Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Nutrition news - Page 117

  • La gourmandise est un vilain défaut, mais pas les pruneaux!

    La gourmandise serait d’origine hormonale

    Certains d’entre nous sont capables de se jeter sur un gâteau ou une glace sans forcément avoir faim. Cette gourmandise pourrait, selon une étude très sérieuse, être due à l’absence ou plus précisément une carence de l’hormone GLP-1 (glucagon-like peptide-1).

    Le Dr Vincent Mirabella et son équipe de l’université de New Brunswick (Canada) ont travaillé à partir de souris génétiquement modifiées. Autrement dit, ces rongeurs présentaient un faible niveau de GLP-1. Et c’est peu dire qu’ils sont devenus plus que gourmands. " Les souris ont mangé plus que de raison et ont porté leurs choix vers des aliments gras ". Selon Vincent Mirabella, " dès que nous avons à nouveau modifié génétiquement les animaux pour qu’ils aient un niveau de GLP-1 normal, nous avons constaté qu’ils ne mangeaient plus ce type de nourriture. Et surtout ils se nourrissaient de manière plus modérée ".

    L’hormone GLP-1 joue un rôle au niveau de l’hypothalamus et des centres neuronaux de la récompense. Pour les scientifiques, il serait possible de mettre au point de nouvelles molécules en lien avec la GLP-1 pour contrôler l’appétit. Ou plus précisément les comportements alimentaires à risque, comme la boulimie. A terme, de nouveaux traitements contre l’obésité pourraient donc voir le jour.

    8359.GIF

  • Pour avoir la taille fine

    Aliment brûle-graisse n°1

    La courgette

    Très peu calorique (13 kcal pour 100 g.), la courgette entraîne une dépense importante pour être digérée. Elle a également un effet diurétique, grâce à sa richesse en potassium et sa faible teneur en sodium (à l’origine de la rétention d’eau).

    Aliment brûle-graisse n°2

    La pomme

    La pomme contient une quantité importante de pectine, qui a une double action rassasiante et piégeuse de graisses dans l’estomac. On choisira de préférence les Granny Smith, qui contiennent très peu de sucre; une à deux pommes tous les jours au goûter, pendant deux ans: j'ai connu un jeune homme qui a perdu 5 kg en un an! Qui a des pommes dans son jardin, ne voit jamais le médecin!

    Aliment brûle-graisse n°3

    Le son d’avoine

    Plébiscité par le célèbre Dr Dukan, le son d’avoine contient des fibres solubles et insolubles qui emprisonnent une partie des graisses de notre alimentation, tout en favorisant la satiété.

    Aliment brûle-graisse n°4

    Le citron

    Cet agrume contient 25 kcal pour 100 g. Son acidité (causée par la présence d’acide citrique) aide l’estomac à dégrader les graisses et les protéines.

    L'huile essentielle de citron, c'est ici: www-biotine-sep.com

    Aliment brûle-graisse n°5

    Le thé vert
    Le thé vert est bien connu pour son action diurétique et amincissante. La théine qu’il contient augmente le métabolisme de base (et donc les dépenses énergétiques). Les tanins, quant à eux, réduisent l’assimilation des graisses. Faites-le avec beaucoup de cannelle. Voir plus bas.

    Aliment brûle-graisse n°6

    Le poivron

    Ce piment doux est très peu calorique : il contient 20 kcal. pour 100 g. A une action diurétique, il associe un effet satiété non négligeable dans le cadre d’un régime. Il permet aussi d’éliminer une partie des sucres et des graisses.

    Aliment brûle-graisse n°7

    La cannelle

    Des études scientifiques récentes ont démontré que la cannelle réduisait le taux de sucre dans le sang et, avec l'huile essentielle de chine, la cannelle va attraper le sucre dans vos bourrelets. Indirectement, elle permet également de mincir, si on l’utilise à la place du sucre dans nos cafés, thés et yoghourts.

    En huile essentielle, préférez la cannelle de chine… pas facile à trouver, cependant.

    Aliment brûle-graisse n°8

    Le brocoli

    Comme la plupart des légumes, le brocoli est très peu calorique: 25 kcal pour 100 g. Sa contenance élevée en fibres insolubles (3g. pour 100 g.) et le fait que sa digestion entraîne une grande dépense énergétique en font un aliment minceur par excellence.

    Et comme il est réputé anti-cancer et c'est prouvé scientifiquement (comme tous les choux) il n'y a pas de raison pour s'en passer.

     Si le chou vous reproche: facile, blanchissez-le quelques minutes dans de l'eau bouillante, passez et laissez tremper dans de l'eau glacée, puis, cuisinez normal

     

     

  • Mise en garde de la DGCCRF

    La consommation du champignon shiitaké alors qu’il n’a pas été suffisamment cuit peut entraîner une réaction toxique au niveau de la peau.

    Le shiitaké, ou lentin du chêne, ce champignon d’origine asiatique exporté partout dans le monde, doit être bien cuit avant consommation. Qu’il soit acheté frais, séché ou en poudre, le champignon shiitaké doit être cuit suffisamment avant d’être consommé. C'est le conseil que donne à titre préventif la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), relayé hier par Le Parisien.

    Risque de réaction inflammatoire

    En effet, avertit la DGCCRF dans son communiqué, la consommation du champignon à l'état cru ou insuffisamment cuit "peut engendrer des dermatites toxiques dites flagellaires". Des réactions qui se caractérisent par l’apparition de petites lésions sur l'ensemble du corps, ainsi parfois que de grandes stries rouges semblables à des marques de grattage. Démangeaisons assurées, qui peuvent mettre jusqu’à deux ou trois semaines à disparaître…

    C’est le lentinane, un polysaccharide présent dans le champignon, qui serait responsable de cette réaction, dont 32 cas ont été attestés en France entre 2010 et 2013. Comme tous les sucres, la molécule est dénaturée par la chaleur, ce qui explique qu’il faille bien cuire le shiitaké avant consommation et ce, insiste la DGCCRF, que le champignon "soit acheté frais, séché ou en poudre".

    Des vertus thérapeutiques encore à prouver

    Le shiitaké est un champignon parfumé très populaire en Asie de l’est, notamment en Chine où il est utilisé dans la médecine traditionnelle. En dehors de ses qualités gastronomiques, il est souvent consommé comme complément alimentaire, en raison de ses vertus supposées pour la santé. Il est notamment censé stimuler les défenses immunitaires – une allégation qui reste à prouver scientifiquement, a arbitré en 2012 l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA).

    L’extrait de shiitaké est aussi couramment utilisé en Asie pour le traitement alternatif de certains cancers. Quelques études semblent aller dans ce sens, mais les données existantes sont pour l’heure loin de faire consensus. Dans le doute, et pour éviter des problèmes de démangeaisons quant à eux bien attestés, on préférera s’en tenir à la poêlée de champignons…

    Si sa culture était limitée au territoire du Japon dans les années 1970, puis de la Chine à la fin des années 2000, elle se développe désormais dans l’Hexagone.

    D’une manière générale, la Société mycologique de France rappelle qu’il faut consommer les champignons en petites quantités et jamais à tous les repas. "De plus, il ne faut jamais ramasser les champignons dans les endroits potentiellement souillés ou pollués (bords des routes, composts, champs amendés, etc.), car ces organismes, composés à plus de 80 % d’eau, sont de véritables éponges, et accumulent énormément les composés toxiques".

    "Il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification".

     

  • Sacré Popeye!

    Manger des épinards, finalement c’est bon pour la santé

    On a longtemps vanté les épinards comme une source de fer pour l’organisme, ce qui est une vue de l’esprit promue par les bandes dessinées introduisant Popeye le Marin mangeant des boites d’épinards en conserve pour préserver sa musculature. Les épinards ne sont pas plus riches en fer que n’importe quel autre légume, et certainement moins riches en ce métal qu’une pièce de bœuf ou même de porc. Par contre, manger des épinards ne peut pas être néfaste pour la santé, pour une toute autre raison qui n’a rien à voir avec le légendaire Popeye.

    C’est un article paru dans la revue The Journal of the American College of Nutrition qui apporte des précisions sur les bienfaits insoupçonnés des épinards. Il s’agit d’une étude devant valider les propriétés d’un extrait concentré de chloroplastes de feuilles d’épinards sur la satiété et les pulsions alimentaires. L’étude a été réalisée conjointement par les Universités de Louisiane et l’Université de Lund et apparemment financée par la société Greenleaf Medical AB à Stockholm pour justement valider un brevet déposé sur l’utilisation de ces concentrés de chloroplastes pour réguler l’appétit. Difficile cependant de trouver des informations sur cette société. Néanmoins, réguler son appétit en avalant une cuillerée d’un concentré de chloroplastes d’épinards est anodin et certainement pas toxique. Si c’est efficace, pourquoi se priver ? Ce genre de complément alimentaire à usage thérapeutique s’adresse aux personnes en surpoids ou obèses dont les habitudes alimentaires ont été exacerbées par ce que l’on appelle le syndrome métabolique. Les principales caractéristiques de ce dernier sont une mauvaise régulation de la satiété et un besoin de se nourrir qui devient rapidement compulsif et aggravant par voie de conséquence. Le comportement vis-à-vis de la nourriture relève de l’hédonisme et, on ne peut pas le nier, de la recherche de la jouissance et du plaisir gustatif. Quand l’organisme est déréglé, en d’autres termes que le cerveau ne reconnaît plus les signaux transmis par l’homéostase de cet organisme, alors il apparaît une déviance des circuits de récompense et la satiété n’est plus jamais atteinte : un obèse, j’en ai vu des centaines qui à dix heures du matin achetaient un demi-kilo de confiserie « parce qu’ils avaient faim », a perdu le contrôle de ce mécanisme signalant la satiété. Il s’agit alors d’un hédonisme à l’état pur qui implique un mélange d’émotion, de recherche de satisfaction sans aucun rapport avec l’état physiologique de l’organisme.

    Des essais préliminaires ont montré que les chloroplastes, donc ces organites subcellulaires présents dans tous les végétaux verts, retardent la digestion des graisses et par conséquent stimulent la production par le cerveau des hormones signalant la satiété qu’on appelle cholécystokinines et un peptide proche du glucagon tout en abaissant significativement la production de l’hormone de la faim, la ghreline qui est produite par l’intestin. Enfin les extraits chloroplastiques de légumes verts, et pas seulement d’épinards, induisaient une perte de poids liée à une légère élévation de la température corporelle. Trente femmes et trente hommes en surpoids ou obèses participèrent à cette étude et l’ingestion de 5 grammes de concentré de chloroplastes d’épinards au petit-déjeuner était efficace sur le long terme en réduisant de 85 à 95 % leur envie de sucreries ou de chocolat durant la matinée, sans qu’aucune intolérance n’ait pu être détectée. Fait plus significatif, la glycémie sanguine qui chez ces sujets a tendance à chuter rapidement se maintenait plusieurs heures à un niveau satisfaisant, un fait qui permet d’expliquer la sensation de satiété durable induite par l’extrait d’épinards. Le test fut étendu pendant 90 jours pour les trois repas quotidiens avec un suivi d’un ensemble de paramètres sanguins permettant de suivre le métabolisme général. Il ressort donc que 5 g de concentré de chloroplastes d’épinard au petit-déjeuner suffisent pour maintenir durant la journée entière une perception de la satiété qui au final est bénéfique pour le métabolisme général mais également favorise une perte de poids. L’étude ne mentionne pas si les sujets étudiés avaient été par ailleurs encouragés à pratiquer des exercices physiques dans la mesure où son but était limité à la modification des habitudes alimentaires délétères auxquelles succombent la plupart des personnes en surpoids ou obèses. Cet extrait d’épinards constitue donc une petite lueur dans le rétablissement de conditions nutritionnelles chez les obèses sans aucun risque pour la santé. Finalement Popeye le Marin avait raison mais pas dans le sens que la mémoire a gardé de ce personnage un peu caricatural.

    Source : http://www.tandfonline.com/loi/uacn20

     

     

  • Se soigner par des plantes: pas toujours ce que l'on croit!

    L’effet placebo

    L’effet placebo en lui-même est fascinant. Il existe de nombreux exemples de chirurgies pratiquées sans anesthésie, en utilisant l’effet placebo. On sait aussi suite à des expérimentations, que deux pilules de sucre font mieux qu’une seule pour guérir les ulcères gastriques. Les pilules roses sont plus efficaces que les bleues. Pour contrer certains maux, une injection d’eau saline fait mieux qu’une pilule de sucre, car la méthode est plus "dramatique" et suggère donc une efficacité accrue. Plus le rituel de traitement est élaboré, plus le placebo sera efficace.

    Par ailleurs, le placebo sera plus efficace si on dit au patient qu’il coûte 10 €  l’unité, contrairement à celui qui vaut 2,50 €. Certaines opérations fantaisistes pratiquées aux genoux, et pour soulager les angines fonctionnent aussi. Le chirurgien pratique une petite incision et fait semblant de pratiquer une intervention alors qu’il n’en est rien ; mais le patient se sentira tout de même mieux ! Les grosses machines paraissant sophistiquées provoquent aussi leur effet placebo. Il existe aussi le phénomène du diagnostic-placebo. Si un médecin admet qu’il ignore pourquoi son patient a mal, ce dernier se sentira mieux deux semaines plus tard dans 39% des cas, mais s’il lui dit faussement qu’il se sentira mieux d’ici quelques jours, ce sera le cas pour 64% après deux semaines.

    L’exemple le plus extrême d’effet placebo est une expérience menée par le Dr Stewart Wolf. Deux femmes souffraient de nausées et vomissements chroniques. Il leur dit avoir un traitement efficace et leur administra de l’ipecac par sonde gastrique ; les deux patientes virent leur état s’améliorer. À noter : l’ipecac est un vomitif !

    Le problème avec l’effet placebo est qu’il permet aux vendeurs de thérapies "bidon "de faire croire que leurs produits sont efficaces, comme par exemple les substances homéopathiques, dont l’inventeur, Samuel Hahnemann est un Allemand. Sa théorie était que si on pouvait trouver une substance engendrant des symptômes similaires à une maladie déterminée, cette substance pourrait la guérir. Par exemple, il estima qu’après avoir ingéré une grosse dose de cinchona bark, il ressentait des symptômes qu’il attribuât à la malaria. Le deuxième volet de sa théorie, encore aujourd’hui au coeur de l’homéopathie, est que la dilution de cette substance en décuple les effets. Pour accomplir la dilution parfaite il faut frapper la fiole de verre contenant ladite substance sur une surface dure, mais élastique (comme une planche de bois recouverte d’un coussin de cuir rembourré de crin).

    La dilution typique des produits homéopathiques est de 30CH, ce qui signifie que le produit final est une dilution par 1060 de la teinture mère. Imaginez une sphère d’eau dont le diamètre est la distance entre la terre et le soleil contenant une particule: c’est ça une partie par 1060! Tout ce qui reste est essentiellement une petite pilule de sucre. Certains diront que l’homéopathie fonctionne car ils ressentent du bien-être après un tel traitement. En fait, les deux explications à ce résultat sont l’effet placebo (que les homéopathes exploitent magistralement) et le retour à la moyenne (le moment où vous irez chez l’homéopathe est vraisemblablement celui où votre mal sera à son apogée, et ne pourra que diminuer par la suite).

    Aucune étude méthodologiquement fiable n’a pu démontrer l’efficacité de l’homéopathie comparée à un placebo (voir la méta-analyse Shang et al dans The Lancet). Et notez que l’acupuncture entre dans cette catégorie. Pourtant cette industrie continue de perdure.