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Nutrition news - Page 113

  • Lait végétal maison: amande, noisettes, riz, etc...

    Parfois, en cas de mauvaise digestion, de ballonnements et autres graves problèmes intestinaux, il faut soulager son système digestif... ou prendre ces médicaments.

    Les inhibiteurs de pompe à protons (IPP) sont des médicaments du reflux gastro-œsophagien ou RGO (oméprazole, ésoméprazole, lansoprazole, etc...). On les prescrit aussi dans les ulcères, les œsophagites érosives. Ils diminuent la sécrétion acide de l’estomac. On les utilise aussi protéger les muqueuses digestives de l’agressivité des anti-inflammatoires oraux (anti-inflammatoires non stéroïdiens, aspirine, stéroïdes). Pris au long cours, ces médicaments qui figurent parmi les plus prescrits et les plus profitables pour l’industrie comportent des risques. Or 70% des patients à qui ils sont prescrits ne devraient pas en prendre, alors qu’il existe des alternatives naturelles.
    Ils perturbent la flore intestinale et favorisent des infections
    Une étude récente trouve des altérations de la flore intestinale chez les utilisateurs d’IPP, avec des populations accrues de lactobacilles et streptocoques, et d’autres familles retrouvées d’habitude dans les cavités orales et nasales et dans la peau. En temps normal, pensent les chercheurs, l’acidité de l’estomac empêche ces communautés de bactéries de se propager plus bas dans le tube digestif, mais les IPP lèvent cette barrière naturelle.
    Ces altérations pourraient expliquer pourquoi la prise d’IPP augmente le risque d’infections du tube digestif par la bactérie Clostridium difficile, qui tire parti d’une augmentation de la population de streptocoques. Ces bactéries clostridium difficile sont dangereuses, difficiles à traiter, à l’origine de diarrhées infectieuses. Elles sont souvent multi-résistantes aux antibiotiques, et sont fréquemment retrouvées dans les infections contractées à l’hôpital.
    On a aussi observé une augmentation du risque de pneumonie à streptocoques chez les patients qui prennent ces médicaments.
    Ils sont liés à un risque cardiovasculaire accru
    Des chercheurs californiens, dans un article paru dans PLOS One, ont analysé les données portant sur 2,9 millions de personnes. Ils ont constaté que les patients souffrant de reflux gastro-œsophagien qui avaient pris des IPP avaient une augmentation de 16 % de leur risque d’infarctus du myocarde. Le risque de mortalité cardiovasculaire était même multiplié par deux. Les chercheurs pensent que les IPP agissent sur la production de monoxyde d’azote (NO), qui joue un rôle important dans la santé vasculaire.
    Ils augmentent les déficits en vitamine B12
    Les inhibiteurs de pompe à protons (IPP) et les antihistaminiques H2 augmentent de manière significative le risque de déficit en vitamine B12 à long terme.
    La vitamine B12, ou cobalamine, se trouve dans les produits animaux : viandes, poissons, œufs, fromages... Un déficit en vitamine B12 peut augmenter le risque de démence, de troubles nerveux, ou d’anémie. Comme les acides de l’estomac favorisent l’absorption de cette vitamine, le fait de supprimer ces acides pourrait conduire à une défit en vitamine B12.
    Le risque apparaîtrait avec deux ans de prise et augmente avec la dose : plus d’1,5 cachet par jour c’est un risque accru de 95 %, contre 63 % pour moins de 0,75 cachet par jour.
    Ils entraînent de la fatigue
    Vous prenez des IPP depuis plus de 2 ou 3 mois et vous êtes fatigué(e) ? Il y a des chances que ce soit dû aux médicaments. C’est aussi le cas avec les antihistaminiques (prescrits dans les allergies) surtout de première génération, des antidépresseurs comme le Prozac, des anxiolytiques, des corticostéroïdes, des antihypertenseurs, des diurétiques, des statines (traitement du cholestérol élevé), et certains antibiotiques (Bactrim).

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    Pour fabriquer son lait d'oléagineux maison, rien de plus simple. Il existe différentes méthodes, certaines simples et rapides, d'autres un peu plus longues...Et chacun peut y trouver son compte.

    A réaliser a base de purée d'oléagineux ou de poudre de lait d'oléagineux qu'on trouve dans tous les magasins bio. Ils se conservent très longtemps sous cette forme, on peut donc faire du lait quand on veut.

    La poudre est à mélanger tout simplement avec de l'eau, même froide.

    La purée se dilue (environ 1 c.à.s. pour un grand verre) dans de l'eau tiède.

    Bien entendu, il existe encore plus simple: acheter directement une brick de lait au magasin bio, mais quand on compare les prix, c'est vite vu.

    Faites également attention au contenu de ces brick, certains supermarchés se mettent a vendre des laits qui ne sont pas purs, mais coupés de conservateurs et de sucres.

    Autres méthodes plus compliquées:

    Il faut faire pré-tremper ses oléagineux brisés dans l'eau la veille, avec de l'eau de source (en bouteille) puis les mixer le lendemain avec de l'eau et les passer au tamis.

    Bien sûr, si votre santé le permet, vous pouvez rallonger avec de la crème fraîche liquide ou épaissir avec de la lécithine de soja que vous trouverez sur mon site

    www.biotine-sep.com

     

     

     

  • Gluten

    Sont aussi concernées les personnes souffrant d'allergie au blé, et surtout celles qui ont une sensibilité au gluten. La sensibilité au gluten est un trouble identifié récemment. Contrairement à la maladie céliaque, elle ne résulte pas d’une auto-immunité mais d’un processus inflammatoire déclenché par le gluten ou d’autres composés des céréales. Elle se manifeste par des symptômes intestinaux (douleurs, diarrhée…) et extra-intestinaux très variés (fatigue, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires, brouillard mental, problèmes de peau, dépression, anxiété, anémie…).

    Ces symptômes disparaissent lorsqu’on arrête de manger des aliments à gluten et réapparaissent lorsqu'on réintroduit le gluten. Il n'y a pas de test diagnostique pour la sensibilité au gluten. Le seul moyen de savoir si on est sensible consiste à éliminer quelque temps le gluten de son alimentation et voir si sa santé est améliorée.

    On estime que 5 à 10% des personnes ont une sensibilité au gluten ou aux aliments à gluten. Et ce n’est pas tout : une bonne partie des personnes souffrant de côlon irritable, soit 15% de la population, pourraient aussi bénéficier d’un régime sans gluten selon des études récentes.

    Enfin, une grande partie des personnes souffrant de maladies auto-immunes autres que la maladie céliaque (thyroïdite de Hashimoto, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques) et de maladies proches (comme le psoriasis), soit 10 à 15% de la population pourraient bénéficier d’une éviction du gluten (et des produits laitiers) selon les principes du régime du Dr Jean Seignalet. On comprend donc que pour une bonne partie de la population, peut-être 20 ou 30%, le sans gluten n’est pas une « mode » mais un moyen de recouvrer la santé.

    Certes, cela signifie aussi que la majeure partie de la population peut consommer des céréales à gluten sans éprouver de symptômes (même si on a montré récemment que le gluten favorise la porosité intestinale chez tout le monde).

    Que faire si on ne peut pas manger de gluten ?

    Manger sans gluten comporte un piège. L'industrie agroalimentaire commercialise en magasins diététiques et maintenant en supermarchés de nombreux produits adaptés. Ces aliments sont confectionnés le plus souvent avec de la farine de riz ou de maïs en lieu et place du blé: spaghetti à la farine de maïs, galettes de riz soufflé, baguette de pain à base d’amidon de maïs, crackers de riz…

    Parfois on trouve également de la fécule de pomme de terre. Ces alternatives sont-elles toutes bonnes pour la santé et la ligne? "La réponse est non car tous ces ingrédients ont des index glycémiques élevés : ils peuvent conduire à la prise de poids, voire au diabète parce qu’ils bousculent les mécanismes de régulation du sucre sanguin", explique Christine Calvet, auteure de À table sans gluten et sans lait !, un livre de recettes à index glycémique bas.

    Les études montrent que les aliments industriels sans gluten sont riches en graisses, pauvres en protéines, ont des teneurs en fibres très variables, et surtout sont très riches en glucides. Ces glucides sont représentés par de l’amidon digéré très rapidement. En plus, les graisses sont souvent déséquilibrées en faveur des acides gras polyinsaturés oméga-6, qui sont pro-inflammatoires.

    En plus d'une charge glycémique élevée, beaucoup de ces aliments sont bourrés de sucre ou de sirop d'agave. On trouve aussi toute une panoplie d’additifs appétissants comme les phosphates. Plusieurs de ces produits peuvent conduire au surpoids, via une résistance à l’insuline et à la leptine, d’autant que du fait de l’absence de gluten dans l’intestin, ce dernier assimile mieux glucides, graisses, protéines et leur énergie.

    La solution? Cuisiner chez soi avec des ingrédients qui n'élèvent pas exagérément la glycémie, comme le riz, les farines de légumes secs, le soja, l’amarante, le quinoa, les oléagineux.

  • ATTENTION: à lire absolument!

    les scientifiques du Technion d'Israël et en Allemagne ont découvert des preuves que certains aliments transformés endommagent l'intestin et affaiblissent sa résistance à des bactéries, aux toxines et à d'autres éléments hostiles.

    Les chercheurs ont découvert un lien entre les aliments transformés et les maladies auto-immunes. 

    Dans l'agitation du monde d'aujourd'hui, sur les aliments transformés, ce facteur de commodité peut entraîner un prix plus grand que précédemment connu, dit une équipe internationale de chercheurs.

    Dans les résultats publiés récemment, des chercheurs israéliens et allemands ont présenté des preuves que les aliments transformés affaiblissent la résistance de l'intestin aux bactéries, toxines et à d'autres éléments nutritionnels, qui à son tour augmente la probabilité de développer des maladies auto-immunes.

    Les maladies auto-immunes sont dues à une hyperactivité du système immunitaire à l'encontre de substances ou de tissus qui sont normalement présents dans l'organisme. Parmi ces maladies peuvent être cités la sclérose en plaques, le diabète de type 1 , jadis appelé " diabète juvénile " ou " diabète insulino-dépendant ", le lupus, les thyroïdites auto-immunes, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Crohn, etc..

    Professeur Aaron Lerner, de la Faculté de médecine de Technion

    L'étude a été dirigée par le professeur Aaron Lerner, de la Faculté de médecine de Technion et Carmel Medical Center à Haïfa et le Dr Torsten Matthias de l'Institut Aesku-Kipp (Allemagne).

    L'équipe de recherche a examiné les effets des aliments transformés sur les intestins, et sur le développement de maladies auto-immunes; conditions dans lesquelles il y a des dommages de ses propres tissus. Plus de 100 de ces maladies ont été identifiés, y compris le diabète de type 1, la maladie cœliaque, le lupus, la sclérose en plaques, l'hépatite auto-immune et la maladie de Crohn.

    Au cours des dernières décennies, il y a eu une diminution de l'incidence des maladies infectieuses, mais en même temps il y a eu une augmentation de l'incidence des maladies allergiques, le cancer et les maladies auto-immunes“ a déclaré le professeur Lerner.

    Dans leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur l'augmentation vertigineuse de l'utilisation des additifs alimentaires industriels visant à améliorer des qualités telles que le goût, l'odeur, la texture et la durée de conservation, et il a été découvert une connexion circonstancielle significative entre l'utilisation accrue d'aliments transformés et l'augmentation de l'incidence des maladies auto-immunes.

    De nombreuses maladies auto-immunes résultent de dommages sur la muqueuse intestinale. Lorsqu'elle fonctionne normalement, elle serre de barrière contre les bactéries, des toxines, des allergènes et des agents cancérigènes, et protège le système immunitaire. Ces dommages, aussi connu comme le leaky gutraquo, entraîne le développement de maladies auto-immunes.

    Les chercheurs ont découvert qu'au moins sept additifs alimentaires communs affaiblissent les intestins:  glucose (sucres), sodium (sel), solvants graisseuses (émulsifiants), des acides organiques, gluten, la transglutaminase microbienne (une enzyme spéciale qui sert de protéine alimentaire-colle et des particules nanométriques.

    "Le contrôle et l'exécution des organismes tels que la FDA supervisent rigoureusement l'industrie pharmaceutique, mais le marché de l'additif alimentaire reste sans surveillance“ a déclaré le professeur Lerner; “Nous espérons que cette étude et des études similaires vont accroître la sensibilisation sur les dangers inhérents à des additifs alimentaires industriels, et sensibiliser à la nécessité d'un contrôle sur eux.

    Les chercheurs conseillent aussi aux patients atteints de maladies auto-immunes, et ceux qui ont des antécédents familiaux de ces maladies, d’éviter les aliments transformés lorsque cela est possible.

    Que sont les aliments transformés? 

    Les aliments transformés sont des aliments qui ont été compromis par l’ajout d’hormones, additifs, conservateurs, de matériel génétique artificiel ou d’autres traitements chimiques ou thermiques qui altèrent ou détruisent les enzymes naturels sains, acides gras, vitamines et minéraux.

    Ce sont des aliments qui ont été transformés:

    -chauffés (traitement des aliments en conserve et séchés

    -usinés (la farine blanche)

    -traités sous pression (le lait)

    -irradiés (herbes, épices, tisanes)

    -contenant des additifs alimentaires (les nouilles, les produits laitiers, les sauces de cuisson).

    Les aliments transformés sont faciles à reconnaître, ils sont presque toujours dans un emballage. L’objectif principal des aliments transformés est de prolonger la durée de vie des aliments ainsi que de pouvoir vendre de plus grandes quantités.

     

     

  • Dangers des boîtes à pizza, brique lait, boîtes à céréales ect.....

    Attention aux papiers et cartons recouverts d'un film.

    Les composés éthyl alkyls perfluorés sont utilisés dans des substances entrant en contact avec les aliments qui agissent comme antiadhésifs de l’huile et de l’eau pour le papier et le carton, qui entrent en contact avec les aliments aqueux et gras. La FDA a dit que de nouvelles données sont disponibles qui montrent que la toxicité de substances structurellement similaires à ces composés démontre qu’il n’y a plus de certitude raisonnable d’innocuité quant à l’utilisation de ces substances entrant en contact avec les aliments. Donc, les boîtes à pizza aux USA sont interdites de ce composé.

    Erik Olson, directeur du programme de santé du National Resources Defense Council (NRDC), a salué l’action de la FDA citant son pouvoir de rendre plus sûres les boîtes à pizza.

    “L’interdiction de la FDA est une première étape importante – mais juste une première étape – concernant l’amélioration de la sécurité de notre approvisionnement alimentaire.

    Ou retrouve-t-on ces substances chimiques?

    Les substances chimiques transmises aux nourrissons par l'allaitement

    Des substances toxiques largement utilisées dans l’industrie (les composés alkyls perfluorés) se transmettraient de la mère à l’enfant au cours de l’allaitement, d’après une étude menée conjointement par le Danemark et les Etats-Unis. La présence de ces produits chimiques dans le sang des enfants augmente avec la durée de l’allaitement.

    Allaitement - Alkyls perfluorés

    Selon cette étude, le taux de substances chimiques retrouvées dans le corps des enfants augmente de 20 à 30 % par mois d'allaitement.

    De nombreuses substances peuvent se transmettre de la mère à l’enfant au cours de l’allaitement. Ce débat a déjà été soulevé à plusieurs reprises. Des chercheurs danois et américains se sont penchés sur une classe très particulière de produits chimiques: les alkyls perfluorés. Pour cela, ils ont suivi 81 enfants nés sur les Îles Féroé entre 1997 et 2000 et ont recherché la présence de cinq types d’alkyls perfluorés dans leur sang (à 11 mois, 18 mois et 5 ans).

    Des taux de substances chimiques qui augmentent avec la durée de l'allaitement

    Leurs résultats, publiés dans la revue Environmental Science & Technology le 20 août 2015, révèlent une augmentation de 20 à 30 % de quatre des produits chimiques testés dans le corps des enfants, pour chaque mois où ceux-ci ont été allaités. L’augmentation était moins marquée chez les enfants nourris partiellement au lait maternel.

    Toutefois, les taux de ces substances dans l’organisme des enfants commençaient à baisser dès qu’ils n’étaient plus allaités. C’est la première étude qui révèle l’étendue de la contamination aux alkyls perfluorés via le lait maternel et l’accumulation de ces substances dans le corps avec le temps.

    Les alkyls perfluorés présents dans l'eau destinée à la consommation

    Les alkyls perfluorés sont utilisés dans la fabrication de produits protecteurs contre l'eau, la graisse et les tâches (pour les textiles par exemple), ou encore dans des mousses anti-incendie, des peintures, des emballages alimentaires… Ils se retrouvent fréquemment dans l'eau destinée à la consommation, en raison de contaminations près de sites industriels2. Ils s’accumulent petit à petit dans l’organisme et peuvent se retrouver dans le corps longtemps après l’exposition.

    Ces substances peuvent "être responsables de l’apparition de cancers et perturber les fonctions immunitaires", rappelle la Harvard Chan School of Public Health, qui a participé à l'étude. Pas question pour autant de "décourager l’allaitement", tempèrent les scientifiques, qui appellent à plus de contrôles pour empêcher les contaminations par ces substances.

    Sources:

    1.Breastfeeding as an Exposure Pathway for Perfluorinated Alkylates, Ulla B. Mogensen, Philippe Grandjean, Flemming Nielsen, Pal Weihe, and Esben Budtz-Jørgensen, Environmental Science & Technology, August 20, 2015 (abstract en ligne)

    1. Campagne nationale d'occurrence des composés alkyls perfluorés dans les eaux destinées à la consommation humaine, Anses, mais 2011 (rapport en ligne)

    Il faut se rendre à l'évidence: les produits chimiques sont partout autour de nous, à des doses nuisibles et de plus en plus fortes. Le plus inquiétant est d'ailleurs que beaucoup ne se dégradent quasiment pas et s'accumulent dans nos organismes et notre environnement... Et les enfants sont généralement plus contaminés que leurs parents, les mères en transmettant une partie durant la grossesse!

    Les méfaits des produits chimiques

    Lors de la présence de PCB dans l'organisme, la première question posée concerne souvent la consommation de poisson. Certains de ceux pêchés en mer Baltique en 2005 ne respectaient pas la teneur maximale en dioxines autorisée par l'Union.

    Lors d'autres tests réalisées par WWF sur des familles de différents pays de l'Union, des produits ont été retrouvés sur trois générations consécutives:

    OCP (pesticides organochlorés) tels que le DDT, le chlordane et le lindane, pourtant théoriquement interdits depuis longtemps.

    PCB (polychlorobiphényles) utilisés dans les appareils électriques jusqu'en 1985.

    Retardateurs de flamme bromés (PBDE, HBCD, TBBP-A) des meubles, tapis, matériaux d'isolation, télévision...

    PFC (composés perfluorés) des poêles anti-adhésives et traitement anti-taches.

    BPA (bisphénol-A) présent dans les boîtes de conserve, les bouteilles et même certaines tétines de biberon.

    Phtalates des jouets, encres d'impression, produits pharmaceutiques et cosmétiques.

    Muscs synthétiques servant pour les désodorisants, parfums d'ambiance, etc.

    Or des études ont démontré la relation entre la présence de ces produits dans l'organisme et le développement de certaines pathologies (asthme, allergies, cancers, perturbations hormonales, troubles neurologiques...).

    Du reste, cette contamination touche toute la chaîne du vivant... et l'espèce humaine est placée à la tête de celle-ci! On a retrouvé des concentrations anormalement élevées de PCB même chez les Inuits et les ours polaires.

    Comment les reconnaître ?

    C'est pourquoi REACH a lancé un programme systématique d'évaluation des produits présents sur le marché. Celui-ci sera réalisé par un laboratoire créé pour l'occasion à Helsinki (Finlande).

    Par ailleurs, un nouveau système d'étiquetage des produits chimiques a été adopté au niveau européen. S'adressant tout particulièrement aux personnels des secteurs concernés, il précise, par des pictogrammes, si les substances sont:

    explosives,

    comburantes (forte réaction au contact d'autres substances),

    inflammables, et à quel degré,

    nocives par inhalation, ingestion, contact cutané...,

    corrosives,

    irritantes,

    cancérogènes ou mutagènes,

    nuisibles à la reproduction,

    dangereuses pour l'environnement.

    Sur l'étiquette, des précisions sont aussi apportées sur la nature des risques encourus. Ce sont les "phrases R", numérotées de 1 (" Explosif à l'état sec") à 68 ("Possibilité d'effets irréversibles"). Ces phrases R peuvent se combiner entre elles et sont accompagnées de conseils de prudence, les "phrases S" de 1: "Conserver sous clé", à 64 0 "En cas d'ingestion, rincer la bouche avec de l'eau (seulement si la personne est consciente)"!

     

     

  • Que faut-il manger pour bien dormir?

    Le manque de sommeil a des effets néfastes sur la santé ; il est lié au développement de maladies chroniques comme l'hypertension, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Or l’alimentation peut faciliter l'endormissement, la qualité et la durée du sommeil. Voici quelques règles alimentaires simples et saines à suivre pour mieux dormir.

    Dans l'étude américaine NHANES 2007-2008 qui portait sur 4548 personnes, les chercheurs ont établi que les personnes qui dormaient le plus étaient celles qui consommaient le moins de calories quotidiennes. A l'inverse, les petits dormeurs (moins de six heures par nuit) se recrutaient parmi les gros mangeurs. Il est possible qu'une consommation de calories plus faible favorise le sommeil en diminuant la température corporelle et d'autres paramètres physiologiques qui influent sur le sommeil comme la pression artérielle.

    Lors du suivi de la même étude, pour la période 2005-2010, les chercheurs ont identifié un autre facteur qui favorise le sommeil: le fait de dîner suffisamment tôt, et ne rien manger par la suite jusqu'au coucher. Les personnes qui se mettaient à table avant 20h00 dormaient significativement plus longtemps que celles qui mangeaient plus tard ou grignotaient en soirée.

    Une bonne raison de manger léger, en journée, comme au dîner, et passer à table tôt en soirée comme c'était la règle dans le passé.

    Et, on mange quoi? Des noix, noisettes, amandes, fruits et légumes

    Ces aliments sont riches en fibres, et les fibres auraient un impact sur la qualité du sommeil. Une petite étude parue en 2016 dans Journal of Clinical Sleep Medicine montre qu'une alimentation contenant plus de fibres, mais moins riche en graisses saturées et sucre est associée avec un sommeil plus léger, moins réparateur et plus perturbé.

    L’étude a impliqué 26 adultes, 13 hommes et 13 femmes, de poids normal, âgés en moyenne de 35 ans. Ils ont passé cinq nuits au laboratoire. Pendant les quatre premiers jours, ils mangeaient des repas fournis par un nutritionniste, et le cinquième jour ce qu’ils voulaient. Le repas fourni contenait moins de graisses saturées et plus de protéines que des repas choisis par les participants.

    Résultats: Les participants s’endormaient plus vite après avoir mangé les repas fournis par un nutritionniste. Il fallait environ 29 min aux participants pour s’endormir après avoir consommé les aliments de leur choix et 17 min avec les repas fournis. Selon cette étude, il faudrait éviter les excès de produits laitiers et de sucre.

    On consomme également: du riz basmati, des produits céréaliers complets, des lentilles... en début de dîner

    Le tryptophane est un acide aminé (constituant des protéines) qui donne naissance à la sérotonine et la mélatonine, deux messagers chimiques qui favorisent le sommeil. On facilite l'accès du tryptophane au cerveau avec des glucides peu raffinés, à index glycémique (IG) bas. "L'ordre dans lequel les aliments sont consommés a un léger effet sur la digestion, et donc sur le niveau des acides aminés plasmatiques," précise le Pr Judith Wurtman (MIT, Cambridge).

    "Si vous commencez votre repas avec des pâtes ou du riz, suivis 30 minutes plus tard d'un peu de viande, vous ressentirez une envie de dormir plus précoce, puisque les glucides seront digérés en premier“.

    Dans une étude menée par Texas Tech University, on a donné à 7 jeunes femmes un repas composé de protéines exclusivement, de glucides exclusivement, ou mixte. Celles qui prirent le repas glucidique furent deux fois plus sujettes que les autres à la somnolence.

    Autres infos sur le tryptophane ici, sur ma boutique

    www.biotine-sep.com

    Il faudrait donc commencer le repas du soir avec des glucides à IG bas comme les riz thaï et basmati, les lentilles, des pâtes, en réservant les protéines (un peu de poisson par exemple, voir ci-dessous) pour la fin du dîner.

    Rajoutez également: du saumon, maquereau, hareng ou des graines de lin

    Une étude de 2014 conduite par l'Université d'Oxford suggère que des niveaux élevés de l’acide gras oméga-3 DHA sont associés à un meilleur sommeil chez l’enfant et qu’un supplément d’oméga-3 chez les enfants qui dorment mal favorise le sommeil.

    Le DHA (acide docosahexaénoïque) est un acide gras oméga-3 que l’organisme sait fabriquer à partir d'un autre acide gras oméga-3 (acide alpha-linolénique) présent dans les graines de lin, l'huile de colza, mais que l’on trouve en quantité dans les poissons gras, fruits de mer, algues. C’est le principal acide gras dans le cerveau.

    Les chercheurs ont cherché à savoir si 16 semaines de supplémentation en DHA (issu d’algues) à hauteur de 600 mg par jour permettraient d'améliorer le sommeil. Résultats : les enfants qui ont pris des oméga-3 ont dormi près d'une heure (58 minutes) de plus et ont eu sept fois moins d'épisodes d'éveil par nuit par rapport aux enfants qui prenaient un placebo.

    L'étude constate que des niveaux sanguins de DHA plus élevés sont significativement associés à un meilleur sommeil. Un ratio de DHA sur acide arachidonique (AA) élevé est également associé à une diminution des problèmes de sommeil. L’acide arachidonique est le principal acide gras à longue chaîne de la famille oméga-6, une famille d’acides gras polyinsaturés

    Selon l’auteur principal de l’étude, le professeur Paul Montgomery de l'Université d'Oxford, "des taux bas de DHA ont été associés à des niveaux plus bas de mélatonine, ce qui pourrait expliquer la relation avec le sommeil“. La mélatonine est une hormone qui joue un rôle majeur dans le cycle veille-sommeil.

    Sources

    St-Onge MP, Roberts A, Shechter A, Choudhury AR. Fiber and Saturated Fat Are Associated with Sleep Arousals and Slow Wave Sleep. J Clin Sleep Med. 2015 Jun 22. pii: jc-00089-15.

    Montgomery P, Burton JR, Sewell RP, Spreckelsen TF, Richardson AJ. Fatty acids and sleep in UK children: subjective and pilot objective sleep results from the DOLAB study--a randomized controlled trial. J Sleep Res. 2014 Aug;23(4):364-88. doi: 10.1111/jsr.12135.

    Keyes KM, Maslowsky J, Hamilton A, Schulenberg J. The Great Sleep Recession: Changes in Sleep Duration Among US Adolescents, 1991-2012. Pediatrics. 2015 Feb 16. pii: peds.2014-2707.