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actualité - Page 65

  • Quand est-ce qu'on rit? après la virgule...

    De 20 % à 30 % des cours d'eau du département seront rayés de la carte

    Cartes routières, cartes d'état-major, carte IGN: la carte fait partie de notre vie quotidienne et depuis l'antiquité, rien ou presque n'échappe à la sagacité des cartographes.

    Les cours d'eau, rivières et ruisseaux avaient pourtant jusqu'ici en partie dérogé à cette règle "car il n'existait pas de cartographie juridiquement opposable pour les gestionnaires des berges des cours d'eau".

    Des cartes physiques mentionnant la présence des cours d'eau, leur longueur et la direction de leur cours existent évidemment depuis toujours.

    Mais par cartographie "juridiquement opposable", Stéphane Daguin, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Garonne entend: "Un document qui définisse clairement qui doit assurer l'entretien des berges d'un ruisseau d'une rivière ou d'un fleuve".

    Sous la pression de la FNSEA et du CDJA le ministère de l'Environnement a donc demandé aux préfets de combler cette lacune en lançant un grand chantier destiné à identifier et cartographier chaque cours d'eau de chaque département.

    En Haute-Garonne, la direction départementale des territoires (DDT) a pris les opérations en mains. Après avoir partitionné le département en sept secteurs, elle a dressé des projets de cartes qui ont été envoyés aux syndicats agricoles, aux associations en charge de la défense de l'environnement, aux syndicats de rivière et à la fédération de pêche, organismes qui siègent officiellement au comité de gestion du projet.

    Charge à chacun de ces acteurs du monde rural de confronter la réalité du terrain avec la représentation cartographique proposée par les services de l'État. Ils devront notamment vérifier si le petit cours d'eau mentionné depuis des lustres sur une propriété existe toujours, ou s'il a été comblé, canalisé ou détourné au fil des ans pour devenir un simple fossé.

    La nuance est importante car elle détermine les contraintes d'entretien telles que le maintien, ou non, de bandes enherbées le long des berges, ou l'autorisation de faire intervenir une pelle mécanique pour curer ce qui est considéré comme un simple fossé.

    "20 % à 30 % des cours d'eau qui figurent sur la carte d'origine présentée par la Dreal seront déclassés", affirme Guillaume Darrouy. "Mais, prévient ce responsable du CDJA, le sud du département se fera plus tard car le chevelu des cours d'eau de ce secteur est trop important".

    Pressée d'établir rapidement cette cartographie, la préfecture de la Haute-Garonne annonce la validation de la carte du premier secteur situé dans le nord du département pour la fin du printemps. Elle table ensuite sur une carte validée "tous les deux où trois mois".

    C'est rapide, "mais je ne pense pas que les agriculteurs auront gain de cause sur la totalité de leurs demandes de déclassement", pronostique Olivier Plasseraud, le président de la fédération de pêche de la Haute-Garonne.

    À la demande des syndicats agricoles majoritaires, une redéfinition des cours d'eau est en cours. Objectif: définir qui doit les entretenir.

    Trois critères et des exceptions

    Pour définir ce qui différencie un ruisseau d'un simple fossé, les services de l'État et les syndicats agricoles majoritaires s'appuient sur trois critères: le cours d'eau doit avoir un débit suffisant durant la majeure partie de l'année, il doit être alimenté par une source et disposer d'un lit naturel. Ces trois conditions définies au niveau national ne permettent toutefois pas de prendre en compte la spécificité des cours d'eau de type méditerranéen où ceux du piémont pyrénéen qui sont alimentés par la fonte des neiges. La cartographie des ruisseaux du sud du département a d'ailleurs été remise à plus tard.

     

  • Tan qué viré, fan lé tour... de c...!

    La compagne de Fabius succède à Baylet, son ex-mari, à la tête de La Dépêche

    Marie-France Marchand-Baylet, compagne de Laurent Fabius et ex-femme de Jean-Michel Baylet, prend la tête du groupe de presse La Dépêche du Midi.

    Un autre jeu de chaise musicale se cache derrière le dernier remaniement ministériel. Nommé jeudi dernier ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, le président du Parti radical Jean-Michel Baylet a en effet laissé sa place à la tête du groupe de presse La Dépêche du Midi.

    Il y est remplacé depuis lundi par son ex-épouse Marie-France Marchand-Baylet, qui n'est autre que... la compagne de Laurent Fabius, ex-ministre des Affaires étrangères promis lui au Conseil constitutionnel.

    Selon Presse News, Marie-France Marchand-Baylet vient d'être nommée présidente du groupe de presse qui détient notamment La Dépêche du Midi et Midi Libre. Il faut dire que le destin du groupe est intimement lié à la famille Baylet qui l'a fondé. Jusqu'ici, Marie-France Marchand-Baylet en présidait le comité financier et le pôle magazines.

    L'un des fils qu'elle a eus avec le sénateur du Tarn-et-Garonne, Jean-Nicolas, est lui directeur de la publication du quotidien régional et l'actuel directeur général du groupe. Leur autre fils, Jean-Benoît, en est le directeur délégué depuis septembre 2015. Enfin, leur fille Victoria a été secrétaire générale adjointe de la Fondation La Depêche présidée par... sa mère.

    En couple avec Laurent Fabius depuis une quinzaine d'années, Marie-France Marchand-Baylet a par ailleurs créé Flag-France Renaissance, une association qui se donne pour "objectif de contribuer au rayonnement culturel français". A ce titre, elle disposait d'un bureau au Quai d'Orsay où exerçait Laurent Fabius jusqu'à son remplacement, vendredi 12 février, par Jean-Marc Ayrault.