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OCCITANIE - Page 356

  • En Occitanie: Oie ou dinde farcie aux marrons depuis toujours? Non, non, non!

    sauf peut-être en Ardèche....

    Les belles volailles d'agapes des réveillons cela fait des siècles qu'elles sont sur nos tables de réveillon dans le Sud-Ouest, notamment notre oie grise de Toulouse, contrairement aux autres régions de France qui ne font des agapes réveillonnesques à la dinde aux marrons que depuis 200 ans environ. De ce temps-là, les parigots ont voulu des marrons dans leurs dindes. Les trains remontaient les marrons d’Ardèche et les noix de Dordogne.

    Mais, chez moi, dans ma tradition toulousaine, la dinde ou l'oie de réveillon n'était pas du tout farcie ou accompagnée de marrons. Les Toulousains, bien évidemment, ne farcissaient pas leur volaille autrement qu'avec la saucisse de Toulouse. Non mais! faut pas rigoler avec notre saucisse!

    Nous faisions de l'oie plus que de la dinde. Pour qu'elles cuisent plus vite, on enveloppait la volaille dans un grand torchon propre (fait avec des draps usés) on l'attachait bien serrée avec une ficelle et on la plongeait une bonne heure dans de l'eau à petits boulés (petits bouillons, ignare!) avec juste des feuilles de laurier, des branches de thym et des clous de girofle. On retirait au bout d'une heure et on disposait d'un bon bouillon pour le vermicelle car il y avait du bon gras d'oie et du fumé de volaille.

    L'oie, ou la dinde, on l'enfournait à rôtir durant des heures avec de la graisse de canard, bien farcie. Pour que la peau soit bien croustillante, démarrez le four à 170° puis augmentez la chaleur de plus en plus.

    Voila les deux seules farces traditionnelle de la grosse volaille fermière des réveillons de chez nous:

    Maintenant, on vous vend des volailles effilées et prêtes à cuire… A l'époque, il fallait plumer et garder les plumes pour les oreillers. Mais, comme il fallait ensuite éventrer la bestiole pour la vider, on récupérait ainsi ce qui allait servir au farci: foie, poumons, gésier, cœur et reins.

    Une première farce consistait à découper en morceaux les abats et à les faites sauter dans de la graisse de canard avec des croûtons de pain tintché (prévoir large).

    On rajoutait des bouts de saucisse de Toulouse. La saucisse à cassoulet est énorme mais on trouvait de la saucisse plus fine. Cela existe toujours. Désormais, ils ont inventé la saucisse de canard. Donc, mettez-en si vous voulez.

    En fait, faites sauter les croûtons d'abord avec le gésier et de bout de saucisse fine (plus long à cuire) puis ajoutez le reste; salez et poivrez fortement; remplissez de cette farce la bestiole et cousez-la bien.

    La seconde recette que nous faisions plus volontiers car il y en avait large pour tout le monde: le farci à la chair à saucisse de Toulouse. C'est ce farci-là qu'on rajoutait dans la soupe au choux, pas dans le chou, mais à part, cuit à la poêle, arrosé du bouillon de la soupe et posé sur la soupe au chou (cherchez la recette avec la boîte à outil).

    Bien sûr, on faisait cuire les abats que l'on rajoutait à la chair à saucisse, avec deux gousses d'ail hachées, deux bonnes cuillères rases de persil haché, 1 œuf entier, poivre et sel. On mélangeait bien le tout à la main et l'on fourrait la volaille avant de la coudre.

    On accompagnait avec des pommes de terre au lard (le vrai lard blanc) et parfois avec des choux de Bruxelles en poêlée.

    Nos réveillons familial de 1950 mon année de naissance à 1957, mon dernier réveillon familial avec agapes et jouets se décomposait ainsi… ce qui était le réveillon le plus courant à l'époque à Toulouse.

    Pas de produits de la mer, crustacés et huîtres: il n'existait pas de transports frigorifiques rapides donc on avait en entrée des cochonnailles locales et le boudin blanc; ma mère voulait à tout prix du saucisson à l'ail.

    Puis venait la volaille rôtie farci est ses pommes de terre sautées souvent avec les choux de Bruxelles.

    Puis du Roquefort et du Cantal.

    Puis, la bûche pâtissière. C'était la tradition.

    On faisait le sapin juste l'après-midi du réveillon

    On avait fait des oreillettes la veille ou le matin du 24 et on les mangeait dans la soirée en laissant passer le temps car il n'y avait pas de télé (nous l'avons eu en 1960).

    Vers 10 h 30, on buvait une goutte de vin chaud à la cannelle et des écorces d'orange, mon père se faisait un café au rhum et ma mère “un canard“ au rhum.

    Et le lendemain matin, ou trouvait un petit jouet sous le sapin posé à côté de la crèche. C'était la tradition.

    Les écorces d'oranges, on les récupérait religieusement les rares fois où on en avait dans l'année: en ce temps-là, tout était bio.

    A partir de mes 8 ans, il n'y eu plus de Noël et de réveillon jusqu'en 1964. Nous avions une mandarine, des oreillettes et du vin chaud, c'est tout. Pas de sapin et surtout pas de crèche! Pas de réveillon, pas de fêtes ni en fin d'année, ni à Pâques. Les femmes en deuil, en ce temps-là étaient vêtues de noir durant 5 ans. Cela n'a commencé à disparaître peu a peu qu'après 68 et 69. Ma mère était en noir depuis 1958, puis un autre décès. Elle n'a recommencé à s'habiller de gris et de blanc que vers 1968. C'était la tradition.

    Le foie gras est arrivé sur la table de nos fêtes qu'après cette date (mais n'a pas remplacé le boudin blanc truffé), avec le saumon fumé et les huîtres.

    Le cassoulet? On en faisait une fois par mois. Les lentilles au confit? Au moins une fois par mois. La saucisse de Toulouse? On en mangeait toutes les semaines. Le maigret? On en a consommé à partir de 1974 (pratiquement tous les 15 jours).

    Quand ma fille est née en 1970, je me suis fait ma propre tradition de réveillon. Et nous continuons.

    Pas de crèche pourtant!

    Mais, plutôt mourir que de ne pas avoir de sapin: j'en ai été privée beaucoup trop longtemps!

     

  • Y'a que la vérité qui fâche!

    L’ÉDITO D’YVES DE KERDREL

    Le dangereux retour des pacifistes. Après avoir tenté de nous faire croire à " l’esprit de Charlie ", un grand nombre d’intellectuels parlent maintenant de la naissance d’une " génération bataclan ". Une génération de français de sangs mêlés, obsédée par ce terme ridicule de " vivre-ensemble " et par la soif de paix. A cela s’ajoute le retour de ces pacifistes qui reprennent en chœur le slogan " nos morts, vos guerres ". Il est permis de se tromper une fois, mais surement pas de persévérer dans l’erreur. Ce n’est pas une génération, ou une population " bo-bo " qui a été attaquée le 13 novembre, c’est la France toute entière. Et la France ne serait pas la France si elle ne décidait pas d’une riposte radicale, organisée et définitive contre ces barbares. Après le 11 septembre 2001, pas un américain n’a ressorti du placard des années 60, les oripeaux du pacifisme. Il serait bon que les Français en finissent avec cette manie de s’excuser de tout, y compris d’aller frapper nos ennemis.

     

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    La phrase du jour

    “À ceux qui prenaient la parole pour tenter d'éveiller les consciences sur les dangers de ce désarmement intellectuel, culturel, spirituel et moral auquel conduisait ce nihilisme, il fut intenté des procès en sorcellerie. Ceux qui dénonçaient les méfaits du pédagogisme à l’école étaient disqualifiés comme réactionnaires. Ceux qui rappelaient qu’il n’y a pas d’éducation sans règles et sans sanction étaient tenus pour des parents indignes. Ceux qui défendaient la famille étaient qualifiés de petits bourgeois. Ceux qui disaient qu'un pays a besoin de frontières étaient pétainistes. Ceux qui évoquaient l'immigration comme un problème étaient racistes. Ceux qui appelaient à un islam de France et qui dénonçaient les dangers du communautarisme étaient islamophobes. […] Ceux qui pointaient les risques que faisait courir à la cohésion du pays l’affaissement de l’identité nationale […] étaient des nationalistes belliqueux. Les partisans d'une justice plus ferme avec les délinquants, les défenseurs de l’autorité, étaient traités de fascistes.„

    Nicolas Sarkozy, président des Républicains, lors de son meeting à Schiltigheim hier.

     

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    Le combat de Christian Estrosi pour les crèches de Noël

    Par valeursactuelles.com  

    Christian Estrosi estime que les crèches de Noël sont avant tout "une tradition"

    Tradition. La publication d’un guide sur la laïcité par l’Association des Maires de France, la semaine dernière, continue de susciter des réactions. Dernière en date, celle de Christian Estrosi qui défend la mise en place de crèches de Noël publiques.

    A l’approche des fêtes de Noël, mais aussi des élections régionales, la tête de liste Les Républicains Christian Estrosi part en croisade contre les mesures prônées par l’AMF (association des maires de France) concernant la laïcité. L’association présidée par le maire de Troyes (LR) François Baroin, a en effet publié la semaine dernière une charte de bonne conduite à destination des maires du pays. Il y est demandé aux " élus, dans leur action publique, de s'abstenir de faire montre de leurs propres convictions religieuses ou philosophiques" afin d’éviter toute " entorse à la laïcité ".

    " Une tradition qui appartient au patrimoine des Français "

    Sur la question des crèches, l’AMF demande la création d’une loi visant à interdire leur mise en place par les mairies. Le maire de Nice a ainsi fait part avec vigueur de son indignation, arguant qu’il s’agit avant tout d’une tradition culturelle. " Je défends les traditions populaires de nos régions notamment lorsqu'il s'agit d'accueillir des crèches dans les espaces publics. Chaque année, la ville de Nice installe sur une place historique au cœur de la vieille ville " estime le candidat à la présidence de la région PACA relayé par le Figaro.

     

    Si Christian Estrosi considère qu’il s’agit d’ "une tradition immémoriale qui appartient au patrimoine des Français, quelles que soient leurs confessions ", d’autres estiment que la sphère publique ne doit pas être concernée. Le tribunal administratif de Nantes avait ainsi ordonné l’an dernier le retrait d’une crèche dans le hall du conseil général de Vendée au nom du principe de séparation de l'Église et de l'État.

    Un flou juridique

    A l’inverse, le tribunal administratif de Montpellier avait donné raison à Robert Ménard qui refusait de retirer sa crèche du hall de la mairie de Béziers considérant qu’elle avait " constamment été présentée comme une exposition s'inscrivant dans le cadre d'animations culturelles organisées à l'occasion des fêtes de Noël dans le cœur de ville, sans qu'aucun élément ne révèle une intention différente ou la manifestation d'une préférence pour les personnes de confession chrétienne ".

    A moins d’un mois de Noël la question risque donc à nouveau de diviser municipalités et tribunaux.

     

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  • OCCITANIE

    Païs Nostre à la manifestation du 24 octobre à Montpellier

    À l'appel du collectif "Anèm oc "une nouvelle manifestation pour la reconnaissance de la langue occitane dans l'enseignement ,les médias et la vie publique est organisée le samedi 24 octobre dans les rues de Montpellier .

    Le mouvement Pais Nostre sera présent à 14h ,Place de la Comédie , aux cotés de Convergència Occitana. "Nous appelons le peuple occitan à se mobiliser pour la réussite de ce rassemblement qui doit être aussi massif que les précédents de Carcassonne, Béziers où Toulouse ".