Dessin ci-après fait par moi
Ni entraves, ni voiles, ni burqua, ni foulard, ni mantille!
La liberté (est une femme nommée Marianne) guidant le peuple
Tableau de David
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Dessin ci-après fait par moi
Ni entraves, ni voiles, ni burqua, ni foulard, ni mantille!
La liberté (est une femme nommée Marianne) guidant le peuple
Tableau de David
Foie gras comme j'aime
Si vous cherchez ici la date de l'invention du foie gras, vous allez être déçu-e car personne ne sait au juste. On a retrouvé des bas-reliefs sculptés de l'Ancien Empire Egyptien datant de 25000 avant le JC qui montrent les gens de l'époque en train de gaver des oies mais les historiens s'accordent à dire que personne ne peut avancer que les fermiers de l'époque dégustaient les foies où récupéraient seulement la graisse des animaux.
Car, en fait, bien des religions avant et encore aujourd'hui, obscurantisme de la terreur de la mort bien ancrée dans la psyché mondiale, donnaient comme impures les viandes de cochon, voire du pauvre et simple beurre. Les pauvres croyants de l'époque n'avaient plus de gras à se mettre sous la dent, je veux dire sous la patate. Je veux simplement dire à ces historiens que si les gens de cette époque n'avaient pas fait la différence de goût entre un foie maigre et un foie gras, c'est qu'il leur manquait des vitamines dans la rétine et une ou deux neurones sous le capot.
Comme le Grand Peuple de la terre -ayant pris la poudre d'escampette d'Egypte et après avoir traversé la mer Rouge, comme il a pu- a trouvé une terre a peu près tranquille pour se prosterner tranquillement devant le dieu qu'il s'était choisi, le foie gras a commencé son voyage de conversion des palais et de conquête de la planète.
Je me souviens qu'écrivant des recettes gastronomiques pour le Journal des Chasseurs, j'ai entendu ces derniers pester contre la convention Bellorgey qui voulait supprimer, dans les années 90, notre délectable produit bien français de notre patrimoine gastronomique; de chafouins crétins européens voulaient nous faire rendre gorge de notre régal national comme ils le font pour la corrida. Le rédac-chef m'avait demandé si je pouvais faire quelques lignes pour défendre notre sacré foie gras, ce que j'ai fait.
J'ai donc fais quelques recherches mais il n'y avait pas d'internet à l'époque et personne pour me donner toutes les infos que vous lisez tranquillement ici. Mais, j'avais découvert un article sur les oies sauvages qui migrent et avait lu qu'elles devaient beaucoup se nourrir pour partir d'un continent, l'autre. Du coup, j'ai fait comme les romains à la belle époque de leur épopée de conquête, quand ils ont asservis toute la Gaule, sans parvenir à faire tomber un minuscule village gaulois que vous connaissez bien. J'ai fait la liaison entre: oie, manger, grossir, voyager.
Les Romains étaient malins, ils avaient vu passer les oies sauvages la panse bien pleine. Ils les avaient vues dans les champs autour de Rome, la ville impériale de Jules, en train de se gaver de figues. Si une pauvre vieille oie, trop grosse et trop vieille, leur tombait dans l'assiette, ils constataient bien que le foie de la rombière était bien pourvu de bon gras. Miamm! Qu'ils se disaient entre eux. Pas bêtes, ils eurent vite fait d'obliger les esclaves de leur maison à gaver les gros oiseaux.
J'ai donc fait passer cet article en 88, il me semble et puis voilà, les choses ont continué car nous avons tenu bon devant les technocrates de Bruxelles; facile, ils doivent être plus nombreux à en mager que ceux qui veulent l'éliminer. Trop bon. Ce n'est qu'environ une dizaine d'années plus tard que j'ai constaté que mon petit article avait donné l'idée à d'autres de mélanger le foie gras avec de la confiture de figues ou de fabriquer des terrines en alternant le foie gras avec des figues. Quels ignorants, quels fumistes. Le vrai et bon foie gras aux figues n'est autre que celui de canards ou oies gavés par ces fruits eux-mêmes; c'est ainsi que la chair est bien parfumée et le foie merveilleux.
ATTENTION: ARNAQUE!
Vous ne trouverez pas vraiment du foie gras ainsi réalisé car, le gavage aux figues est extrêmement onéreux..... et puis, les figues ont une saison en France et ailleurs aussi, je suppose. Et puis, il n'y a pas assez de figues pour nourrir les milliards d'oies et de canards qui vagabondent ou se serrent dans les cages des éleveurs. De même, il ne faut gaver les palmipèdes que les dernières semaines avant de les tuer; avant, ce genre de nourriture ne fera pas avancer l'arôme du foie et le foie semble plus petit que celui que l'on fait de nos jours. Cela a été déjà calculé par je ne sais quelle équipe de chercheurs agronomiques; finalement, le gavage aux figues, c'est une sacrée et nouvelle aventure compliquée et rapportant peu au niveau finances. Alors, ne vous laissez pas manipuler par les faux gastronomes et vrais fumistes de la profession de gaveur ou de chefs cuistots.
Le mot figue en latin se dit ficatum. Les canards des Romains étaient des jecur ficatum ou "foie d'un animal gavé aux figues" mais tout cela est devenu au cours des siècles, le foie, tout simplement.
Il parait que nous sommes les plus gros producteurs au monde. Mais, on en trouve désormais un peu partout sur la planète du gavage de foie. Même les Canadiens s'y mettent; ils ont une production depuis 20 ans. Prenez un descendant de mousquetaire obligé d'aller se perdre dans les glaces nordistes. Le pauvret, toujours gelé en permanence. Pour ne pas devenir neurasthénique, il ne lui restait qu'une chose à faire, gaver des canards. Cela réchauffe. Et, comme on dit toujours: on est mieux servi que par soir-même et si le foie gras ne vient pas à toi, c'est toi qui l'obligera à venir quand même.
Je préfère le foie gras semi-frais ou frais. Une bonne tranchette sur du pain de seigle croustillant. Pas plus, pas moins. Et, si l'on veut être un vrai occitan, on pose délicatement le foie sur son pain grillé, on n'essaie pas de le tartiner comme un malade. Le foie gras n'est pas un pâté, mémé. Avec un bon petit verre de vin rouge bien épais, genre Cahors. Moi, le vin de ma dégustation, c'est du rouge et pas du blanc. Cela vous choque? C'est que vous ne mangez du foie gras qu'une fois par an!
Clafoutis de tomates-cerises au Roquefort
350 g de tomates cerise, 200 g de Roquefort; 15 g de Maïzena; 25 cl de lait entier
25 cl de crème liquide (30% de matière grasse)
5 œufs; 1 pincée de muscade ou 1 goutte d'HE; sel ;poivre
Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Coupez le Roquefort en petits dés. Lavez, équeutez et faites égoutter les tomates.
Répartir les dés de Roquefort et les tomates dans un plat du four. Cassez les œufs, les battre en omelette.
Dans un saladier, mélangez à froid la Maïzena et le lait. Versez la crème, les œufs battus, le H.E., assaisonnez de sel, de poivre et de muscade.
Versez délicatement sur le roquefort et les tomates. Enfournez 20 à 25 minutes (pour vérifier la bonne cuisson du clafoutis: y enfoncer la lame d'un couteau, elle doit en ressortir propre). Laissez refroidir et servez avec ce que vous aimez comme viande ou poissons!
Les tomates-cerise peuvent être remplacées par des tomates confites. Les tomates confites rendront moins d'eau que la tomate fraîche.
Vous pouvez utiliser de petits moules individuels.
OFFREZ-LUI UN DIAMANT.... VIBRANT
Expressions et mots
A
A bisto de nas: au pifomètre. De l'occitan "a vista de nas", "à vue de nez"
Abattis: expression: je vais te caresser les abattis! battre quelqu'un
Abracadis: côtes de porc genre coustellous (voir à C)
Adieu! ou Adiou! (se prononce: a di ou!): interj. "Salut !" De l'occitan "adiu", usitée aussi bien pour aborder quelqu'un que pour en prendre congé
Antchobi! ou antcholi!: exclamation, expression de surprise (comme boudu!)
Agasso souto (prononcer saouto) “la pie saute“ j'ai souvent entendu cela, je le dis chaque fois que je vois un gros oiseau noir, mais je ne connais pas la vraie signification, mais apparemment il y en a une, expression connue par l'ami d'un ami qui l'a entendu mais ne sais pas ce que cela veut dire)
u - Le u se prononce aussi comme en français (et non "ou" comme en espagnol !) : la luna (la lune).
o - Le o se prononce "ou": un ostau (une maison).
Arranquer: arracher
Astiao: emmerdeur (Le o se prononce "ou": un ostau (une maison).
Atal: permet d'indiquer une mesure approximative en l'accompagnant d'un geste de mains évoquant la dimension. De l'occitan atal, ainsi. "Il a pesqué un poisson, il était atal, té!" (Pesqué: péché)
Atcher: regarder (déformation de l'occitan agachar, regarder) “atche le drolo“ se prononce“ atche lé draolo“) (regarde ce gosse insupportable)
Atcholer (s'), atchoffer (s'): tomber sur le cul. De l'occitan cuol (prononcer tchoul: cul)
Avé: avec
B
Ba pla: va plan, "ça va bien" souvent on rajoute un bruit de lèvres, genre “hooo“ les “o“ diminuent et disparaissent sous les lèvres closes
Peut être aussi posé sous la forme interrogative Bas pla? "tu vas bien?"
Bader: de l'occitan badar – t'a pas fini de me bader!?
1. regarder avec curiosité ou intérêt et fascination
2. être dans les nuages, demeurer sans rien faire – arrête de bader, fais ton boulot!
Baderne: niais, nigaud; veilles badernes “vieux co…."
Baloche: fête populaire de village ou de quartier avec bal, qui revient tous les ans.
Barjaque: un peu fou ou “complètement barjaque, té“!
Barjot: fou – Barjotte: folle
“Tous les fous ne sont pas à Baraqueville!" Baraqueville: hôpital des fous.
Bartas: buissons qui bordent les fossés au bord de la route
Bay: "va ", n'affecte pas le locuteur. "Bay, advienne que pourra" ou Vay – l'y“ se prononce “ï“
Bé: é oh bé! - éh bé, selon l'intonation, marque l'hésitation, l'étonnement, la réprobation.
“Bé un (le “u“ se dit “ou“) cop“: expression parlé: bois un coup-
Bèbe: faire la bèbe, bouder
Bedel: un veau
Bèï caga: pour renvoyer quelqu'un l'envoyer promener. De l'occitan "vèi cagar", "va chier"
Bernard-pudént, bernat-pudént: punaise (la bestiole !)
Bestiasse: abruti(e), fou
Bestiou, bestioulet: nigaud
Bicouse: mèche de cheveux rebelle
Birouléger: virevolter – le “u“ se dit “ou“
Bombasse: jeune fille, femme (utilisé lorsqu'on n'a pas les mots pour décrire une femme magnifique)
Bon peu (un ~): une certaine quantité, assez importante. Traduction littérale de l'occitan "un bon pauc" - le u se dit ou
Boudu!: exclamation et expression de surprise ou d'agacement. "Boudu que calou aujourd'hui" approximativement "bon Dieu qu'il fait chaud aujourd'hui" - souvent renforcé par le célèbre "boudu con" ! - De l'occitan "bou Diu" (le “u“ se dit “ou“) = "bon Dieu"
Boudoufle: bébé joufflu
Bouillave: boue; mais aussi: faire trop l'amour “ça bouillave sec“
Bouffarel (l'ange): nom donné à une personne joufflue. "Regarde-le, on dirait l'ange Bouffarel!"
Bouffe: baffe, gifle
Bougne, bugne : bosse au front, grosseur, enflure. Coup, choc.
Boulard : grosse bille à jouer
Bouléguer: remuer, mélanger. De l'occitan bolegar (prononcer " boulega "); au loto: tourner la machine à jeton: boulègue! boulègue!
Bourmal (mettre un): mettre un coup de poing
Bournich: maladroit : expr. petit et degourdich, gran estala bournich = petit et dégourdi, grand et maladroit
Bourniche: gifle: "je vais te coller une bourniche"
Bourmélous, -ouse: morveux, au propre et au figuré, bourmeller: renifler
Braguer: rajuster le pan de chemise dans le pantalon
Brandouiller: branler, bouger
Branque, Branquignol: fou
Brave: un peu bête, idiot.
Brêle: bon à rien, nul ou nulle
Bringue (à toute): très vite, à toute allure. Syn; : à toute blinde.
Bringaïre: fêtard
Bringuer: faire la fête, (on dira aussi faire la bringue)
Bufadou ou bouffadou: soufflet, bâton percé en longueur pour attiser le feu
Buffe: sexe féminin
La blague: quand est-ce qu'une femme ressemble le plus à un cow-boy?
quand elle est sur son bidet et qu'elle a la buffe à l'eau!
Buffer: souffler, souffle court; le vent d'autan souffle fort: buffo bén! buffo bio!
Bugne: un coup
Bugné: qui a reçu ou qui s'est donné un coup: "je me suis bugné"
C
Cabourd: brute, dingue, une personne qui agit de façon brutale et irréfléchie: cabourde
Cagade: (vulg.) chiure; échec; rater quelque chose, action très maladroite… "Il a fait une cagade"
Cagadou ou cagatou: wc
Cagagne:
1. diarrhée
2. blues, cafard, manque de chance
Cagaïre: emmerdeur ou emmerdeuse
Cagasse, cagagne (vulg.) diarrhée, chiasse
Caganes (les), cabèches: Les toilettes
Cagnard, cagnàs: grosse chaleur, canicule
Cagne: flemme
Caguette: bébé chieur, petit nom de bébé
Caguer:
1. chier
2. s'en moquer: j'en ai rien à caguer!
Canaillou, -ne: fripon, -ne
Caner: crever "je suis cané"
Cansalade, ventrêche: lard de la poitrine et du ventre du cochon. De l'occitan cansalada
Caouèc, -èque: idiot, fou
Caguette: nom donné à un-e petit enfant (qui cague - chie)
Cap d'ase: tête d'âne
Cap de mul: tête de mule
Cap de porc: tête de porc
Capèl, capèu, capet, capelut: chapeau
Carbonade: grillade de cochon. De l'occitan carbonada
Care: honte, "j'ai pris la care devant tout le monde"
Cascant: sale
Casquer: recevoir des coups
2.: payer cher!
Castagne (châtaigne): bagarre
Cepe: couillon, "dis pas n'importe quoi, grand cepe va "
Chabrot: mettre du vin rouge dans un fond de soupe et boire le tout
Chichourle (fan de): Exclamation. Grosse surprise : " Oh, fan de chichourle! "
Chocolatine: pain au chocolat
Churluper ou churluquer: faire du bruit en absorbant un liquide comme la soupe avec la cuillère; on ajoute parfois tchu devant: tchurluper
Cligner, clugner: compter (à cache-cache)
Clos: crâne: "je me suis fait mal au clos!" Prononcer "closs". Occitan clòsc, coquille, crâne.
Cluques: les lunettes
Coucougne: petit nom de bébé
Coucougner, coucouner, coucounéjer: dorloter, cajoler
Cucu: (pigeon en occitan, se prononce scoucut d’où le nom d'un quartier toulousain: les 3-Cocus)
Couffe, couffade, couffignolerie: erreur, gaffe
Couffle: être couffle: avoir trop mangé
Couillonnét ou "couillounous": petit couillon
Couillonner: rouler, arnaquer
Coustelous: morceaux de côtes de porc
Cramer: brûler, peur être aussi employé lorsqu'une personne a perdu contre un adversaire: "il s'est fait cramer"
Craque: mensonge, "raconter des craques" = "raconter des histoires"
Croustade: gâteau de recettes diverses suivant les lieux, le plus souvent: tarte aux pommes
Croustet: le quignon, l'extrémité de la baguette, morceau de pain comportant de la croûte, c'est aussi le petit bout de pain qui traîne après le repas. “malfiso! (attention): Tu sortiras pas de table tant que tu laisse des croustets!"
Cufelle: épluchures, ce qu'on peut mettre dans une poubelle de table
Cul de guêpe: quelqu'un de maigre
Cuque: nom que l'on donne à toute sorte d'insectes indéterminés.
2. Personne petite et fluette.
Cuquet: larve de phrygane qui sert d'appât à la pêche. Diminutif du précédent
Currou: croupion de volaille
Cussou: 1. vrillette ou ver du bois
2. au figuré: individu avare
D
Dailler: oc. dalhar, faucher. "Il me daille", il m'embête. "Ça daille", c'est embêtant. En sport c'est aussi un tacle (en foot par exemple on dit, " je me suis fait dailler ").
On peut aussi utiliser ce terme pour une personne qui reçoit une réflexion vexatoire. "il s'est fait dailler!", ou "quel dail !" Le "daill" (dalh) est une faux a herbe
Débraguer: enlever, perdre son pantalon
Décaniller: faire tomber, d'un tir; tuer.
Déquiller: faire tomber, renverser
Desempéguer: décoller, dépêtrer
Dia: interjection qui marque l'étonnement ("dia, je n'en crois pas mes oreilles!")
Digus ou Dégun: personne, “Il y a pas digus ici!" Il n'y a pas un chat !
Diou biban: exclamation, expression de l'occitan Diu et vivant (prononcé bibant, mais comme le disait Scaliger, en Gascogne "vivere est bibere", vivre c'est boire)
Douille: une amende; “ça douille!" c'est cher! ou: c'est lourd!
Drôle: un enfant; se prononce “draole“
E
Eh bé: et ben, "et bien". De l'occitan "e ben"
Eh bé petit!: "et ben dis donc !"
Escolo: école, chansonnette: “a l'escolo, tchul me le tramollo, à l'oustal, tchul me le fa mal! (je vais mort de peur à l'école, je rentre à la maison, le cul me fait mal parce que j'ai pris des coups de règle de l'instit“)
Enfarnaqué: sale “le petit, il est tout enfarnaqué!
Emboucaner: fumer, emboucaner une viande, ou se faire embrouiller par une personne
Embusquer: 1.entraîner
2. emporter, embarquer
Empapaouter: arnaquer, rouler; se faire empapouter
Empéguer: percuter, "rentrer dedans", “je me suis fait empéguer la mob'“
Engruner (s') : 1. se faire très mal: "je me suis engruné le doigt!"
2. abîmer: "j'ai engruné ma voiture sur un arbre..."
Ensuquer: ennuyer par, assommer, endormir; “je suis complètement ensuqué-e: très fatigué-e)
Escagasser: donner la forme d'une cagasse, abîmer, esquinter, "Je me suis escagassé un doigt"
Escamper: partir, filer ou jeter, lancer (en Languedoc-Roussillon). "Escampes toi!!!"
Escampiller: répandre, éparpiller, semer
Escaner (s'): s'étrangler; s'étouffer, avaler de travers
Esclaffer: 1. écraser
2. éclater de rire; “s'esclafer“
Espanter : épater, étonner et sidérer; “suis complètement espanté!"
Espatarrer (s'), espatarailler (s'): Tomber de tout son long, ou tomber les jambes ouvertes se dit aussi Espanler (s') ou s'espanter
Espoumper: gonfler, bouffir
Espoutir: écraser
Estirgougner: étirer
Estoufade: rata
Estoufadis: chose indigeste, difficile à avaler (je m'estouffe!)
Estouféguer: suffoquer
Estoufignous, -ouse ou Stafignous: se dit d'une personne délicate et maniaque, qui pinaille. Exemple: lorsqu'une personne ne veut pas manger le gras du jambon, on dit : "que tu es stafignous quand même!".
Estourbir: assommer
F
En gascon le f initial est remplacé par un h fortement aspiré
Fadas, -se : fou, niais, folle
Fadorle: quelqu'un d'un peu fou; “complètement fadorle!"
Farci : la farce, et non pas ce qui est farci
Farfouiller: chercher dans un tas.
Farnac: gros repas, travail = se mettre au travail : se mettre au farnac
Farnat: plat non présentable
Farnous: barbouillé, mal lavé, sale (pour un enfant)
Fas(t) cagat: commentaire péjoratif De l'occitan "fas cagar", "tu fais chier"
Fatch: Nul, bidon (ex : cette soirée était vraiment fatch)
Feignàs, -se : fainéant, -e
Fenestrou, finestrou: petite fenêtre
Fénétra ou Férétra: fête foraine qui a lieu au début du Carême
Festegeaïre ou festejaïre, festaïre: celui qui fait la fête ou qui y participe
Festeger ou festejer: festoyer
Fioulet ou fioulel: sifflet
Fouette: ça pue!
Fougasse ou fouace: sorte de pain à croûte molle confectionné avec une pâte levée, et lardons grillés
Fougner: fouiller
Foutre en l'air (se): tomber, chuter
Fouzeguer: fourrer son nez dans les affaires d'autrui
Francimand, franchimand: Français d'au-dessus de la Loire
Freluquet: frêle, fragile
Friscul ou fresquin: odeur désagréable de l'œuf ou du poulet (odeur de "cru") qui se dépose sur les couverts, les verres et les assiettes les ayant contenus
Frisquet ou fresquet: frais. "Fa fresquet"
Friton ou graton: résidus de viande de porc ou de canard gras: le graton est aussi un petit caillou
Fum (à): à fond, à toute vitesse
G
Gafet, -te: apprenti ; par extension, jeune enfant
Gaillac et Rabastens (être entre): être quelque peu éméché
Galéjer: exagérer (en racontant n'importe quoi)
Galetas: combles, grenier en général
Ganarre: une cuite
Gargamelle: gorge, gosier. De l'occitan garga et gargaméla;
2: quelqu'un d'avide, gros mangeur; insulte: grosse gueule
Gagne: l'œil qui coule et suppure
Gavé: trop, beaucoup
Giscler: jaillir
Gitane, gitous, gitounes, plus péjoratif gitanas: la méfiance populaire envers les gitans fait désigner ici quelqu'un de mal habillé, pas propre
Gnac, nom masculin, morsure, coup de dent. De l'occitan nhac. Avoir le gnac, la gnaque: avoir le mordant, "la pêche".
Gnaquer: mordre à pleines dents. De l'occitan nhacar (prononcer gnacà) “me suis fait naiquer par un gous“ (gouz=chien)
Gonze, gonzesse: individu quelconque
Goutéjer: tomber goutte à goutte
Gouyat, -te : jeune garçon, jeune fille, adolescent-e. De l'occitan gojat-e
Gouz: chien
Grandas, -se : adolescent trop grand pour son âge
Groulle: vieille chaussure (grolle)
Guindoul: sexe masculin
H
Hildépute!: expression de surprise marquée, d'indignation. De l'occitan (gascon) hilh de puta, "fils de pute", mais jamais employé dans ce sens.
I
Ingaounaousser: avaler de travers, s'étouffer
J
Jaune: pastis
Jès: abréviation de Jésus employée en exclamation
K
Kakine: Crotte de nez
L
Lagagne (s) : chassie, impureté(s) ou saleté(s) dans le coin des yeux
Légagnouze (s): chassie, impureté(s) ou saleté(s) dans le coin des yeux
Laouzéto: alouette (oiseau)
Lauzet: s'affaler en glissant (vient de la lauze, ardoise, matériau glissant lorsqu'il est mouillé)
Loufe: un pet
Loufer: péter
Longagne: long. “Quelle longagne!" personne lente, qui met du temps
M
Macarel, macaréou: exclamation de surprise occitane, "maquereau"
Macaniche: exclamation de surprise, euphémisme pour "macarel"
Maché: meurtri (en parlant d'une partie du corps)
Madur: idiot, flasque
Mafre: avoir de la malchance
Maille: exclamation d'étonnement, équivalent à "encore" (Maille ce truc?!) Prononcer "Maï" ou "May"
Malfiso: attention!
Manatchaille: bande d'enfants bruyants
Mandarine: dans l'expression: te donner une gifle "je vais te coller une mandarine!"
Main'nant, mainant : maintenant
Malle: coffre de voiture
Manche: un PV. Peut être conjugué "je me suis fait mancher"
Manon (con de): interjection. Bonne ou mauvaise surprise : "Oh con de manon!" équivalent à "Nom de Dieu!" ou "Noundidiou!"
Margoulette (se casser la) - tomber, se casser la figure
Marmuser: murmurer, marmonner
Mascagner: travailler mal ou avé difficulté, abimer, mal faire
Mastoc: mal fait; peut se dire aussi pour quelque chose d'imposant et dense ("c'est mastoc")
Me fa caga: (le s se prononce parfois) "tu me fais chier"
Mèfle: interjection équivalente à "merde!"
Mèque: morve
Merci pla : merci beaucoup (va pla: ça va - prononcer ba)
Mescladis: mélange
Mila diou: mille dieux (expresion d'enervement)
Milledieux: exclamation voir "millo-dioùs"
Millo-dioùs: exclamation d'énervement. Occitan "milla dius", "mille dieux"
Minje: manger; minje sebe: “si ce qu'on te donne ne te plais pas, mange toi un oignon!"
Mirgue, mirguette: petite souris; fluet, petit-e, minuscule
Morfale: qui mange avidement
Moucadou: mouchoir
Mouner: bouder
Mounil: nombril; expression: “sans poupes ni mounil“: fille squelettique
Mourmouner: parler dans sa barbe
Mournifle: gifle
Mouscaille: mouche
Mouscaillou: petite mouche, moucheron
Moussec: morceau de papier servant de projectile
Moussèg: morsure
Mousséguer: mordre
N
Nifler: renifler
Ninou: chéri/e, petit nom amoureux, affectueux : "Bonjour ninou!"
Noundidiou: Interjection. Déformation de "Nom de Dieu!"
O
Oh con ! expression de surprise
Oreillettes: sorte de gâteau du Mardi-Gras ou Noël, fin et croustillant
Ouéler: puer; “quek sa ouele“
P
Pas bésef: pas trop
Palichot, -te: pâlichon
Pandourel: pan de la chemise (s'emploie quand il dépasse !) voir panjorle
Paquétas: gros paquet
Parer: présenter (une assiette par exemple)
Pastaga: pastis
Pas tròp: (prononcer pass' tropp') "pas beaucoup", "pas trop"
Patàc: coup
Patane: patate
Patchéguer: toucher, tripoter quelque chose avec les mains
Pataquès: quelle histoire!
Pauvrot, -te / pauvret, -te, : pauvre dans le sens de malheureux
Pec, -gue, pegot, -te, pégas, -se : idiot, insensé
Pégalou: petit récipient
Pegou: petit idiot
Pègue: colle, se dit aussi de la salive que l'on pose par exemple sur le papier à cigarette avant de le rouler ("mettre de la pègue")
Péguer: coller, être gluant
Pégueux, -se: collant, poisseux
Pélòi: avorton, miséreux
Peillaròt: (vieilli) chiffonnier. Le peillaròt passait dans les rues de Toulouse en gueulant "peillaròtttt, peaux de lapin!"
Peille, peillot, peyot: chiffon. Le diminutif "-ot" ajoute un aspect plus vieux et de moindre importance, expression: "s'habiller comme un peillot", une serpillère.
Penjorle: ça pend
Pintre: peintre, bon à rien
Piotte n.f. dinde, insulte féminine: idiote. De l'occitan piòta, dinde
Penon à cochon: enclos d'élevage vivrier
Pénou: petit pied
Pensi que : "je pense que"
Penso té: exclamation: émettre un doute: tu parle! pense-toi!!
Pépiot: "cynique, insolent"
Per bézé: "pour voir" - s'utilise pour marquer la curiosité
Périr : se gâter (pour un fruit)
Pesquer : pêcher. Le sens figuré est plus utilisé : attraper quelqu'un ou un objet
Pét : coup
Pétarel: vélomoteur bruyant
Pétas: chiffon
Pétasser : repriser
Pétassou: cordonnier ou petit chiffon
2: pièce de tissu pour ravauder ou raccommoder
Pétoche: peur - "avoir la pétoche"
Pigne: petit coup /coup de poing “mamm, me suis fais un pigne au genou!"
Pigné : a reçu un petit coup, "ma voiture est pignée" (ou "bugnée")
Pignoufle: personne craintive, timide
Pijoler: rire de bon cœur
Pinfle: caillou se dit aussi pour une personne qui reçoit un gros coup (de poing) ou une amende: "J'ai pris un pinfle.
Pinjolu: se dit pour un "pauvre type"
Pinjo-lung: désigne une chose ou un vêtement qui pend longuement. Expression d'origine occitane (penjar : pendre ; lung : long)
Pimpanelo ou pimparelle: jeune femme rusée, dégourdie
Pinté: ivre
Pirol (e): imbécile, idiot. D'origine occitane (piròl : fou)
Pissadou : 1. pot de chambre, urinoir (mot francisé). D'origine occitane (pissador, prononcer pissadou) 2. Grand verre.
Pissagne: urine (importante). D'origine occitane (pissanha, prononcer pissagno)
Pissarel-le: petit enfant qui vient de faire un très gros pipi
Pissou: petit pipi (enfantin)
Pitchou, -ne : petit, -te
Pitchounet, -te: tout petit
Pitchous (les ~) : les enfants
Plancarte: pancarte. D'origine occitane (plancarda: pancarte, panneau)
Pla content: "très content", "très satisfait"
Plâtras: plat ou assiette bien remplis de nourriture, plâtrée
Plastra: cf. plâtras
Platas: grand plat
Plèje: pluie
Plier: ranger (" plie les assiettes dans le buffet ")
Poche: sac en plastique, personne qui boit beaucoup et souvent
Pogne: grosse main. D'origine occitane (ponh : poing; ponha: force du poignet, poigne)
Pompette: ivre. D'origine occitane (pompar: s'imprégner d'un liquide)
Poupe: sein. D'origine occitane (popa, prononcer poupo)
Poupous: seins
Pousque: poussière. D'origine occitane (posca, prononcer pousquo)
Poussoussou: avoir les yeux comme des poussoussous, les yeux rouges du matin
Poutingues: remède, drogue, potion, par extension mauvais remède. D'origine occitane (potingua, prononcer poutinguo)
Poutou: un baiser. D'origine occitane (poton, prononcer poutou). Se dit souvent pour un bisou affectueux
Poutounade: faire plein de bisous à quelqu'un
Poutouner, poutounéjer: donner plein de baisers
Pudent: puant. On pense à l'odeur désagréable que dégagent les punaises
Putain: particule énonciative soulignant le caractère affirmatif de la phrase
Putain de manon: insulte
Pute-borgne: insulte
Q
Quaouèque: imbécile. D'origine occitane (cavéca, prononcer cabéco); ne sait plus où il en est!
Qu'es aquo?: Qu'est-ce-que c'est ? De l'occitan "Qu'es aquò?"
Qu'es aquel?: qui c'est?
Quicom: de l'expression "Es quicòm aquò", "c'est quelque chose"; “ya quicom que truco“: c'est étrange ce truc-là, ou bien: “il se passe quelque chose de pas très catholique."
Quicom pres (à) : "à quelque chose près"
R
Rafatel : restes (repas), rab, petite quantité non utilisée ou consommée : "ce soir, on mangera le rafatel de midi"
Raï: commentaire "c'est pas grave", "ça fait rien". "Le ménage, raï, on le fera demain". De l'occitan "rai", même sens
Rampéler: trainer des pieds pour faire quelque chose
Rascle : vieux vélo, se dit plus généralement pour un vieil objet à peine en état de marche
Rastaquouère: drôle de type!
Ratchàs, -sse : vraiment radin
Ratchou: un peu radin
Rêche: chute
Repapier: radoter. Repapiéjer, forme augmentative.
Ritou: curé
Rochelle: mezzanine aménagée dans une pièce à haut plafond
Rogne, rougne: saleté, crasse
Ronfles: Testicules
Rouméguer: ronchonner.
Rouste: raclée
Ruque: avoir la ruque - Être de mauvais poil.
S
Sadoul, -oule / Sadouch: rassasié, -ée “j'en ai un sadoul, de toi“
Serpillère: “quino pledge, suis trempé-e comme une serpillère!"
Shlinguer : puer, refouler, camphrer, sentir très mauvais
Souillarde: débarras
Soussouilles : broussailles, buissons piquants de la garrigue
Sousquer : songer, penser, pousser des soupirs
staffe: bouffée de cigarette, taffe... "hé cono! fais tirer une staffe"
T
Tabanard: brute, qui agit sans réfléchir
Tabanéger: tourner autour de qq'un ou de quelque chose
Tafanar, tafanari : fesses
Taquet: coup sec, "au taquet" = "à fond"
Tarabuster: houspiller ; malmener ; quelqu'un qui insiste jusqu'à la limite du harcèlement.
Tartagnole: simplet
Tataragne: araignée et par extension, toiles d'araignée
Tchaoupiller: tripoter, tâter
Tchaoupiner: trifouiller, tripatouiller, patauger
Tchaoupiquer: 1. pinailler 2. picorer dans un plat de nourriture
Tchapaïre: goinfre
Tchaper: 1) manger abondamment, trop 2) Discuter
Tcharer: parler, discuter
Tchatche: capacité à tchatcher
Tchatcher: tcharrer avec volubilité
Tchi: “que tchi“ rien
Tchintcher: Appliquer quelque chose en tapotant ou en frottant. Vient du pain tchintché qui est une recette de pain frotté à l'ail et à l'huile d'olive; tchintcher avec un pinceau sur des surfaces rugueuses ; peut aussi signifier "faire l'amour".
Tchipoter: voir tchaoupiner
Tchoul: cul
Tchourer: voler, dérober
Tchucou: sucette
Tchuquer: sucer. S'emploie aussi à l'attention de quelqu'un qui boit trop " Qu'est ce qu'il tchuque ! "
Tè : équivalent de "Tiens !" de l'occitan "tèn"
Tèque : un coup. Recevoir une tèque
Tignoùs, -se : entêté, résistant, revêche
Timboul: fou
Tranquilou: peinard
Trapanelle: en général, un vieux deux-roues, mobylette usagée, vieille voiture
Trougne (faire la): faire la gueule; idem: faire la tronche!
Tust: antisèche
Tuster : copier, tricher (de l'occitan tustar, taper)
Tute: trou d'insecte, terrier, grotte où vit un animal. Petite maison sans confort
Tuter: exciter le grillon pour le faire sortir de sa tute (dans les campagnes les enfants s'amusent à faire sortir les grillons de leur abri en y introduisant une herbe par des va-et-vient afin que l'insecte en sorte. Les tricheurs font pipi dans le trou. Les " bestioles " étaient mises dans des cages spéciales, nourries et appréciées pour leur chant. Parfois elles étaient utilisées comme appât pour la pêche).
U
Un peu moins, hein?: expression visant à inciter son interlocuteur à se calmer
V
Vantariol: vantard
Virouléjer: Tournoyer, virevolter
Visto de naz: a quelque chose près.
Z
Zou, za, zè : expression d'allégresse
Voyelles
i - Le i se prononce comme en français : un nis (un nid).
u - Le u se prononce aussi comme en français (et non "ou" comme en espagnol !) : la luna (la lune).
a - Le a tonique garde la même prononciation qu’en français: un pastre (un berger).
Il se prononce " o " en majorité, lorsqu’il est en fin de mot (ou suivi d’un s) : trenta cadièras (trente chaises).
è Le è se prononce " ouvert ", tout comme en français : un castèl (un château).
e En revanche, le e qui ne comporte pas d’accent se prononce " é " comme dans été : negre (noir).
o - Le o se prononce "ou": un ostau (une maison).
ò - Avec un accent grave, il reste prononcé "o" : un estilò, un bòsc (un stylo, un bois).
Groupes de voyelles
Diphtongues Lorsque deux voyelles se suivent à l’écrit, on prononcera les deux à l’oral selon la prononciation indiquée plus haut: una glèisa, un peis, lo coide (une église, un poisson, le coude).
Le u dans une diphtongue va se transformer en " ou " exceptionnellement: una taula, lo teulat (une table, le toit).
Triphtongues Lorsqu’il y a trois voyelles qui se suivent, on prononce les trois successivement: nuèit (nuit), fiau (fil), ieu (je, moi).
Consonnes particulières
lh Le groupe de consonnes lh se prononce comme dans le français de " escalier " : una fuèlha (une feuille).
nh Le groupe de consonnes nh est l’équivalent du " gn " en français : una castanha (une châtaigne).
Selon les régions et les variantes, on trouvera différentes expressions et traductions d’une même idée.
À vous de reconnaître ou de choisir celle qui vous convient ou que l’on dit chez vous.