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Actualité - Page 118

  • Aie, les pommes!

    Le changement de climat influence le goût et la texture des fruits. L'effet du réchauffement climatique sur les pommes…

    Et si les pommes ne croquaient plus autant sous la dent? Selon des chercheurs japonais, le changement de climat a un effet sur le goût et la texture des fruits : les pommes sont devenues moins fermes, moins acides et plus sucrées. Ces résultats paraissent dans Nature scientific reports.

    Avec 60 millions de tonnes par an, la pomme est le troisième fruit le plus produit dans le monde. Pratique à transporter, consommer et conserver, elle a tout pour séduire ! Riche en anti-oxydants, comme les flavonoïdes, la pomme contient des molécules permettant de prévenir cancer et maladies cardio-vasculaires.

    Des chercheurs japonais se sont intéressés à l’évolution du fruit au cours des dernières décennies. En effet, le réchauffement climatique pourrait modifier les caractéristiques des pommes que nous mangeons. Deux vergers produisant les pommes Fuji et Tsugaru et se trouvant dans les régions de Nagano et Aomori au Japon ont servi à l’étude. Dans ces deux exploitations agricoles, les pratiques culturales et les variétés cultivées sont restées les mêmes tout au long des 40 années qu’a duré l’étude. Entre 1970 et 2010, une vingtaine de fruits a été récoltée tous les 5 à 10 ans pendant la période de maturation ; les fruits ont été prélevés sur des pommiers qui avaient au moins 10 ans pour éviter l’effet dû à de jeunes arbres. 

    Entre 1970 et 2010, les températures à Nagano et Aomori se sont élevées de 0,31 et 0,34°C respectivement par décennie. En même temps, les chercheurs ont relevé une baisse de l’acidité et de la fermeté, mais une hausse de la concentration en sucre dans les fruits. Ces modifications touchant les fruits pourraient être dues à la floraison qui a lieu de plus en plus tôt, mais aussi aux températures plus élevées lors de la maturation.

    Les effets du climat sur le goût et la texture des aliments restent assez peu étudiés. Pour l’instant, le consommateur n’a peut-être pas perçu ces légers changements. Mais ceux-ci pourraient se poursuivre si le climat continue à évoluer...

    Source

    Sugiura T, Ogawa H, Fukuda N, Moriguchi T. Changes in the taste and textural attributes of apples in response to climate change. Sci Rep. 2013 Aug 16;3:2418. doi: 10.1038/srep02418.

  • Insuffisance rénale?

     

    Quels plats cuisiner pour les fêtes?

    Les réveillons de Noël et Nouvel An sont l'occasion de se retrouver autour d'un bon repas, en famille ou avec des amis. Pour que rien ne puisse gâcher la fête, Mercedes Vignioble et Christine Gilot, diététiciennes aux Cliniques universitaires Saint Luc, vous proposent deux idées de menus spécialement conçus pour les patients en dialyse.

    En entrée : scampis en velouté de curry

    Pour 4 personnes:

    6 scampis par personnes

    20 cl de crème

    2 cuillères à café de curry

    2 échalotes

    50 g de matière grasse

    5 cl de cognac

    20 cl de vin blanc sec

    200 g de tagliatelles

    quelques brins de coriandre

    ½ citron

    poivre

    Pelez et hachez les échalotes. Faites les revenir 2 à 3 minutes dans 25 g de matière grasse.

    Versez le vin blanc puis laissez réduire à feu doux.

    Ajoutez la crème et le curry. Laissez frémir pendant 5 minutes à feu doux.

    En attendant, faites cuire les tagliatelles dans de l’eau.

    Faites cuire les scampis dans à la poêle dans 25 g de matière grasse. Poivrez et arrosez de cognac. Faites flamber (attention, éloignez vous du feux). Quand la flamme est éteinte, retirez les scampis.

    Ajoutez la sauce au curry dans la poêle. Faites-la réduire encore 5 minutes et ajoutez un filet de jus de citron.

    Réchauffez quelques secondes les scampis dans la sauce.

    Servez les avec les tagliatelles. Parsemez de coriandre ciselée.

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  • Vous prendrez bien une tasse de café?

    L’odeur du café nous ravit et nous stimule. Qui plus est, rien ne peut être aussi réconfortant que de se laisser envelopper par son arôme quand nous nous levons le matin. C’est un plaisir pour les sens, le palais et le cerveau. En fait, une étude récente nous révèle que son parfum est capable de nous motiver, de renforcer nos processus cognitifs et également d’améliorer notre humeur.

    Nous en avons tous déjà fait l’expérience, et plus d’une fois. Il suffit d’ouvrir l’emballage du café, que ce soit la boîte où s’empilent les capsules classiques ou ces paquets de café moulu pour ressentir un plaisir indéfinissable au niveau olfactif. Nous adorons son odeur, ses nuances et cette profondeur veloutée qui nous transporte vers des endroits plus chaleureux et agréables.

    "Parmi les luxes de la table, le café peut être considéré comme l’un des plus précieux. Il excite la gaieté sans ivresse, et ouvre agréablement l’esprit sans jamais être suivi de tristesse ni de langueur ".

    -Benjamin Franklin-

    Ces expériences si prometteuses sont favorisées par notre sage et habile cerveau, qui est à son tour guidé par l’un des sens les plus puissants chez la majorité des êtres humains: l’odorat. L’odeur du café voyage du cortex cérébral au système limbique, jusqu’à ces fabuleuses régions où les émotions et la mémoire partagent les mêmes circuits, les mêmes routes.

    Si ce parfum de café améliore notre rendement, ce n’est pas parce qu’il nous donne un pouvoir ou une capacité subite. Nous parlons seulement d’émotions et de bien-être, d’un simple effet placebo. Il s’agit sans aucun doute d’une donnée très intéressante qui vaut la peine d’être approfondie…

    Notre cerveau adore le café

    Nous entendons souvent dire qu’il n’y a aucun endroit aussi riche en idées que l’intérieur d’une tasse de café. Les écrivains le savent, tout comme les étudiants, les philosophes et n’importe qui qui en boit le matin pour se réveiller ou le soir pour mieux affronter de longues heures d’études ou de travail. Ce n’est pas un hasard si cette boisson était la préférée de Napoléon avant d’entamer chaque bataille (même si son estomac ne pensait pas la même chose).

    La caféine est l’un des alcaloïdes que notre cerveau apprécie le plus. Il s’agit d’un stimulant naturel du système nerveux. Ses effets se font ressentir 15 minutes après l’avoir ingéré et peuvent durer jusqu’à 6 heures. C’est une chose sensationnelle, cela n’en fait aucun doute, et tout est dû à sa structure moléculaire. La caféine est capable de bloquer les récepteurs d’adénosine, ces molécules qui nous font nous sentir fatigués.

    Mais ce n’est pas tout. Le café ne fait pas que nous aider à nous réveiller le matin ou à être plus efficace au niveau de notre travail. Il nous produit aussi une grande sensation de plaisir et la responsable de ce fait n’est autre que la dopamine. Ce neurotransmetteur nous plonge dans un état d’activation, de bien-être et de motivation très caractéristique; et il est aussi responsable, parfois, de notre véritable addiction au café…

    L’odeur du café, une ressource très puissante mais méconnue

    Une étude publiée en juin dans le Journal of Environmental Psychology nous révèle une chose très intéressante. L’odeur du café améliore nos capacités cognitives, c’est-à-dire qu’elle optimise notre attention, notre capacité d’analyse, de résolution de problèmes ainsi que notre rendement professionnel et académique en général. Cela paraît relever de la magie mais l’auteure du travail, Adriana Madzharov, nous explique quelque chose d’aussi passionnant que curieux: il s’agit d’un simple effet placebo.

    " Le café est un baume pour le cœur et l’esprit. "

    -Giuseppe Verdi-

    Les responsables de cette recherche ont pu démontrer qu’il suffit d’une salle ou d’une pièce qui dégage une odeur de café pour que 90% des personnes ressentent du bien-être. En outre, nous savons déjà que le cerveau adore le café. La caféine le stimule, l’active et lui donne une sensation de plaisir. Par conséquent, ce simple arôme peut aussi activer tous ces processus grâce au parcours neuronal qui se fait entre le cortex cérébral et le système limbique: nous nous sentons motivés en songeant à ses bénéfices.

    L’effet placebo a sans aucun doute un grand pouvoir sur l’être humain. Qui plus est, les experts en neuromarketing nous suggèrent que nous négligeons souvent le grand effet de notre odorat. Cette ressource cérébrale est pratiquement sous-utilisée alors qu’en réalité, il s’agit d’un lien direct vers nos émotions et notre mémoire, d’un canal exceptionnel qui est capable de nous offrir de l’inspiration, du calme, une activation, d’améliorer notre attention et introspection, de nous rendre plus créatifs et réceptifs à notre environnement…

    Le pouvoir de l’odorat

    Helen Keller, la célèbre écrivaine et activiste politique, a perdu les sens de la vue et de l’ouïe à seulement 19 mois. À partir de cet épisode, Helen a appris de façon très précoce à être en syntonie avec les odeurs. Son monde a acquis des formes et des nuances en fixant son attention sur chaque parfum, chaque changement, chaque nuance du vent, de la terre, des personnes qui l’entouraient…

    L’odeur du café était aussi l’une de ses préférées. Ainsi, dans un monde d’obscurité et sans le moindre son, son univers est devenu infiniment et immensément riche grâce au pouvoir de l’odorat. C’est une chose que connaît parfaitement l’industrie du marketing et que le monde du travail, ainsi que les organisations, vont probablement commencer à prendre en compte. Il suffit souvent d’une odeur de vanille, de cannelle, de café ou de chocolat pour améliorer le bien-être et la productivité des travailleurs… Ce sujet est plein de possibilités.

    https://youtu.be/8C2W6X_vmF8

     

  • C'est pas du rata!

    Un garçon de deux ans recrache une tête de souris d’un biscuit Nutella: " Une odeur s’apparentant à celle de la mort se dégageait de sa bouche "

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    Ce qui devait être pour lui un plaisir de déguster une friandise s’est transformé en cauchemar pour un petit Athois de 2 ans

    Immonde! Il n’y a pas d’autre adjectif pour évoquer la mésaventure alimentaire dont a été victime ce mercredi après-midi, à Huissignies (Chièvres), un petit garçon d’à peine deux ans. Alors que son jeune tonton partageait avec lui un biscuit B-ready de la marque Nutella acheté dans les rayons d’une grande surface, le bambin s’est mis à faire la grimace, avant d’accomplir de gros efforts pour expulser ce qu’il avait dans sa bouche.

    “Surprise car c’est un grand gourmand, sa mamie lui a directement tendu un mouchoir pour qu’il recrache ce qui était censé être un morceau de biscuit. Une odeur s’apparentant à celle de la mort se dégageait de sa bouche. A l’intérieur du mouchoir se trouvait quelque chose de couleur noire. Ma belle-mère est devenue toute blanche après avoir compris qu’il s’agissait d’une tête de souris”, témoigne sa maman, horrifiée et encore sous le choc, sur sa page Facebook.
    […]

    DHNet

     

  • Études sur l'huile d'olive et de ses bienfaits pour le cerveau

    Une étude montre que l’huile d’olive extra vierge pourrait prévenir plusieurs formes de démence

    L’amélioration de la fonction cérébrale est essentielle pour contrer les effets du vieillissement. Et selon une étude réalisée par des chercheurs de la Lewis Katz School of Medicine de Temple University (LKSOM) aux États-Unis, s’il y a une chose supplémentaire que chaque personne devrait envisager de faire pour garder son cerveau “jeune”, c’est d’ajouter de l’huile d’olive extra vierge à son régime alimentaire.

    L’huile d’olive extra vierge (ou EVOO, pour “extra virgin olive oil” en anglais) est un super aliment riche en antioxydants protecteurs des cellules et connu pour ses multiples bienfaits pour la santé, notamment pour aider à freiner les maladies liées au vieillissement, telles que les maladies cardiovasculaires.

    Des recherches antérieures, également réalisées à la LKSOM, avaient montré que l’EVOO préserve la mémoire et protège le cerveau contre la maladie d’Alzheimer.

    Et dans une nouvelle étude réalisée sur des souris, les chercheurs de la LKSOM montrent qu’il est possible d’ajouter à cette liste un autre groupe de maladies liées au vieillissement, les tauopathies, caractérisées par la formation progressive d’une forme anormale d’une protéine spécifique liée à la démence, la protéine tau, dans le cerveau.

    Ce processus conduit à un déclin de la fonction mentale, ou à la démence. Les résultats obtenus sont les premiers à suggérer que l’EVOO peut aider le cerveau à se défendre contre un type spécifique de déclin mental lié à la tauopathie, appelé démence frontotemporale. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Aging Cell.

    L’huile d’olive extra vierge pour lutter contre différentes formes de démence

    La maladie d’Alzheimer est en soi une forme de démence. Elle affecte principalement l’hippocampe, le centre de stockage de la mémoire dans le cerveau. La démence fronto-temporale affecte les zones du cerveau situées près du front et des oreilles. Les symptômes apparaissent généralement entre 40 et 65 ans et comprennent des modifications de la personnalité et du comportement, des difficultés de langage et d’écriture, une détérioration éventuelle de la mémoire et de la capacité à tirer des leçons des expériences vécues.

    Le Dr Domenico Praticò, titulaire de la chaire de recherche sur la maladie d’Alzheimer de la Scott Richards North Star Foundation, professeur aux départements de pharmacologie et de microbiologie et directeur du Centre Alzheimer du LKSOM, décrit ce nouveau travail comme une preuve supplémentaire montrant la capacité de l’EVOO à prévenir le déclin cognitif et à protéger les points de convergence des neurones, les synapses, éléments cruciaux de partage d’informations dans le cerveau.

    "L’EVO fait partie de l’alimentation humaine depuis très longtemps et présente de nombreux avantages pour la santé, pour des raisons que nous ne comprenons pas encore parfaitement", a-t-il déclaré. "La prise de conscience que l’EVOO peut protéger le cerveau contre différentes formes de démence nous donne l’occasion d’en apprendre davantage sur les mécanismes par lesquels elle agit pour favoriser la santé cérébrale".

    Dans le cadre de recherches antérieures portant sur un modèle murin, dans lequelles des souris étaient modifiées pour développer la maladie d’Alzheimer, l’équipe de Praticò a montré que l’EVOO fourni dans le régime alimentaire protégeait les jeunes souris de la perte de mémoire et des troubles de l’apprentissage à mesure qu’elles vieillissaient.

    Amélioration de la mémoire et de l’apprentissage et diminution des plaques amyloïdes

    Plus particulièrement, lorsque les chercheurs ont examiné le tissu cérébral de souris alimentées par EVOO, ils n’ont pas observé les caractéristiques typiques du déclin cognitif, en particulier les plaques amyloïdes, des protéines collantes qui saturent les voies de communication entre les neurones. En d’autres termes, le cerveau des animaux semblait normal.

    Dans le cas de cette nouvelle étude, des conséquences similaires ont pu être observées. En effet, l’équipe montre qu’il en va de même pour les souris conçues pour développer une tauopathie.

    Chez ces dernières, la protéine tau normale devient défectueuse et s’accumule dans le cerveau, formant des dépôts de protéines tau nocifs, également appelés “enchevêtrements”. Les dépôts de tau, similaires aux plaques amyloïdes dans la maladie d’Alzheimer, bloquent la communication neuronale et nuisent ainsi à la pensée et à la mémoire, entraînant une démence fronto-temporale.

    Les souris malades de l’expérience ont alors été soumises à un régime alimentaire supplémenté en EVOO à un jeune âge, comparable à environ 30 ou 40 ans chez l’Homme.

    Six mois plus tard, lorsque les souris avaient l’équivalent de 60 ans chez l’être humain, les gisements de tau nocifs avaient été réduits de 60% chez les animaux à risque de tauopathie, par rapport aux autres animaux non nourris à l’huile d’olive extra vierge. Les souris au régime EVOO ont également montré de meilleures performances lors des tests de mémoire et d’apprentissage que celles privées d’EVOO.

    Un fonctionnement plus sain des synapses

    Lorsque le Dr Praticò et ses collègues ont examiné le tissu cérébral des souris nourries avec de l’EVOO, ils ont constaté que l’amélioration de la fonction cérébrale était probablement facilitée par un fonctionnement plus sain des synapses, qui était associé à des taux plus élevés que la normale d’une protéine appelée Complexine-1. La Complexine-1 est connue pour jouer un rôle critique dans le maintien en bonne santé des synapses.

    L’équipe de recherche envisage à présent d’explorer ce qui se produit lorsque de l’EVOO est administrée à des animaux plus âgés, qui ont commencé à développer des dépôts de protéines tau et des signes de déclin cognitif, ce qui correspond plus étroitement au scénario clinique chez l’Homme.

    "Nous sommes particulièrement intéressés à savoir si l’EVOO peut inverser les dommages causés par la protéine tau et finalement traiter les tauopathies chez les souris les plus âgées", a ajouté le Dr Praticò.

    Source : Aging Cell