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Nutrition news - Page 59

  • Le paracétamol toxique pour le foie et les reins:

    comment se prémunir

    Antidouleur peu coûteux et disponible sans ordonnance, le paracétamol doit cependant être pris avec une grande modération. Il peut en effet conduire à des lésions du foie, parfois fatales, et du rein. Conseils pour réduire la toxicité du paracétamol.

    Le paracétamol est un ingrédient fréquent des médicaments antidouleur. Sa grande accessibilité fait que les patients sujets à des douleurs chroniques ou aiguës en prennent souvent des doses trop élevées. Les migraineux sont par exemple sujets aux excès. Or le paracétamol, même s’il ne nécessite pas de prescription médicale, doit être pris avec précaution car il est nocif pour le foie et les reins.

    Il est démontré que prendre de hautes doses de paracétamol, au-delà des recommandations (4 g par 24 h), peut conduire à des lésions du foie, entraînant parfois un état hépatique si grave qu’il nécessite une greffe.

     Plus de 1000 médicaments sont toxiques pour le foie. Ce dernier aide à l’élimination des toxines, ce qui le rend particulièrement vulnérable en cas de surdose médicamenteuse car les toxines s’accumulent. Selon le niveau de dommage au foie, les patients avec des symptômes légers ou moyens peuvent récupérer leurs fonctions hépatiques si la substance en cause est identifiée et arrêtée. Mais des patients peuvent avoir des dommages plus graves, conduisant à une insuffisance hépatique aiguë.

    Selon un article paru dans AACN Advanced Critical Care, environ 46% des cas d’insuffisances hépatiques aiguës aux Etats-Unis sont liées au paracétamol. D’autres molécules conduisent à des problèmes hépatiques:

    • des anti-inflammatoires non-stéroïdiens comme l’ibuprofène, le naproxène,
    • des antibiotiques et antiviraux comme l’amoxicilline-clavulanate (augmentin), le sulfaméthoxazole-trimethoprim (Bactrim) et la nitrofurantoïne,
    • des anti-épileptiques comme l’acide valproïque et la carbamazépine,
    • des statines,
    • de nouveaux anti-coagulants,
    • des inhibiteurs de pompe à protons,
    • le méthotrexate (anticancéreux),
    • l’azathioprine (immunosuppresseur),
    • la sulfasalazine (anti-inflammatoire).

    Une étude parue dans le British Journal of Pharmacology indique qu’il existe de grandes disparités entre les pays européens en ce qui concerne les lésions du foie induite par le paracétamol: le risque de lésions hépatiques est six fois supérieur à la moyenne européenne en Irlande, avec un cas pour 286 000 habitants contre 1 cas par 180 millions d’habitants en Italie, le pays le moins touché.

    Ce qui est étonnant dans cette étude c’est que ce ne sont pas forcément les pays les plus consommateurs de paracétamol qui sont les plus touchés par ces lésions. La France est ainsi le pays qui consomme le plus de paracétamol mais le 3e pays le moins touché par les lésions hépatiques dues à la surdose de paracétamol. En Irlande, il y a une lésion hépatique pour 20,7 tonnes de paracétamol vendue contre 1 lésion pour 1074 tonnes vendues en Italie.

    “Les différences de dangerosité du paracétamol entre les pays européens ne sont pas marginales et suggèrent des causes sous-jacentes. Le surdosage du paracétamol est un problème de santé publique sérieux et nous devrions commencer à examiner la toxicité hépatique des doses normales de paracétamol" explique le Dr Sinem Ezgi Gulmez, responsable scientifique de l’Unité de pharmaco-épidémiologie de l’université de Bordeaux et auteur de l’étude.

    Le paracétamol peut aussi causer de graves problèmes aux reins.

    Un peu trop de paracétamol, un peu trop souvent peut vous tuer

    Plus grave que les dommages hépatiques et rénaux: la prise répétée de paracétamol, à des doses un peu trop élevées peut tuer, selon une grande étude publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

    Cette étude a duré 16 ans et a concerné 938 patients admis dans un service de transplantation hépatique pour une atteinte sévère du foie. 450 de ces patients avaient pris plus de 4 g de paracétamol en une seule prise dans la semaine précédente. 161 avaient surconsommé du paracétamol, non pas en une seule dose mais en plus de deux prises surdosées, espacées d’au moins 8 heures, avec au total plus de 4 g de paracétamol en moyenne par jour dans les 7 jours précédents.

    Par rapport aux patients ayant pris une seule surdose, ceux ayant consommé chaque jour un peu trop de paracétamol avaient plus de risques de mourir, d’être placés sous dialyse, et d’encéphalopathie hépatique. Près de 60% de ces patients prenaient des doses élevées de paracétamol contre la douleur.

    Après ingestion le paracétamol est rapidement assimilé via le tube digestif et redistribué dans tout le corps. Le pic de concentration sanguin arrive entre 30 et 60 minutes suivant la prise du médicament.

     Le paracétamol est métabolisé par le foie via trois voies métaboliques: la glucuronidation, la sulfatation et l’oxydation via le cytochrome P450 2 E1 (CYP450). Environ 90% du paracétamol se lient avec les métabolites des voies de glucuronidation et sulfatation qui sont ensuite éliminés par les reins. Le paracétamol restant est soit excrété directement dans les urines (2%) et le reste suit la voie d’oxydation médiée par le CYP450 pour former un métabolite toxique: la N-acétyl-p-benzoquinone imine (NAPQI). Quand tout va bien, dans des circonstances normales, la NAPQI réagit avec un antioxydant de l’organisme, le glutathion, pour former des substances non toxiques qui seront éliminées ensuite dans les urines.

    La toxicité du paracétamol est ainsi liée à la production de NAPQI. En cas de surdose ou d’utilisation chronique, les voies métaboliques préférentielles du paracétamol saturent et l’excès est métabolisé via le système CYP450 qui entraîne une production accrue de NAPQI. Quand le taux de glutathion diminue trop, la NAPQI commence à s’accumuler dans le foie et à y provoquer des lésions. C’est pour cela qu’utiliser des substances ayant une action semblable à celle du glutathion comme la N-acétylcystéine peut s’avérer un antidote utile à la toxicité du paracétamol.

    Les signes et symptômes d’une intoxication au paracétamol

    La plupart des personnes en surdose de paracétamol ne présentent aucun signe au début car les symptômes de la toxicité n’apparaissent que 24 à 48 h après la prise d’une dose trop élevée. Les surdoses de paracétamol en une seule ingestion, entraînant des problèmes hépatiques sévères sont:

    • 7,5-10 g pour les adultes (normalement un adulte ne doit pas dépasser 4 g par jour en 4 prises)
    • 150-200 mg/kg pour les enfants de 1 à 6 ans.

    L’intoxication au paracétamol suit en général 4 phases qui peuvent varier, selon le degré d’hépatotoxicité:

    • Phase 1, ½ h à 24 h après l’ingestion: pas de symptômes ou malaise général, pâleur, nausée, diarrhée, absence d’appétit.
    • Phase 2, 18-72 h après ingestion: douleurs abdominales dans le haut du ventre, nausées, vomissements, tachycardie, hypotension…
    • Phase 3, hépatique, 72-96 h après ingestion: douleurs abdominales dans le haut du ventre, nausées, vomissements toujours + jaunisse, hypoglycémie, lésions hépatiques, voire dans les cas les plus graves, insuffisance rénale ou défaillance de tous les organes conduisant au décès.
    • Phase 4, récupération, 4 jours à 3 semaines après ingestion: retour à la normale des symptômes et des organes lésés pour ceux qui ont survécu à la phase 3.

    Il est cependant possible de prévenir les effets secondaires néfastes du paracétamol. Voici les conseils de  en cas de prise régulière de paracétamol:

    • Boire beaucoup.
    • Prendre de la N-acétylcystéine (NAC), un acide aminé non essentiel, qui stimule la production de glutathion, un antioxydant. La NAC est considérée comme l’antidote du paracétamol puisque les lésions hépatiques induites par le paracétamol sont liées à un manque de glutathion. En cas de surdosage, la NAC est plus efficace lorsqu’elle est prise dans les 8 h. Il est recommandé en cas d’intoxication au paracétamol de prendre une première dose orale de NAC massive de 140 mg/kg suivie de 17 doses de 70 mg/kg toutes les 4 h pendant 72 h.
    • En cas d'insuffisance hépatique ou rénale, il faut prendre la NAC par voie intraveineuse.
    • Au long cours, de fortes doses sont nécessaires de manière continue, ce qui pousse certains chercheurs à explorer les effets de dérivés comme le N-acétylcystéinamide mieux assimilé par l’organisme.
    • On trouve de la NAC en compléments alimentaires et dans certains médicaments prescrits pour fluidifier les sécrétions bronchiques (Exomuc, Fluimicil, Mucomyst…).

    Sources

    A. Hamilton, A. Collins-Yoder, R. E. Collins. Drug-Induced Liver Injury. AACN Advanced Critical Care, 2016; 27 (4): 430 DOI: 10.4037/aacnacc2016953

    Craig DG, Bates CM, Davidson JS, Martin KG, Hayes PC, Simpson KJ. Staggered overdose pattern and delay to hospital presentation are associated with adverse outcomes following paracetamol-induced hepatotoxicity. Br J Clin Pharmacol. 2012 Feb;73(2):285-94. doi: 10.1111/j.1365-2125.2011.04067.

    Sinem Ezgi Gulmez: Liver transplant associated with paracetamol overdose: results from the seven-country SALT study. British Journal of Clinical Pharmacology. DOI: 10.1111/bcp.12635.

    Tobwala S, Khayyat A, Fan W, Ercal N. Comparative evaluation of N-acetylcysteine and N-acetylcysteineamide in acetaminophen-induced hepatotoxicity in human hepatoma HepaRG cells. Exp Biol Med (Maywood). 2015 Feb;240(2):261-72. doi: 10.1177/1535370214549520. Epub 2014 Sep 21.

    Erica Dimitropoulos,Emily M. Ambizas: Acetaminophen Toxicity: What Pharmacists Need to Know. US Pharm. 2014;39(3):HS2

  • C'est très chou!

    Les variétés de choux se succèdent au fil des saisons, pendant toute l'année. Le chou se cultive sous pratiquement tous les climats et il est originaire de diverses régions de France.

    La présence de dérivés soufrés (responsables de flatulences) et de fibres (plus ou moins fermes) rend parfois les choux difficiles à supporter pour les intestins sensibles. Pour une meilleure tolérance, il faut effectuer d’abord une première cuisson de quelques instants, à grande eau, casserole non couverte. Cela permet aux dérivés soufrés volatiles d’être en grande partie éliminés. On poursuit ensuite la cuisson dans une autre eau, ou à la vapeur;

    Ou bien, râper les choux aussi finement que possible quand on les consomme crus. On peut aussi les blanchir quelques secondes dans l’eau bouillante salée, ce qui attendrit la cellulose; ou encore les assaisonner quelques minutes avant de les consommer;

    Il faut choisir dans tous les cas des choux suffisamment jeunes, dont on ôtera les feuilles extérieures trop coriaces et le "trognon" souvent trop fibreux.

    Le chou doit être lourd et dense, les feuilles doivent être craquantes et bien serrées entre elles avec une couleur brillante et franche. Le chou est un légume dit rustique, il se conserve très bien au frais, dans le bac à légumes du réfrigérateur, pendant 1 semaine environ.

    Sa préparation est assez simple: En fonction de sa taille, le couper en deux ou en quatre.

    Enlever les feuilles abimées ainsi que le trognon dur et blanc de chaque partie découpée.

    Le laver rapidement à l’aide d’eau et de vinaigre blanc puis l’égoutter.

    Dans la mesure où l'on cuit le chou, il se produit obligatoirement des pertes vitaminiques et minérales. Ces pertes sont habituellement plus abondantes avec une cuisson à l'eau qu'avec une cuisson à la vapeur. Elles dépendent aussi, bien entendu, de la durée totale de la cuisson, et du "taillage" plus ou moins important du légume (les pertes sont plus élevées si la cuisson se prolonge, et si le légume est coupé en plus petits morceaux).

    Par exemple, pertes de

    pour la cuisson à l'eau:

    50 à 60% de vitamine C, 45% de vitamine B1, 35% de vitamine B2, 15% de provitamine. A

    pour la cuisson en autocuiseur:

    20 à 30% de vitamine C, 15 à 20% de vitamine B1, 15% de vitamine B2, 25% de provitamine. A

    Si possible, cuire le moins longtemps possible car il perd beaucoup de ses vitamines à la cuisson. Utilisez le mode vapeur ou en crudités (choux râpés).

    Il existe des tas de petites astuces afin qu'il ne “parfume“ pas trop la maison.

    www.nos18ansenmai68.com

    www.tradi-cuisine.com

    Personnellement, j'utilise plutôt du chou chinois: il n'a pas d'odeur et on n'a pas l'impression de manger du chou mais un simple légume vert sans saveur ni odeur: pourtant, on bénéficie de ses vertus.

    Dans mon enfance, nous avions très souvent la fameuse soupe au chou avec un morceau de plat de côte de bœuf. (c'est une viande riche, moelleuse et goûteuse, à essayer d'urgence et surtout, elle n'est pas chère du tout). Ne jamais oublier l'os à moelle, bien sûr!

     Quand on y mettait le farci, il n'était JAMAIS enveloppé dans des feuilles. On le cuisait comme une omelette dans une poêle, une dizaine de minutes des deux côtés, on ajoutait une grosse louche de bouillon et ensuite, il était glissé dans le saladier (ou la soupière), posé dessus… ou bien, on le mettait sur un plat à gâteaux et on coupait ce dernier comme on le fait d'une galette.

    Quand au plat-de-côte, on le coupait en gros cubes, arrosé d'une bonne vinaigrette et d'un hachis d'ail, persil, poivre et sel et des câpres et cornichons. Une anthologie orgiaque à lui tout seul… le plat-de-côte de bœuf cuit dans la soupe au chou.

    Quand au bouillon, faites en le plus possible pour en garder au congélateur pour une autre préparation ou à utiliser pour tremper la soupe (avec du fromage râpé) et ainsi récupérer le pain dur ou pour faire un excellent vermicelle!

     

  • Je suis envahie de mites alimentaires, parce que:

    Depuis que j'ai déménagé dans le Nord de Toulouse, je vais faire mes courses dans un hypermarché. J'achète, comme vous le savez, pas mal de produits bio de la marque de cet hypermarché, tout en vérifiant que les produits sont fabriqués en France, uniquement; on est patriote ou on ne l'est pas! Entre parenthèse, des produits bio mis sous cellophane, cela me hérisse beaucoup -à cause des bisphénols, divers, utilisés. Il n'y a pas de bisphénol heureux (la chimie pétrolière, c'est de la chimie pétrolière et ce n'est pas bon pour notre longévité en bonne santé….

    Cela fait 7 ans que je suis dans ma nouvelle maison. Cela fait 7 ans que je suis envahie de mites alimentaires. J'ai dû coller des anti-mites dans tous mes placards et je dois les changer souvent.

    Les premières fois où je me suis rendue compte de l'infestation, j'ai fais ce que tout le monde fait: j'ai jeté tous mes paquets entamés ou non, renouvelé les paquets

    (toujours avoir de l'avance alimentaire, on ne sait jamais, vieux réflexe de soixante-huit-tôt-de (les soixante-huitards, sont ceux qui étaient à l'université alors que perso, j'étais à l'usine à 14 ans et je me levais très tôt!!!!),

    mis dans des bocaux de verre, j'en ai pas mal puisque je n'achète plus des conserves laquées au vernis chimique, acheté des anti-mites, lavé tout à la javel, etc…

    Une année, puis une seconde et une troisième. Malgré toutes mes précautions et lessivages, les mites alimentaires sont toujours renaissantes.

    Depuis, j'ai renoncé à tout nettoyage complet et à tout jeter: avant de cuisiner, je regarde  le paquet et s'il me parait un peu “brouillon“, je jette car j'ai toujours un paquet entier qui attend.

    Ben oui, ce n'est pas économique.

    Mais, ce mercredi, comme de nouveaux des objets volants identifiés se remettent à voleter dans la cuisine-salle-à manger, je décide de regarder tous mes paquets. Certains étaient très infectés. Je jette, bien sûr…

    Mais, voilà ce qui motive cette note: je me suis aperçue que ce sont des paquets de pâtes bio et complètes de la marque -non évoquée pour ne pas me retrouver au tribunal, on ne sait jamais- étaient les responsables de mes problèmes domestiques: en effet, c'est dans le bio que se trouvaient le maximum de bébêtes. Certains parquets étant tout récents, plus de doutes.

    J'avais vu voler une de ces bestioles dans le magasin, mais je n'avais pas fait le rapprochement: donc, voilà; méfiez-vous des produits bio… c'est ce que je vais faire à partir d'aujourd'hui, chaque fois que je vais en acheter.

    Vous fatiguez pas à laver à grandes eaux vos placards, avec la canicule, ces mites seront toujours-là… ou alors, vous n'aurez jamais un ravitaillement d'avance. Et si les produits sont infestés dans le supermarché, cela ne sert à rien de mettre dans des bocaux… un moment ou l'autre, ils seront truffés de “cuçous“ ou "cussous", nom toulousain des bestioles…

    Dans ce magasin, je trouve du pain réalisé avec des farines faites avec des grains qui n'ont pas subis d'épandage insecticide dans les silos. C'est très bien, il faut vérifier les étiquettes, c'est bon pour la santé…

    Mais, ce pain, il est consommé rapidement ou bien coupé en tranches, mises au congélo pour le petit-déjeuner, une fois passé dans le grille-pain. On obtient un pain très croustillant, presque aussi parfait que celui que l'on sort, tout chaud, de la boulangerie classique. J'ai dit: presque! faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, quand même!

     

  • La tisane de camomille, potion de longue vie?

    Les femmes qui boivent régulièrement de la tisane à la camomille réduiraient leur risque de mortalité toutes causes confondues de 29% après 65 ans.

    La voici enfin, la fontaine de jouvence 100% naturelle: la camomille, dont la tisane permettrait aux femmes de vivre plus longtemps! C’est en tous cas ce que suggère une étude américaine parue dans The Gerontologist et qui porte sur plus de 1600 personnes âgées.

    La camomille (Matricaria chamomilla L.) est une plante qui est souvent utilisée au Mexique pour les problèmes digestifs comme la colite, la gastrite, les spasmes et la diarrhée. Elle est connue dans tous les pays pour avoir de nombreux bénéfices pour la santé grâce à ses composants actifs majeurs (terpénoïdes alpha-bisabolol et azulènes, flavonoïdes). Les bienfaits concernent des activités anti-oxydantes, antimicrobiennes, antiplaquettaires et anti-inflammatoires.

    Etant donné toutes ces propriétés, on peut se demander si la camomille permet de rallonger l’espérance de vie. Des chercheurs de l’University of Texas Medical Branch à Galveston ont donc voulu examiner l’effet de la consommation de camomille sur la mortalité. Pour cela, ils ont analysé des données de 1677 hommes et femmes issues de l’étude Hispanic Established Populations for Epidemiologic Study of the Ederly sur une période de 7 ans (2000-2007). Cet échantillon comprend des adultes d’origine mexicaine, âgés de plus de 65 ans, provenant de 5 Etats du sud-ouest des Etats-Unis: Texas, Californie, Nouveau Mexique, Colorado et Arizona. 14% des participants buvaient régulièrement de la camomille.

    Résultats: la consommation de camomille diminuait le risque de décès toutes causes confondues chez les femmes de 29%. Mais malheureusement, les hommes ne semblaient pas bénéficier des mêmes effets. Dans les modèles ajustés pour différentes variables (statut sociodémographique, comportements santé, maladies), la camomille restait significativement associée à une réduction de la mortalité chez les femmes.

    Pour expliquer cette différence entre les hommes et les femmes, Bret Howrey, principale auteur de l’étude, pense qu’il est possible que ce soit lié au fait que les femmes sont plus adeptes de la camomille que les hommes. Traditionnellement, les femmes mexicaines s’occupent des activités quotidiennes, y compris celles liées à la santé familiale, et adhèrent plus à l’utilisation de remèdes traditionnels.

    Par conséquent, la consommation de tisane de camomille est associée à une diminution du risque de décès toutes causes chez les femmes. Ces résultats peuvent rappeler ceux constatés chez les buveurs de thé. Il s'agit d'une étude d'observation, ne permettant pas de conclure à une relation de cause à effet.

    Une mine de composés favorables. Les fleurs de camomille renferment une huile essentielle  composée de  (E)-β-farnésène (4.9–8.1%), alcool terpénique (farnesol), chamazulène (2.3–10.9%), α-bisabolol (4.8–11.3%), and α-bisabolol oxydes A (25.5–28.7%) et α-bisabolol oxydes B (12.2–30.9%), qui sont anti-inflammatoires, antiseptiques et spasmolytiques. Les fleurs contiennent aussi des composés phénoliques, en particulier les  flavonoïdes  apigénine, quercétine, patulétine, lutéoline, et leurs glucosides. Les feuilles et tiges contiennent aussi une huile essentielle composée de (Z)-3-hexénol, (E)-β-farnésène, α-farnésène, germacrène D, (E)-nérolidol, spathulénol, hexadec-11-yn-11,13-diène, et (Z)- et (E)-en-yn-dicycloéthers. La racine contient une autre huile essentielle riche en linalool, nérol, géraniol, β-élémène, (E)-β-farnésène, α-farnésène, spathulénol, τ-cadinol, τ-muurolol, β-caryophyllène, cis-caryophyllène, caryophyllène oxyde, chamomillol, hexadec-11-yn-11,13-diène, cis- et trans-en-yn-dicycloéthers, et esters de camomille I et II.

    Sources

    Bret T. Howrey, M. Kristen Peek, Juliet M. McKee, Mukaila A. Raji, Kenneth J. Ottenbacher, and Kyriakos S. Markides Chamomile Consumption and Mortality: A Prospective Study of Mexican Origin Older Adults. The Gerontologist. 2015. doi:10.1093/geront/gnv051

     

    Tisanes Bio de cammomille ici:

    www.biotine-sep.com

     

  • Prévention Alzheimer

    Le cerveau est mieux irrigué quand il a plus d'oméga-3

    Le cerveau reçoit plus de sang et est plus performant quand on consomme assez d'oméga-3. Ce mécanisme pourrait aider à prévenir les démences.

    Plus de sang, plus de mémoire

    Selon une nouvelle étude, les acides gras oméga-3 joueraient un rôle important dans la santé du cerveau en augmentant le flux de sang vers des zones spécifiques, notamment celles qui contrôlent la mémoire et l’apprentissage.

    Pour les mettre en évidence, les chercheurs ont utilisé une technique d’imagerie appelée SPECT (single photon emission computed tomography)- qui mesure le débit sanguin contrairement à l’IRM qui ne montre que la structure du cerveau. Les cerveaux des 166 participants ont été scannés pendant qu’ils réalisaient différentes tâches cognitives.

    Les résultats montrent que les participants qui avaient les flux sanguins les plus élevés au niveau du cerveau avaient également les concentrations sanguines en oméga-3 (EPA et DHA) les plus élevées.

    Les oméga-3 sont des graisses polyinsaturées, qui prennent leur origine dans l'acide alpha-linolénique, un acide gras des noix, des graines de lin, du colza... Une fois ingéré, une partie est transformée en oméga-3 à longues chaînes (EPA et DHA). On trouve aussi EPA et DHA directement dans le jaune d'oeufs de poules nourries au lin, les coquillages, crustacés et poissons gras.

    Ces acides gras favoriseraient également les performances cognitives puisque les participants avec les concentrations les plus élevées en oméga-3 ont mieux réussi les tests de compétences cognitives, notamment celles impliquant les régions du cerveau liées à la mémoire et l’apprentissage, des fonctions qui sont particulièrement affectées lors du vieillissement ou en cas de démence.

    Des implications pour la prévention des démences

    Dans une méta-analyse regroupant 6 études et 22 402 participants au total, des chercheurs montrent que ceux qui consomment le plus de poisson ont un risque de maladie d’Alzheimer diminué de 36% par rapport à ceux qui consomment le moins de poisson. L’effet protecteur rapporté dans les études est d’autant plus important que la période de suivi est longue - le risque diminue même de 47% pour un suivi supérieur à 5 ans (38% pour les études avec un suivi inférieur à 5 ans)- et que la quantité de poisson consommé par semaine atteint au moins 500 g.

    Chaque portion supplémentaire de 100 g de poisson par semaine est associée à une diminution du risque de maladie d’Alzheimer de 11%.

    L’effet protecteur du poisson, est essentiellement attribué à sa teneur en acides gras oméga-3 à longue chaine, notamment le DHA (acide docosahexaénoique). Chez les adultes, un niveau élevé d’oméga-3 est associé à un cerveau plus performant et les personnes âgées qui ont le plus d'acides gras oméga-3 dans le sang raisonnent et analysent mieux.

    Les résultats sont publiés dans le Journal of Alzheimer’s Disease.