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société - Page 69

  • Pour ceux qui n'ont pas de four: la pizza à la poêle

    La préparation de la pâte

    Pour la pizza à la poêle il y a deux manières de procéder. Soit on achète une pâte à pizza toute faite en supermarché mais vérifié qu'elle soit réalisée avec du beurre; méfiez-vous de la mention “avec du beurre frais“ qui ne veut rien dire. Le beurre, s'il n'est pas frais du frigo, cela devient de l'huile! (ou trouvez une pâte en pizzéria ou demandez de la pâte à pain à votre boulanger). On étale manuellement la pate sur une planche.

    Soit on fabrique soit même sa pâte à pizza. Dans ce cas, dans un récipient, on verse de la farine et de la levure de façon à ce que le mélange forme un petit tas au milieu duquel on perce un trou. On y verse des œufs, de l’huile d’olive et du sel.

    Puis on mélange tout cet ensemble à l’aide d’une spatule en bois ou pour une pâte bien homogène, passer le tout au mixer. Attention, la pâte ne doit être ni trop liquide (comme celle de la pâte à crêpe), ni trop sèche. En effet, il faut pouvoir étendre à la main la pâte obtenue. Toutefois, s’il s’avère que l’on a trop forcé sur le liquide, on peut faire l’impasse sur l’étirement de la pâte pour tout de suite la verser dans la poêle.

    La cuisson

    La cuisson de la pâte est une étape primordiale dans la réalisation d’une pizza à la poêle. Cela signifie que les garnitures doivent être déjà cuites au moment de les disposer sur la pâte. D’ailleurs, il en est de même pour la face de la pâte qui reçoit la garniture: elle doit être cuite.

    Pour ce faire, pendant que l’on étale la pâte à pizza, on met à chauffer une poêle en tôle de fer. Si vous l'avez bien “culottée“, elle n'attachera pas la pâte. Si vous utilisez une poële antiadhésive, c'est que vous n'avez pas lu mes dossiers contre les poisons en cuisine sur mon site:

    Vous pouvez préalablement huiler légèrement cette poêle. Une fois la pâte bien étalée, on la dispose sur la poêle et on recouvre celle-ci. On laisse cuire pendant une dizaine de minutes sur un feu doux. Pendant ce temps, la pâte va progressivement prendre du volume et la face contre la poêle va dorer.

    Au bout de 10 minutes, on retourne la pâte pour faire cuire l’autre face. Comme vous avez retourné la pâte comme une crêpe, elle se présente un peu cuite, (pendant que l’autre côté cuit), on étale la sauce tomate puis on place les garnitures. La pizza est définitivement cuite au bout de 10 autres minutes.

    Pour finir, il faut préciser que pizza au four et pizza à la poêle n’ont pas le même goût. Tout comme la pizza au feu de bois est, au niveau gustatif et aromatique, différente de celle cuite au four électrique ou à gaz. On ne peut dire laquelle de ces trois formules est le meilleur, car le goût est surtout une question de subjectivité.

    Cependant, si vous prenez la précaution d'éviter la poêle antiadhésive votre pizza aura le goût le plus rapproché qui soit de votre préférée.

    Pour la retourner, utiliser un plat très plat; ou bien, une autre poêle de même diamètre mais là, je trouve idiot d'avoir deux poêles de même diamètre… prenez une poêle d'un diamètre inférieur: genre 26 celle de la cuisson, 24 celle de retournement. Si vous prenez la taille au-dessus, vous risquez de glisser et faire dis-jointer l'ensemble et de tomber votre pizza.

    J'utilise cette méthode, fin de printemps, été et début automne car, dans ma villa, il fait très chaud durant cette période…. vous savez, ces nouvelles maisons qui doivent retenir la chaleur et ne pas la laisser sortir.

    Ma sauce tomate: je fais revenir des oignons bien bruns, je met une conserve de tomates du jardin, un morceau de sucre, du thym, du laurier, du romarin. Je ne sale pas car nous avons supprimé le sel supplémentaire depuis 28 ans; ma pate à pizza (faite maison) est raisonnablement salée.

    J'étale dans sur la pâte qui est retournée dans ma poêle et par-dessus, j'émiette une buchette de fromage de chèvre qui est l'un des fromages préférés de ma fille. Parfois, je saupoudre d'un peu d'origan bleu. Laisser cuire à feu doux au moins 10 minutes et servir chaud.

  • Des harengs en conserve….

    Le hareng bouffi ou "bloater“ est un hareng peu salé pendant une seule journée puis fumé jusqu'à ce qu'il prenne une couleur paille, il se conserve pendant 5 à 10 jours maximum au réfrigérateur

    Le plus simple: des pommes de terre vapeur avec une noix de beurre et le hareng bouffi juste réchauffé à la poêle ou sur les braises.

    Le hareng à l'huile? Hélas, il est vendu dans un sachet plastique… et vous savez ce que je pense de cette pétrochimie qui passe dans la nourriture.

    Mais, comme le précédent, je le retire du sachet dès que j'arrive à la maison et le range dans une boîte hermétique en verre. Je rajoute de l'huile jusqu'à couvrir les filets. Lorsque j'en récupère, je le soulève à la fourchette et laisse l'huile s'évacuer le plus possible. Puis, je le dépose sur des pommes de terre bouillies coupées en gros cubes. Petit filet de vinaigre; Je mélange bien et, personnellement, je ne sale pas car il y a suffisamment de sel à mon goût; puis je saupoudre de persil haché frais, bien sûr…

    Les harengs ainsi vendu à l'huile ont des aromates, il faut les récupérer pour votre salade et, au besoin, en rajouter. Il s'agit souvent de cornichons en tranches fines et de coriandre en grains ou d'autres graines…

    Vous trouverez toutes les épices qu'il vous faut sur mon site:

    www.biotine-sep.com

    Je vends les épices par kilo, c'est vraiment moins cher que les petits étuis que vous achetez dans le commerce: regardez le prix au kilo pour les 25 g que vous y trouvez.

  • Dôme à la neige

    Les quantités suivantes vous donneront 2, 3 ou plus de dômes selon votre contenant de service. Perso, comme nous sommes biens gourmands, je réalise dans des bols, genre bols japonais… en terre, of course.

    Cristallisez des feuilles de menthe verte: trempez rapidement les feuilles dans un sirop épais d'eau avec du sucre et laissez sécher sur une grille.

    Il faut 4 à 5 feuilles de gélatine, 450 g de framboises bio, de la crème liquide bien froide, du et 50 g de noix de coco. De la vanille en poudre (ou celle que vous voulez), du coulis de framboise maison si possible ou de la confiture de fraise…..

    Bien évidemment, vous pouvez rajouter du sucre… dans les 50 g… chez nous, comme nous avons supprimé le sucre depuis longtemps je n'utilise qu'une moitié, parfois moins encore, que la quantité préconisée.

    Faire ramollir la gélatine dans un petit saladier d'eau froide. Conservez quelques framboises entières et mixez le reste dans le bol-mixer en verre. Quand c'est bien lisse, versez dans une casserole moyenne et chauffez doucement, ajoutez la gélatine ramollie et bien essorée dans vos doigts, mélangez bien au fouet. Réservez sur le comptoir pour qu'elle refroidisse.

    Montez la crème en chantilly au batteur en ajoutant le sucre et la poudre de vanille

    Incorporez doucement à la casserole du coulis de framboises refroidi et versez cette mousse dans vos contenants; mettre à refroidir au minimum 4 heures.

    Démoulez sur une assiette délicatement, saupoudrez largement de noix de coco râpée; faites un cordon de coulis de fruits rouges et ajoutez des feuilles de menthe cristallisée pour finition.

    Si vous n'avez pas de coulis, remplacez en faisant fondre 3 cuillères à soupe de confiture de n'importe quel fruit dans un peu d'eau. Faites un cordon autour du dôme démoulé.

     

  • La tradition chez nous, à Noël (Toulouse)

    L'image ci-dessus date début année 1900: je n'ai jamais été vêtue ainsi, bien sûr!!!

     

    Cela se passait avant que le malheur n'arrive.

    On passait toute l'après-midi à faire des oreillettes. Cherchez la recette dans la boîte à outil “recherche“.

    Puis, mon père attrapait le sapin qu'un marchand vendait avec son camion en passant par toutes les maisons. On le posait dans un coin de la pièce. Une fois installé, tout le monde se mettait à le garnir de boules, guirlandes, etc. A la fin, on attachait aux branches de petits godets qui contenaient des bougies de gâteaux d'anniversaire en faisant attention qu'ils soient posés loin d'une branche.Parfois, une bougie voulait embraser le sapin mais on surveillait de près et, raté!!!

    En haut du sapin, il y avait une étoile dorée. Dans un coin, une crèche... comme dans toutes les maisons, c'est sûr.....

    On faisait un bon repas aux chandelles (après la guerre, l'électricité manquait souvent donc, on avait l'habitude de rester aux bougies ou sous la lampe).

    Nous, on n'allait pas à la messe de Noël car on n'avait pas de voiture et l'église du village de Colomiers où nous habitions étaient à deux km.

    Nous, les enfants étions couchés à 9 heures. C'est le lendemain qu'on ouvrait, en se levant, les cadeaux apportés par le Papa Noël…

    Mon seul vrai cadeau a été un poupon en plastique; je l'ai appelé Patrick…. il avait les cheveux dessinés dans le plastique. Avant ce dernier Noël de ma vie, nous n'avions que des mandarines.

    Après, il n'y a pas eu de Noël. Après le malheur….

    Sinon, la tradition toulousaine était d'aller à la messe de Minuit puis de rentrer manger la soupe à l'oignon. Éventuellement, selon les familles, les enfants ouvraient leurs cadeaux sinon, comme nous, le lendemain matin.

    C'était amusant d'aller dans la rue, emmitouflés des pieds à la tête, d'aller comparer nos cadeaux avec les enfants des voisins. On avait, alors, qu'un seul cadeau, mais, nous étions les rois du monde!

     

  • Pénurie de foie gras frais à la veille de Noël dans le Sud-Ouest

    Le foie gras frais a disparu des rayons des supermarchés et de chez les spécialistes . En cause: les mesures sanitaires prises à l'encontre des élevages.

    Impossible de trouver du foie gras frais autour dans certains endroits.

    C’est la pénurie au rayon foie gras frais dans tous les magasins du Sud-Gironde. En supermarché, chez les éleveurs, aussi bien que chez Palmagri, la coopérative spécialisée dans les palmipèdes, basée à Auros, pas un lobe de foie d’oie ni de canard à glisser dans son panier.

     " C’est à cause des mesures contre les élevages, soi-disant à cause de l’épidémie H5N1, ou je ne sais plus combien. La production a été divisée de moitié ", explique un commerçant, un brin fâché. Difficile de contrôler autrement qu’en faisant le tour des échopes.

    On trouve tous les morceaux du canard sous toutes ses formes, mais de foie gras cru, pas de trace. "On n’en a plus!  déplore les vendeur-ses. Et vous pouvez allez chez Leclerc, il n’y en a pas non plus. Ils nous ont envoyé des clients. Alors si eux n’en ont plus!".

    "C’est à cause des mesures contre les élevages, soi-disant à cause de l’épidémie H5N1, ou je ne sais plus combien. La production a été divisée de moitié";  De foie cru, point. C’est la disette.

     Revue de détail des rayons buffet de fête: poulardes à gogo, petits fours à foison, foie gras entier traditionnel mi-cuit, bloc de foie gras certifié maison, terrine estampillée sud ouest, sous vide, en bocal, toujours, en boîte, encore, mais toujours pas de foie cru.

    Une employée arrive, les bras chargés de magrets sous blister. Une lueur d’espoir: qui dit canard gras dit foie… Mais non. " Il n’y en a plus. J’en ais reçu une livraison hier, en provenance d’Europe Centrale, il n’y en avait que dix. Et il n’y en aura plus. "

    Les professionnels l’annonçaient déjà au moment des Foires au gras: " il n’y en aura plus pour les fêtes de fin d’année. Faites des réserves.  " Beaucoup n’y ont pas cru. Les faits leur donnent raison. Début décembre, les analystes prévoyaient des quantités en baisse et des prix à la hausse au niveau national. Delà à une totale pénurie de foie cru au pays…

     

  • Ce que la cannelle fait pour vous: 3 raisons pour en mettre partout!

     

    La cannelle, une épice contre les kilos?

    Un composé de la cannelle stimule la thermogénèse.

    C’est l’épice des biscuits de Noël, elle parfume les tartes, compotes, potages, infusions épicées... Et si la cannelle était aussi un atout pour maigrir, Dans une étude parue dans la revue Metabolism, des chercheurs ont trouvé que l’épice apporte une molécule qui favorise le métabolisme des graisses dans les adipocytes, par thermogenèse.

    La cannelle est une épice qui a déjà été étudiée pour ses bénéfices contre le diabète de type-2 et les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer). Elle est aussi connue en médecine traditionnelle pour traiter les problèmes de toux et de maux de gorge. La cannelle contient du cinnamaldéhyde ou aldéhyde cinnamique, qui lui donne son arôme caractéristique. Cette molécule protège des souris de l’obésité et de l’hyperglycémie.

    Pour connaître l’effet de l’aldéhyde cinnamique dans des cellules humaines, les chercheurs ont traité des adipocytes humains avec de l’aldéhyde cinnamique. Les adipocytes sont des cellules qui stockent de l’énergie sous forme de lipides. Ce stockage des graisses était intéressant pour nos ancêtres qui pouvaient les utiliser lorsque les températures devenaient plus froides, en convertissant l’énergie des lipides en chaleur. Mais aujourd’hui les excès de graisses stockées sont plutôt un problème.

    Résultats: les chercheurs ont observé que la molécule d'aldéhyde cinnamique conduisait à une hausse de l’expression de gènes qui stimulent le métabolisme des lipides. Il y avait aussi une augmentation de deux protéines impliquées dans la thermogenèse: Ucp1 et Fgf21. La thermogenèse est un processus qui consiste à produire de la chaleur pour chauffer le corps. Elle utilise en particulier l’activation du métabolisme, une piste intéressante pour perdre des graisses en excès. Les observations des chercheurs se vérifiaient dans des adipocytes provenant de personnes d’âges et d’IMC variés. Si l’aldéhyde cinnamique active le métabolisme des lipides par thermogenèse, alors la cannelle pourrait aider à combattre le surpoids et l’obésité.

    D’autres travaux sont nécessaires pour savoir si la cannelle est vraiment utile contre le surpoids et l’obésité. Pour l'heure, il n’est pas conseillé d’absorber de grandes quantités de cannelle en raison de possibles effets secondaires selon son origine. En effet, on trouve sur le marché des cannelles de Ceylan et "cassia" avec des teneurs divergentes en coumarines, une famille de composés qui fluidifient le sang. Si on consomme trop de coumarines pendant trop longtemps, il peut y avoir un risque d'hémorragie, en particulier chez des patients cardiaques qui suivent un traitement anticoagulant, ou dans certaines maladies de la coagulation sanguine. Le niveau de coumarine dans la cannelle de Ceylan est assez faible, et probablement sans risque, alors que dans la cannelle "cassia", il est plus élevé et s'accompagne donc de risques potentiels. Pour ces raisons, on conseille d'éviter de consommer beaucoup de "cassia". Le problème, c'est que la majorité des cannelles du commerce sont des "cassia" pour des raisons de coût. Donc si vous envisagez de consommer régulièrement de la cannelle, mieux vaut acheter un produit qui identifie clairement la plante, ou interroger les sociétés qui le commercialisent.

    La cannelle pourrait enrayer la progression de la maladie de Parkinson

    Une nouvelle étude montre que chez les souris l’ingestion de cannelle moulue permet de ralentir la progression de la maladie de Parkinson, notamment grâce à un de ses métabolites, le benzoate de sodium

    Dans une nouvelle étude parue dans le Journal of Neuroimmune Pharmacology (1), des chercheurs du Rush University Medical Center rapportent que la cannelle serait capable d’inverser les modifications biomécaniques, anatomiques et cellulaires qui se produisent dans le cerveau de souris atteintes de la maladie de Parkinson, grâce à un de ses métabolites, le benzoate de sodium.

    La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative du système nerveux central. Ce sont les neurones producteurs de dopamine qui sont spécifiquement atteints. La dopamine est un neurotransmetteur c’est-à-dire qu’elle transmet l’information entre les neurones. La diminution de production de dopamine entraîne l’apparition de divers symptômes liés à la maladie de Parkinson : tremblement, lenteur généralisée des mouvements, rigidité des membres…

    La cannelle est une épice largement utilisée en cuisine mais également depuis longtemps en médecine pour traiter divers troubles (glycémie élevée, arthrose, toux, maux de gorge…).

    La cannelle est métabolisée dans le foie en benzoate de sodium utilisé dans la conservation des aliments et en tant que médicament dans les troubles du cycle de l’urée. Des études précédentes ont montré que le benzoate de sodium est capable d’augmenter les niveaux de facteurs neurotrophiques qui sont des molécules qui stimulent et contrôlent la neurogenèse. Ils assurent le maintien des neurones existants. Dans les maladies neurodégénératives, caractérisées par la perte de neurones, les facteurs neurotrophiques ont été proposés comme "sauveteurs" de ces cellules vulnérables. Ils représentent un axe thérapeutique intéressant dans le traitement des maladies neurodégénératives. Les propriétés de la cannelle et de son métabolite pourraient représenter une alternative dans le traitement des troubles neurodégénératifs.

    Certaines protéines importantes Parkin et DJ-1 diminuent dans le cerveau des patients atteints de la maladie de Parkinson. Par exemple, la protéine Parkin est impliquée dans l’identification et l’élimination des mitochondries endommagées de la cellule. Ce processus est essentiel car les mitochondries endommagées engendrent stress cellulaire et jouent un rôle dans la mort de neurones lors des maladies neurodégénératives.

    Dans cette étude, les chercheurs ont étudié l’effet de la cannelle sur la régulation positive de ces deux protéines ainsi que sur la protection des neurones dopaminergiques sur des modèles de souris atteintes de la maladie de Parkinson.

    Les résultats de l’étude montrent qu’après prise orale, la cannelle moulue est métabolisée en benzoate de sodium qui entre dans le cerveau, arrête la perte des protéines Parkin et DJ-1, protège les neurones dopaminergiques, normalise les niveaux de neurotransmetteurs et améliore les fonctions motrices chez des souris atteintes de Parkinson.

    Pour le Dr Pahan, "cela pourrait être l'une des approches les plus sûres pour arrêter la progression de la maladie chez les patients atteints de Parkinson. Il faut maintenant vérifier que ces résultats sont transposables à l’homme" conclut-il.

    Attention toutefois, toutes les cannelles ne sont pas qualitativement équivalentes. Vous pouvez retrouver notre mise en garde dans l’article De la cannelle contre Alzheimer.

    De la cannelle contre Alzheimer

    Deux molécules présentes dans la cannelle empêchent l’agrégation des protéines Tau, un phénomène caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

    La cannelle, connue depuis des millénaires pour ses propriétés médicinales, pourrait ralentir l’apparition de la maladie d’Alzheimer. C’est une des conclusions de travaux réalisés in vitro à l’université de Santa Barbara et publiés en ligne dans Journal of Alzheimer’s Disease.

    La cannelle est produite à partir de canneliers Cinnamomum zeylanicum pour la cannelle de Ceylan (de meilleure qualité et plus chère), et Cinnamomum cassia, pour la cannelle de Chine.

    Deux substances de la cannelle sont intéressantes du point de vue médical : l’aldéhyde cinnamique (ou cinnamaldéhyde), qui donne l’odeur caractéristique de la cannelle, et l’épicatéchine. L’épicatéchine est un anti-oxydant présent dans d’autres aliments comme le chocolat, le vin rouge ou la myrtille. Les travaux publiés récemment montrent que ces deux molécules empêchent le développement des enchevêtrements fibrillaires caractéristiques dans le cerveau de malades d’Alzheimer.

    La maladie d’Alzheimer est la forme de démence la plus répandue. Elle touchait 860 000 personnes en France en 2010. Des études ont montré une corrélation entre le diabète de type 2 et l’incidence de la maladie d’Alzheimer. Or, les taux élevés de glucose que l’on retrouve chez les patients diabétiques peuvent conduire à un stress oxydatif, une caractéristique commune à ces deux pathologies.

    Dans cette nouvelle étude, les chercheurs se sont intéressés aux molécules d'aldéhyde cinnamique et d'épicatéchine et à leurs interactions avec les protéines Tau. La protéine Tau est responsable de l’assemblage des microtubules dans la cellule, mais chez les patients atteints par Alzheimer les protéines Tau forment des agrégats. Des modifications anormales de la protéine Tau (phosphorylation, oxydation…) gênent son interaction avec les microtubules, ce qui conduit à son agrégation.

    Les auteurs ont montré que l’aldéhyde cinnamique peut protéger les protéines Tau du stress oxydatif, et inhiber l’agrégation des protéines. En effet, l’aldéhyde cinnamique se fixe à deux résidus cystéine de la protéine Tau ; ces résidus sont justement susceptibles des modifications qui engendrent le développement d’Alzheimer. L’épicatéchine interagirait elle aussi avec les cystéines de la protéine Tau. Par conséquent, l’aldéhyde cinnamique et l’épicatéchine inhibent tous les deux l’agrégation des protéines Tau.

    La cannelle n'est pas la seule épice à présenter un intérêt pour la maladie d'Alzheimer. La curcumine (en vente sur la boutique), extraite du curcuma, présente elle aussi un effet antioxydant prometteur pour lutter contre cette maladie neurodégénérative.

    Une mise en garde sur la cannelle. Les cannelles de Ceylan et "cassia" ont des propriétés communes. Ce qui les différencie, c'est leur teneur en coumarines, une famille de composés qui fluidifient le sang. Si on consomme trop de coumarines pendant trop longtemps, il peut y avoir un risque d'hémorragie, en particulier chez des patients cardiaques qui suivent un traitement anticoagulant, ou dans certaines maladies de la coagulation sanguine. Le niveau de coumarine dans la cannelle de Ceylan est assez faible, et probablement sans risque, alors que dans la cannelle "cassia", il est plus élevé et s'accompagne donc de risques potentiels. Pour ces raisons, on conseille d'éviter de consommer beaucoup de "cassia". Le problème, c'est que la majorité des cannelles du commerce sont des "cassia" pour des raisons de coût. Donc si vous envisagez de consommer régulièrement de la cannelle, mieux vaut acheter un produit qui identifie clairement la plante, ou interroger les sociétés qui le commercialisent.

    Source

    George RC, Lew J, Graves DJ. Interaction of cinnamaldehyde and epicatechin with tau: Implications of beneficial effects in modulating Alzheimer's disease pathogenesis. J Alzheimers Dis. 2013 Mar 26.

     

     Vous trouverez de la cannelle en grosses quantités ici:

    http://www.biotine-sep.com/epices/index.html

     

    Idée? mettre une pincée de cannelle dans la sauce de vos pâtes! cela donnera un goût exquis et étonnant!

     

     

     

  • Champagne

    Comment le champagne a-t-il, contre toute attente, atteint un tel prestige pour devenir le symbole festif par excellence dans le monde entier?

    Qu’est-ce qui a fait d’un simple vin, cultivé dans une région viticole plutôt médiocre, l’une des icônes les plus célèbres et les plus féériques d’aujourd’hui? Comment le champagne a-t-il, contre toute attente, atteint un tel prestige pour devenir le symbole festif par excellence dans le monde entier? Aucune fête, anniversaire, mariage, contrat d’affaires, événement sportif ou exposition artistique ne saurait être parfait sans champagne. Si ses mystérieuses bulles ne suffisent pas à tout expliquer, comment le champagne est-il devenu l’emblème de la fête?

    Examinons les 250 années de marketing avant-gardiste du champagne et ce qu’elles nous révèlent sur l’image en constante évolution du champagne et son rôle dans la culture de la consommation. La renommée impérissable du champagne est née de quatre temps de mythification. Ils ont façonné son identité nationale et les archétypes qui accompagnent sa consommation à l’époque moderne. Cette fabuleuse histoire d’image de marque nous offre une leçon de marketing. Elle permet de comprendre le pouvoir de la mythification collective en matière de connexion et de reconnexion des marques au tissu culturel de la société.

    Le mythe de l’origine

    À l’origine, la Champagne était plus connue pour son commerce de la laine que pour ses vins. Région viticole la plus septentrionale, son terroir n’était pas considéré comme adapté à la production de bons vins. La production était souvent offerte comme cadeau promotionnel aux acheteurs de laine.

    Ce sont les moines bénédictins qui ont commencé à améliorer la qualité des vins régionaux pour les vendre. Ils avaient besoin de fonds pour leurs monastères. Mais, contrairement à ce que l’on prétend souvent, ils n’ont pas "inventé" le champagne. Ce n’est que bien plus tard que Pierre "Dom" Pérignon (1635–1713), qui dirigeait un monastère à Reims, fut inscrit dans le "mythe de l’origine". Une stratégie promotionnelle élaborée pour souligner les notions de patrimoine, d’authenticité et de racines attachées au champagne et faire face à un marché toujours plus concurrentiel.

    Mais alors, qui a inventé le champagne? Hé bien… personne. Les bulles se forment naturellement dans certaines circonstances. Le champagne a réellement pris son essor quand les producteurs de laine, recevant de plus en plus de commandes de champagne de la part de leurs clients, y ont vu une opportunité de sortir de l’industrie de la laine, la production de champagne leur semblant une activité plus rentable et prometteuse. Le mythe attribuant l’invention de l’élixir magique aux saints hommes est demeuré.

    Le mythe de l’opulence

    Le second mythe forgé autour du champagne est celui de l’opulence. Le fait que le champagne soit singulièrement identifié et commercialisé comme un produit de luxe peut être attribué à… un heureux hasard. Il remonte aussi loin que l’année 496 après J.-C., quand le roi des Francs, Clovis, fut baptisé chrétien à Reims, berceau du champagne. Dès lors, la tradition voulut que les rois français se fassent couronner dans la ville.

    Par la suite, chaque couronnement donna lieu à de somptueux festins au cours desquels les invités s’enivraient du vin local, le champagne. Cette tradition marque l’origine du champagne comme boisson de fête, dégustée principalement par une minorité de privilégiés.

    Cette identité du champagne fut encore exacerbée lorsque le monarque le plus opulent de tous, à savoir Louis XIV, le roi Soleil, goûta pour la première fois au champagne dans la magnifique cathédrale de Reims, à l’âge de 16 ans. Ce fut Louis qui associa le champagne à ses autres obsessions : la mode, le prestige et le luxe.

    L’industrie connut encore une nouvelle impulsion grâce au décret de Louis XV, autorisant pour la première fois le transport du champagne – et uniquement du champagne –, dans des bouteilles en verre au lieu de fûts en bois. Pour les producteurs, cela fit toute la différence car le bois laissant échapper le gaz, le vin s’éventait. En outre, cette nouvelle loi contribua à l’élaboration soigneusement pensée du conditionnement du champagne – l’un des tout premiers cas de marketing moderne.

    Sa promotion par des célébrités fut immédiatement monnaie courante. Les étiquettes affichaient des superstars telles que Marie-Antoinette, Jeanne d’Arc, des officiers de l’armée victorieux, des nobles, des artistes et autres personnalités. Les vendeurs de champagne ont très vite compris l’intérêt de ces techniques de construction d’image pour renforcer la notoriété de leurs marques et attiser les désirs d’une base de clientèle croissante et toujours plus fortunée.

    Le mythe de la nation

    Avec la Révolution française de 1789, le couperet tomba, mettant fin à l’association du champagne avec les monarques et les aristocrates. Pourtant c’est la révolution qui lança le troisième, et peut-être le plus puissant, cycle de mythification en liant intimement le champagne à "l’âme" et aux vertus de la nouvelle République française.

    À cette époque, le champagne s’était acquis une renommée suffisante pour devenir un symbole national de premier plan, une réussite collective digne de respect. Non seulement "le champagne est l’image brillante de notre nation", selon la célèbre citation de Voltaire, mais il en est venu à être considéré comme "l’expression la plus glorieuse" de la civilisation française.

    Sous l’Empire la destinée glorieuse du champagne s’accomplit véritablement. Napoléon s’en servit quand il voulut établir une nouvelle société bourgeoise, industrieuse et loyale. Jean-Rémy Moët établissait Moët aux États-Unis, développant une nouvelle clientèle dont le président George Washington en personne. Et lorsque l’armée russe mit Napoléon en déroute et atteignit la ville de Reims, l’entreprenante Madame "Veuve" Clicquot ouvrit ses caves de champagne aux vainqueurs dans l’espoir que cela l’aiderait à conquérir le marché russe.

    Ces stratégies portèrent leurs fruits. Après la chute de l’Empire et à l’aube de la première révolution industrielle, le champagne connut un véritable âge d’or. Grâce à l’accès plus rapide aux différents marchés et à des réseaux ferroviaires efficaces, le champagne pouvait être transporté plus loin, en plus grande quantité et vers plus d’endroits que jamais auparavant. De nouveaux équipements permirent une production plus efficace et rendirent le champagne plus attrayant, tant d’un point de vue gustatif qu’esthétique.

    Le champagne s’imposa rapidement comme un symbole de la France aux yeux du monde. Cette période fut marquée par l’augmentation des contrefaçons. Mais l’Appellation d’Origine Contrôlée internationale n’était pas accordée au champagne avant les années 1930. Cette reconnaissance marqua l’aboutissement de plusieurs siècles d’efforts marketing de la part de la communauté de Champagne.

    Le mythe de la modernité

    Dès le début des années 1900, le champagne fut mis en avant par les publicitaires à travers le prisme de la modernité. Durant la Belle Époque, les publicités pour le champagne mettaient en scène les merveilles modernes auxquelles aspiraient les classes moyennes en expansion, voitures, montgolfières, bateaux à vapeur, avions…

    Ce n’est pas un hasard si le champagne était servi à bord du Titanic ou s’il fut dégusté à l’Exposition universelle de Paris en 1889, lors de laquelle la Tour Eiffel fut dévoilée aux yeux du monde. Le champagne devint omniprésent pour baptiser les navires et nouer des relations d’affaires. Il fit l’objet du tout premier film publicitaire au monde. Le champagne devenait un symbole de modernité à une époque où la France essayait d’oublier les horreurs de la Première Guerre mondiale et aspirait à se tourner vers un âge nouveau, plein de promesses.

    Lorsque la concurrence arriva sous la forme du Prosecco italien ou du Cava espagnol, les publicitaires du champagne s’adaptèrent, s’appuyant sur la mythologie, l’histoire et le patrimoine du champagne pour en faire un produit de prestige unique. Moët créa le mythe évoqué précédemment autour de Dom Pérignon pour promouvoir sa marque premium.

    Champagne et star: le cas Jay Z.

     

     

     

    Aux temps modernes, c’est avec James Bond, Audrey Hepburn ou, plus récemment, Beyoncé et son mari Jay Z, que nous adhérons aux mythes et à l’histoire entourant le champagne, preuve ultime de l’acuité contemporaine du champagne et de l’écho qu’il continue de trouver en tant qu’icône sur le marché mondial. Par le biais d’une mythification collective, le champagne a su non seulement tirer parti de tendances culturelles et sociales favorables, mais également gérer d’intenses contradictions culturelles, continuant ainsi à faire scintiller notre imaginaire.