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  • De plus en plus, les vaccins devraient nous aider à vieillir en bonne santé

    Nul ne peut ignorer les bienfaits des vaccins, qui nous protègent contre les infections à tous les âges de la vie. Utilisés dans l’enfance, ils permettent d’écarter la menace de plusieurs maladies, telles la poliomyélite, la diphtérie, la rougeole, les hépatites, dont les conséquences, souvent dramatiques, ne doivent pas être perdues de vue. La prévention possible du tétanos, des méningites, de la fièvre jaune ou de la rage, toutes maladies potentiellement mortelles, a en complétement changé le pronostic, autrefois très sombre. Récemment, la mise au point de vaccins a changé le cours d’une pandémie de covid-19 partie pour faire des millions de victimes.

    Avec l’âge viennent des "fragilités", des "déficiences" et souvent des "comorbidités" qui rendent l’impact de certaines infections de plus en plus délétère, ou en permettent la reviviscence. Des vaccins se trouvent alors particulièrement recommandés pour apporter une protection contre des maladies susceptibles d’évoluer vers des formes graves ou invalidantes, telles que la grippe, les pneumopathies à pneumocoques ou le zona. Alors que le vieillissement de tous les organes et systèmes contribue à exacerber la sensibilité aux infections, celui du système immunitaire tient un rôle central.

    L’immuno-sénescence est un dysfonctionnement progressif du système immunitaire qui se traduit non seulement par la baisse des capacités de défense contre les agressions (infections ou cancers), mais également par une altération des mécanismes de régulation de la réponse immune pouvant empêcher son nécessaire "apaisement" (la résilience immunitaire) et favorisant ainsi la poursuite de phénomènes inflammatoires injustifiés et nuisibles et les manifestations d’auto-immunité.

    La correction de ce dysfonctionnement pourrait ainsi avoir pour effet de rétablir une protection efficace contre des agressions dont l’impact est souvent très néfaste et d’atténuer ou supprimer les conséquences d’une inflammation chronique qui peut atteindre et altérer tous les organes (cœur, rein, poumon, squelette et articulations, cerveau) et contribue significativement à la dégradation de l’état de santé de beaucoup de personnes âgées. Des méthodes d’évaluation (études de différents marqueurs, test des capacités fonctionnelles des cellules du système immunitaire) permettent de définir un "âge immunitaire", différent de l’âge chronologique, qui pourrait se révéler un excellent indicateur de l’état de santé général et du devenir des personnes.

    Maintenir le système immunitaire dans un état optimal de fonctionnement, que l’on peut qualifier d’état de "fitness immunitaire", ne peut que s’avérer bénéfique pour la personne qui avance en âge.

    Cela peut être en partie réalisé par des moyens qui contribuent à préserver l’état de santé général, dont les effets sont bien établis, comme l’activité physique, la qualité de l’alimentation et du sommeil, l’arrêt du tabac et la limitation de la consommation d’alcool, le maintien des liens sociaux et d’activités intellectuelles, mais il est également possible de s’adresser spécifiquement à l’immunité avec les outils que constituent les vaccins. Il apparait en effet de plus en plus que leurs effets peuvent aller au-delà de la protection contre les cibles auxquelles ils sont destinés, soit parce que l’agent infectieux visé est responsable de complications à distance dans lesquelles son rôle n’était pas démontré, soit, moins spécifiquement, en rendant l’immunité globalement plus efficace contre toutes les menaces.

    Des exemples de ces effets élargis de certains vaccins ont déjà été présentés (actualités des 11/08/2025, 12/09/2025 et 10/11/2025). Des observations répétées semblent indiquer que le vaccin BCG, mis au point contre la tuberculose, pourrait aider l’organisme à se défendre contre d’autres infections, alors qu’il est aussi l’un des moyens de traitement du cancer de la vessie (1).

    Un récent article paru dans Human Vaccines & Immuno-therapeutics présente une revue des connaissances sur les interactions entre vaccins et avancée en âge, et des possibilités qu’elles laissent entrevoir (2).

    Les auteurs rappellent que l’immunosénescence est associée à une dégradation avec restructuration des organes lymphoïdes (moelle osseuse et thymus, site de production et de différenciation des lymphocytes, sont particulièrement concernés). Il en résulte une diminution de la production de nouveaux lymphocytes T et B (lymphocytes " naïfs "), un déséquilibre entre T naïfs et T mémoire, responsable d’une réduction de la capacité à réagir à de nouveaux antigènes et d’une bascule de la réponse immunitaire vers un état pro-inflammatoire. Les cellules immunitaires de la personne âgée acquièrent un phénotype sécrétoire (l’éventail des médiateurs solubles qu’elles produisent) altéré, responsable d’un état inflammatoire persistant.

    Ces changements phénotypiques ont pour origine des modifications acquises de l’expression génétique, de nature épigénétique et donc modulables. L’immunité innée (une première ligne de défense non spécifique contre les agressions) est également altérée par l’âge. Les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules NK ("natural killer") qui sont non seulement capables d’éliminer certains antigènes, mais sont en outre nécessaires pour amorcer la réponse immunitaire adaptative qui doit prendre le relais, perdent certaines de leurs capacités (cytotoxicité, présentation de l’antigène, émission de signaux permettant l’intervention d’autres cellules). Il s’ensuit un retard à l’élimination des pathogènes agresseurs, et là encore, un possible emballement de la réponse inflammatoire avec des effets collatéraux néfastes.

    Des observations récentes font évoquer la possibilité que des modifications du microbiome (particulièrement, une réduction de la diversité de la flore commensale), également liées à l’avancée en âge, pourraient aggraver la tendance à l’inflammation et inhiber la réponse aux vaccins (3).

    Il semble que les vaccins, ceux qui existent déjà mais aussi ceux qui pourraient être conçus en fonction des nouvelles connaissances, pourraient être utilisés pour corriger certains dysfonctionnements du système immunitaire, dont l’immuno-sénescence. Outre leur capacité à prévenir les infections cibles, qui font peser des menaces sur la santé à court et long terme, le stimulus qu’ils constituent, sans le danger d’une infection, permet de réactiver des mécanismes indispensables au bon fonctionnement du système immunitaire.

    Les vaccins peuvent induire la production de lymphocytes B et T, la synthèse et la maturation des anticorps, la production de cellules mémoires entretenant une protection durable. Par le biais d’un contrôle épigénétique, certains pourraient même provoquer une reprogrammation des cellules immunitaires, aboutissant à une " éducation " du système immunitaire (" trained immunity ") améliorant ses capacités de défense (4).

    Comme dans le cas d’une infection, la réponse du sujet âgé au vaccin peut être imparfaite ou inadéquate, et une protection peut ne pas être acquise ou rester très limitée dans le temps. Mais des stratégies existent pour surmonter cet écueil: les rappels peuvent être rendus réguliers et rapprochés, la quantité d’antigène entrant dans la composition peut être augmentée, comme dans le cas du vaccin antigrippal, des adjuvants orientant la réponse dans le sens souhaité peuvent être ajoutés. Il est désormais envisageable de personnaliser la vaccination, de l’adapter à l’âge, au sexe, aux antécédents, à l’état physiologique, au patrimoine génétique des individus en mettant à profit de nouvelles capacités d’investigation (génomique, protéomique, analyse du microbiome), l’intelligence artificielle et le "profilage" immunitaire.

    Des outils permettent déjà cette personnalisation de la vaccination, à partir des vaccins existants et des données personnelles disponibles. C’est le but du système d’aide à la décision vaccinale (sadv) MesVaccins développé par SYADEM, qui s’appuie actuellement sur les recommandations émises par les autorités de santé et prend en compte les caractéristiques personnelles, dont l’âge, et les facteurs de risque connus pour proposer des recommandations adaptées.

    À l’avenir, l’intégration de nouveaux déterminants individuels, tels que ceux évoqués dans les travaux récents sur le profil immunitaire, le microbiome ou les marqueurs génétiques, pourrait permettre d’affiner encore cette personnalisation et d’optimiser l’utilisation des vaccins dans une logique de prévention individualisée. Le sadv est intégré à d'autres composantes formant un système d'information pour la vaccination.

    De nouvelles cibles pour les vaccins peuvent également être identifiées, s’il s’avère qu’elles correspondent à des agents ayant un impact déterminant sur la santé ou les fonctions du sujet âgé. La découverte de corrélations entre certaines infections, parfois négligées, et plusieurs pathologies se déclarant tardivement (affections neurodégénératives, maladies cardio-vasculaires, cancers) révèle un champ de recherches prometteur. Il est bien établi que les virus de l’hépatite B et les papillomavirus sont responsables de nombreux cancers, et des vaccins existent. Des vaccins toujours attendus contre le virus de l’hépatite C et le virus Epstein-Barr (EBV) offriront peut-être une protection contre le cancer du foie, certains lymphomes ou la sclérose en plaques.

    Bien qu’actuellement victimes d’une " hésitation " aux déterminants complexes, les vaccins sont sans doute un moyen rapide, simple d’administration, généralement bien toléré et efficace d’améliorer l’état de santé de personnes chez lesquelles le respect de recommandations d’hygiène de vie s’avère plus aléatoire.

    1. Mukherjee, K.M. Wheeler et coll. Bacillus Calmette-Guérin (BCG) treatment of bladder cancer: a systematic review and commentary on recent publications

        J.G. Rial , E. Redondo et coll. (2026) Immunofitness in the elderly: The role of vaccination in promoting healthy aging, Human Vaccines & Immunotherapeutics, 22:1, 2624234, DOI: 10.1080/21645515.2026.2624234

    1. Lu, Y. Feng et coll. Gut microbiota as a regulator of vaccine efficacy: implications for personalized vaccination. Gut Microbes. 2025;17(1):2563709. doi: 10.1080/19490976.2025. 2563709.
    2. Geckin, F.F. Konstantin et coll. Trained immunity: implications for vaccination. Curr Opin Immunol. 2022;77:102190. doi: 10.1016/j.coi.2022.102190.

     

  • Salmonelles, PFAS, dioxines:

    pourquoi les œufs sont moins "sains" qu’on le croit

    Longtemps perçus comme un aliment sain et nutritif, les œufs sont aujourd’hui pointés du doigt pour leurs risques sanitaires: salmonelles, PFAS et dioxines se glissent dans la filière avicole.

    Comprendre ces menaces est devenu essentiel pour éviter que le plaisir de casser un œuf ne devienne un pari sanitaire.

    SALMONELLES DANS LES OEUFS: UNE MENACE ANCIENNE MAIS TOUJOURS ACTIVE

    La contamination des oeufs par la bactérie Salmonella enteritidis ou d’autres souches reste une cause fréquente d’intoxications alimentaires: en France, le rappel massif de 3 millions d’œufs en octobre 2024 est dans tous les esprits.

    Les États-Unis n’y échappent pas non plus: en juin 2025, une enquête de l’agence américaine FDA rapportait que 134 cas d’infection ont été associés à des oeufs distribués sous plusieurs marques, entraînant 38 hospitalisations et au moins un décès. Cette épidémie montre la persistance du risque dans une filière pourtant très industrialisée.

    Ce n’est pas un phénomène isolé: une revue internationale souligne que les éclosions liées aux œufs constituent un défi dans de nombreux pays, du fait de la capacité de Salmonella à coloniser les voies reproductives des poules et donc à contaminer directement l’intérieur de l’œuf.

    Les systèmes de tri, de conditionnement et de stockage sont autant d’étapes critiques — et parfois vulnérables — dans lesquelles l’agent pathogène peut se propager.

    Les symptômes — diarrhée, fièvre, crampes abdominales — apparaissent généralement entre 12 et 72 heures après ingestion et durent plusieurs jours. Le public vulnérable (personnes âgées, enfants, immunodéprimés) court un risque accru de complications. Même lorsque les pratiques sanitaires sont strictes, l’"auto-contamination" durant la manipulation, le transport ou le stockage demeure une faille probable. Ces incidents montrent que les œufs ne sont jamais " sans risque " et que la vigilance doit être constante de la ferme jusqu’à l’assiette.

    PFAS DANS LES ŒUFS

    En anglais, les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont communément surnommées "forever chemicals" parce qu’elles persistent dans l’environnement et s’accumulent dans les tissus vivants. Une étude récente de l’Université de Boston a observé une association entre la consommation d’œufs et les niveaux sanguins d’anciennes molécules de PFAS chez des adultes en Californie.

    Même si l’exposition alimentaire globale aux PFAS semble diminuer, les œufs figurent encore parmi les vecteurs alimentaires identifiés. De plus, un rapport européen sur la contamination alimentaire révèle que 39% des échantillons d’œufs analysés dans plusieurs pays (France, Allemagne, Danemark, Pays-Bas) étaient positifs à au moins un PFAS sur les quatre surveillés.

    Le PFOS, classé "cancérigène possible" par le Centre international de recherche sur le cancer, est majoritaire parmi les contaminations détectées. Les limites réglementaires en Europe pour les PFAS dans les aliments (poisson, viandes, œufs) sont souvent jugées trop laxistes: certains calculs montrent qu’un seul œuf respectant la limite maximale pourrait suffire à dépasser l’apport hebdomadaire tolérable chez un enfant.

    Cette situation illustre une faille structurelle: seuls quelques PFAS sont surveillés sur l’ensemble des milliers existants, et de nombreuses denrées — y compris les œufs d’élevage intensif — échappent aux contrôles. En clair, les œufs peuvent devenir un vecteur toxique, sans que la réglementation ne suive le rythme des découvertes chimiques et des innovations industrielles.

    DIOXINES ET POLLUANTS ORGANIQUES DANS LES OEUFS: UN HERITAGE TOXIQUE

    Les dioxines — composés chlorés souvent involontaires par la combustion industrielle — sont des polluants persistants connus pour leur toxicité (perturbation endocrinienne, immunodépression, effets cancérogènes). Dans le cas des œufs, ces molécules peuvent s’accumuler via l’alimentation des poules (alimentation contaminée, poussières, sols) et se retrouver dans le jaune ou le blanc.

    Une étude publiée en 2024 a mis en lumière l’accumulation de dioxines bromées dans les œufs, les volailles et les aliments pour volailles, en soulignant la nécessité d’un couplage entre des méthodes analytiques sensibles et des tests biologiques de réponse. Les auteurs rappellent que certaines dioxines bromées émergentes ne sont pas encore bien surveillées dans la réglementation alimentaire classique.

    À cela s’ajoute un phénomène de synergie: les dioxines peuvent agir avec d’autres polluants (comme les PFAS) pour amplifier les effets toxiques, même à faibles doses. En d’autres termes, un œuf légèrement contaminé peut devenir un ensemble de micro-risques invisibles cumulés.

    Dans les zones de forte pollution industrielle ou de contamination environnementale, les concentrations en dioxines dans les œufs peuvent dépasser les seuils de sécurité. Le couplage des polluants persistants avec les risques microbiologiques (comme les salmonelles) rend la lecture du danger beaucoup plus complexe.

    Dès lors, le constat s’impose: œufs, salmonelles, PFAS, dioxines constituent un triptyque de risques réels, souvent invisibles et cumulables. Pour le citoyen, la réduction de ces risques passe par des choix éclairés (origine, labels, cuisson), mais pour le système alimentaire dans son entier, c’est une refonte de la surveillance, des réglementations et des pratiques qui s’impose désormais.

  • Autochtone?????

    La Pologne signale un cas autochtone de choléra

    En Pologne, le premier cas de choléra depuis six ans,  a été détectée chez une femme âgée vivant dans la ville de Stargard, située dans la voïvodie de Poméranie Occidentale. Cette information a été confirmée par la radio polonaise.

    La patiente n'avait pas voyagé en dehors du pays et que la source de l'infection reste inconnue pour l'instant.

    L'inspecteur sanitaire en chef de Pologne, Paweł Grzesiowski, a partagé des informations sur l'état de santé de la patiente: "Le patient souffre d'une insuffisance rénale, ce qui indique une déshydratation sévère. À l'heure actuelle, le patient se trouve dans un service d'isolement spécial sous surveillance médicale. Le traitement consiste principalement à administrer des antibiotiques et à rétablir l'équilibre hydrique et électrolytique perturbé. C'est la base du traitement".

    Une vingtaine de personnes, dont le personnel médical ayant été en contact avec le patient, sont actuellement en quarantaine. L'hôpital de Stargard a interdit les visites dans le service de médecine interne.

    Patrick GEROME

    Source: FluTrackers d'après des informations du site Mezha

  • Hélas, génération spontanée….

    .... réfléchissez: oui, c'est très grave!...

    Le Royaume-Uni signale un cas de mpox de clade 1b (variole du singe) sans antécédent de voyage ni liens avec des cas antérieurs

    L'Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (HSA) a annoncé qu'une infection par le clade 1b mpox a été confirmée chez une personne sans antécédents de voyage et sans liens avec des cas antérieurs confirmés.

    "D'autres travaux sont en cours pour déterminer où cette personne, qui réside dans le nord-est de l'Angleterre, a pu contracter l'infection", a déclaré l'agence dans un communiqué, ajoutant que la maladie avait été diagnostiquée en mars et qu'aucune autre infection n'avait été décelée parmi les contacts du patient.

    Tous les cas antérieurs du pays concernaient des personnes ayant voyagé dans un pays touché par l'épidémie ou ayant été en contact avec une personne ayant voyagé dans un tel pays.

    Source : Center for Infectious Disease Research and Policy

  • Les pires aliments pour le cerveau

    Le sucre est à éviter, comme l'explique Max Lugavere : "Le sucre interagit avec les gènes dans le cerveau, ce qui a pour effet de diminuer la neuroplasticité et de nuire aux fonctions cognitives." Manger moins de sucre, en particulier les sucres cachés (présents dans les aliments transformés), est également une mesure à prendre pour protéger son cerveau.

    Dans l'organisme, les sucres favorisent la glycation des protéines. Ce mécanisme "survient lorsqu’une molécule de glucose s’associe à une protéine proche ou à la surface d’une cellule et provoque des dégâts, explique Max Lugavere. Toute nourriture qui provoque une augmentation de la glycémie peut potentiellement accroître la glycation, et les protéines exposées au glucose sont vulnérables." Pour ces raisons, il vaut mieux éviter les aliments à IG (index glycémique) élevé.

    La glycation conduit à la formation de produits de glycation avancée (AGE, pour advanced glycation end-products). Les AGE sont associés à l’inflammation et au stress oxydatif dans l’organisme. "La formation des AGE étant plus ou moins proportionnelle au taux de glucose sanguin, le processus est d’autant plus rapide chez les diabétiques de type 2 et joue un rôle majeur dans leur tendance au développement ou à l’aggravation de maladies dégénératives comme l’athérosclérose et la maladie d’Alzheimer, dit Max Lugavere. Dans le cas de la maladie d’Alzheimer, un cerveau atteint est littéralement envahi de cette toxine du vieillissement et contient trois fois plus d’AGE qu’un cerveau sain."

    Méfiance aussi avec le fructose, présent notamment dans les sodas. Dans une étude menée à l’université de Californie à Los Angeles, on a donné à des rongeurs la quantité de fructose équivalente à la consommation d’une bouteille d’un litre de soda par jour (9). Après 6 semaines, ils ont commencé à présenter des troubles classiques : taux croissants de sucre dans le sang, de triglycérides et d’insuline, et dégradation de la cognition. Ils mettaient aussi deux fois plus de temps à trouver la sortie d’un labyrinthe que des rongeurs qui ne consommaient que de l’eau.

    Conclusion : bien nourrir son cerveau

    En conclusion, l'alimentation bénéfique à la santé cérébrale est riche en vitamines, minéraux, antioxydants, fruits, légumes, bonnes graisses (oméga-3 des poissons gras et des noix), choline des œufs... Elle évite les sucres, les aliments ultra-transformés et à IG haut.