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Nutrition news - Page 100

  • Attention à la proreté en cuisine

    Malgré les efforts d’éducation, les consommateurs ont souvent des comportements dangereux dans la manipulation et le stockage des aliments. On sait peu de choses sur la façon dont ces pratiques dangereuses contribuent à la contamination par des pathogènes d’origine alimentaire dans une cuisine familiale. En outre, seul un nombre limité d’études ont examiné le rôle de la cuisine en tant que réservoir de pathogènes. Le but de cette étude était de caractériser la contamination microbienne et les pathogènes d’origine alimentaire retrouvés dans la cuisine des foyers et de déterminer si la contamination était significativement associée à des conditions malsaines ou insalubres observées en cuisine. Des prélèvements par écouvillonnage ont été réalisés sur des surfaces entrant en contact avec les aliments et des surfaces de préparation des aliments dans des foyers domestiques (n = 100) à Philadelphie, Pennsylvanie. Les prélèvements ont été analysés pour les coliformes, les coliformes fécaux, Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella, Campylobacter et Listeria. Des coliformes fécaux ont été retrouvés chez 44% des foyers (le plus souvent dans l’évier de la cuisine, les éponges et les torchons) et E. coli a été retrouvé chez 15% des foyers (principalement dans l’évier de la cuisine). Près de la moitié (45%) des maisons ont été testées positifs pour un pathogène d’origine alimentaire et 12% présentaient des pathogènes multiples dans leur cuisine. S. aureus a été isolé dans 39% des maisons, le plus souvent sur des plans de travail et la poignée de la porte du réfrigérateur. Listeria spp., dont L. monocytogenes et L. innocua, étaient présents dans 15% des foyers, le plus souvent dans des prélèvements du tiroir à viande du réfrigérateur. C. jejuni a été isolé chez 3% des foyers. La contamination par Listeria était significativement associée à des températures plus élevées du réfrigérateur. La contamination des surfaces par des coliformes fécaux et S. aureus a été significativement associée à un manque de matériel de nettoyage: du savon pour la vaisselle et des serviettes en papier ou en tissu dans la cuisine, et tout type de serviette dans la salle de bain la plus proche. La contamination d’une éponge ou d’un torchon avec des coliformes fécaux ou S. aureus était prédictive des autres surfaces de la cuisine ayant la même contamination, ce qui indique que les éponges et les torchons sont à la fois des réservoirs et des vecteurs pour les bactéries dans la cuisine.

    Référence. Patricia A. Borrusso and Jennifer J. Quinlan. Prevalence of Pathogens and Indicator Organisms in Home Kitchens and Correlation with Unsafe Food Handling Practices and Conditions. Journal of Food Protection: April 2017, Vol. 80, No. 4, pp. 590-597.

  • Danger nanoparticules

    Les nanoparticules de dioxyde de titane peuvent perturber la digestion, selon une étude

    " Les nanoparticules de dioxyde de titane peuvent perturber la digestion, selon une étude. La structure de la muqueuse intestinale est modifiée et l’absorption des nutriments est réduite ", source Chemical Watch du 8 mars 2017.

    Des chercheurs américains ont découvert que des nanoparticules de dioxyde de titane peuvent perturber l’absorption des nutriments dans des modèles cellulaires intestinaux. Les résultats s’ajoutent aux préoccupations concernant des preuves récentes qu’ils peuvent traverser la barrière intestinale et bouleverser le système immunitaire, et peuvent avoir des propriétés cancérogènes par inhalation.

    Des scientifiques de l’Université de Binghampton de l’État de New York, et l’USDA à Ithaca, ont exposé in vitro des cellules de l’épithélium de l’intestin grêle à des concentrations réalistes de particules, mesurant 30 nanomètres de diamètre.

    Des particules de cette taille sont présentes dans des additifs alimentaires tels que E171.

    Le but était d’examiner leurs effets sur la fonction de l’épithélium, qui est une barrière importante qui doit également faciliter l’absorption des nutriments. Des essais à court terme et chroniques de cinq jours ont été effectués.

    Les résultats, publiés dans la revue NanoImpact, ont montré que l’absorption du fer, du zinc et des acides gras a été réduite suite à une exposition chronique. Les nanoparticules ont eu pour effet de réduire les microvillosités absorbantes sur la surface cellulaire, ce sont de fins prolongements en forme de doigt qui augmentent la surface de la membrane cellulaire.

    L’expression des gènes des protéines transporteuses des cellules a également été affectée, notent les auteurs, suggérant que les cellules travaillent à réguler les mécanismes de transport perturbés par les particules.

     

  • Sportifs: ce qu'il faut savoir

    Depuis quelques années est apparu sur le marché des compléments alimentaires pour sportifs un produit appelé " Pre-Workout " (Pré-Entraînement en français). Il figure aujourd’hui parmi les compléments les plus vendus après la Whey protein.

    Les compagnies produisant ces suppléments promettent des gains significatifs aussi bien en force qu’en endurance musculaire, une augmentation de l’énergie et une diminution des graisses. Et pour vanter les mérites de leurs produits, elles ne lésinent pas sur le marketing: couleurs criardes, nom accrocheur, packaging, échantillons gratuits, publicités dans les magazines spécialisés et Internet.

    De quoi sont constitués les compléments de Pre-Workout?

    Difficile à dire puisque chacun possède sa propre recette et son propre nom (ATP Amplifier, Athlète Performance Blend, Energie and Neuro Ignite Blend, Horse Power Blend). Cependant, dans la majorité des produits proposés on retrouve sensiblement la même composition: un mélange de créatine, arginine, bêta-alanine, BCAA, et L-tyrosine, à des dosages différents mais avec de la caféine comme substance principale.

    Qu’en dit la recherche?

    Plusieurs études se sont penchées sur l’efficacité de ces produits:

    En 2016 (1) une équipe américaine a réalisé des tests sur des sportifs qui, 20 minutes après ingestion d’un mélange défini, devaient réaliser des efforts à une intensité sous maximale (80-90%). Les chercheurs ont constaté une infime augmentation de l’endurance musculaire et du volume de travail, une hausse sensible de puissance musculaire, et absolument aucun effet sur la force.

    En 2014 (2) une étude avait déjà été conduite sur le sujet. Les volontaires avaient reçu une supplémentation pendant 8 jours combinée avec un entraînement, et les résultats n’avaient indiqué de variation ni sur le niveau de performance physique ni sur la diminution de masse grasse.

    Une étude similaire (3) mais avec un protocole d’une durée de 6 semaines était parvenue aux mêmes conclusions: aucune augmentation de force musculaire, ni diminution des graisses corporelles.

    Même s’ils ne produisent à priori aucun effet sur la performance, ces compléments ont permis une augmentation de l’énergie (pour ceux contenant du sucre), de l’attention, de la concentration et une diminution de la sensation de fatigue chez les participants (due à la caféine) selon toutes les études.

    Ces produits ont donc, peu d’intérêt, car les effets annoncés sont inexistants et ceux ressentis incombent principalement à leur teneur en caféine. Un peu cher le petit noir!

     (1) Jagim AR, Jones MT, Wright GA, St Antoine C, Kovacs A, Oliver JM. The acute effects of multi-ingredient pre-workout ingestion on strength performance, lower body power, and anaerobic capacity. J Int Soc Sports Nutr. 2016 Mar 8.

    (2) Jordan J Outlaw, Colin D Wilborn, Abbie E Smith-Ryan, Sara E Hayward, Stacie L Urbina, Lem W Taylor, and Cliffa A Foster. Acute effects of a commercially-available pre-workout supplement on markers of training: a double-blind study.

    J Int Soc Sports Nutr. 2014.

    (3) A. William Kedia, Jennifer E. Hofheins, Scott M. Habowski, Arny A. Ferrando, M. David Gothard, and Hector L. Lopez. Effects of a Pre-workout Supplement on Lean Mass, Muscular Performance, Subjective Workout Experience and Biomarkers of Safety. Int J Med Sci. 2014.

  • Tous les acides aminés essentiels (et les autres) d'un coup!

    Riz aux lentilles

    Pas cher, réconfortant.

    Pour 4 ou 5

    Faites cuire pendant 20 mn ½ bol de lentilles à l'eau bouillante et (selon le temps de cuisson indiqué sur la boîte) ajoutez 200 g de riz long blanc de Camargue (pourquoi acheter des riz exotiques puisque le riz de Camargue est français et tout aussi bon).

    Il faut également 1 oignon jaune coupé en dés, 200 g de cansalade coupée en cubes, 1 chipolata par personne, deux ou trois cuillères à soupe de persil frais ciselé; 1 poivron en julienne de la couleur que vous voulez, 2 cuillères à soupe de graisse de canard et 1 boîte de tomates entière au jus.

    Faites rissoler l'oignon dans la graisse de canard, ajoutez la cansalade et les saucisses.

    Rincez vos lentilles au riz, versez dans un plat chaud, puis creusez au milieu pour verser le mélange oignon, poivron, cansalade et une boite de tomates pelées que vous aurez versé sur ce mélange et cuit à feu moyen durant 20 mn.

    Saupoudrez de persil frais haché et disposez les saucisses chipolatas grillées.

    SENPITERNEL RAPPEL: Pour la boîte de tomate: comme nous savons désormais qu'elles sont vernies intérieurement avec un vernis pétrochimique, personnellement, j'achète des quartiers de tomates surgelées et une bouteille en verre de purée de tomates.

    Toxiques en cuisine? www.tradi-cuisine.com

  • Gastro?

    Jessica Wouters, diététicienne-nutritionniste et spécialiste des enfants au centre Dietconsult, à Bruxelles.

    Pas facile de se nourrir quand on souffre d'une diarrhée! Que manger? Quels aliments éviter? Réponses de Jessica Wouters, diététicienne-nutritionniste.

    Quels sont les aliments à éviter quand on souffre de diarrhée?

    Les aliments riches en fibres car ils stimulent le transit intestinal, ce qui n'est pas souhaitable en cas de diarrhée. On trouve beaucoup de fibres dans les féculents complets (pain gris, riz complet...), les fruits et légumes, surtout crus, et les légumineuses (lentilles, haricots secs...). Il faut également éviter les matières grasses cuites car elles ont un effet irritant sur le tube digestif.

    A contrario, que peut-on manger?

    Il est important de réintroduire les aliments petit à petit, en fonction de ce que le corps est capable d'absorber. Je conseille de commencer par des féculents raffinés (riz ou pain blanc), qui ont un effet légèrement constipant, et des légumes bien cuits. La purée de carottes et la compote de pommes, par exemple, ont un effet antidiarrhéique. On peut aussi manger des viandes maigres (dinde, poulet, veau...) et du poisson. Côté produits laitiers, on peut réintroduire progressivement des yaourts, notamment pour reconstruire la flore intestinale.

    Et côté boissons?

    Il est conseillé de privilégier des eaux plates riches en minéraux, des potages et des soupes bien mixées, afin de compenser les pertes d'eau et de sels minéraux dues à la diarrhée. Mieux vaut éviter les boissons gazeuses qui entraînent des ballonnements et, bien sûr, les boissons alcoolisées qui aggravent la déshydratation.