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Comme 2014: Année de 13 lunes encore: temps très humide toute l'année 2015
Janvier: pluvieux, très humide sur toute la France
Février: mauvais temps général (voir ci-dessus); léger mieux bord Méditerranée (moins de pluie)
Mars: même temps très humide partout, mieux sur bord Méditerranée et Ouest (Bretagne) + Nord de la France
Avril: mauvais temps général, vent fort dans beaucoup de régions bord de mer
Mai: pluvieux à très humide un peu partout sauf sur toutes les cotes, surtout atlantiques et méditerranéennes
Voyelles
i - Le i se prononce comme en français : un nis (un nid).
u - Le u se prononce aussi comme en français (et non "ou" comme en espagnol !) : la luna (la lune).
a - Le a tonique garde la même prononciation qu’en français: un pastre (un berger).
Il se prononce " o " en majorité, lorsqu’il est en fin de mot (ou suivi d’un s) : trenta cadièras (trente chaises).
è Le è se prononce " ouvert ", tout comme en français : un castèl (un château).
e En revanche, le e qui ne comporte pas d’accent se prononce " é " comme dans été : negre (noir).
o - Le o se prononce "ou": un ostau (une maison).
ò - Avec un accent grave, il reste prononcé "o" : un estilò, un bòsc (un stylo, un bois).
Groupes de voyelles
Diphtongues Lorsque deux voyelles se suivent à l’écrit, on prononcera les deux à l’oral selon la prononciation indiquée plus haut: una glèisa, un peis, lo coide (une église, un poisson, le coude).
Le u dans une diphtongue va se transformer en " ou " exceptionnellement: una taula, lo teulat (une table, le toit).
Triphtongues Lorsqu’il y a trois voyelles qui se suivent, on prononce les trois successivement: nuèit (nuit), fiau (fil), ieu (je, moi).
Consonnes particulières
lh Le groupe de consonnes lh se prononce comme dans le français de " escalier " : una fuèlha (une feuille).
nh Le groupe de consonnes nh est l’équivalent du " gn " en français : una castanha (une châtaigne).
Selon les régions et les variantes, on trouvera différentes expressions et traductions d’une même idée.
À vous de reconnaître ou de choisir celle qui vous convient ou que l’on dit chez vous.
M
Macarel, macaréou: exclamation de surprise occitane, "maquereau"
Macaniche: exclamation de surprise, euphémisme pour "macarel"
Maché: meurtri (en parlant d'une partie du corps)
Madur: idiot, flasque
Mafre: avoir de la malchance
Maille: exclamation d'étonnement, équivalent à "encore" (Maille ce truc?!) Prononcer "Maï" ou "May"
Malfiso: attention!
Manatchaille: bande d'enfants bruyants
Main'nant, mainant : maintenant
Malle: coffre de voiture
Manche: un PV. Peut être conjugué "je me suis fait mancher"
Manon (con de): interjection. Bonne ou mauvaise surprise : "Oh con de manon!" équivalent à "Nom de Dieu!" ou "Noundidiou!"
Marmuser: murmurer, marmonner
Mascagner: travailler mal ou avé difficulté, abimer, mal faire
Mastoc: mal fait; peut se dire aussi pour quelque chose d'imposant et dense ("c'est mastoc")
Me fa caga: (le s se prononce parfois) "tu me fais chier"
Mèfle: interjection équivalente à "merde!"
Mèque: morve
Merci pla : merci beaucoup (va pla: ça va - prononcer ba)
Mescladis: mélange
Mila diou: mille dieux (expresion d'enervement)
Milledieux: exclamation voir "millo-dioùs"
Millo-dioùs: exclamation d'énervement. Occitan "milla dius", "mille dieux"
Minje: manger; minje sebe: “si ce qu'on te donne ne te plais pas, mange toi un oignon!"
Mirgue, mirguette: petite souris; fluet, petit-e, minuscule
Morfale: qui mange avidement
Moucadou: mouchoir
Mouner: bouder
Mounil: nombril; expression: “sans poupes ni mounil“: fille squelettique
Mourmouner: parler dans sa barbe
Mournifle: gifle
Mouscaille: mouche
Mouscaillou: petite mouche, moucheron
Moussec: morceau de papier servant de projectile
Moussèg: morsure
Mousséguer: mordre
N
Nifler: renifler
Ninou: chéri/e, petit nom amoureux, affectueux : "Bonjour ninou!"
Noundidiou: Interjection. Déformation de "Nom de Dieu!"
O
Oh con ! expression de surprise
Oreillettes: sorte de gâteau du Mardi-Gras ou Noël, fin et croustillant
Ouéler: puer; “quek sa ouele“
P
Pas bésef: pas trop
Palichot, -te: pâlichon
Pandourel: pan de la chemise (s'emploie quand il dépasse !) voir panjorle
Paquétas: gros paquet
Parer: présenter (une assiette par exemple)
Pastaga: pastis
Pas tròp: (prononcer pass' tropp') "pas beaucoup", "pas trop"
Patàc: coup
Patane: patate
Patchéguer: toucher, tripoter quelque chose avec les mains
Pataquès: quelle histoire!
Pauvrot, -te / pauvret, -te, : pauvre dans le sens de malheureux
Pec, -gue, pegot, -te, pégas, -se : idiot, insensé
Pégalou: petit récipient
Pegou: petit idiot
Pègue: colle, se dit aussi de la salive que l'on pose par exemple sur le papier à cigarette avant de le rouler ("mettre de la pègue")
Péguer: coller, être gluant
Pégueux, -se: collant, poisseux
Pélòi: avorton, miséreux
Peillaròt: (vieilli) chiffonnier. Le peillaròt passait dans les rues de Toulouse en gueulant "peillaròtttt," et rajoutait parfois peillarottt, peaux de lapin!"
Peille, peillot, peyot: chiffon. Le diminutif "-ot" ajoute un aspect plus vieux et de moindre importance, expression: "s'habiller comme un peillot", une serpillère.
Penjorle: ça pend
Pintre: peintre, bon à rien
Piotte n.f. dinde, insulte féminine: idiote. De l'occitan piòta, dinde
Penon à cochon: enclos d'élevage vivrier
Pénou: petit pied
Pensi que : "je pense que"
Penso té: exclamation: émettre un doute: tu parle! pense-toi!!
Pépiot: "cynique, insolent"
Per bézé: "pour voir" - s'utilise pour marquer la curiosité
Périr : se gâter (pour un fruit)
Pesquer : pêcher. Le sens figuré est plus utilisé : attraper quelqu'un ou un objet
Pét : coup
Pétarel: vélomoteur bruyant
Pétas: chiffon
Pétasser : repriser
Pétassou: cordonnier ou petit chiffon
2: pièce de tissu pour ravauder ou raccommoder
Pétoche: peur - "avoir la pétoche"
Pigne: petit coup /coup de poing “mamm, me suis fais un pigne au genou!"
Pigné : a reçu un petit coup, "ma voiture est pignée" (ou "bugnée")
Pignoufle: personne craintive, timide
Pijoler: rire de bon cœur
Pinfle: caillou se dit aussi pour une personne qui reçoit un gros coup (de poing) ou une amende: "J'ai pris un pinfle.
Pinjolu: se dit pour un "pauvre type"
Pinjo-lung: désigne une chose ou un vêtement qui pend longuement. Expression d'origine occitane (penjar : pendre ; lung : long)
Pimpanelo ou pimparelle: jeune femme rusée, dégourdie
Pinté: ivre
Pirol (e): imbécile, idiot. D'origine occitane (piròl : fou)
Pissadou : 1. pot de chambre, urinoir (mot francisé). D'origine occitane (pissador, prononcer pissadou) 2. Grand verre.
Pissagne: urine (importante). D'origine occitane (pissanha, prononcer pissagno)
Pissarel-le: petit enfant qui vient de faire un très gros pipi
Pissou: petit pipi (enfantin)
Pitchou, -ne : petit, -te
Pitchounet, -te: tout petit
Pitchous (les ~) : les enfants
Plancarte: pancarte. D'origine occitane (plancarda: pancarte, panneau)
Pla content: "très content", "très satisfait"
Plâtras: plat ou assiette bien remplis de nourriture, plâtrée
Plastra: cf. plâtras
Platas: grand plat
Plèje: pluie
Plier: ranger (" plie les assiettes dans le buffet ")
Poche: sac en plastique, personne qui boit beaucoup et souvent
Pogne: grosse main. D'origine occitane (ponh : poing; ponha: force du poignet, poigne)
Pompette: ivre. D'origine occitane (pompar: s'imprégner d'un liquide)
Poupe: sein. D'origine occitane (popa, prononcer poupo)
Poupous: seins
Pousque: poussière. D'origine occitane (posca, prononcer pousquo)
Poussoussou: avoir les yeux comme des poussoussous, les yeux rouges du matin
Poutingues: remède, drogue, potion, par extension mauvais remède. D'origine occitane (potingua, prononcer poutinguo)
Poutou: un baiser. D'origine occitane (poton, prononcer poutou). Se dit souvent pour un bisou affectueux
Poutounade: faire plein de bisous à quelqu'un
Poutouner, poutounéjer: donner plein de baisers
Pudent: puant. On pense à l'odeur désagréable que dégagent les punaises
Putain: particule énonciative soulignant le caractère affirmatif de la phrase
Bien sûr, comme tous les gosses, vous-même avez cherché des escargots.... peut-être pas pour les manger…. ce n'est pas si difficile que cela à préparer… mais, si vous vous attendez à les ramasser le matin et à les consommer le soir, tout faux:
Enfant, je trouvais rigolo d'aller ramasser des champignons, des escargots, de chasser les écrevisses dans les rivières et une belle branche de houx ou du gui pour décorer la maison en fin d'année.
A la ferme voisine, je ramenais des œufs frais et du bon lait dont je voyais la fermière le tirer du pis de la vache... je me souviens plus des noms de ces vaches.... mais, nous avions chacun notre préférée et le droit de vouloir son lait à elle! Parfois, ce n'était pas l'heure de la traite, alors la fermière disait, “allez jouer dans la grange“. C'est là que les poules pondaient. On avait le droit d'en manger autant qu'on en voulait. Alors, on ne se privait pas… des œufs gobés frais, parfois encore tiède, un régal! Je me souvient d'un jour, j'avais repéré une poule qui s'en allait chantant et j'ai trouvé son œuf énorme, encore chaud; alors, je me suis assise pour le gober avec délice et, patatras! je me suis atchoulée (voir les expression toulousaines dans la catégorie Occitanie) sur un œuf: j'en avait plein la culotte et les jambes, jusque sur les chaussettes et les godillots… rrrrageant de voir mon frère et un autre gosse s'étouffer de rire.
Parfois, sans faire exprès je trouvais un trèfle à 4 feuilles... et le roi n'était pas mon cousin!
Bon, pour la cueillette des champignons, j'ai à déplorer hélas le fait que je n'avais pas de grand-père pour m'enseigner ceux qui étaient comestibles... donc, comme ma mère se voulait de la ville et pas de la campagne de l'Aude où elle est quand même née.... chaque fois qu'on ramassait des champi, soit on les jetait à proximité de la maison, soit on les refourguait à d'autres qui s'y connaissaient et s'en régalaient... et on était déçus!
Moi, j'aimais bien ramasser les escargots car, là, ma mère acceptait de les préparer.... mais, comme ça “sent“, au bout de quelques temps et que ça salit le bout des doigts, elle ne voulait plus s'en occuper et rapidement, j'ai su m'en charger. Facile!
Les escargots, on essayait bien de ramasser les plus gros.... oui, y'a plus à manger... mais bon, nous étions tellement content d'en trouver que parfois, nous ramenions des petits.... que ma mère s'empressait de jeter par la fenêtre, directo l'herbe fraîche qui poussait ras des murs. Les pelouses, c'est pour les riches.
Dans la lessiveuse, on mettait de gré ou de force les cargolès et on les laissait au moins trois jours sans manger. Puis, après, on rajoutait de la farine en petite pluie fine. Les escargots doivent jeuner puis se requinquer ensuite avec la farine…
Fallait penser à laver la lessiveuse souvent, sinon… l'odeur en ouvrant le couvercle...
Mais, pas tant que cela vous savez, pas a vous dégouter définitivement de ces succulentes bestioles: c'est comme quand vous soulevez le couvercle de la marmite sur le ragoût de sanglier; y'a des odeurs qui montent droit aux narines, puis s'évadent dans la maison... l'odeur ne restait pas longtemps…la lessiveuse restait dehors, bien sûr, donc, c'était supportable. Au bout d'une semaine, leur compte était bon aux cargolès. C'était le moment de les cuire, les bêtes à cornes. D'abord lavage et re-lavage. Et encore lavage.
C'était quoi déjà notre recette? Un oignon roussi, du beurre, de l'ail, beaucoup de persil et un verre de vin blanc puis, du bouillon salé; beaucoup de poivre et une feuille de laurier.. parfois, on avait de la crème fraîche à rajouter, rarement, c'était cher pour les finances des ouvriers qu'étaient mes parents.
Beaucoup de sauce à saucer avec du pain, des lèvres pleines de sauce et plein la serviette; et des doigts qui dégoulinaient du bon jus de la sauce, durant la pêche dans l'assiette… les escargots, on les retirait prestement de leur coquille avec un bout de bois pointu, cure-dent en bois mais avant cela, on aspirait la sauce, comme font tous les enfants qui aspirent la soupe. Ici, on dit “tchurluquer“.
Deux verres de château Lapompe plus tard, il ne restait plus qu'une montagne de coquilles vides et abandonnées dans les assiettes creuses. Et comme disent les toqués de la toque, la satisfaction de l'avoir fait soi-même avec amour!
Décidément, Coluche a oublié d'ajouter aux artichauts du pauvre, les escargots…. les moules aussi, d'ailleurs.
La salade toulousaine de Lucien
(Recette de Lucien Vanel) un bon restaurateur de l'ancienne école.
Lever des boules dans la pulpe d’un melon moyen avec une cuillère parisienne. Faites cuire 2 fonds d’artichaut dans de l’eau citronnée pour qu’ils ne noircissent pas ; les rafraîchir et les tailler en lamelles.
Émincer finement le blanc et le vert d’un poireau très tendre; tailler en julienne 1 tranche épaisse de jambon blanc. Mélanger tous ces ingrédients. Préparer une vinaigrette bien relevée, additionnée de persil, de ciboulette et de sauge, ciselés, et la lier de 1 cuillerée à café de crème fraîche. Assaisonner la salade et la remuer délicatement.
Disposer dans chaque assiette une grande feuille d’épinard cru, lavée et épongée ; répartir la salade assaisonnée et, en dernier lieu, râper dessus un peu de gingembre frais.
La salade toulousaine - (2)
Où l’ail reluit de tout son éclat
Émincez des fonds d’artichauts très jeunes et pareille quantité de truffes noires, de ces truffes dont la cassure a le noir gras et profond de l’anthracite. Disposez en turban au fond du plat.
Recouvrez ensuite vos artichauts et vos truffes d’ail haché très menu. Arrosez d’une vinaigrette courte et grasse. Attendez une heure. Mangez ensuite avec dévotion et ne sortez que le moins possible ce jour là.