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OCCITANIE - Page 156

  • Covid 19: l’effet protecteur de la vitamine D se confirme

    Le virus de la covid 19 est responsable d’une infection d’évolution très différente selon les individus. Elle peut être quasi inapparente (asymptomatique ou paucisymptomatique), ou se manifester au contraire par des atteintes graves, notamment de l’appareil respiratoire, pouvant entraîner le décès. Les recherches sur les facteurs responsables de ces différences ont été très actives, car elles peuvent déboucher sur des stratégies ou mesures de protection ciblées. Ainsi, l’association de l’âge avancé ou de certaines comorbidités avec une incidence élevée de formes graves a permis d’orienter et de prioriser la mise en œuvre de certaines mesures, dont la vaccination.

    Très tôt, des observations ont indiqué qu’un déficit en vitamine D pouvait être une des circonstances associées à un risque accru de covid 19 et de forme grave (1). Ces observations ont été guidées par des travaux antérieurs ayant montré un effet protecteur de la vitamine D contre le syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) qui peut être une complication, souvent mortelle, de certaines infections respiratoires (2). Une possible protection contre la grippe, la particulière sévérité de la covid 19 chez les personnes âgées ou obèses (deux conditions souvent associées à une hypovitaminose) et la prépondérance hivernale des infections (le manque d’exposition au soleil favorisant le déficit) avaient également orienté vers un possible rôle de la vitamine D dans la physiopathologie de la maladie.

    La vitamine D est connue pour son rôle dans le métabolisme du calcium (absorption intestinale, fixation osseuse). Mais elle a d’autres effets, antiviraux et anti-inflammatoires, médiés par son action sur l’enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2 (ACE2) et la régulation qu’elle exerce sur la production de cytokines par les macrophages et les lymphocytes.

    Plusieurs travaux, dont ceux de C. Annweiler en France, ont attiré l’attention sur le lien entre niveau de vitamine D et évolution de la covid 19, indiquant un effet bénéfique potentiel de la vitamine sur le pronostic de l’infection chez les personnes âgées.

    Ces données ont conduit, dès 2020, l’Académie de médecine à recommander une supplémentation en vitamine D (800 à 1000 unités par jour) pour la prévention des formes graves de covid 19 chez les personnes de moins de 60 ans dès le diagnostic d’infection effectué (3). Pour les personnes de plus de 60 ans, elle a recommandé de doser immédiatement la 25(OH)D sérique en cas d’infection et d’administrer une dose de charge de 50 000 à 100 000 unités de vitamine en cas de carence. Dans son avis, l’Académie précisait que la vitamine D ne devait pas être considérée comme un traitement préventif ou curatif de l’infection, mais comme un adjuvant à ces traitements.

    En janvier 2021, de nombreux médecins et chercheurs ont suggéré qu’une supplémentation soit apportée tout au long de l’année aux personnes à risque d’hypovitaminose (personnes de 80 ans et plus, personnes vivant en EHPAD, dépendantes, fragiles ou obèses), et en période hivernale à l’ensemble de la population (4). Le dosage de la 25(OH)D, qui n’est pas un examen de routine, ne serait nécessaire que pour les personnes présentant une altération du métabolisme calcique.

    L’étude israélienne qui vient d’être publiée s’est intéressée aux concentrations de 25(OH)D mesurées chez 253 personnes dans la période (14 à 730 jours) qui a précédé une infection par le SARS-CoV-2 (5). Un modèle mathématique intégrant les variations saisonnières a été utilisé pour évaluer la concentration au moment de l’infection. Les auteurs mettent en évidence une corrélation entre déficit en vitamine et sévérité de l’infection : l’incidence des formes graves était 14 fois plus élevée chez les personnes avec une concentration en 25(OH)D inférieure à 20 ng/mL que chez celles dépassant 40 ng/mL. L’étude montre que le déficit en vitamine pourrait bien être un facteur prédisposant à une infection grave, et non pas qu’il en est la conséquence, comme les constatations initiales (dosage de la vitamine chez des personnes déjà malades) l’ont fait évoquer. Les auteurs déclarent avoir mis en évidence, dans le cas de la covid 19, la capacité de la vitamine D à renforcer les défenses contre les virus affectant l’appareil respiratoire, une capacité qui vaut sans doute pour tous les variants du SARS-CoV-2. Ils précisent que l’apport en vitamine D ne peut pas se substituer à la vaccination mais recommandent à leur tour qu’une supplémentation soit mise en œuvre en population générale pendant toute la durée de l’épidémie.

    En France, une enquête effectuée dans les années 2010 a montré que, si les carences en vitamine D (concentration sérique de 25-hydroxyvitamine D, ou 25(OH)D, inférieure à 10 ng/mL) sont rares et concernent des populations vulnérables, l’insuffisance (concentration entre 20 et 30 ng/mL) et le déficit (concentration entre 10 et 20 ng/mL) étaient très répandus (6). En 2012, l’Académie de médecine avait recommandé « qu’il soit porté une plus grande attention au statut vitaminique D de la population en France » et préconisé une réévaluation des apports en vitamine D dans la population française, débouchant sur une supplémentation éventuelle par voie orale (7).

    Références

        Grant WB, Lahore H, McDonnell SL, Baggerly CA, French CB, Aliano JL, Bhattoa HP. Evidence that Vitamin D Supplementation Could Reduce Risk of Influenza and COVID-19 Infections and Deaths. Nutrients. 2020 Apr 2;12(4):988. doi: 10.3390/nu12040988. PMID: 32252338; PMCID: PMC7231123.

    1. Xu, J. Yang et coll. Vitamin D alleviates lipopolysaccharide induced acute lung injury via regulation of the renin angiotensin system. Molecular medicine reports vol. 16,5 (2017): 7432-7438.

        Vitamine D et Covid-19, Communiqué de l’Académie nationale de Médecine, 22 mai 2020

        Effet bénéfique de la vitamine D dans la Covid : quelles sont les données ? La Revue du Praticien, 7 janvier 2021

        A.A. Dror, N. Morozov et coll. Pre-infection 25-hydroxyvitamin D3 levels and association with severity of COVID-19 illness. PLoS ONE 17(2): e0263069

    1. Vernay, M. Sponga et coll. Statut en vitamine D de la population adulte en France : l’Étude nationale nutrition santé (ENNS, 2006-2007). Bull Epidemiol Hebd 2012;16-7:189-94

        Rapport de l’Académie nationale de médecine. Statut vitaminique, rôle extra osseux et besoins quotidiens en vitamine D. Bull Acad  Natle Med. 2012, 196, 1011.

    Auteur : Hugues TOLOU

     

    Source:

  • Une recette de poulet basquaise

    Pour 4 personnes

    - 1 poulet fermier

    - 6 tomates

    - 4 poivrons

    - 3 oignons

    - 3 gousses d'ail

    - 15 cl de vin blanc

    - De l'huile d'olive et un peu de graisse de canard (n'oubliez pas qu'il est prouvé que la graisse de canard à les mêmes propriétés thérapeutiques que l'huile d'olive. Hé oui!).

    Comment avoir toujours de la graisse de canard à disposition chez soi? cherchez avec l'outil du blog: 'recherche“

    - 1 bouquet garni et Sel et poivre

    Vérifiez que votre poulet ne contient encore quelques plumes, sinon, passez-le à la flamme du gaz. Videz le soigneusement et lavez -très rapidement- l'intérieur du volatile; retirez si nécessaire les tripes (à jeter) par contre avec le gésier, la tête, le croupion et les ailes, vous pouvez faire un bouillon de poulet au vermicelle.

    Coupez le poulet en morceaux, puis les tomates et les poivrons. Réservez.

    Hachez ensuite l’ail et l’oignon. Mettez-les dans une cocotte. Versez un filet d’huile d’olive ou de la graisse de canard. Laissez cuire le tout pendant 5 minutes.

    Remuez le mélange. Ajoutez les tomates et les poivrons. Mettez le couvercle pour faire transpirer les ingrédients. Laissez encore mijoter durant 20 minutes.

    A part, faites dorer le poulet avec l’huile d’olive avec le bouquet garni. Salez et poivrez. Puis incorporez dans la cocotte.

    Laissez cuire le tout pendant encore 35 minutes.

    Servez bien chaud.

  • Gâteau Basque

    Pour 6 personnes

    - 250g de farine

    - 140g de sucre en poudre

    - 120g de beurre

    - 1 œuf entier

    - 3 jaunes d'œufs

    - 1 cuillère à café de levure chimique


    - Un pot de confiture à la cerise

    - 1 zeste de citron

    - Un jaune d'oeuf

    -Une cuillère à café de lait

    Dans un saladier, mélangez la farine tamisée et la levure chimique, puis le sucre tout en mélangeant. Ajoutez le beurre ramolli, l’oeuf entier et les jaunes d’oeufs. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte que vous pouvez pétrir.

     

    La pâte doit être homogène. Formez une boule. Laissez-la dans le saladier, couvrez d’un torchon et réservez au frais pendant 30 minutes.

    Passé ce délai, séparez la pâte pour obtenir deux boules distinctes de même taille.

    Aplatissez avec un rouleau à pâtisserie. Formez deux disques. Beurrez un plat à tarte et déposez l’une des pâtes.

    Tartinez généreusement de confiture sur la pâte dans le moule pour avoir une bonne matière. Recouvrez de la deuxième pâte en soudant les deux parties.

    Pour la dorure : dans un bol, mélangez le jaune d’oeuf et le lait. Badigeonnez toute la surface du gâteau et faites des traits avec une fourchette pour une touche décorative.

    Enfournez le gâteau basque et faites cuire à 150°C pendant 1 heure.

    Une croûte dorée doit se former.

    Laissez ensuite tiédir le gâteau

    Astuce: Vous pouvez mettre des cerises noires à l’intérieur du gâteau.

    Et/ou le servir avec un boule de glace ou de la crème anglaise.

     

  • Pintxos du Sud-Ouest

    Pour 4 personnes

    1 bûche de chèvre, 2 tranches de jambon de Bayonne

    1 baguette de pain aux céréales; 1 tomate; 1 poivron vert

    Huile d’olive

    Dans une poêle, versez un généreux filet d’huile d’olive. Coupez des lanières de poivron vert et faites revenir les morceaux. Couvrez avec un couvercle pour faire suer les morceaux de poivrons et les rendre tendre.

    Coupez la tomate en morceaux. Déposez-la dans le fond d’une petite casserole en badigeonnant d’huile d’olive. Faites cuire tout en remuant délicatement.

    Coupez des tranches de pain pour faire des toasts. Coupez des tranches de jambon à la grandeur des toasts. Déposez sur le pain et mettez un léger filet d’huile d’olive. Faites légèrement fondre le fromage, rapidement, d'un côté et de l'autre dans la poèle où a fondu le poivron

    Déposez par dessus une tranche de poivron vert, puis mettez une tranche de chèvre chaud. Couvrez d’un morceau de tomates.

    Astuces: Pour compléter ces pintxos, vous pouvez planter un piq à brochettes et présentez le tout sur un plateau en bois.

  • Confit de canard aux pruneaux

    Pour 2 personnes

    2 cuisses confites de canard

    12 pruneaux séchés sans noyaux à faire gonfler dans de l'eau durant 2 heures

    1 botte de persil, 2 gousses d'ail

    10 cl de vin rouge de pays, Sel et poivre

    1 gros oignon jaune

    Commencez par faire dorer vos confits 5 minutes en aller-retour à la poêle, afin de retirer la graisse en trop.  Puis enfournez les pendant environ 30 minutes avec les gousses d'ail.

    Dans la même poêle en conservant le gras du canard, faites rôtir les pruneaux ouverts en deux. Ajoutez les cubes d'oignon et faire dorer en même temps (rejetez du gras s'il y en a trop) puis le vin rouge. Mélangez jusqu'à obtenir une couleur homogène.

    Sortez les confits du four. Sur une assiette, déposez les pruneaux puis les confits par-dessus. Arrosez le tout avec la sauce au vin et déposez grossièrement le persil.

    Assaisonnez à votre guise.