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Histoire - Page 59

  • Les Gaulois sont là!

    Les Gaulois sont aux portes de Toulouse

    Le village gaulois de Rieux-Volvestre, situé à 50 km de Toulouse, offre une reconstitution fidèle du quotidien de nos ancêtres au deuxième âge du fer, entre 450 et 52 av. J.-C.

    La fraîcheur de la Garonne et les sous-bois attirent de nombreux visiteurs au village gaulois de Rieux-Volvestre. Dès son arrivée, le visiteur est impressionné par la fortification du village qui court sur plus de 200 mètres. Un fossé profond est surmonté d'une forte palissade réalisée de pieux en bois. L'ouverture monumentale est fortifiée, elle achève l'ouvrage et permet, grâce à une porte à double battant, de pénétrer à l'intérieur du village. Au gré des chemins, on découvre des maisons faites de terre et de chaume destinées à l'habitation pour certaines, à l'atelier d'artisans pour d'autres. En bordure de Garonne, on assiste à la vie quotidienne de ce peuple, et on découvre le travail des artisans de l'époque gauloise. Ce ne sont pas moins de 10 animations journalières qui permettent de donner vie à ce véritable village gaulois. Tout au long de la journée, les coups de trompes gauloises rythment les diverses démonstrations. Aux quatre coins du village, les animateurs expliquent avec passion et à l'aide de démonstrations les gestes d'autrefois : forge, orfèvrerie, poterie, tissage, boisillage, frappe de monnaie, travail du cuir, etc. Pour les enfants qui savent lire, un jeu les attend qui leur permettra de découvrir d'une façon ludique la vie des Gaulois. Ils pourront aussi participer à un atelier de frappe de monnaie et fabriquer eux-mêmes une monnaie gauloise, celle des Volques Tectosages, habitants de la région toulousaine. Pour les plus grands, l'incontournable visite guidée à 15 h 30. Afin de préparer votre visite, vous pouvez désormais consulter le programme des animations sur le site Internet du village gaulois.

    Infos pratiques

    Le Village Gaulois

    La Chaussée

    31 310 Rieux Volvestre

    Accès : A64 Toulouse Tarbes sortie 25 Saint Julien / Saint Élix le Château, puis direction Saint-Julien

    Horaires : 10 heures - 19 heures tous les jours de l'été.

    Tarifs : 16 euros/adulte, 14 euros par enfant. Réduit : 14,50 euros.

    Renseignements :

    05 61 87 16 38 - www.village-gaulois.org

  • Cocktail armagnac

    N'oubliez pas que l'eau-de-vie d'Armagnac vient de Gascogne, depuis le Moyen-âge. Elle est obtenue par distillation de vin blanc, puis vieillie en fûts de chêne. C'est une tradition ancestrale avec de petits producteurs….

    Elle est fruitée et florale; je la trouve longue en bouche (à la dégustation) avec un arrière-goût de terre gersoise qui parle à mon âme…. et j'en mets un peu partout dans mes desserts…. pour la sortir de la case “digestif“.

    Voici une petite préparation pour cocktails pas trop vintage.

    Prenez une bouteille de vin du Gers blanc ou rouge, ou du coin de chez vous; et mettre dans votre mélangeur 2/3 de vin et 1 tiers d'Armagnac ajoutez un peu de sirop pomme-cannelle et 1 jus de citron frais pressé.

    Secouez et servez frais avec une rondelle de citron en déco.

    Pour les cocktails, inutile de suivre la recette pas à pas. Faites vos mélanges à votre goût en en testant plusieurs différents...

    Notez ensuite dans un coin du bar le mélange qui vous met les papilles en joie et refaites-le souvent.

  • Images du Toulouse d'avant

    C'est un livre carré, au format modeste. Mais quel plaisir de retrouver la "mémoire intime de la ville", sous la plume de Bernadette Costa-Prades, dans "Je me souviens de Toulouse" (Les Beaux Jours, 120 pages, 23 €). L'auteur a retrouvé des témoins des années 50 à 70 et les fait parler sur des thèmes comme l'amitié, les quartiers, l'immigration ou Mai-68.

    Ben, je l'ai pas vue!

    Utilisant une riche iconographie, elle s'est appuyée sur les archives municipales, celles de Jean Dieuzaide ou de Claude Nori. "Le temps des copains", c'est surtout le difficile apprentissage de la liberté face à des parents intraitables. Aller au bal, pourquoi pas? Mais interdiction de se maquiller! Les amoureux dansaient alors place des Carmes ou sous la Halle Arnaud-Bernard. Et puis aussi, place du Capitole, sous les lampions multicolores…

    Le bal du 14-Juillet 1950, place du Capitole./Photo Jean Dieuzaide 

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    Tous les samedis de l'été, une image du Toulouse d'avant

  • Jorge Pardo au musée des Augustins

    Toulouse est un foyer mondial de l'art roman. L'œuvre de Jorge Pardo parvient à sublimer la richesse de ce style, qui dominait les édifices de la ville rose dès le XIe siècle.

    L'artiste cubain a su par son travail supprimer les frontières culturelles et temporelles.

    Pour l'occasion, il exploite les chapiteaux romans de l'église de Notre Dame de la Daurade, de la basilique Saint-Sernin et de la cathédrale Saint-Étienne.

    Originaire de Cuba, Jorge Pardo est à la fois peintre, designer, architecte ou scénographe. Ses compétences sont aussi chatoyantes que la tonalité de ses productions. Une palette artistique qui se retrouve dans ses œuvres colorées. Après avoir travaillé pour les prestigieuses Fondations Dia Art Foundation à New York et la Caixa à Madrid Jorge Prado s'attaque aux Augustins. Un projet proche de celui sur les arts précolombiens qu'il réalisa à Los Angeles. Le résultat fut un subtil mariage d'art, de design, d'architecture et d'histoire.

    Trois caractéristiques de cette œuvre exposée au musée des Augustins, que l'on peut découvrir jusqu'à l'édition 2016 du FIAT (Festival international d'art de Toulouse). Une collection qui marie la signature inimitable de l'artiste, joyeuse et exubérante, à la puissance de l'art des sculpteurs romans.

    1 L'œuvre. Lire le passé avec un regard moderne. Un pari fou qui effrayerait bon nombre d'historiens. Un pari qu'a réussi Jorge Pardo. Si l'on est troublé à première vue de voir de si beaux vestiges romans surplomber des colonnes aux teintes vives, on réalise rapidement qu'elles ne font que les sublimer. On ressent la patte des influences cubaines aux travers des couleurs et des tonalités bigarrées de l'œuvre, mais on n'oublie pas l'essentiel, ces morceaux d'histoire extraient des plus beaux monuments religieux Toulousains.

    2 La technique. Jorge Pardo fait vivre le Moyen-Âge en couleur. Il effectue un minutieux travail sur la profondeur et la lumière. Il n'hésite pas à agrémenter des colonnes segmentées de lignes horizontales avec de grands lustres colorés.Une forêt lumineuse de pylônes et de chapiteaux médiévaux s'offre au visiteur qui l'espace d'un instant devient explorateur. Peinture et sculpture s'unissent et qu'importe le point ou l'on regarde, la perspective marque toujours l'œil.

    3 Le glorieux passé Roman.

    Au-delà le visuel explosif de l'œuvre, c'est l'héritage architectural qui ressort. Les chapiteaux dépeignent la Passion du Christ, des scènes de vies animales ou incarnent des Saints. Une diversité de représentations qui montre l'évolution de l'art roman à Toulouse. Tantôt inspirées du célèbre cloître de Moissac, parfois façonnées par l'imagination des sculpteurs toulousains d'autrefois. Une exposition qui prend d'autant plus son sens avec la découverte récente des fondations de l'ancien cloître de Saint-Sernin. Des pièces uniques qui serviront probablement au travail de reconstitution physique des lieux prévu pour septembre.

     

  • Vive l'Armée Française, Vive la France!

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    Le chant du départ

    Un député du Peuple

    La victoire en chantant nous ouvre la barrière5.

    La Liberté guide nos pas.

    Et du nord au midi, la trompette guerrière

    A sonné l'heure des combats.

    Tremblez, ennemis de la France,

    Rois (Tous) ivres de sang et d'orgueil !

    Le Peuple souverain s'avance ;

    Tyrans descendez au cercueil.

    Chant des guerriers (Refrain)

    La République nous appelle

    Sachons vaincre ou sachons périr

    Un Français doit vivre pour elle

    Pour elle un Français doit mourir.

    Une mère de famille

    De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes :

    Loin de nous de lâches douleurs !

    Nous devons triompher quand vous prenez les armes :

    C'est aux rois à verser des pleurs.

    Nous vous avons donné la vie,

    Guerriers, elle n'est plus à vous ;

    Tous vos jours sont à la Patrie :

    Elle est votre mère avant nous.

    (Refrain)

    Deux vieillards

    Que le fer paternel arme la main des braves ;

    Songez à nous au champ de Mars ;

    Consacrez dans le sang des rois et des esclaves

    Le fer béni par vos vieillards ;

    Et, rapportant sous la chaumière

    Des blessures et des vertus,

    Venez fermer notre paupière

    Quand les tyrans ne seront plus.

    (Refrain)

    Un enfant

    De Bara, de Viala le sort nous fait envie ;

    Ils sont morts, mais ils ont vaincu.

    Le lâche accablé d'ans n'a point connu la vie :

    Qui meurt pour le peuple a vécu.

    Vous êtes vaillants, nous le sommes :

    Guidez-nous contre les tyrans ;

    Les républicains sont des hommes,

    Les esclaves sont des enfants.

    (Refrain)

    Une épouse

    Partez, vaillants époux ; les combats sont vos fêtes ;

    Partez, modèles des guerriers ;

    Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes :

    Nos mains tresseront vos lauriers.

    Et, si le temple de mémoire

    S'ouvrait à vos mânes vainqueurs,

    Nos voix chanteront votre gloire,

    Nos flancs porteront vos vengeurs.

    (Refrain)

    Une jeune fille

    Et nous, sœurs des héros, nous qui de l'hyménée

    Ignorons les aimables nœuds ;

    Si, pour s'unir un jour à notre destinée,

    Les citoyens forment des vœux,

    Qu'ils reviennent dans nos murailles

    Beaux de gloire et de liberté,

    Et que leur sang, dans les batailles,

    Ait coulé pour l'égalité.

    (Refrain)

    Trois guerriers

    Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères,

    À nos épouses, à nos sœurs,

    À nos représentants, à nos fils, à nos mères,

    D'anéantir les oppresseurs :

    En tous lieux, dans la nuit profonde,

    Plongeant l'infâme royauté,

    Les Français donneront au monde

    Et la paix et la liberté.

    (Refrain)

     

    Ce chant fut appelé le  frère de La Marseillaise" par les soldats républicains. Il est composé par Marie-Joseph Chénier (pour le texte) et Méhul (pour la musique) pour la fête de 14 juillet 1794, il est ensuite présenté par Méhul à Robespierre, sans mentionner Chénier, dont le frère André était déjà dans les prisons révolutionnaires.

    Robespierre le qualifie alors de "poésie grandiose et républicaine qui dépasse tout ce qu'a fait ce girondin de Chénier".

    Le chant est tout d'abord exécuté par l'orchestre et les chœurs de l'Institut national de musique le 14 juillet 1794. Il est immédiatement imprimé à près de 18 000 exemplaires et distribué aux 14 armées de la République. Le titre original est Hymne à la liberté (le nom fut changé par Robespierre.

    C'est un tableau musical: à chacune des sept strophes l'hymne est chanté par un individu ou des groupes d'individus différents.

    Dans le premier couplet il s'agit par exemple d'un député qui parle à des soldats, il les encourage à se battre pour défendre la République.

    Dans le second couplet il s'agit d'une mère de famille qui donne son fils à la patrie.

    Dans le quatrième couplet il s'agit d'un enfant qui chante Joseph Bara et Joseph Agricol Viala, deux jeunes Français (12 ans et 13 ans) qui sont morts pour la République.

    (Alors qu'il était entouré de Vendéens qui lui demandaient de crier "Vive le Roi", Joseph Bara aurait alors refusé et lancé: "Vive la République!", cri pour lequel il fut exécuté sur le champ. Quant à Joseph Viala il mourut frappé par une balle en essayant de couper les cordes d'un ponton de l'ennemi. Ses derniers mots furent: "Je meurs, mais c'est pour la Liberté!").