bonne activité contre les biofilms.

    Des essais in vivo et cliniques chez l'homme sont nécessaires pour confirmer ces résultats. Mais de nombreux patients utilisent déjà les huiles essentielles de manière empirique. Dans son livre Lyme les solutions naturelles, Judith Albertat explique ainsi qu'elle a pu améliorer son état général avec plusieurs huiles essentielles "dynamisées, dispersées, diluées". Le Dr Richard Horowitz, auteur de Soigner Lyme et les maladies chroniques inexpliquées, fait lui aussi appel, pour soigner ses patients, à des huiles essentielles, en plus des traitements classiques. Il existe des contre-indications et des précautions d'emploi avec les huiles essentielles.

    Dès que je me sens un peu enrhumée ou fiévreuse voici mon ordonnance

    Pour le rhume: deux ampoules toutes les deux heures de granions de zinc et l'huile ci-après

    Pour syndrome grippal: dans 30 cc d'huile d'olive: une quinzaine de gouttes des H.E. suivante:

    origan, cannelle, clou de girofle, thym rouge. Parce que le mélange est un peu difficile au goût, je double l'HE de cannelle ou bien je rajoute HE de citron qui est aussi antibactérienne.

    Vous trouverez des H.E. excellentes et BIO sur mon site

     

     

  • Coup de chapeau à M. Cymès

    Déjà deux morts de la rougeole: bravo les parents, continuez vos conn.....!

     

  • Santé

    Les 2 huiles essentielles qui tiennent les moustiques à distance

    Elles sont efficaces et sans danger: les huiles essentielles pourraient présenter une alternative aux répulsifs chimiques pour se protéger des piqûres de moustiques. C’est ce que montrent deux chercheuses thaïlandaises dans la revue Acta Tropica.

    Pour éviter les piqûres de moustiques et surtout les maladies qu’ils transmettent (dengue, paludisme, filariose), il est important de se protéger par des répulsifs, vêtements, moustiquaires. Actuellement, le DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide) semble le plus efficace. On le trouve dans des aérosols, prays, lotions, crèmes. Mais les effets toxiques des produits chimiques pour la peau et le système nerveux soulèvent des interrogations, notamment pour leur utilisation chez les enfants. C'est pourquoi il serait intéressant de disposer d'alternatives naturelles. Des études ont déjà été conduites sur les huiles essentielles.

    L’objectif de cette nouvelle étude était de tester l’activité répulsive des huiles essentielles d’ylang ylang et de citronnelle pour lutter contre deux espèces de moustiques: Aedes aegypti (vecteur de la dengue) et Culex quinquefasciatus (vecteur de la filariose). L'huile essentielle de citronnelle est déjà très utilisée.

    L’activité répulsive des deux huiles essentielles a été comparée à celle de deux répulsifs chimiques. Trois huiles végétales (huile de coco, huile de soja et huile d’olive) ont été utilisées pour diluer les huiles essentielles, qui ont ensuite été appliquées sur l’avant-bras de volontaires.

    L’huile de coco est un ingrédient utilisé en cosmétique et dans la cuisine. Elle est aussi utilisée dans la médecine traditionnelle pour traiter différents problèmes de santé comme des allergies, de l’asthme, des infections de la peau.

    Toutes les préparations végétales montraient une meilleure activité répulsive que le répulsif chimique IR3535 (éthyl butylacétylaminoprpionate à 12,5 %) mais elles étaient moins efficaces que le DEET à 20 %. Les répulsifs végétaux étaient moins efficaces contre A. aegypti que C. quinquefasciatus.

    L’ylang ylang dans l’huile de coco avait une activité répulsive excellente avec 98,9 % de protection contre les piqûres de A. aegypti pendant 88,7 min en moyenne. La citronnelle dans l’huile d’olive montrait aussi une excellente activité avec 98,8 % de protection contre C. Quinquefasciatus pendant environ 170 min.

    Les huiles essentielles diluées dans les huiles végétales sont donc efficaces mais nécessitent des applications régulières, au bout de quelques heures. De plus, ces traitements naturels présentent l’avantage de ne pas provoquer d’irritation ou de dermatite.

    Soonwera M, Phasomkusolsil S. Efficacy of Thai herbal essential oils as green repellent against mosquito vectors. Acta Trop. 2014 Nov 28. pii: S0001-706X(14)00379-9. doi: 10.1016/j.actatropica.2014.11.010.

     

    Où trouver des huiles essentielles bio? ici

     

     

     

  • Carnosine

    Vous voulez une belle peau sans rides?

    Imaginez un aliment naturel qui empêche la peau de se rider, de se distendre, de vieillir, aussi bien sur le visage (paupières, joues, lèvres) que sur les cuisses ou sous les bras.

    Et tandis que vous vous verriez, année après année, votre visage rester jeune dans le miroir de votre salle-de-bain, vos artères, vos yeux et vos reins, sans que vous ne vous en aperceviez, arrêteraient eux aussi de vieillir!

    Vos artères, qui devenaient de plus en plus rigides, ou étaient même en train de se boucher, garderaient leur souplesse, leur élasticité. Ce qui vous permettrait d'avoir plus d'énergie, d'être moins essoufflé, tandis que s'éloignerait le risque d'infarctus ou d'AVC.

    Hé bien il se trouve que cet étonnant aliment existe, et se trouve même dans la plupart des viandes que vous consommez: il s'agit d'un acide aminé appelé "carnosine".

    Si vous mangez régulièrement de la viande, vous consommez donc sans le savoir de la carnosine. Mais deux faits très simples expliquent pourquoi elle n'exerce pas cet effet anti-âge de façon visible:

    – D'abord, votre apport maximum par jour par voie alimentaire est de 25 à 50 mg, alors que les effets cités ci-dessus ne s'observent qu'avec 1000 à 1500 mg.

    – Ensuite, vous avez dans votre tube digestif une "enzyme", c'est-à-dire une substance qui détruit la carnosine. Cette enzyme s'appelle la carnosinase.

    Pour observer les effets anti-âge, il est donc nécessaire de prendre de la carnosine sous forme de complément alimentaire.

    Comment agit la carnosine?

    Les tissus comme la peau, les artères, les membranes des yeux ou des reins sont endommagés par l'oxydation et la glycation.

    L'oxydation s'apparente à la "rouille" ou au "rancissement" dans le cas des graisses.

    Notre corps est constamment attaqué par des molécules "carnivores" agressives appelées "radicaux libres", responsables de l'oxydation. Ces radicaux libres ont pour origine:

    – le tabac, l'alcool en excès, et la pollution atmosphérique (particules fines, ozone...);

    – le stress, qui produit du cortisol;

    – les pollutions chimiques et les radiations, y compris du soleil;

    – et le simple phénomène de la respiration: lorsque vous respirez, vous absorbez de l'oxygène qui vient "brûler" vos nutriments pour produire de l'énergie cellulaire. Comme un moteur produisant de la fumée, cette combustion entraîne la production de radicaux libres.

    L'oxydation fait perdre leurs propriétés à vos cellules, qui s'intoxiquent puis meurent. Dans le pire des cas, l'oxydation provoque des mutations de votre ADN, et débouche sur des tumeurs cancéreuses.

    Or il se trouve que la carnosine a un puissant pouvoir anti-oxydant. Lorsque vous la consommez en quantité suffisante (1000 à 1500 mg par jour), elle est capable de stopper la destruction de milliards de cellules dans votre corps, chaque jour. Préservées, ces cellules continuent donc à fonctionner et à se diviser, ce qui explique que vos tissus (peau, artères, reins, membrane des yeux) vieillissent moins vite.

    Mais ce n'est pas tout. Il se trouve que la carnosine est une des rares substances à avoir aussi des effets anti-glycation.

    Il est aussi important d'agir contre la glycation que contre l'oxydation

    La glycation est un phénomène nettement moins bien connu du grand public que l'oxydation.

    Et pourtant, pour une stratégie anti-âge efficace, il est aussi important d'agir contre la glycation que contre l'oxydation.

    La glycation est un phénomène qui est provoqué, non par des radicaux libres, mais par la simple présence de glucose (sucre) dans l'organisme. Plus vous avez de sucre dans le sang, plus la glycation est importante, et plus vous vieillissez. C'est pourquoi une maladie comme le diabète peut être assimilée à un vieillissement accéléré.

    Qu'est-ce au juste que la glycation?

    Il s'agit du phénomène, à l'échelle microscopique, de "caramélisation". Si vous prenez de la viande, la roulez dans le sucre, et que vous la mettez à cuire, le sucre va fondre et se lier aux protéines de la viande pour former une couche dure caramélisée.

    Ce processus, qui ne prend que quelques secondes dans une poêle à haute température, se produit lentement dans votre corps, à chaque instant, et au niveau microscopique (niveau cellulaire). Après plusieurs dizaines d'années, cette caramélisation, appelée "glycation" en langage médical, est suffisamment forte pour commencer à devenir visible et même gênante car potentiellement cause de maladies graves.

    En effet, les protéines glyquées se soudent ensemble, dans un processus connu sous le nom de liaisons croisées. Au fur et à mesure que des protéines tissent des liens croisés, les tissus de l'organisme deviennent de plus en plus raides et durs.

    Prenez le cas de votre peau par exemple. Votre peau est soutenue par un matelas de chair appelé derme. Le derme se trouve sous votre épiderme, et c'est lui qui donne à votre peau un aspect moelleux et élastique. Il est composé de fibres de collagène (une gélatine ferme), et d'élastine.

    Avec le temps, les molécules de sucre de votre sang viennent se lier à ces protéines. Fibres de collagène et d'élastine deviennent rigides, puis cassent sous l'effet de la glycation, ce qui entraîne des rides, un relâchement de l'épiderme, une sécheresse cutanée et des difficultés de plus en plus grande à cicatriser.

    Le même phénomène a lieu au niveau des artères, qui deviennent rigide, des cellules des reins, ou de la cataracte.

    La glycation des protéines s'accélère fortement chaque fois que vous consommez des sucres et quand vous mangez des aliments grillés: viandes grillées (surtout au barbecue), fritures, huiles cuites à plus de 180 °C et même légumes brunis à la cuisson.

    C'est pourquoi on peut avoir 40 ans, être rayonnante et compter ses rides sur les doigts d'une main si on mange peu sucré, pas trop cuit, et si on prend de la carnosine... et être extrêmement ridée et relâchée à 45 si l'on ne prend pas soin son organisme et de son alimentation.

    De même, des jumeaux qui ont le même patrimoine génétique et la même apparence à la naissance, peuvent paraître d'un âge radicalement différent quand ils vieillissent. A 45 ans, l'un peut avoir l'air 10 ans plus vieux que l'autre, pour ces mêmes raisons.

    Pourquoi la carnosine n'est-elle pas plus connue?

    La carnosine a été découverte en 1900 en Russie. C'est un dipeptide qui contient deux acides aminés, l'alanine et l'histidine.

    La majeure partie des recherches sur la carnosine ayant été réalisée en Russie, celles-ci ne sont disponibles que depuis peu pour les scientifiques occidentaux.

    Plusieurs études récentes ont toutefois démontré l'intérêt de la carnosine contre le vieillissement des tissus, ce qui laisse penser que la médecine générale et le grand public pourraient prochainement se tourner massivement vers ce nutriment.

     

    Dans la revue scientifique Biochemistry par exemple, des chercheurs italiens ont exposé en culture des tissus de cristallin de rat à une solution de guanidine, une substance connue pour former la cataracte, ou à une solution de guanidine et de L-carnosine. Les résultats ont montré que la guanidine rendait les cristallins complètement opacifiés alors que dans la solution de guanidine et de carnosine, les cristallins étaient 50 à 60 % moins opacifiés.(1)

    Des scientifiques ont également montré que la carnosine protège les protéines cellulaires de deux façons différentes. D'abord, grâce à son pouvoir antioxydant, la carnosine empêche la formation de sucres oxydés ou radicaux glycosyles également appelés produits de glycation avancés (AGE pour Advanced Glycosylation End-product).(2)

    Ensuite, la carnosine se lie à des groupes carbonyles potentiellement dangereux qui attaquent des protéines enfoncées dans la membrane cellulaire, se lient à elles et les neutralisent.

    Ces processus ont tous deux d'importantes implications pour les traitements antiâge: la carnosine ne fait pas qu'empêcher la formation de liaisons croisées nuisibles, mais elle élimine aussi celles qui se sont précédemment créées, restaurant ainsi un fonctionnement normal de la membrane(3).

     

    Ces avancées scientifiques indiquent que la supplémentation quotidienne en carnosine, qui n'est pratiquée que par une minorité bien informée aujourd'hui, se généralisera demain lorsque les grands médias commenceront à en parler.

    C'est en effet un pilier central de toute stratégie efficace de réduction des effets de l'âge, et ce sans aucun risque d'effets secondaires négatifs (la carnosine est, je le rappelle, un simple aliment naturel).

     (1) Biochemistry, 2009, 48(27):6522-6531.

    (2) Hipkiss A.R., "Carnosine, a protective anti-aging peptide?", Int. Biochem. Cell. Biol., 1998, 30(8):863-8.

    (3) Hipkiss A.R. et al., "A possible new role for the anti-aging peptide carnosine", Cell. Mol. Life Sci., 2000, 57(5):747-53.