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Histoire - Page 41

  • Inondations: vous avez les pieds dans l'eau?

    Riez jaune: ce sera pire au mois de Mars!

    Vous êtes bien content-e car vous êtes au sec?

    Riez jaune, car vous risquez de mouiller vos pieds en Mars! en effet, j'avertis encore: durant tout le mois de Mars, PARTOUT en France il va pleuvoir très fort avec de très forts coup de vents violents….

    Croyez-moi, ce sera sévère!

    Protégez-vous: achetez bottes hautes, bateaux, piles et bougies, faites des provisions de bouteilles d'eau, victuailles à consommer froides…

    Aucun coin de France ne sera à l'abri…. même pas Toulouse où cela fait un bail que MacMahon est venu constater les dégâts d'une crue mémorable de la Garonne.

    L'histoire de Patrice de Mac-Mahon, président de la République du 24 ami 1873 au 30 janvier 1879, est très liée à celle de Toulouse.

    D'abord car l'un de ses ancêtres, Riquet, avait, sous Louis XIV, percé le canal du Midi. Mais surtout parce qu'en 1875, lors de la plus effrayante crue de la Garonne, qui fit des centaines de morts, il ne trouva que ces mots, “Que d'eau, que d'eau...", pour réconforter les Toulousains.

    Ce militaire de carrière, Saint-Cyrien, devient général à 40 ans. Lors de la campagne de Crimée, il est héroïque, notamment pendant la défense de la tour de Malakoff. C'est là qu'il oblige les Russes à se retirer par ces mots, plus glorieux ceux- là: “J'y suis, j'y reste!".

  • Discussion autour d'un tourin amélioré

    Vous avez déjà lu ma recette du tourin (ou soupe toulousaine) ou soupe à l'œuf ou soupe des pauvres qui permet aussi bien la récup' des croûtons de pain…..

    Vous pouvez ajouter à la recette deux gousses d'ail coupé en lamelle et c'est à rajouter quand le bouillon cuit. L'aîgo, ça fait du bien au corps!

    Il m'est arrivé de laisser durcir du pain de seigle aux noix… avant qu'il ne devienne dur comme du bois, je le coupe en petits morceaux pour mon tourin; c'est pain béni! heu, non… cela donne un goût excellent et différent au tourin.

    De plus, comme je sais que la glycine est un acide aminé qui renforce les muscles et rajeunit les cellules du corps, je rajoute trois feuilles de gélatine dans mon bouillon avant de le jeter sur mon pain et le jaune d'œuf. Cela donne du “velours“ à ma soupe.

    Et, comme ma fille n'aime que le râpé de chèvre (produit assez nouveau), heureusement pour moi, j'ai pu remettre du fromage râpé dans mon tourin: j'en ai été privé depuis des années car, va comprendre, Charles, ma fille n'aime pas le râpé d'emmental ou comté!

    J'ai toujours du pain grillé en réserve. Quand je n'ai plus d'idée, hop, mon tourin! Je n'ai pas toujours de râpé de chèvre mais comme nous faisons tous les dix jours à peu près une omelette au chèvre et croûtons, j'ai toujours une bûche de chèvre (à cuire, dont fromage le moins cher) au réfrigérateur… et si ce n'est de l'omelette, c'est une pizza que je réalise.

    Le reste du temps, quand je veux nous faire plaisir, je m'achète du Roquefort et pour elle, une bûche de chèvre fermier… le bonheur n'est pas dans le pré mais dans mon coin toulousain!

    Et dire que certains sont obligés de suivre des cours de cuisine parce que leur fainéante de maman les a nourris de pizza et de conserves! C'est tellement facile de faire du Tourin toulousain. Et pas cher! Ha, les ménines de Toulouse, elles savaient y faire, hein?

     

     

  • Champagne

    Comment le champagne a-t-il, contre toute attente, atteint un tel prestige pour devenir le symbole festif par excellence dans le monde entier?

    Qu’est-ce qui a fait d’un simple vin, cultivé dans une région viticole plutôt médiocre, l’une des icônes les plus célèbres et les plus féériques d’aujourd’hui? Comment le champagne a-t-il, contre toute attente, atteint un tel prestige pour devenir le symbole festif par excellence dans le monde entier? Aucune fête, anniversaire, mariage, contrat d’affaires, événement sportif ou exposition artistique ne saurait être parfait sans champagne. Si ses mystérieuses bulles ne suffisent pas à tout expliquer, comment le champagne est-il devenu l’emblème de la fête?

    Examinons les 250 années de marketing avant-gardiste du champagne et ce qu’elles nous révèlent sur l’image en constante évolution du champagne et son rôle dans la culture de la consommation. La renommée impérissable du champagne est née de quatre temps de mythification. Ils ont façonné son identité nationale et les archétypes qui accompagnent sa consommation à l’époque moderne. Cette fabuleuse histoire d’image de marque nous offre une leçon de marketing. Elle permet de comprendre le pouvoir de la mythification collective en matière de connexion et de reconnexion des marques au tissu culturel de la société.

    Le mythe de l’origine

    À l’origine, la Champagne était plus connue pour son commerce de la laine que pour ses vins. Région viticole la plus septentrionale, son terroir n’était pas considéré comme adapté à la production de bons vins. La production était souvent offerte comme cadeau promotionnel aux acheteurs de laine.

    Ce sont les moines bénédictins qui ont commencé à améliorer la qualité des vins régionaux pour les vendre. Ils avaient besoin de fonds pour leurs monastères. Mais, contrairement à ce que l’on prétend souvent, ils n’ont pas "inventé" le champagne. Ce n’est que bien plus tard que Pierre "Dom" Pérignon (1635–1713), qui dirigeait un monastère à Reims, fut inscrit dans le "mythe de l’origine". Une stratégie promotionnelle élaborée pour souligner les notions de patrimoine, d’authenticité et de racines attachées au champagne et faire face à un marché toujours plus concurrentiel.

    Mais alors, qui a inventé le champagne? Hé bien… personne. Les bulles se forment naturellement dans certaines circonstances. Le champagne a réellement pris son essor quand les producteurs de laine, recevant de plus en plus de commandes de champagne de la part de leurs clients, y ont vu une opportunité de sortir de l’industrie de la laine, la production de champagne leur semblant une activité plus rentable et prometteuse. Le mythe attribuant l’invention de l’élixir magique aux saints hommes est demeuré.

    Le mythe de l’opulence

    Le second mythe forgé autour du champagne est celui de l’opulence. Le fait que le champagne soit singulièrement identifié et commercialisé comme un produit de luxe peut être attribué à… un heureux hasard. Il remonte aussi loin que l’année 496 après J.-C., quand le roi des Francs, Clovis, fut baptisé chrétien à Reims, berceau du champagne. Dès lors, la tradition voulut que les rois français se fassent couronner dans la ville.

    Par la suite, chaque couronnement donna lieu à de somptueux festins au cours desquels les invités s’enivraient du vin local, le champagne. Cette tradition marque l’origine du champagne comme boisson de fête, dégustée principalement par une minorité de privilégiés.

    Cette identité du champagne fut encore exacerbée lorsque le monarque le plus opulent de tous, à savoir Louis XIV, le roi Soleil, goûta pour la première fois au champagne dans la magnifique cathédrale de Reims, à l’âge de 16 ans. Ce fut Louis qui associa le champagne à ses autres obsessions : la mode, le prestige et le luxe.

    L’industrie connut encore une nouvelle impulsion grâce au décret de Louis XV, autorisant pour la première fois le transport du champagne – et uniquement du champagne –, dans des bouteilles en verre au lieu de fûts en bois. Pour les producteurs, cela fit toute la différence car le bois laissant échapper le gaz, le vin s’éventait. En outre, cette nouvelle loi contribua à l’élaboration soigneusement pensée du conditionnement du champagne – l’un des tout premiers cas de marketing moderne.

    Sa promotion par des célébrités fut immédiatement monnaie courante. Les étiquettes affichaient des superstars telles que Marie-Antoinette, Jeanne d’Arc, des officiers de l’armée victorieux, des nobles, des artistes et autres personnalités. Les vendeurs de champagne ont très vite compris l’intérêt de ces techniques de construction d’image pour renforcer la notoriété de leurs marques et attiser les désirs d’une base de clientèle croissante et toujours plus fortunée.

    Le mythe de la nation

    Avec la Révolution française de 1789, le couperet tomba, mettant fin à l’association du champagne avec les monarques et les aristocrates. Pourtant c’est la révolution qui lança le troisième, et peut-être le plus puissant, cycle de mythification en liant intimement le champagne à "l’âme" et aux vertus de la nouvelle République française.

    À cette époque, le champagne s’était acquis une renommée suffisante pour devenir un symbole national de premier plan, une réussite collective digne de respect. Non seulement "le champagne est l’image brillante de notre nation", selon la célèbre citation de Voltaire, mais il en est venu à être considéré comme "l’expression la plus glorieuse" de la civilisation française.

    Sous l’Empire la destinée glorieuse du champagne s’accomplit véritablement. Napoléon s’en servit quand il voulut établir une nouvelle société bourgeoise, industrieuse et loyale. Jean-Rémy Moët établissait Moët aux États-Unis, développant une nouvelle clientèle dont le président George Washington en personne. Et lorsque l’armée russe mit Napoléon en déroute et atteignit la ville de Reims, l’entreprenante Madame "Veuve" Clicquot ouvrit ses caves de champagne aux vainqueurs dans l’espoir que cela l’aiderait à conquérir le marché russe.

    Ces stratégies portèrent leurs fruits. Après la chute de l’Empire et à l’aube de la première révolution industrielle, le champagne connut un véritable âge d’or. Grâce à l’accès plus rapide aux différents marchés et à des réseaux ferroviaires efficaces, le champagne pouvait être transporté plus loin, en plus grande quantité et vers plus d’endroits que jamais auparavant. De nouveaux équipements permirent une production plus efficace et rendirent le champagne plus attrayant, tant d’un point de vue gustatif qu’esthétique.

    Le champagne s’imposa rapidement comme un symbole de la France aux yeux du monde. Cette période fut marquée par l’augmentation des contrefaçons. Mais l’Appellation d’Origine Contrôlée internationale n’était pas accordée au champagne avant les années 1930. Cette reconnaissance marqua l’aboutissement de plusieurs siècles d’efforts marketing de la part de la communauté de Champagne.

    Le mythe de la modernité

    Dès le début des années 1900, le champagne fut mis en avant par les publicitaires à travers le prisme de la modernité. Durant la Belle Époque, les publicités pour le champagne mettaient en scène les merveilles modernes auxquelles aspiraient les classes moyennes en expansion, voitures, montgolfières, bateaux à vapeur, avions…

    Ce n’est pas un hasard si le champagne était servi à bord du Titanic ou s’il fut dégusté à l’Exposition universelle de Paris en 1889, lors de laquelle la Tour Eiffel fut dévoilée aux yeux du monde. Le champagne devint omniprésent pour baptiser les navires et nouer des relations d’affaires. Il fit l’objet du tout premier film publicitaire au monde. Le champagne devenait un symbole de modernité à une époque où la France essayait d’oublier les horreurs de la Première Guerre mondiale et aspirait à se tourner vers un âge nouveau, plein de promesses.

    Lorsque la concurrence arriva sous la forme du Prosecco italien ou du Cava espagnol, les publicitaires du champagne s’adaptèrent, s’appuyant sur la mythologie, l’histoire et le patrimoine du champagne pour en faire un produit de prestige unique. Moët créa le mythe évoqué précédemment autour de Dom Pérignon pour promouvoir sa marque premium.

    Champagne et star: le cas Jay Z.

     

     

     

    Aux temps modernes, c’est avec James Bond, Audrey Hepburn ou, plus récemment, Beyoncé et son mari Jay Z, que nous adhérons aux mythes et à l’histoire entourant le champagne, preuve ultime de l’acuité contemporaine du champagne et de l’écho qu’il continue de trouver en tant qu’icône sur le marché mondial. Par le biais d’une mythification collective, le champagne a su non seulement tirer parti de tendances culturelles et sociales favorables, mais également gérer d’intenses contradictions culturelles, continuant ainsi à faire scintiller notre imaginaire.

     

  • La France est en deuil....

     

    La première fois que j'ai vu Johnny, c'était en 1960, sa première émission de télévision; (j'avais dix ans, qu'il était beau, du haut de ses dix-sept ans!)..... depuis.....

    La plus belle des plus belles des chansons d'amour: "Que je t'aime"...

    Quand je l'évoquais, je disais: "oh, mon Johnny!".... Toujours... cela allait tellement de soi....

    Il était beaucoup trop jeune pour partir dans la Voie lactée, la Voie des Étoiles, le Panthéon de France...

    Au revoir MON Johnny!

     

  • Parlons histoire de notre région

    L’Occitanie n’a jamais figuré sur une carte du monde mais sa langue est parlée dans 3 pays: le 1/3 sud de la France, les 12 vallées alpines d’Italie et le Val d’Aran en Espagne.

    Sa culture a rayonné sur toute l’Europe à la période des troubadours, de la fin du Xe siècle jusqu’au XVIe.

    La civilisation occitane porteuse d’amor, de convivéncia, d’ouverture et de partage, ne bénéficie pas toujours des mêmes vertus à son encontre. Tour d’horizon des différentes embûches pour qu’Occitanie soit le futur nom de la nouvelle région LRMP.

    La participation a été faible (204 000 personnes tout de même, vu les difficultés pour voter ce n’est pas si mal), Occitanie c’est encore et toujours ringard, passé, pas fédérateur...

    C’est un beau nom de baptême, un nom qui porte les valeurs de l’Occitanie, le partage, la tolérance, la convivialité, la fraternité, l’égalité entre les hommes et les femmes de ce midi de la France.

    Mais, cependant, il faut savoir que la langue occitane n'a jamais existé, ce mot est une invention du XXe siècle, les universitaires parlaient de langue romanes dites de langues d'Oc et désignaient les divers dialectes qui se distinguaient suivant les provinces, de Provence, Languedoc, Gascogne, Limousin, Auvergne.

    "Occitania" est certainement la déformation d'Aquitania au Ve siècle sous le royaume wisigoth, nom qui n'a jamais désigné aucun territoire, est resté inusité. Languedoc est aussi certainement le dérivé à la création de cette province faisant suite au comté de Toulouse au XIIIe siècle.

    Occitanie est un néologisme des militants régionalistes occitans de la 2e moitié du XXe siècle, pour designer le territoire de ce qu'ils nomment “langues occitanes“.

    Fréderic Mistral a obtenu le prix Nobel de littérature en 1904 pour son œuvre en "provençal".

    Mais, il faut remonter plus loin: Occitanie, apparu en français en 1556. Occitan et Provençal sont synonymes, c'est la langue du Midi, comme la Provence désigne le Midi (premiers statuts du Félibrige, 1862: "Entendèn pèr Prouvènço lou Miejour de la Franço tout entié.")

    Ce qui est vrai, c'est l'invention de "langues d'oc" à la fin des années 1970 par Jean-Claude Rivière, universitaire d'extrême-droite, membre du jury de la thèse révisionniste d'Henri Roques.