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nutrition - Page 21

  • Les emballages alimentaires

    Dans toutes mes recettes je parle de pots en verre, d'inox, de terre cuite, d'émail… je vous ai indiqué que les contenants n'étaient pas bons pour le relargage du plastique dans les aliments, mais, voici une étude qui enfonce largement les clous…

    Une étude française a comparé l’évolution des jus de fruits multivitaminés dans des bouteilles en verre ou en plastique. Les chercheurs se sont intéressés au contenu en acide ascorbique (vitamine C), bêta-carotène et alpha-tocophérols (vitamine E) dans des bouteilles de verre ou de PET. Ils ont utilisé une boisson multifruits et multivitamine contenant de la pomme, de l’orange, du raisin, de la poire, de la pêche, de la mangue, de l’abricot, de la banane, du kiwi, du citron, de l’ananas et de la goyave.

    Après avoir dilué la boisson dans de l’eau, les scientifiques ont ajouté du sucre, de l’acide citrique et un mélange de vitamines C, A, B1, B6 et B9. Le jus de fruits a été intentionnellement fortifié avec de la vitamine E (alpha-tocophérol) pour observer les interactions entre vitamine C et vitamine E.

    Ensuite, le jus a été emballé soit dans une bouteille de PET soit dans une bouteille en verre. Les bouteilles en plastique étaient fermées avec des bouchons de polyéthylène et de polypropylène sans joint interne et les bouteilles en verre par des bouchons métalliques. Les bouteilles étaient conservées à 20 °C dans l’obscurité.

    Après 97 jours, il y avait des changements significatifs dans les deux types de bouteilles, mais globalement et, vous vous en doutez, le verre préservait mieux le contenu nutritionnel que la bouteille en PET.

    En effet, les chercheurs ont noté une importante dégradation de l’acide ascorbique après trois mois de conservation, allant jusqu’à 54% et 72% du contenu initial dans les bouteilles de verre et de PET, respectivement: la dégradation de l’acide ascorbique était clairement plus forte dans les bouteilles en PET. D’après les chercheurs, ce serait dû à l’infiltration de l’oxygène à travers le PET.

    De plus, le bêta-carotène était plus oxydé dans le PET que dans les bouteilles en verre: la concentration en isomères du bêta-carotène était plus élevée dans les bouteilles en verre.

    Bien sûr, il est recommandé de manger les fruits entiers plutôt qu'en jus. Mais on peut consommer des jus de fruits de temps en temps. Faites attention au contenant: Le jus de fruits -emballé dans des bouteilles en verre- contient plus d’antioxydants représente une meilleure source de composés bioactifs.

    D'accord, c'est plus cher, plus délicat à manier, mais votre santé le vaut bien!

  • Tout savoir sur l'abricot

    Hélas! avec la gelée noire récente, nous allons manquer de fruits et de légumes français! Personnellement, j'ai pris de l'avance et acheté moult fruits congelés pour en avoir sous la main cet été. Voici mes infos sur ce fruit délicieux

    Un apport de sécurité en bêta-carotène

    L’abricot représente une source remarquable de provitamine A (ou bêta-carotène), qui se transforme dans l’organisme en vitamine A. Cette vitamine est nécessaire à la croissance, au bon état de la peau et des muqueuses, ainsi qu’à la vision crépusculaire. Elle possède des propriétés détoxicantes et anti-oxydantes reconnues, et joue un rôle efficace dans la protection contre le cancer et le vieillissement cellulaire. Elle augmente également la résistance aux infections. Son action est donc précieuse et diversifiée.

    L'importance du rétinol

    Le principal rôle du rétinol est d'améliorer la qualité de la vision. La vitamine intervient dans la formation des pigments de la rétine et permet de faciliter la vision durant la nuit.

    La vitamine est également connue pour son rôle dans la croissance des cellules et dans la régulation de l'expression des gènes. Le rétinol permet aussi de renforcer les défenses immunitaires de l'organisme. Une carence de cette vitamine peut provoquer la sécheresse des yeux et de l'épiderme.

    Où trouver le rétinol?

    On retrouve majoritairement la vitamine dans les aliments d'origine animale. Les aliments renfermant le rétinol sont le foie, les jaunes d'œuf, les huiles de poisson, le caviar, etc. Ces différents produits sont de très bons apports en vitamine A, toutefois, il est possible de trouver la vitamine A dans d'autres types d'aliments.

    La pro-vitamine A ou le bêta-carotène constitue l'une des alternatives en matière d'apport vitaminique. Le bêta-carotène est contenu dans plusieurs produits végétaux comme la carotte, la patate douce, le poivron, la salade de mâche, l'épinard, la mangue, les abricots, etc. Il est important de mentionner que le bêta-carotène n'est pas originellement de la vitamine A. Cependant, il se transforme en vitamine A à la suite de réactions biochimiques induites par une carence en vitamine A.

    Les quantités nécessaires de rétinol

    En raison de l'importance de la vitamine A dans le fonctionnement de notre corps, il est nécessaire de prévenir sa carence en consommant des aliments ou des suppléments alimentaires qui en sont riches. Pour analyser l'action vitaminique des différentes sous-classes de la vitamine A, on utilise l'équivalent rétinol (ER) comme unité de base. En vigueur depuis 1974, cette valeur internationale de vitamine A correspond à 0,3 µg de rétinol. Les quantités de rétinol à consommer par jour se situent entre 0,7 et 1 mg en moyenne (2 400 UI à 3 400 UI). Les besoins peuvent varier en fonction du sexe ou de la condition physique de l'individu.

    Le rétinol en dermatologie: la vitamine A acide

    Plusieurs recherches scientifiques ont permis de mettre en évidence les propriétés du rétinol en dermatologie. Dans ce domaine, le rétinol est connu sous le nom de vitamine A acide ou rétinoïde. Le rétinol permet de lutter efficacement contre les microcassures du tissu cutané qui est responsable de la formation des rides. De plus, la vitamine aide à traiter le vieillissement de la peau provoqué par les rayons UV. Enfin, on retrouve le rétinol dans plusieurs produits dédiés au traitement des éruptions cutanées (acnés).

    L’abricot est un fruit tout à fait intéressant pour la couverture de ce besoin vitaminique: 100g (2 petits abricots) fournissent 1,5 à 3 mg de bêta-carotène, ce qui correspond pratiquement à 50% de l’apport conseillé pour l’adulte.

    A noter que la grossesse, la prise de pilule contraceptive, l’usage du tabac augmentent le besoin de vitamine A et de son précurseur. Dans tous ces cas, la consommation d’abricot s’avère particulièrement utile.

    Sa richesse en caroténoïdes (qui sont anti-inflammatoires, antioxydants) en fait un allié potentiel contre le cancer du sein et pour protéger les yeux de la dégénérescence maculaire liée à l'âge. Le bêta-carotène de l'abricot pourrait également être utile pour lutter contre la toxicité hépatique de l'alcool selon une étude indienne de 2012.

    Une très bonne recharge minérale

    Avec l’abricot, on bénéficie d’un apport très important de potassium: 259 mg aux 100 g (le besoin minimal est estimé à 500 mg/100 g, et la consommation habituelle moyenne à 2 ou 3 mg). Egalement appréciable, la teneur en fer, cuivre et magnésium.

    Tous ces minéraux sont à privilégier chez ceux qui ont une activité musculaire élevée, en particulier les sportifs. L’abricot (frais ou séché, d’ailleurs) constitue pour eux un fruit très bien adapté à leurs besoins. Il contribue à la recharge minérale avant la compétition (recharge d’autant plus nécessaire que l’effort est intense, prolongé, et qu’il fait chaud); il s’intègre utilement à la ration de récupération (qui doit être riche en potassium, pour permettre une bonne élimination des toxines de fatigue).

    Une excellente digestibilité

    Lorsqu’il est consommé "mûr à point", l’abricot est un fruit délicieux et parfaitement digeste. Son assimilation est favorisée par sa consistance tendre et moelleuse, et par sa saveur légèrement acidulée qui stimule les sécrétions gastriques. Ses fibres, très bien tolérées, sont bénéfiques pour le fonctionnement intestinal (les pectines, abondantes, ont des vertus régulatrices sur le transit: elles aident à lutter contre une paresse intestinale, et sont bien supportées même des intestins sensibles).

    L’abricot fait d'ailleurs partie des premiers fruits que l’on peut servir aux bébés: tout d’abord poché et finement passé, puis simplement écrasé (et éventuellement mélangé à un petit suisse ou à du fromage blanc).

     (* ANC: apports nutritionnels conseillés)

    Références

    Martin C, Herrero M, Hormaza JI. Molecular characterization of apricot germplasm from an old stone collection. PLoS One. 2011;6(8):e23979.

    Krichen L, Audergon JM, Trifi-Farah N. Relative efficiency of morphological characters and molecular markers in the establishment of an apricot core collection. Hereditas. 2012 Oct;149(5):163-72.

    Lorsqu’il atteint son degré optimal de maturité, l’abricot se présente comme un fruit d’une belle couleur orangée, légèrement juteux et bien tendre.

    Sa teneur en eau (85%), est comparable à celle des autres fruits frais. Son "moelleux", très spécifique, dépend de la nature de ses fibres. Celles-ci, abondantes, sont en effet constituées pour moitié par des pectines: ces substances ont la propriété de se gonfler facilement d’eau (et aussi de former un gel, après chauffage, ce qui est mis à profit pour la préparation de confitures). Les autres fibres sont des celluloses et surtout des hémicelluloses tendres.

    La saveur de l’abricot provient de composés caractéristiques de ce fruit (notamment des esters d’alcools aromatiques, et des aldéhydes). Elle est liée aussi au rapport sucres/acides organiques: ce rapport est de l’ordre de 8 (assez bas, proche de celui de l’orange), et qui confère à l’abricot des qualités rafraîchissantes incontestables.

    Les glucides (sucres) se situent à un niveau moyen pour un fruit. Il s’agit pour l’essentiel de saccharose (60% du total des glucides), le reste se répartissant entre glucose, fructose, ainsi que de petites quantités de sorbitol (un sucre-alcool que l’on ne trouve que dans certains fruits).

    Les acides organiques naturels sont, eux, abondants: ils atteignent 1,4 g aux 100 g, taux intermédiaire entre celui du pomelo et celui de l’orange. L’acide malique représente plus de 70% du total, et l’acide citrique la quasi-totalité du reste (on ne note que des traces d’acides organiques plus rares, tels les acides succinique, malonique, oxalique, chlorogénique, quinique ou encore salicylique...).

    L’apport énergétique de l’abricot  n'est pas très élevé. Ainsi, un abricot de taille moyenne de 65 g (poids net comestible de 60 g) fournit moins de 30 kcalories! Cette énergie est apportée essentiellement par les glucides.

    La couleur orange soutenu de l’abricot est due à des pigments caroténoïdes, et notamment au carotène, doté de propriétés vitaminiques (il s’agit de provitamine A). L’abricot figure parmi les fruits "champions" pour la provitamine A, au même rang que la mangue ou le melon.

    Les taux des autres vitamines atteignent leurs valeurs maximales lorsque l’abricot est à parfaite maturité.

    Avec une teneur globale de plus de 600 mg aux 100 g, l’abricot fait partie des fruits riches en minéraux (il se situe juste après la banane, et avant le raisin ou l’orange, pourtant réputés pour leur bon apport minéral). C’est l’un des fruits le mieux pourvu en potassium.

    La saison de l’abricot commence en juin, culmine habituellement en juillet, et se termine fin août.

    Certaines variétés d’abricots sont d’une belle teinte orangé vif, piquetée de rouge (ou même, ont une face rouge, mes préférés). La coloration est attractive, mais apparaît avant même la pleine maturité du fruit. Donc, pour juger de celle-ci, il est préférable de se fier à la souplesse de la chair, ou au parfum bien développé, plutôt qu’à la seule couleur! Il est important de ne pas se tromper: un abricot cueilli avant sa maturité ne va pas évoluer, il restera dur et insuffisamment sucré.

    Concernant les abricots secs, on évitera ceux à la chair orangée qui contiennent un additif douteux pour maintenir cette belle couleur et on se tournera de préférence vers les abricots secs bios (noircis par le séchage naturel).

    Les pectines de l’abricot

    L’abricot renferme plus de pectines que la plupart des fruits. Ces pectines se transforment au cours de la maturation: elles passent du stade de protopectines (fibres fermes liées aux parois cellulaires) à l’état de pectines solubles et tendres. D’où le changement de consistance du fruit. C’est la pectine qui permet la "prise" des confitures et gelées.

    Si on utilise des abricots insuffisamment mûrs, le taux de pectines ne sera pas suffisant, et la confiture aura du mal à prendre. Mais si les fruits sont trop mûrs, l’acidité risque d’être trop faible pour que la pectine se gélifie. On devra donc ajouter un jus de citron au mélange abricots-sucre.

    Conservation

    A quelques exceptions près, l'abricot se conserve quelques jours (entre 2 et 6) à température ambiante (18-20°C) et plus longtemps au réfrigérateur (8-10°C). Certaines variétés sont plus fragiles que d'autres, donc mieux vaut les manier avec précaution.

    Comment le manger?

    L'abricot se déguste le plus souvent frais et brut. Mais il s'accommode aussi en salades de fruits, en compote et en tarte par exemple. Les fruits très mûrs sont souvent transformés en confitures.

    Si vous achetez des abricots secs, toujours bio, laissez-les tremper plusieurs heures dans de l'eau en bouteilles. Ils vont se réhydrater et se consomment, comme cela avec le jus sucré de trempage.

  • On a toujours besoin de petits pois chez soi

    Les vertus santé des petits pois

    Riches en fibres, en protéines ainsi qu’en antioxydants, les petits pois sont des alliés de notre santé.

    Comme ils sont riche en fibres, les petits pois vont avoir des bénéfices sur le cœur et les vaisseaux: en effet, des études ont en effet montré qu’un régime riche en fibres abaisse la tension artérielle, améliore les taux de lipides dans le sang et réduit l’inflammation.

    Grâce à leur forte teneur en fibres, les pois ont aussi un effet satiétogène: ils permettent d’augmenter la durée de satiété (ne plus avoir faim) et ainsi de limiter la prise alimentaire par la suite.

    Ainsi, les petits pois vont améliorer le confort intestinal en augmentant la fréquence des selles sans effets indésirables. Leurs fibres sont des prébiotiques qui vont nourrir les bonnes bactéries intestinales, ce qui va permettre d’améliorer le microbiote.

    Les petits pois contiennent aussi des composés phénoliques qui sont des antioxydants puissants aidant à prévenir certains cancers et certaines maladies inflammatoires.

    De plus, la consommation régulière de fruits et légumes en général réduit le risque de développer des maladies chroniques comme le diabète, le cancer et les maladies cardiovasculaires.

    Références

    Dahl WJ, Foster LM, Tyler RT. Review of the health benefits of peas (Pisum sativum L.). Br J Nutr. 2012 Aug;108 Suppl 1:S3-10. doi: 10.1017/S0007114512000852

     

    Bazzano LA, Serdula MK, Liu S. Dietary intake of fruits and vegetables and risk of cardiovascular disease. Curr Atheroscler Rep 2003 November ; 5(6) : 492-9

    Comment choisir, conserver et cuisiner les petits pois ?

    Pour choisir des bons petits pois il faut faire confiance à ses doigts et ses yeux.

    Il est préférable de choisir des cosses lisses, bien vertes, brillantes, bien renflées, transpirantes d’humidité. Eviter les cosses qui commencent à être jaunâtres ou molles, car, les petits pois seront trop mûrs et risquent d’être farineux.

    Si le maraîcher est d’accord, on peut aussi goûter les petits pois: ils doivent être tendres, avec une petite note sucrée mais pas farineux.

    Bon à savoir

    Lorsque les petits pois sont encore protégés par leurs cosses, ils peuvent se conserver 48h dans le bac à légumes du réfrigérateur. En revanche, une fois écossés, ils n’ont plus de protection et sont -donc- plus fragiles: il faut les consommer le plus rapidement possible.

    Il suffit d’écosser les petits pois au-dessus d’un saladier en pressant la jointure de la cosse et de laisser tomber les pois.

    Pour blanchir les petits pois afin de garder leur couleur verte, il suffit de les plonger 1 minute dans l’eau bouillante. Ensuite vous pouvez les incorporer à des poêlées de légumes ou à des céréales.

    A l’autocuiseur, le temps de cuisson est compris entre 5 et 10 minutes. Pour réaliser une purée, il faut les cuire entre12 et 18 minutes dans de l’eau bouillante.

    Idées:

    Poêlés avec des légumes, ou pour accommoder de la viande comme des côtes de porc ou du poisson, les petits pois apportent une petite touche de couleur avec une légère touche sucrée.

    Ils peuvent également entrer dans la composition d’une salade de féculents ou dans des plats à base de féculents.

    Ma recette préférée de petits pois, pour accompagner la saucisse de Toulouse, grillée

    J'utilise des petits pois surgelés, nature ou avec carottes. (ne jamais décongeler dans le sac plastique): a mettre tels quels dans l'autocuiseur, avec un peu d'eau de bouteille.

    Je puis aussi utiliser des petits pois en conserve de verre, nature ou avec petites carottes. Il faut obligatoirement, les passer et rincer sous l'eau courante avant utilisation.

    Recette  pour deux ou trois:

    environ 450 g de petits pois avec carottes, un ou deux oignons jaunes, 1 cuillère de graisse de canard, 150 g de cansalade (poitrine salée, bien poivrée).

    Coupez la cansalade en lardons, mettre la cuillère de graisse de canard dans votre poêle en tôle noire, faites revenir à feu moyen avec l'oignon coupé en cubes. Une fois bien dorés (j'ai dis: bien dorés), versez vos petits pois rincés ou cuits 5 mn à la cocotte vapeur.

    Rajoutez un bon verre d'eau, faites cuire 5mn à feu moyen en surveillant bien.

    Servir avec un morceau de saucisse grillé de Toulouse déjà cuite, bien sûr… ou les viandes suivantes

    Du boudin noir grillé, des côtes de baticol (échine de porc) grillées, des cuisses de lapin ou des râbles, des cuisses poulets cuites ou des cuisses de pintad, du gibier

    cuisse confite de canard conservée en boîte et pas confite car il faut faire cuire les confits 40 minutes alors qu'une cuisse en boîte cuit en 10 mn).

  • Bon pour votre mémoire et votre concentration

    Il existe des substances qui nous aident à améliorer la mémoire et la concentration. Elles diminuent également le risque de souffrir de maladies neurodégénératives, telles que la maladie d’Alzheimer. Avec de légères modifications dans notre alimentation, nous pourrions obtenir des résultats étonnants à ce niveau. Quelles sont ces vitamines qui nous aident à prendre soin du cerveau? Nous vous le dirons en suivant.

    Bêta-carotène, l’une des meilleures vitamines

    Le bêta-carotène est l’une des vitamines qui ne devrait jamais faire défaut à notre alimentation. Il s’agit d’un précurseur de la vitamine A, d’où son nom de “pro-vitamine A”. Sa principale contribution est d’améliorer la mémoire et de contribuer à la préservation des cellules du cerveau à long terme.

    Un déficit en bêta-carotène provoque de graves problèmes, tels que des difficultés de vision ou un arrêt de croissance chez les enfants.

    Cette vitamine se trouve dans les aliments tels que les carottes et les courges. Nous la retrouvons également dans les fruits comme le melon, la papaye ou la mangue.

    Vitamine B1

    L’ensemble du complexe B rassemble des vitamines essentielles au bon fonctionnement du cerveau. La vitamine B1, en particulier, a de magnifiques effets contre la détérioration de la mémoire. Elle empêche également le vieillissement du cerveau et est idéale pour améliorer l’état d’esprit des personnes qui souffrent de dépression.

    La vitamine B1 est également appelée “Thiamine” et est présente en grande quantité dans le cerveau et dans tous les tissus nerveux. Elle participe au processus d’absorption du glucose et, pour cette raison, elle est idéale pour maintenir l’énergie dans le corps. Elle facilite également les fonctions cardiovasculaires et influence la bonne santé visuelle. Il s’agit certainement l’une des vitamines les plus complètes.

    La vitamine B1 ou la thiamine se trouve dans la plupart des viandes. Principalement dans le veau, le poulet, le porc et le poisson. Elle est également présente dans les fruits secs, les céréales intégrales, les fruits et légumes.

    Vitamine B6

    La vitamine B6 est l’une des vitamines les plus complètes que nous puissions trouver. Elle est très bénéfique pour le cerveau car elle favorise la formation de neurotransmetteurs tels que la dopamine, l’épinéphrine, la norépinéphrine, le GABA et l’acétylcholine. La fonction de ces neurotransmetteurs, comme leur nom l’indique, est de transmettre les signaux qui se produisent dans les neurones. Voyons cela :

    La dopamine est associée à des circuits de récompense. Elle présente des effets importants sur l’humeur.

    L’épinéphrine et la norépinéphrine sont liées aux systèmes d’alerte et interviennent dans les états anxieux.

    Le GABA réglemente les états de préoccupation et permet de réduire l’anxiété et le stress.

    L’acétylcholine intervient dans les processus de mémoire.

    En outre, la vitamine B6 aide à l’absorption de la vitamine B12, qui est l’une des vitamines essentielles pour le développement cognitif. La carence en vitamine B6 facilite l’apparition de problèmes tels que les obsessions ou la dépression. Elle affecte également le déséquilibre émotionnel en général et les difficultés à dormir.

    Elle est notamment présente dans les aliments tels que le germe de blé, le riz, les pommes de terre, la dinde, le veau, le poulet, l’agneau, les œufs, le lait et les produits laitiers, le porc, les fruits de mer, les lentilles, les poivrons et les fruits secs.

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    Vitamine B9

    Il s’agit d’une autre vitamine du complexe B qui, avec les vitamines B6 et B12, favorise la formation de globules rouges. Cela contribue au transport plus rapide de l’oxygène et facilite, par conséquent, le bon fonctionnement du cerveau.

    La vitamine B9 est également connue comme “acide folique” ou “folate”. Elle joue un rôle important dans l’acuité mentale et dans la préservation des fonctions cérébrales. A l’instar de la vitamine B6, elle intervient dans la formation de plusieurs neurotransmetteurs. La carence en vitamine B9 facilite l’apparition des accidents vasculaires cérébraux.

    L’acide folique est présent dans les aliments tels que les légumineuses, les céréales complètes, les épinards et les asperges, le riz complet et l’avoine. Il est également présent dans les fruits tels que la banane, l’orange, le melon et l’avocat. Presque toutes les fruits secs contiennent de la vitamine B9, en particulier des arachides.

    Vitamine B12

    La vitamine B12 complète le groupe des vitamines B qui sont absolument nécessaires pour un bon fonctionnement cérébral. Il s’agit en effet de l’une des plus importantes. Elle contribue à la formation des cellules et des acides gras. Elle est également fondamentale dans la synthèse de diverses substances. Son action est étroitement liée à la mémoire à court terme et à la vitesse de la pensée.

    La carence en vitamine B12 entraîne une perte de mémoire, une lenteur mentale et des changements d’humeur dans un sens négatif. De nombreux chercheurs associent l’absence de B12 à des maladies telles que la maladie d’Alzheimer. La vitamine B12 est présente dans les aliments tels que le veau, le poulet, la dinde et les abats. Elle est également présente dans la truite, le saumon, les palourdes, les céréales complètes, les œufs et les produits laitiers tels que le fromage, le yogourt et les autres produits similaires.

    viande

    Vitamine C

    La vitamine C est un antioxydant puissant. Son action protège le cerveau contre le stress oxydatif et les processus dégénératifs qui apparaissent avec l’âge. Son rôle est déterminant dans la prévention de l’apparition de la maladie de Parkinson, de la maladie d’Alzheimer et dans d’autres formes de démence.

    Par ailleurs, la vitamine C contribue au processus d’absorption du fer. Ce dernier élément est fondamental dans les fonctions telles que la mémoire et l’attention. Beaucoup de personnes accompagnent les aliments à forte concentration en fer avec ceux possédant de la vitamine C afin de parvenir à une meilleure absorption de cet élément.

    La vitamine C est également considérée comme un antidépresseur naturel. Elle a la capacité d’augmenter les niveaux de sérotonine, un neurotransmetteur crucial pour notre bonne humeur. Cette vitamine est présente dans tous les agrumes et les légumes verts.

    Autres vitamines

    Il existe beaucoup d’autres vitamines qui sont également très importantes pour le bon fonctionnement du cerveau. Parmi elle, la vitamine D, qui, selon diverses études, contribue à l’amélioration de maladies telles que la sclérose en plaques et certains troubles dépressifs.

    Cette vitamine se trouve dans les poissons tels que les sardines, le saumon et le thon, et dans les champignons.

    Par ailleurs, la vitamine K aide à améliorer les fonctions d’apprentissage et de mémoire. Il a été découvert que les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer présentent également une carence en vitamine K.

    Cette vitamine se trouve en forte concentration dans le brocoli. Elle est également présente dans les choux de Bruxelles, le persil, les légumes à feuilles vertes, les asperges, le céleri et les aliments fermentés.

    Enfin, la vitamine E et les aliments qui contiennent des acides gras oméga-3 contribuent également grandement à la santé du cerveau. La vitamine E est un antioxydant magnifique, alors que les acides gras oméga-3 contribuent à augmenter la plasticité du cerveau. Dans les deux cas, le résultat est une plus grande protection contre les processus dégénératifs et une exacerbation des fonctions cognitives.

    L’alimentation est un aspect déterminant de nos vies. Une grande partie de la santé et de la maladie est liée à la façon dont nous nous alimentons. Il est important d’en prendre conscience et de mettre en œuvre une alimentation intelligente au quotidien.

  • Toujours le chocolat....

    Une brève histoire du chocolat… et de ses surprenantes vertus pour la santé

    La raison de son bénéfice est due à la forte concentration de polyphénols trouvés dans le cacao naturel –connus sous le nom de flavanols de cacao. Les polyphénols sont des composés antioxydants présents dans les fruits et légumes qui protègent l’organisme contre les radicaux libres, dont un excès a été lié à diverses maladies. Ainsi, même si le cacao n’est pas la panacée, les recherches montrent qu’il est plus qu’un simple plaisir coupable.

    C'est un espagnol, Cortez qui a ramené les fèves en  Europe; les fèves de cacao ont été broyées et mélangées à du miel et du sucre, devenant ainsi une boisson populaire parmi l’élite. Finalement, au XIXe siècle, la première tablette de chocolat a été fabriquée par Joseph Fry and Sons, créant ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de chocolat.

    Alors que les fèves de cacao sous leur forme naturelle contiennent une grande quantité de composés antioxydants, les processus impliqués dans la transformation des fèves en barres chocolatées réduisent la teneur en flavanol du cacao, diminuant ainsi les propriétés antioxydantes du cacao.

    En effet, la recherche montre que la poudre de cacao naturelle contient presque dix fois plus de flavanols que le cacao qui a subi ce processus.

    Quant aux tablettes de chocolat, le chocolat noir contient presque toujours une plus grande concentration de flavanols que le chocolat au lait. Par exemple, une portion de 25 g de chocolat noir à fort pourcentage (plus de 75%) peut contenir plus de 80 mg de flavanols de cacao, contre environ 10 mg ou moins par 25 g pour une barre de chocolat au lait.

    Les vertus du chocolat pour la santé

    Des recherches ont montré que le chocolat noir et les produits à base de cacao contenant au moins 200 mg de flavanols de cacao peuvent améliorer l’élasticité des vaisseaux sanguins, ce qui favorise la circulation sanguine. Et la consommation régulière de flavanols de cacao – même à des doses de 80 mg par jour – améliore la capacité des vaisseaux sanguins à se dilater ou à s’étendre, ce qui aide le corps à réguler la pression sanguine et le flux sanguin vers les organes.

    Les flavanols de cacao augmentent l’élargissement des vaisseaux sanguins qui a également des propriétés anti-inflammatoires et réduit la formation de caillots sanguins, ce qui peut avoir des effets bénéfiques sur la pression sanguine.

    Les flavanols de cacao peuvent également augmenter le flux sanguin vers le cerveau, ce qui peut améliorer les performances cognitives, (en 1 à 2 heures seulement). Et ils pourraient contribuer à réduire le déclin cognitif en protégeant le cerveau des dommages causés par les radicaux libres. Parmi les plantes les plus riches en flavanols se trouvent le théier -les thés verts en contiennent d’ailleurs bien plus que les thés noirs- la vigne (le vin rouge) et le cacaoyer. Le chocolat noir renferme environ 53 mg de flavanols pour 100 g, principalement sous forme de (-)-épicatéchine et de (+)-catéchine.

    Outre leurs avantages cardiovasculaires et cognitifs, les flavanols de cacao pourraient également contribuer à améliorer la récupération musculaire après un exercice physique intense, grâce à leurs puissants effets antioxydants et anti-inflammatoires. Une étude récente a montré qu’une seule dose élevée de 1245 mg de flavanols de cacao (15 g de poudre de cacao à forte teneur en flavanols) améliorait légèrement la récupération musculaire.

    Vous savez maintenant qu’il peut être utile de croquer quelques carrés de chocolat environ deux heures avant de vous livrer à d’intenses réflexions. Choisissez une variété noire à fort pourcentage ou une poudre de cacao naturelle pour ses bienfaits potentiels sur la santé.

    Les auteurs précisent par ailleurs que ces effets bénéfiques pourraient également être observés après l’ingestion d’autres aliments riches en flavanols, comme les fèves, les mûres, le raisin, les pommes, etc.

    Ils ajoutent que leurs résultats constituent également une piste potentielle de traitement et de récupération des lésions cérébrales.

    Source: Scientific Reports, G. Gratton et al.

    Liam Corr

    PhD Researcher in the Department of Health Sciences, University of Huddersfield