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Nutrition news - Page 120

  • Maladie d’Alzheimer; protection, nutrition: la recherche avance

    agées.jpgLes suppléments de vitamines B réduisent l'atrophie du cerveau et freinent le déclin

    Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université d’Oxford et parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition rapporte que, chez des personnes âgées souffrant de déficience cognitive légère, les suppléments de vitamines du groupe B peuvent prévenir les démences ou freiner le déclin de la mémoire lié à l'âge mais seulement lorsqu'on a des niveaux sanguins élevés d’oméga-3. Ces résultats permettent de mieux comprendre le fonctionnement en synergie des nutriments.

    Le vieillissement normal s’accompagne d’une diminution modérée du volume du cerveau (atrophie). « En cas de déficience cognitive légère, de maladie d’Alzheimer ou de démence, le taux d’atrophie est plus important » disent les auteurs de l’étude. La déficience cognitive légère est un état transitoire où de petits changements dans la mémoire ou d’autres capacités mentales cohabitent avec un fonctionnement normal. Ce « déclin » des fonctions cérébrales peut être un signe d’alerte de démence. « Un taux d’atrophie du cerveau accru est fréquent chez les personnes âgées atteintes de déficience cognitive particulièrement chez ceux qui vont évoluer vers la maladie d’Alzheimer ».

    Il n’y a pas de traitement validé contre la maladie d’Alzheimer mais il est possible de ralentir la progression de la maladie à un stade précoce. Des interventions efficaces peuvent être détectées par un ralentissement de l’atrophie du cerveau. « Le rôle des acides gras oméga-3 dans le déclin cognitif et la démence est un sujet de débat ». Certaines études montrent un effet protecteur, d’autres non.

    « Les concentrations plasmatiques en acides gras oméga-3 et en homocystéine sont associés avec le développement de l’atrophie du cerveau et la démence ». L’homocystéine est un acide aminé synthétisé à partir de la méthionine. Une augmentation plasmatique de l’homocystéine est un facteur de risque modifiable des troubles cognitifs et de la démence. « L’atrophie du cerveau progresse plus rapidement lorsque les niveaux plasmatiques de vitamines B12 sont faibles et ceux d’homocystéine sont élevés ». Les études suggèrent qu’il existe de multiples liens entre oméga-3 plasmatiques et homocystéine.

    Ici, les chercheurs ont cherché à savoir si la concentration plasmatique en oméga-3 modifiait l’effet d’une supplémentation en vitamines B (qui diminuent le taux d’homocystéine) sur le taux d’atrophie du cerveau.

    Dans cet essai appelé VITACOG, 168 personnes âgées de plus de 70 ans et souffrant de déficience cognitive légère ont reçu soit un placebo soit des suppléments de vitamines B à doses élevées (acide folique B9, vitamines B6 et B12) pendant 2 ans. Les niveaux plasmatiques d’oméga-3 ont été déterminés et les participants ont passé des IRM du cerveau au début de l’étude puis 2 ans plus tard.

    Les données indiquent que, chez des personnes atteintes de déficience cognitive légère, la supplémentation en vitamines B ralentit d’environ 40% l’atrophie du cerveau par rapport au placebo mais seulement chez les personnes ayant les niveaux d’oméga-3 les plus élevés au début de l’étude. En effet, chez les personnes ayant de faibles concentrations sanguines d’oméga-3, des suppléments en acide folique et en vitamines B6 et B12 n’ont aucun effet bénéfique.

    Le niveau d'acides gras oméga-3 est modulé par la quantité consommée de graisses riches en acide alpha-linolénique (noix, graines de lin, huiles de colza et lin...) et en acides gras EPA et DHA (poissons gras, crustacés, coquillages). Il faut aussi éviter les excès de la famille d'acides gras concurrents, les oméga-6 (huiles de tournesol, maïs, pépins de raisin).

     « Nous avons montré que l’effet de la supplémentation en vitamines B sur le niveau d’atrophie du cerveau dépend des concentrations plasmatiques pré-éxistantes en acides gras oméga-3 ; cela pourrait expliquer l’échec de certains essais portant sur les vitamines B et la fonction cérébrale» expliquent les auteurs.

    Cette étude a également trouvé un lien entre les vitamines B, les oméga-3 et l’homocystéine. Les concentrations tissulaires et plasmatiques en homocystéine sont déterminées par le statut en vitamines B9, B6, B12, qui sont des cofacteurs des enzymes impliquées dans le métabolisme de l’homocystéine. « Nos résultats suggèrent également que le statut en homocystéine peut déterminer l’effet des oméga-3 dans le déclin cognitif et la démence et cela pourrait expliquer l’échec de certaines études portant sur la supplémentation en oméga-3».

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  • Cassoulet: 1 fois par mois, seulement!

    Une alimentation riche en graisses saturées aurait des conséquences négatives sur les troubles de l’humeur

    Une alimentation riche en grasses saturées aurait des conséquences négatives sur la motivation et les troubles de l’humeur. Une équipe de chercheurs de Montréal a mis en évidence qu’une alimentation riche en graisses peut provoquer d’importants dysfonctionnements de la dopamine mésolimbique. Ce neurotransmetteur est directement impliqué dans le circuit de la "récompense" dont découlent les troubles de l’humeur et les conduites toxicomaniaques.

    Alimentation et graisses saturées: le comportement affecté

    Les résultats publiés aujourd’hui dans la revue "Neuropsychopharmacology" montrent qu' "indépendamment de la prise de poids et de l’obésité, une alimentation riche en matières grasses peut provoquer des déficiences dans le fonctionnement des circuits du cerveau directement impliqué dans les troubles de l’humeur, la motivation, la toxicomanie, la sur-alimentation ainsi que dans l’hedonia, qui caractérise un état mental de bien-être", précise Stéphanie Fulton, professeur au sein du département de nutrition de l’Université de Montréal. "Les effets d’une alimentation riche en gras sur la diminution de la sensibilité du système de récompense du cerveau sont spécifiques aux graisses saturées comme l’huile de palme", ajoute-t-elle.

    Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont travaillé avec trois groupes de rats. Le premier, le groupe de contrôle, a été soumis à un régime pauvre en graisses, contenant des quantités à peu près égales d’acides gras mono-insaturés et saturés.

    En plus d’être mauvais pour la santé, manger gras nuit au bon fonctionnement du cerveau

    Le deuxième groupe a reçu une alimentation riche en acides gras mono-insaturés, dont 50% des calories provenaient de graisses issues de l’huile d’olive. Le troisième, enfin, a reçu une alimentation riche en graisses saturées dont 50% des calories provenaient de dérivés d’huile de palme. Les rats étaient libres de manger la quantité qu’ils désiraient.

    Au bout de huit semaines, ils ont subi une série de tests biochimiques et comportementaux, significatifs du fonctionnement de la dopamine chez le rat.

    “Nous avons établi que les rats qui avaient eu le régime à base d’huile de palme avaient une fonction de la dopamine émoussée", a déclaré Cécile Hryhorczuk, co-auteur de l’étude. "Nous avons, ainsi que d’autres groupes de recherche, émis l’hypothèse que cette situation entraîne le cerveau à compenser en intensifiant le comportement de recherche de la récompense, un peu comme le phénomène de tolérance de la drogue où l’on doit augmenter la dose pour obtenir un même niveau de plaisir ou de récompense".

    Cette étude est la première du genre à montrer que, indépendamment des changements de poids, la surconsommation de graisses peut avoir des effets négatifs sur les contrôles de la motivation par le cerveau. "Nous pensons que les graisses peuvent avoir une incidence sur le système de la dopamine par une action directe dans le cerveau", conclut Stéphanie Fulton.

     

    Toulouse, toulousain, cuisine, recettes, gastronomie, OccitanieRecette de Yoshi

  • Pour votre plein d'omaga-3

    Ce n'est pas parce que j'aime la cuisine de par chez moi que je ne l'arrange pas, façon diététique!

    Achetez du foie de morue en boîte: sachez que l'huile qu'y si trouve est de l'huile provenant du foie de morue, car, en fait, c'est un foie très gras, donc, NE SOYEZ PAS BÊTES, ne jetez jamais cette huile qui contient les omégas-3 dont nous avons tant besoin. Et d'ailleurs, c'est pareil avec les sardines en boîte.

    Mais, dans la boîte, il y a beaucoup d'huile. Que faire ou plutôt, comment faire pour la garder et l'utiliser à bon escient?

    Simple, passez votre foie avec une passette à très fins trous (cela ne va pas aussi bien avec un filtre à café, c'est trop long).

    Vous avez d'un côté le foie: hop, à poser sur des tartines grillées, bien poivrer le foie et déguster, comme cela, sans autre forme de procès, à l'apéritif. Moi, j'adore! mais, à boire sur une grenache, style Thuilié de préférence. Un apéritif au goût de vin, quoi!

    Mais, comme tous les goûts sont dans la nature, et heureusement, sinon que l'on s'ennuierait sur cette terre en tant que clones!

    Vous pouvez mettre le foie dans: des pâtes froides (en salade, avec vinaigrette), dans une salade de tomate, dans une salade de betterave, dans du riz froid, de la semoule froide…. et coétéra (parce que j'ai des lettres).

    Vous mettrez juste une cuillerée à soupe d'huile de foie de morue pour la vinaigrette des pâtes

    Mais, voilà, il va rester de l'huile… car, l'huile de foie de morue a un goût très prononcé de poisson, et cela ne plait pas à tout le monde.

    Mais, j'y tiens, moi à ma bonne huile salvatrice…. et pas trop ma fille. Pour conserver l'huile, un simple flacon de verre à bouchon…. bien filtrer pour n'avoir que l'huile et… attendre qu'un moment se présente. J'ai eu l'idée d'utiliser cette huile restante en la rajouter à du riz au thon.

    Pour cela, c'est assez simple: faire cuire le riz à la créole ou autres, refroidissez-le. Mélangez dans votre riz du thon en boîte, que vous achetez sans huile bien sûr.

    Donc, vous avez le riz avec des miettes de thon au naturel et vous faites une vinaigrette avec votre huile de foie de morue restante et citron ou vinaigre maison!

    Le tour est joué, à ma fille, qui aime le riz, le thon, le riz au thon et pas trop le goût du foie de morue…. Je lui ai dit: “le thon, c'est du poisson, cela à un goût… si tu aimes le thon (en boîte en l'occurrence) ne vient pas râler pour l'huile qui “pue“ comme tu dis, goûte avant de râler“. Elle l'a fait et finalement, ne se plein plus si je rajoute de cette huile dans la vinaigrette.

    Vous rajoutez: petits oignons, cornichons en lamelles, câpres, olives vertes ou noires et vous obtenez une salade fraîche, solide pour l'estomac et bonne pour la santé avec ses omégas.

    Parfois, je saupoudre de germes de blé: encore plus diététique, mon ami!

    Pour ceux qui n'aiment pas le goût de l'huile de foie de morue, et c'est bien dommage, voici une salade de pâte toute simplette.

    Salade de pâtes simple

    Pour 4: 250 g de pâtes, 1 citron, 1 orange, huile d'olive ou de noix, sel, poivre

    Faites cuire les pâtes à l'eau bouillante salée selon votre goût et selon l'épaisseur.

    Égouttez et passez vite à l'eau froide afin qu'elles ne collent pas entre-elles. Laissez refroidir et assaisonnez avec l'huile choisie et 1 jus de citron; salez, poivrez et décorer avec une orange pelée et découpée en rondelles très fine.

    Pour la santé, rajoutez une gousse d'ail et saupoudrez de persil ciselé frais ou d'autres herbes aromatiques et des germes de blés... pour le petit côté noisette.

     

     

  • Sans l'odeur, pas de goût en cuisine

    Les gens passent plus de temps à sentir l'odeur agréable des fleurs que l'odeur nauséabonde du poisson pourri mais les tests qui ont été effectués sur 36 enfants dans le journal de Current Biology montrent que cette différence ne se trouve pas chez les enfants autistes.

    Les enfants participaient à une expérimentation de 10 minutes dans un essai à l'Institut scientifique Weizmann en Israël. Un tube rouge portait les odeurs agréables et désagréables au nez des enfants alors qu'un autre tube vert enregistrait les changements dans leur rythme respiratoire.

    La doctorante Liron Rozenkrantz, a expliqué au micro de la BBC que, normalement, les enfants changent la profondeur de leur inspiration selon l'odeur qu'ils sentent. Mais dans cette expérimentation,"les enfants atteints d'autisme ne montraient pas cette variation. Ils ont tous pris le même temps pour renfiler le parfum du shampooing que pour l'odeur du poisson pourri". Elle a ajouté que ces observations étaient "étonnantes et surprenantes".

    Les chercheurs ont aussi montré que ceux qui souffraient des symptômes plus sévères de l'autisme passaient plus de temps à inspirer les odeurs désagréables.

    Ce test peut être utilisé pour un dépistage dès le plus jeune âge car les enfants n'ont pas besoin de savoir s'exprimer pour le réaliser.

    Mais, pour le Pr Rozenkrantz, il faudrait savoir à partir de quel âge l'enfant est sensible aux variations d'odeurs avant d'utiliser ce test.

    Les chercheurs ont conclu que les odeurs jouaient un rôle dans l'interaction sociale et que cela pourrait expliquer le lien avec l'autisme, une maladie qui touche un enfant sur 160 à travers le monde.

    http://www.topsante.com/medecine

  • Tous au jardin!

    Les insecticides s’attaquent au cerveau des enfants

    Dans un article publié dans la revue Environnement International, des chercheurs de l’INSERM apportent de nouveaux éléments suggérant la neurotoxicité chez l’homme des insecticides du groupe des pyréthrinoïdes. Plus précisément chez les enfants qui verraient leurs performances cognitives diminuées.

    Les pyréthrinoïdes constituent une famille d’insecticides largement employée dans divers domaines : agricole (diverses cultures), vétérinaire (produits antiparasitaires) et domestique (shampooing anti-poux, produits anti-moustiques). Leur mode d’action consiste en un blocage de la neurotransmission des insectes provoquant leur paralysie.

    Les enfants y sont plus particulièrement exposés : contacts main-bouche, shampooings anti-poux…  Compte-tenu du mode d’action de ces produits, les chercheurs de l’Unité INSERM 1085 (Institut de Recherche sur la Santé, l’Environnement et le Travail, Rennes) avec le laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation (Université Rennes 2) ont émis l’hypothèse d’un éventuel effet sur le système nerveux des enfants.

    Difficultés de compréhension

    Ils se sont penchés sur la cohorte PELAGIE. Cette dernière, mise en place entre 2002 et 2006 prend en compte de façon simultanée l’exposition aux insecticides pyréthrinoïdes au cours de la vie fœtale et de l’enfance. Un total de 287 femmes ont été sélectionnées au hasard.

    L’exposition aux insecticides pyréthrinoïdes a été évaluée par le dosage de cinq métabolites dans les urines de la mère et de l’enfant alors âgé de 6 ans. Et les capacités intellectuelles des petits ont été analysées à travers divers tests.

    Résultat, une forte exposition est associée à une baisse significative des performances cognitives, en particulier de la compréhension verbale et de la mémoire de travail. " Les conséquences d’un déficit cognitif de l’enfant sur ses capacités d’apprentissage et son développement social constituent un handicap pour l’individu et la société ", souligne Jean-François Viel, co-auteur de ces travaux. Lequel insiste sur la nécessité de trouver de réelles mesures de prévention.