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Comme on dit à Toulouse: avec cela, le vent d'autan ne t'emportera pas!
Pour 4 ou 5
1,5 kg de pommes de terre; 300 g de fromage râpé
3 gousses d’ail; 50g de beurre; 300 g de crème fraîche
Faites cuire les pommes de terre épluchées et coupées en deux dans une casserole d’eau bouillante.
Réduire les pommes de terre en purée. Hacher l’ail, coupez le beurre en petits dés.
Ajouter l’ail et le beurre à la purée encore bien chaude, ajouter progressivement la crème puis la lisser.
Déposer la purée dans une casserole et faire cuire à feu très doux.
Ajouter progressivement le fromage râpé et remuez constamment, il faut éviter que cela attache au fond.
Vous obtiendrez une purée qui forme des filaments lorsque vous sortez la cuillère -ou la mouvette de bois- de la casserole. Jouer à tirer ces filaments pendant une dizaine de minutes et servir immédiatement.
Astuce, une touche personnelle, parfois je rajoute une pointe de muscade ou de cannelle ou bien une tombée d'oignons bien frits à l'huile d'olive. Je sers avec de la saucisse de Toulouse grillée ou des côtes d'échine.
J'étais employée à l'imprimerie Loubet à Toulouse de fin 1970 à mars 1973. J'ai occupé plusieurs postes mais, à l'origine, secrétaire aide-comptable, j'ai été embauchée pour travailler sur la composeuse 72, l'ancêtre des claviers numériques qui n'existent plus.
Fin 1971, un trio de Toulousains se sont présentés à la direction pour imprimer un magazine intitulé Podium; S'ensuivent six autres mensuels vendus à l'époque 2,50 francs pour un tirage d'environ 60 000 exemplaires; le tout premier numéro parlait d'un chanteur, inconnu à l'époque mais qui démarrait fort avec "the fol", Gilbert Montagné
Le second numéro parlait de la tournée de Johnny. Je dois dire que le magazine de l'époque montrait en majesté la vie des stars: Sheila, Fugain, Led Zeppelin ou Polnareff... Je dis en majesté parce que le papier était du 130 g, les photos étaient vraiment artistiques, les articles bien léchés… on agrafait même au milieu un poster mais il n'était pas aussi immense que ceux que Claude François a ensuite installé dans son Podium, plus de couleurs et papier magazine (115g).
Le trio se composait de Claude Bernadini, un journaliste de Sud-Radio, Jean-Patrick Subervielle (Sentimental Trumpet) et Michel Lafon (futur éditeur) et l'illustrateur Christian Goux, (que j'ai connu sous son vrai nom). Il faisait également les mots croisés: j'en ai fait moi-même grâce à lui, et un certain mois, c'est ma grille qui est passée. J'étais fière.
C'est Bernadini qui rencontra Claude Francois dans la boîte l'Ubu: il était venu chanter pour un gala à Revel. Cloclo a racheté la moitié des parts des deux autres et faisait fifty-fifty avec Bernardini. Les ventes explosent. Mais l'aventure s'arrête 4 ans plus tard pour Claude Bernardini qui quitte Podium car le Chanteur en avait fait un magazine un peu "bling-bling" et ce n'était ce que Bernadini voulait.
Dans l'imprimerie de l'époque, il n'y avait qu'une offset un seul passage et l'impression était interminable: 60 000 tirages, vous imaginez. Dès le 3e numéro, le patron a acheté une offset deux tirages mais c'était encore beaucoup trop long: tous les ouvriers devaient mettre la main à la pâte; on travaillait de 7 h du matin à 2 ou 3 heures, 6 jours sur 7! Mais, certains travaillaient encore plus. Perso, cela m'arrangeait de faire toutes ces heures supplémentaires, j'avais ma fille à élever seule.
On était livré de plus de 60 tonnes de papier toutes les trois semaines et je participais au transvasement du camion à l'atelier.. que les rames pesaient lourd! De plus, elles étaient énormes et il fallait les porter les bras complétement écartés et le poids sur le ventre sur un longueur de 25 mètres tout de même. J'avais 21 ans, j'étais jeune, j'étais costaude, j'ai eu des muscles en béton… le bon temps, quoi.
Dans une casserole, portez le lait, l'eau et le beurre coupé en morceaux à ébullition.
Une fois le beurre fondu et le mélange frémissant, ajoutez la farine en une fois hors du feu. Bien mélanger jusqu'à l'obtention d'une boule homogène.
Remettre la casserole sur le feu pour "déshydrater" la pâte. Quand elle se décolle des bords, retirer du feu.
Versez la pâte dans un autre contenant. Versez les œufs battus en omelette petit à petit et bien mélanger entre chaque ajout. La pâte doit être lisse mais ferme.
Salez, poivrez et incorporez le fromage râpé. Bien mélanger. Formez des boules à l'aide d'une cuillère et les déposer sur une plaque de cuisson huilée.
Enfournez 20 à 25 minutes à 190°C. Les gougères doivent être bien gonflées et dorées.
Au Second Empire, les parigots venaient "prendre les bains" à Biarritz à la suite de la Reine Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III
L'impératrice était jeune, merveilleusement belle dans ses magnifiques robes à crinolines. Un jour, alors qu'elle était à Biarritz, fantaisie lui vient de venir à Toulouse.
C'était un événement extraordinaire, exceptionnel pour les Toulousains d'alors. Ils se massèrent tout le long du chemin du cortège impérial… on voyageait en calèche et autres engins à cheval et bien sûr, le trajet n'en finissait pas.
On a eu besoin de centaines de bouquets de fleurs pour décorer la mairie et tous les bâtiments où l'impératrice viendrait… et les vendeurs de fleurs voulaient absolument voir l'impératrice… ils avaient gagné beaucoup d'argent, bien sûr…. Et ils regardèrent passer le convoi impérial et, dans la calèche l'impératrice était si adorable, si belle, si jeune qu'ils en furent très, très émus… en fait, elle arborait une robe à crinoline, toute blanche parsemées de petits bouquets de violettes.
C'était si magnifique, si beau, si extraordinairement romantique que…. Les jardiniers se dirent: on va planter des violettes. Et c'est ainsi que des centaines de jardiniers (à l'époque on ne disait pas horticulteur) ont cultivé des violettes et il y avait tant et tant de champs de ces fleurettes que l'on appela Toulouse, cité des Violettes… (marketting pub)
Mais, paraît-il il n'y avait pas de violettes par ici et ils se sont fait envoyer des violettes de Parme… sauf que…
Un jour, en nous promenant au bord du Canal du Midi, du côté de Rangueil, j'ai dû me
baisser pour déterrer une petite motte de terre: des violettes sauvages!… sur le bord du Canal du Midi, et donc, très loin du Nord de Toulouse où elles étaient cultivées!
J'ai planté la motte, au 4e étage de l'appartement qu'on occupait alors et qui, sur la terrasse avait un énorme bloc de béton, une jardinière, qui barrait la terrasse du vide… en moins de 3 ans, nous avons eu un "beau jardin" tapissé de violettes au printemps… elles étaient drôlement tenaces!
Elles se sont replantées d'années en années, jusqu'à ce que l'on quitte l'appartement