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Nutrition news - Page 113

  • Pour lutter contre les affections microbiennes... utilisez ces ingrédients

    ...des antimicrobiens naturels sont disponibles pour être utilisés comme ingrédients alimentaires et pour la maîtrise des pathogènes dans les environnements de transformation des aliments.

    Des ingrédients naturels comme le jus de citron, le vinaigre, la sauge, l’ail, l’oignon, la moutarde et le romarin sont déjà largement utilisés. Les antimicrobiens dérivés du jus de citron et du vinaigre sont souvent utilisés pour maîtrise la croissance de Listeria monocytogenes dans les produits carnés transformés prêts à être consommés en l’état.

    Un des antimicrobiens naturels les plus efficaces est le vinaigre. Les premières données sur l’utilisation du vinaigre pour la conservation des aliments remontent à 5000 avant JC quand les Babyloniens ont utilisé le fruit du palmier dattier pour faire du vin et du vinaigre a été utilisé comme agent de conservation ou de décapage.

    Une bonne façon d’évaluer les propriétés antimicrobiennes du vinaigre à la maison est de mettre du fromage dans une serviette en papier avec un peu de vinaigre. Ensuite, placez le fromage dans son emballage d’origine. Vous observez alors que le fromage a une durée de vie prolongée et ne moisit pas.

    Les huiles essentielles issues d’agrumes sont également des antimicrobiens efficaces. Viuda-Martos et al. (2008) ont rapporté l’activité antimicrobienne des huiles essentielles extraites de citron, de mandarine, de pamplemousse et d’orange.

    Ils ont constaté qu’ils peuvent être utilisés comme inhibiteurs de la croissance de certaines bactéries généralement associées à l’altération des aliments. Les chercheurs ont conclu que les huiles essentielles d’agrumes “pourraient être utilisées comme antimicrobiens naturels et elles représentent une alternative intéressante pour l’industrie alimentaire afin de réduire la quantité d’additif synthétique“.

    D’autres herbes et plantes, qui ont des propriétés antimicrobiennes, comprennent le basilic, les piments (Capsicum), la cannelle, le clou de girofle, la coriandre, le cumin, le fenouil, l’origan, le poivron et le thym.

    Un membre du corps professoral à la retraite de la Kansas State University, le Dr Daniel Fung, qui est né à Hong Kong, et enfant, il avait entendu parler d’une histoire sur des employés d’une usine de cannelle qui n’étaient pas affectés par la pandémie de grippe. Le Dr. Fung pensait que la cannelle et d’autres épices et huiles utilisées pour préparer des aliments en Chine ont réduit la gravité du virus de la grippe. Des recherches ultérieures ont montré que le taux de mortalité associé à la pandémie était beaucoup moins important en Chine qu’il l’était aux États-Unis et en Europe. Le Dr Fung a passé une grande partie de sa carrière à étudier les propriétés antimicrobiennes des épices naturelles, des herbes et des huiles.

    Il y a beaucoup à apprendre sur les antimicrobiens naturels et leurs applications dans les produits alimentaires. Je crois qu’ils vont jouer un rôle croissant dans la maîtrise de Listeria et d’autres pathogènes d’origine alimentaire dans les produits de viande et de volaille prêts à être consommés en l’état.

    Voici cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le CDC (USA):

    Quels sont les produits alimentaires qui représentent pour la plupart des cas de maladies?

    Les produits transformés sont le contributeur le plus fréquent de maladies d’origine alimentaire, ce qui représente 46% d’entre eux entre 1998 et 2008, suivis par la viande et la volaille, les produits laitiers, les œufs, les poissons et les crustacés.

    DONC: CUISINEZ AU LIEU D'ACHETER TOUT PRÊT!

    Quels sont les pathogènes les plus responsables?

    Norovirus est la principale cause de maladies d’origine alimentaire suivi de Salmonella, Clostridium perfringens, Campylobacter spp. et Staphylococcus aureus.

    Quel est le danger avec E. coli O26?

    Cette souche de E. coli peut causer de la diarrhée et des vomissements et parfois conduire à une insuffisance rénale. Aucune personne qui a contracté ce genre d’infection par E. coli dans l’éclosion chez Chipotle n’est décédée ou a été diagnostiquée avec une insuffisance rénale, bien que 21 des 55 malades aient été hospitalisées. Une plus petite éclosion à E. coli a rendu malades cinq personnes de plus. L’insuffisance rénale suivie de la mort est le plus souvent associée à la bactérie E. coli O157, qui était l’agent pathogène dans l’éclosion de 1993 chez le Jack in the Box qui a eu pour conséquence la mort de quatre enfants.

    Le taux d’éclosions de maladies d’origine alimentaire a-t-il augmenté ?

    Les infections à E. coli O157 en 2014 ont diminué de 32% par rapport à la période 2006-2008. Il n’y a eu aucun changement dans le nombre de l’ensemble des cas à Salmonella en 2014 par rapport à la période 2006-2008. Les infections à Campylobacter ont augmenté de 13% pendant cette période.

    Comment puis-je éviter de contracter une maladie d’origine alimentaire ?

    Un lavage fréquent des mains et le nettoyage des surfaces où les aliments sont préparés est critique. La cuisson à cœur des aliments est un autre moyen clé pour éviter la contamination.

    Un thermomètre pour aliments devrait être utilisé pour déterminer quand un élément est bien cuit. Les steaks, par exemple, devraient être cuits jusqu’à ce qu’ils atteignent une température interne d’au moins 63°C. Les aliments devraient être maintenus à une température de 60°C après cuisson, car les bactéries peuvent se développer lorsque l’aliment commence à se refroidir. La cuisson des aliments au four à micro-ondes devraient atteindre 74°C ou plus. Les items périssables devraient être réfrigérés rapidement. Et la viande crue et les œufs doivent toujours être préparés séparément des autres aliments.

     

  • Enfin! l'homme chauve sourit!

    Inutile d'attendre 15 ans avant que le médoc aie reçu l'amm et soit disponible en pharmacie

    Perso, j'ai pris un anti-leucémique pendant 5 ans et demi... pas bon pour les cheveux, tout ça! Pour éviter d'être chauve, ma recette

    2 ampoules de granions de Zinc et 1 ampoule de granion de souffre dans un peu d'eau, le soir à 19 h (important, c'est de la chronobiologie, c'est à dire la meilleure heure de potentialisation de ces oligos-éléments par le corps) un jour...

    2 ampoules de granions de souffre et 1 de granions de zinc, le lendemain... même heure et dans un peu d'eau.... le lendemain

    demandez au pharmacien Granions de zinc et Granions de souffre - c'est le nom exact

    cela commence à faire de l'effet au bout de plus de 2 mois.. oui, c'est long...

    prenez-en toute la vie qu'il vous reste en cure de 7 à 8 mois par an

    le seul problème, ce n'est plus remboursé... mais, je vous certifie que cela vaut le coup! (et le coût par la même occasion - dans les 70 € par mois dans les pharmacies raisonnables)

     

    Une molécule utilisée pour d'autres pathologies auto-immunes fait ses premiers pas afin de guérir des pelades très difficiles à vivre".

    Imprévisible, voilà le mot qui pourrait qualifier le mieux la pelade". Aussi appelée "alopécie", cette maladie auto-immune est caractérisée par un "dégarnissement" partiel ou total du crâne, voire du corps tout entier". Elle est due à une défaillance du système immunitaire, qui, pour une raison inconnue, s'attaque aux cheveux". Alors que de nombreux traitements peuvent entraîner, dans certains cas, une repousse satisfaisante, aucun ne met à l'abri d'une rechute".

    Mais cette impasse thérapeutique risque d'être bientôt bouleversée par le nouveau protocole thérapeutique mis au point par une équipe du CHU de Nice, dirigée par Thierry Passeron, professeur de dermatologie à l'université de Nice et chercheur à l'Institut national de la santé (Inserm)".

    "Longtemps, on a cru que cette maladie était due au stress". En fait, lorsqu'on prend en charge le stress, cela n'améliore pas les symptômes, explique le spécialiste". Même si la maladie peut être déclenchée ou aggravée par un stress, c'est bien l'immunité qui en est à l'origine."

    Effets prolongés

    L'équipe du Pr Passeron n'en est pas à son coup d'essai".Déjà, en 2013, l'étude pilote que les médecins et chercheurs ont réalisée sur un petit nombre de patients a donné de bons résultats". "Nous avons traité cinq personnes atteintes d'une pelade sévère, résistantes à tous les traitements existants, poursuit le Pr Passeron". Quatre d'entre elles ont eu une repousse partielle des cheveux et des poils, voire totale pour certaines". Deux ans plus tard, il n'y a pas eu de récidive et la repousse s'est poursuivie chez deux des patientes, ce qui montre que cette approche peut avoir des effets prolongés“.

    Cette fois, l'essai clinique portera sur 80 patients dans cinq centres investigateurs répartis dans tout l'Hexagone (Nice, Paris, Montpellier, Marseille et Nîmes)".L'étude a d'ailleurs déjà commencé en janvier à l'hôpital Saint-Louis à Paris et au CHU de Nice".Pour l'heure, le principal effet secondaire connu est un syndrome grippal transitoire.

    Le traitement mis au point par le Pr Passeron est fondé sur une molécule bien connue dans le monde médical: l'interleukine 2".Cette dernière, quand elle est fortement dosée, est habituellement utilisée pour stimuler l'ensemble du système immunitaire dans le but de détruire des cellules cancéreuses ou de lutter contre une infection". Mais, à faible dose, cette molécule permet de stimuler spécifiquement les lymphocytes T régulateurs, qui vont en quelque sorte "éduquer" les cellules de l'immunité à ne pas attaquer les follicules pileux.

    80.000 malades en France

    "L'action de l'interleukine 2 est bien connue depuis dix ans environ".On sait qu'elle permet d'enrayer certaines pathologies auto-immunes en apprenant à notre système immunitaire à être plus tolérant envers nos propres cellules". Mais c'est la première fois que j'entends parler de son utilisation pour traiter la pelade, témoigne le Pr Jean-François Nicolas, dermatologue au CHU de Lyon et chercheur en immunologie". Cela me semble être une très bonne idée". Il faut espérer que ce traitement soit efficace chez l'homme."

    En fait, la pelade est due à un excès de zèle du système immunitaire, qui, en identifiant les follicules pileux comme des corps étrangers, les prendrait pour cible avant de les détruire". Pour l'heure, les traitements existants font principalement appel à des médicaments immunosuppresseurs - comme les corticoïdes - qui inhibent l'activité du système immunitaire". "Pour traiter les pelades sévères, c'est-à-dire touchant plus de la moitié du crâne, il n'y a pas de traitement type, indique le Pr Passeron". Les UV B - qui ne sont pas ceux utilisés dans les cabines de bronzage - sont de loin les plus sûrs, mais pas les plus efficaces". En général, les traitements actuels sont d'une efficacité inconstante."

    En France, près de 80.000 personnes seraient concernées par cette maladie, selon une étude de l'Inserm de 2004".La pelade, qui touche indifféremment les hommes et les femmes, apparaît avant l'âge de 20 ans dans 60 % des cas, une période de la vie où l'apparence est importante".

    "Ces désordres auto-immuns ne sont pas graves en soi mais ils représentent un désagrément esthétique, commente encore Thierry Passeron". Quand elles sont sévères, les pelades sont impossibles à cacher et peuvent avoir un retentissement important sur la qualité de vie et le moral des personnes". Il peut alors être nécessaire de se faire aider avec un soutien psychologique ou des prothèses capillaires", conclut-il.

    La chute des cheveux, qui survient dans 60 % des cas avant 20 ans, touche indifféremment les hommes et les femmes". Elle est souvent associée aux maladies auto-immunes et est toujours difficile à vivre".

    Chez les personnes atteintes d'alopécie, la chute des cheveux peut avoir de lourdes conséquences sur la qualité de vie et le moral".

    L'interleukine, donnée le plus souvent en piqûres, aux personnes ayant la sclérose en plaques, entre autres: attention, effets secondaires garantis! Il n'y en a pas avec les Granions, ce sont des oligos-éléments que l'on trouve dans l'alimentation...

    Les indications sur la boîte ne préjugent pas du tout de ce qu'elles soignent! c'est une recette garantie: ma fille en a pris pendant 8 ans et moi... je continue à en prendre depuis 2005... car j'avale une autre molécule pas recommandée aux cheveux.....

     

  • Quels sont les poissons les moins pollués?

    Il faut éviter les poissons pêchés en estuaire, car souvent dans les estuaires, on retrouve les polluants amenés par la mer. Hormis les poissons venant de la Baltique qu'il faut éviter, il faut varier sa consommation de poissons.

    Dans la Méditerranée, il faut savoir qu'il y a du mercure mais il ne provient pas d'une activité industrielle, il provient de l'activité volcanique. La Méditerranée est entourée de volcans et le mercure vient du magma. Et comme la Méditerranée est assez fermée par Gibraltar, c'est une mer intérieure, cela fait que les taux de mercure sont plus élevés dans le thon de Méditerranée que dans le thon d'Atlantique, où il y a aussi des volcans mais beaucoup plus dilué.

    On a fait beaucoup d'études sur toutes les rivières françaises et tous les estuaires. Il suffit de se rapporter aux données de l'Anses, où vous trouverez les taux de mercure et de PCB dans toutes les rivières françaises. Des milliers de dosages sont réalisés, et il y a une cartographie très précise. Beaucoup d'argent a été investi dans les pouvoirs publics pour réaliser ces cartographies et on invite les personnes à s'y reporter.

     

  • Traitements naturels de l'hypertension

    8 traitements naturels de l’hypertension validés par la science

    Pour faire baisser la pression artérielle, vous pouvez miser sur des plantes et des compléments alimentaires. Sans compter le sport et certaines méthodes corps/esprits. Tour d’horizon des traitements naturels qui ont fait leurs preuves

    Le niveau de la pression artérielle est déterminé par la force avec laquelle le cœur se contracte et par la souplesse des artères. Il est indiqué par deux valeurs: la pression systolique (qui est la pression artérielle maximale) et la pression diastolique (la pression minimale). Ainsi, quand le médecin annonce 12/7 cela signifie que la tension systolique est de 120 millimètres de mercure (mmHg) et que la tension diastolique est de 70 mmHg. Idéalement, la pression systolique devrait être comprise entre 120 et 90, et la pression diastolyque entre 80 et 60.

    Au-delà de 14/9, en revanche, on parle d’hypertension. Dans la majorité des cas, la cause de cette hypertension est inconnue. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’elle peut provoquer des lésions cardiovasculaires mais aussi à l’œil ou aux reins. Si l’alimentation joue un rôle important dans la prévention et la régulation de la tension, elle ne suffit parfois pas à la contrôler. Avant de passer aux médicaments qui doivent souvent être pris à vie, et ne sont pas dénués d’effets secondaires, il faut changer d'alimentation, se mettre au sport (avec l'accord du médecin). Et pourquoi ne pas essayer certaines plantes, compléments alimentaires et approches corps/esprit lorsqu'ils se sont révélés aussi efficaces que les médicaments antihypertenseurs, les effets secondaires en moins?

    De l’ail

    Une méta-analyse australienne de 2008 a conclu que prendre entre 600 et 900 mg d’extrait d’ail par jour, soit entre 3,6 à 5,4 mg d’allicine, le principe actif de l’ail (c’est-à-dire l’équivalent d’une demi à une gousse d’ail frais à peu près) permettait d’abaisser la pression artérielle autant que le ferait un médicament anti-hypertenseur (bêta-bloquant ou inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine). Plus récemment, une équipe de chercheurs chinois est arrivée à la même conclusion en passant en revue toutes les études contrôlées contre placebo.

    L’ail peut s’utiliser en cuisine (à raison d’une gousse par jour donc) ou en complément alimentaire (pour les personnes qui n’aiment pas son odeur ou son goût par exemple). Il existe des compléments d’extrait d’ail vieilli dosés à 1000 mg.

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  • Les pesticides seraient des centaines de fois plus toxiques que ce qui est annoncé

    Selon des chercheurs de l'Université de Caen, les pesticides seraient des centaines de fois plus toxiques que ce que prétend leur évaluation.

    Le Professeur Gilles-Eric Séralini, auteur en 2012 d'une étude controversée sur les OGM et le Roundup de Monsanto, vient de faire paraître les résultats d'une étude sur la toxicité des pesticides.

    Les pesticides vendus aux agriculteurs, aux collectivités, aux jardiniers amateurs et au grand public sont composés d'une substance active et différents adjuvants. Les évaluations réalisées sur les pesticides avant leur autorisation de mise sur le marché portent sur la substance active. La nature de ces adjuvants est souvent confidentielle; ils sont déclarés inertes par les fabricants.

    "Nous avons étendu les travaux que nous avons faits avec le Roundup et montré que les produits tels qu'ils étaient vendus aux jardiniers, aux agriculteurs, étaient de 2 à 1000 fois plus toxiques que les principes actifs qui sont les seuls à être testés in vivo à moyen et long terme", dit le Pr Séralini. "Il y a méprise sur la réelle toxicité des pesticides", ajoute-t-il, précisant qu'il y a toxicité "quand les cellules commencent à se suicider" au contact du produit et "qu'elles meurent en quantités beaucoup plus significatives que les cellules contrôles".

    Neuf pesticides ont été testés (3 herbicides, 3 fongicides et 3 insecticides) sur 3 souches cellulaires humaines. Il s'agit de glyphosate, isoproturon, fluroxypyr, pirimicarb, imidacloprid, acetamiprid, tebuconazole, epoxiconazole et prochloraz.

    Huit d'entre eux montrent des effets toxiques sur ces cellules humaines, des centaines de fois plus importants que ceux provoqués par leur matière active seule, selon l'étude. Le neuvième pesticide n'a pas d'adjuvant déclaré selon les chercheurs.

    Les fongicides étaient les plus toxiques, à des concentrations 300 à 600 fois plus faibles que les dilutions utilisées en agriculture. Les cellules placentaires humaines étaient les plus sensibles à ces produits. Le Roundup (glyphosate), qui est réputé pour être peu toxique était en réalité et de loin le composé le plus toxique des herbicides et insecticides testés.

    "Nos résultats remettent en question la pertinence de la dose journalière admissible (DJA) pour les pesticides" expliquent les chercheurs, ajoutant que "les essais concernant la toxicité des pesticides peuvent ne pas refléter les expositions environnementales pertinentes".

    L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a pris connaissance de cette publication mais n'a fait part d'aucune réaction pour l'instant.

    Les conclusions de l'étude du Professeur Séralini sur les effets des OGM et du Roundup sur des rats ont été contestées par l'EFSA, et en France par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

    Lire: L'ANSES critique l'étude sur les OGM du Pr Séralini

    Les bisphénols F et S seraient aussi néfastes que le bisphénol A

    Le bisphénol A est interdit dans les emballages alimentaires, mais ses remplaçants, les bisphénols S et F auraient les mêmes effets néfastes.

    Depuis le 1er janvier 2015, l’utilisation du bisphénol A dans les emballages est interdite en France. A la place, les industriels utilisent des cousins: le bisphénol S ou le bisphénol F. Mais ces substituts auraient les mêmes effets, selon des toxicologues français.

    Le professeur René Habert, toxicologue de la reproduction au CEA, et professeur à l’université Paris Diderot a présenté vendredi 22 janvier 2016, à l'Institut Pasteur de Paris, une synthèse des travaux sur les effets du Bisphénol A et de ses substituts, dans le cadre d'un colloque dédié aux perturbateurs endocriniens et organisé par l'Anses et le ministère de l'Ecologie.

    "Ces bisphénols devraient être réglementés comme des perturbateurs endocriniens", assure le toxicologue.

    Le bisphénol A (BPA) est un perturbateur endocrinien. Il a été synthétisé pour la première fois en 1891 et son activité œstrogénique a été découverte en 1936. Dans les années 50, on a découvert que le bisphénol A pouvait se polymériser pour former des plastiques de polycarbonate, un produit bon marché, léger, transparent et résistant. 70 % de la production de BPA sert à la production de plastiques de polycarbonate ayant de nombreuses applications (emballages, optique, médecine… ) et 20 % sont utilisés pour les résines epoxy utilisées par exemple comme revêtement des canettes métalliques.

    Le BPA a été interdit dans les biberons en France en 2010 et une loi interdit l’utilisation du BPA dans les emballages alimentaires depuis janvier 2015. Les bisphénols S et F pourraient avoir des effets proches du BPA car leurs structures chimiques sont similaires.

    "Nous ne disposons que de 89 articles scientifiques sur les effets du bisphénol S par exemple, contre 9663 pour le BPA", dit René Habert. Et 90% des données laissent penser qu'il se comporte comme le BPA".

    Le BPA diminue la testostérone sécrétée par les testicules de fœtus humains ou de souris, mais les bisphénols S et F semblent avoir des effets anti-androgéniques similaires.

    La principale source de contamination pour le BPA est l’alimentation, mais la présence de bisphénol dans l’environnement peut aussi permettre une contamination. Le BPA affecte le développement du testicule du foetus. Chez les rongeurs, l’exposition au BPA pendant la vie intra-utérine a des conséquences sur les testicules adultes: diminution du nombre de spermatozoïdes, dommages à l’ADN et mobilité spermatique réduite.

    Le BPA a été associé avec de nombreuses maladies humaines, comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, respiratoires chroniques, rénales, le cancer du sein, des troubles du comportement et des désordres reproductifs.

    De son côté, le BPS favorise l'obésité chez les souris mâles.

    "Dans la mesure où tous ces bisphénols ont une structure moléculaire proche, il n'y a aucune raison d'en réglementer certains et pas d'autres", explique René Habert.

    Selon lui, tous les bisphénols devraient être classés comme des perturbateurs endocriniens potentiels, étudiés comme tels, et l’exposition de la population devrait être mesurée. "Pour le moment, les industriels n’ont aucune obligation de les déclarer. Nous ne savons même pas exactement dans quoi ils en mettent. Nous sommes face à une montagne. Il n’est plus temps de travailler par molécules. Il faut raisonner par classes".

    Source

    Eladak S, Grisin T, Moison D, Guerquin M, N'Tumba-Byn T, Pozzi-Gaudin S, Benachi A, Livera G, Rouiller-Fabre V, Habert R. A new chapter in the bisphenol A story: bisphenol S and bisphenol F are not safe alternatives to this compound. Fertil Steril. 2015 Jan;103(1):11-21. doi: 10.1016/j.fertnstert.2014.11.005. Epub 2014 Dec 2.