Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

DANGERS - Page 56

  • Certains polluants courants vous empêcheraient de rester mince

    Incroyable, tout de même!!!

    Les SPFA, ou substances perfluoroalkyliques, des perturbateurs endocriniens présents dans des objets du quotidien, semblent interférer avec le contrôle du poids.

    Pourquoi c’est important

    En France, d'après l'étude Esteban, 54 % des hommes et 44 % des femmes sont en surpoids ou obèses. Les personnes qui cherchent à perdre du poids savent qu’il est souvent difficile de conserver son poids de forme après un régime. Et si des molécules de notre environnement nous empêchaient de rester minces ?

    Des chercheurs de l’université de Harvard se sont intéressés à des molécules qui sont soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens qui influencent notre poids : les SPFA (substances perfluoroalkyliques), en particulier l’APFO (acide perfluorooctanoïque) et le SPFO (sulfonate de perfluorooctane). Chez l’animal, ces molécules altèrent le métabolisme et influencent les niveaux d’hormones thyroïdiennes ; elles sont associées à l’obésité et à la prise de poids. Elles ont aussi été liées au risque de cancer et de dysfonctionnement hormonal et immunitaire.

    Des substances anti-adhésives affaiblissent le système immunitaire

    Ecotoxicologie, les produits toxiques à la trace

    Ces 3 perturbateurs endocriniens qui nous poussent à (trop) manger

    Les SPFA sont utilisées depuis une soixantaine d’années dans différents produits du quotidien : des poêles, des emballages alimentaires, des revêtements de papier, de vêtements et de tissus d’ameublement… Ces molécules sont très stables dans l’environnement. Elles peuvent s’accumuler dans l’eau de boisson, dans les chaînes alimentaires et persistent dans l’organisme.

    En Allemagne et aux Etats-Unis, des sites sont pollués par ces molécules. En France, une étude de l’Anses de 2011 s’est intéressée aux quantités de composés perfluorés retrouvés dans l’eau. Les valeurs maximales trouvées dans les échantillons étaient 4 à 30 fois inférieures aux valeurs réglementaires proposées aux Etats-Unis et en Allemagne pour l’APFO et le SPFO.

    Ce que les chercheurs ont trouvé

    Les chercheurs ont analysé les données portant sur 621 personnes obèses ou en surpoids qui participaient à l’essai clinique appelé Prevention of Obesity Using Novel Dietary Strategies (POUNDS LOST). Cette expérience testait l’effet de quatre régimes sur la perte de poids sur une période de deux années. Les participants avaient entre 30 et 70 ans. Les chercheurs voulaient savoir s'il y avait un lien entre la quantité de SPFA présents dans le sang et la perte ou le gain de poids des participants.

    Pendant les six premiers mois, les participants ont perdu en moyenne 6,4 kg, puis ils ont repris en moyenne 2,7 kg pendant les 18 mois suivants. Ceux qui ont repris le plus de poids étaient ceux qui avaient le plus de SPFA dans le sang, et le lien se vérifiait surtout pour les femmes : le tiers de femmes qui avaient le plus de SPFA gagnait entre 1,7 et 2,2 kg de plus que le tiers de femmes qui en avaient le moins.

    Le taux de SPFA semblait influencer le métabolisme. Les personnes qui avaient le plus de SPFA dans le sang voyaient leur métabolisme au repos diminuer plus vite dans les six premiers mois ; mais ensuite ce métabolisme remontait plus lentement, entre 6 et 24 mois, lorsqu’elles reprenaient du poids. On peut imaginer que ces personnes reprenaient plus de poids car elles avaient du mal à retrouver leur métabolisme initial et dépensaient donc moins d’énergie.

    Par conséquent, les SPFA semblent nuire aux efforts de l’individu pour éviter les kilos en trop. Philippe Grandjean, un auteur de l’étude, a expliqué dans un communiqué : « Les résultats suggèrent qu'éviter ou réduire l'exposition aux SPFA peut aider les gens à maintenir un poids corporel stable après qu'ils ont réussi à perdre du poids, en particulier pour les femmes. » Qi Sun, un autre auteur de ces travaux, ajoute que « nos résultats ont révélé une nouvelle voie à travers laquelle les SPFA pourraient interférer avec la régulation du poids corporel humain et contribuer ainsi à l'épidémie d'obésité. »

    En pratique

    D’après l’Environmental Working Group, voici quelques produits dans lesquels Greenpeace a retrouvé des composés perfluorés :

    • vestes de marques Adidas, Patagonia, Columbus…
    • maillots de bain Adidas, Disney…
    • chaussures Nike et Puma…

    Surveillez les étiquettes des produits comme les casseroles, poêles, vêtements, et évitez le Teflon et le GoreTex.

    En cuisine, utilisez plutôt des casseroles ou poêles en inox ou en fonte.

    Pour les tissus d’ameublement, tapis, préférez des produits qui n’ont pas subi de traitement anti-tache.

    Evitez la vente à emporter d’aliments (fastfood, pizza) qui peuvent utiliser des emballages contenant des composés perfluorés.

     

  • Biotine sep

    Vitamine H ou - Vitamine B8 ou Biotine

    LES ALIMENTS LES PLUS RICHES EN

    gelée royale

    levure de bière

    légumineuse

    lentille

    soja

    foie de bœuf

    son

    germe de blé

    bette à cardes

    tomate

    laitue romaine

    carotte

    amande

    jaune d'œuf

    avocat

    poisson gras - saumon

    chou-fleur

    maïs

    céréale entière

    flocons d'avoine

    riz brun complet

    noix et graines

    kéfir-yogourt-lait-fromage

    L'utilité de la biotine ou vitamime B8

    Vitamine hydrosoluble membre du complexe vitaminique B.

    vitamine B8

    biotine

    vitamine H

    coenzyme R

    Elle est parfois appelée à tort: vitamine B7.

    La vit. B7 est synthétisée par le corps humain et s'appelle Inositol.

    Relativement stable. Perte par la cuisson à l'eau.

    La préparation culinaire occasionne une perte minime.

    Il existe une grande variabilité dans la biodisponibilité de la biotine.

    La biotine présente dans le maïs est facilement disponible. Tandis que dans la plupart des céréales elle est seulement de 20 à 40%.

    Fait partie de nombreux produits cosmétiques et produits santé pour la peau et les cheveux.

    Par contre, la biotine n'est pas absorbée par la peau. Des suppléments en biotine peuvent être recommandés pour lutter contre la perte de cheveux.

    Largement présente dans une grande variété d'aliments d'origines animale ou végétale, mais souvent à faibles concentrations.

    La gelée royale et la levure de bière sont parmi les seuls aliments qui contiennent de grandes quantités de biotine.

    FONCTIONS DE LA BIOTINE - VITAMINE H

    Nécessaire :

    à la croissance cellulaire

    au métabolisme des lipides

    au métabolisme des acides aminés

    production d'acides gras

     

    Joue un rôle dans le cycle de Krebs (production d'énergie au cours de la respiration qui utilise l'oxygène comme "comburant").

    Aide au maintien d'un niveau constant de sucre sanguin.

    Les bactéries intestinales d'un corps humain en santé produisent généralement une quantité suffisante quotidienne de biotine.

    Les enzymes dépendants de la biotine ont des fonctions essentielles dans le métabolisme des nutriments.

    Important pour la santé de la peau, des cheveux et des ongles.

    CARENCES EN BIOTINE - VITAMINE H

    Dans un corps en santé, la déficience est relativement rare et bénigne. Elle peut se traiter avec des suppléments.

    Facteurs qui influencent les besoins en biotine :

    alcoolisme

    tabagisme (surtout chez les femmes)

    personnes âgées

    athlètes

    grossesse

    allaitement

    épilepsie

    brulés

    gastrectomie partielle

    anomalie génétique

    troubles héréditaires de la carence en biotine

    déficit en enzymes qui traitent la biotine (la biotinidase)

    antibiotiques

    stress

    une consommation excessive de blancs d'œufs crus (20 oeufs/jour)

    Symptômes de carence :

    faiblesse générale

    troubles de croissance

    manque d'appétit

    insomnie

    nausées

    pâleur de la langue

    douleurs musculaires

    symptômes dermatologiques

    répartition inhabituelle de la graisse faciale ("biotin-deficient face")

    dermatite

    perte de cheveux

    absence ou perte de pigments dans les cheveux

    épaississement ou raccourcissement des os

    syndrome "Fatty Liver and Kidney" (FLKS)

    erruptions cutanées écailleuse rouge de courtes durées :

    autour des yeux

    autour du nez

    autour de la bouche

    dans la région génitale

    symptômes neurologiques: dépression - hallucinations - léthargie

    perte des réflexes

    engourdissement, fourmillement des extrémités

    chez le bébé:

    desquamation du cuir chevelu et de la peau du visage

    diarrhée persistante

     

    EXCÈS DE BIOTINE - VITAMINE H

    Il ne semble pas y avoir de risque accompagnant une forte de dose de biotine.

    30 µg DE BIOTINE - VITAMINE H

    SE RETROUVE DANS

    40 g    foie de veau

    90 g    arachides

    2 œufs

    150 ml boisson de soja

    150 g flocons d'avoine

    190 g champignons

    440 g épinards

    470 g fromage cottage

    600 g viande de porc

    860 g pain complet (de froment)

    Sources :

    1- Biotine. Mervyn, Léonard. Dictionnaire des vitamines. Québec/Amérique.

    2- Balch, James.F. Prescription for Nutritional Healing. Avery Publishing Group. New York

    3- Vitamine B8. Vitamines et Sels minéraux. Société Suisse de Nutrition.

    http://www.sge-ssn.ch/f/ecole/materiel_didactique/serie_de_transparents_didactiques/ [Consulté le 28 août 2009]

    4- Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments.

    http://www.afssa.fr/index.htm [Consulté le 23 août 2009]

    5- Santé Canada. Médicaments et produits de santé. Biotine.

    http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/prodnatur/applications/licen-prod/monograph/mono_niacin-fra.php [Consulté le 21 août 2009]

    6- Association Canadienne de Dermatologie.

    http://www.dermatology.ca/french/media/news/sun_exposure_vitd.html [Consulté le 20 août 2009]

    7- Société Canadienne du Cancer.

    http://cancer.ca/ccs/internet/standard/0,3182,3172_150407210_170547534_langId-fr,00.html [Consulté le 21 août 2009]

    8- Le Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentation.

    http://www.eufic.org/index/fr/ [Consulté le 22 août 2009]

    9- Les légumes et les fruits, source de micronutriments protecteurs. Caducee.net. Au service des professionnels de santé.

    http://www.caducee.net/DossierSpecialises/nutrition/aprifel/micronutriments.asp [Consulté le 26 août 2009]

    10- Biotine. Larousse Médicale de Collectif. Edition 2006

    http://www.phac-aspc.gc.ca/fa-af/index-fra.phpl [Consulté le 27 août 2009]

    11- Dietary Reference Intakes for Thiamin, Riboflavin, Niacin, Vitamin B6, Folate, Vitamin B12, Pantothenic Acid, Biotin, and Choline, 2000. Institute of Medicine, Food and Nutrition Board.

    12- Vitamin Ampel. Biotin - Das Hautvitamin. Sven-David Müller-Nothmann. Knaur Ratgeber Verlage. 2006. Deutschland.

    13- Fichier canadien sur les éléments nutritifs (version 2005)

    14- Base Afssa/Ciqual 1995.

    15- Vitamin-Lexikon für Ärzte, Apotheker und Ernährungswissenschaftler. Biotin. K.-H. Bässler, I. Golly. D. Loew und K. Pietrzik.Komet Verlag GmbH. Köln.

     

    www.biotine-sep.com

     

     

     

     

  • Bon à savoir

    Dans les yaourts au soja vendus en grande surface, un additif indésirable: le phosphate de calcium.

    Une marque prédomine, c’est Sojasun, fabriqué par la société Triballat Noyal.

    Qu’y a-t-il dans Sojasun? Du soja bien sûr, des ferments lactiques bien sûr, mais aussi un additif: le phosphate de calcium.

    On doit s’intéresser à ces additifs aux phosphates car, étude après étude, ils sont associés via des taux élevés de phosphore à un risque accru de maladies cardio-vasculaires, de maladies rénales, et plus récemment de cancer. Leur présence dans une multitude de produits proposés par l’industrie agroalimentaire inquiète les scientifiques au point qu'à la demande de la Commission européenne, l'Agence européenne de l'alimentation (EFSA) a entrepris une réévaluation de ces additifs, une tâche à laquelle a été assignée une "haute priorité".

    Mais revenons à Sojasun et à la société Triballat Noyal. Il se trouve que cette société propose au réseau des magasins diététiques et bio, un autre yaourt au soja, sous la marque Sojade. Et qu’y a-t-il dans Sojade? La même chose que dans Sojasun (sauf que c'est bio), le phosphate de calcium en moins.

    Donc la même société commercialise deux yaourts au soja, l’un qui n’appelle aucune critique et l’autre qui renferme un additif indésirable. Pourquoi cette différence de traitement selon qu’on est en grande surface ou en magasin bio?

    D'après cette société: "Nous ajoutons du phosphate de calcium dans les desserts fermentés Sojasun pour atteindre un niveau de calcium comparable à celui des yaourts au lait de vache. Nous ne pouvons pas ajouter ce sel dans les desserts fermentés Sojade car il n’est pas autorisé en bio".

    Donc la réglementation bio protège les consommateurs en leur épargnant d’être exposés à des additifs suspects. En revanche, en grande surface, se déroule entre le soja et le lait de vache une course absurde à la teneur en calcium. Car Sojasun est loin d’être la seule spécialité à ajouter du phosphate de calcium à son soja: la plupart des marques font de même. Pourquoi parler de course absurde? Tout simplement parce que l’argument du calcium comme rempart contre les fractures est basé sur du vent: il n’y a aucune association entre la consommation de calcium et le risque de fracture. Cet argument fallacieux brandi par la propagande laitière pourrait avoir indirectement - on le voit avec l’exemple du soja aux phosphates - des conséquences fâcheuses.

    Voilà pourquoi si vous consommez des yaourts au soja régulièrement, ou occasionnellement, je vous conseille par précaution de les acheter plutôt dans le réseau bio/diététique.

     

  • Ne mangez plus de chorizo de cette marque

    Maltraitances animales: Colruyt et Delhaize réexaminent leur collaboration avec un fournisseur

    (Belgique)

    Les images qui montrent des cas graves de maltraitance ont été tournées par des membres de l'association internationale Animal Equality, au sein d'un élevage de cochons situé à Alhama de Murcia, dans l'est de l'Espagne. Il s'agit d'un producteur du fournisseur espagnol El Pozo, qui vend ses produits au groupe Colruyt et à Delhaize.

    L'organisation de défense des animaux belgo-néerlandaise, Animal Rights, a dès lors appelé les deux chaînes à retirer ces produits de la vente. Delhaize a fait savoir qu'une enquête avait été ouverte pour examiner précisément la situation. Tant que l'enquête est en cours, la collaboration est suspendue, a souligné l'entreprise.

    Viande retirée des rayons

    "La viande qui se trouve dans nos magasins est retirée des rayons. Les clients qui le souhaitent peuvent également ramener le produit", a expliqué le porte-parole de Delhaize Roel Dekelver. Colruyt a également immédiatement retiré la viande El Pozo de ses étals, a indiqué le groupe dans un communiqué.

    "Nous allons poursuivre le dialogue avec notre fournisseur afin de déterminer comment évoluera notre collaboration." Delhaize vend plusieurs produits en provenance d'El Pozo tandis qu'un seul produit se retrouve dans les magasins de Colruyt.

  • Vertiges: bon à savoir

    Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) est le plus fréquent des vertiges. La Haute autorité de santé (HAS) et le Collège de la masso-kinésithérapie (CMK) viennent de publier des recommandations sur les démarches diagnostiques et thérapeutiques face à un VPPB.

    Ces recommandations insistent sur le fait que les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes qui n’ont pas suivi de formation spécifique sur le sujet doivent réorienter tout patient présentant un VPPB vers un professionnel formé, voire un médecin ORL spécialisé en otoneurologie (diagnostic des vertiges) dans certains cas compliqués.

    Outre une revue des différents tests de diagnostic et manœuvres thérapeutiques utilisables selon le ou les canaux semi-circulaires responsables du VPPB, ces recommandations insistent sur l’importance de l’éducation des patients, en particulier ceux souffrant d’un risque aggravé de chutes, dû à l’âge ou à d’autres affections.

    L'HAS publie des recommandations sur le diagnostic et le traitement du vertige positionnel paroxystique bénin

    L'HAS publie des recommandations sur le diagnostic et le traitement du vertige positionnel paroxystique bénin

    Le vertige positionnel paroxystique bénin, le plus fréquent de tous les vertiges

    Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) implique un ou plusieurs canaux semi-circulaires.

    Déclenché par les changements de positions de la tête, c'est un vertige rotatoire (impression que la pièce et les objets qu'elle contient se mettent brusquement à tourner autour de soi) qui persiste moins d'une minute. Il est associé à un nystagmus ainsi que, plus rarement, à des nausées, voire des vomissements.

    Le VPPB débute plutôt entre 50 et 70 ans, les femmes étant deux fois plus touchées que les hommes. Sa prévalence annuelle est de 1,6% (prévalence au cours de la vie: 2,4%).

    Chez un tiers des patients, le VPPB disparait spontanément en une semaine. C'est le plus fréquent de tous les vertiges.

    Le plus souvent, ce vertige n'est pas lié à une pathologie

    Le VPPB est le plus souvent idiopathique (sans cause identifiée).

    Plusieurs facteurs de risques sont néanmoins signalés: antécédent de traumatisme crânien, maladie de Ménière, neuronite (ou névrite) vestibulaire, antécédent de VPPB ou maladie sévère systémique.

    Des petits cristaux de carbonate de calcium appelés otoconies, ou otolithes

    Deux théories existent pour expliquer les symptômes:

    - la théorie de la cupulolithiase propose que des fragments d'otoconies (petits cristaux de carbonate de calcium, également appelés otolithes) détachés de l'utricule (partie centrale de l'oreille interne) se fixent à la cupule des canaux semi-circulaires,

    - la théorie de la canalolithiase postule que ces otolithes flottent librement dans le canal.

    Le traitement du VPPB est clinique et dépend notamment du canal semi-circulaire impliqué.

     De nouvelles recommandations de la HAS et du CMK

    En décembre 2017, la Haute autorité de santé (HAS) et le Collège de la masso-kinésithérapie (CMK) ont publié des recommandations sur les démarches diagnostiques et thérapeutiques face à un vertige positionnel paroxystique bénin.

    Ces recommandations insistent sur le fait que les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes qui n'ont pas suivi de formation spécifique sur le sujet doivent réorienter tout patient présentant un VPPB vers un professionnel formé.

    Les nouvelles recommandations proposent de formuler la prescription de kinésithérapie de la façon suivante : « Bilan-diagnostic kinésithérapique, manœuvres thérapeutiques pour vertige positionnel et contrôle si nécessaire » (grade C).

    Le recours systématique au neurologue dans certains cas

    Dans certains cas, ces professionnels formés à la prise en charge du VPPB doivent néanmoins référer leur patient à un médecin ORL formé au diagnostic et à la prise en charge des vertiges (otoneurologie):

    en cas de céphalées, diplopie, ataxie, acouphènes, otalgie, cervicalgies et/ou tout autre signe neurologique;

    en cas de nystagmus spontané :

    nystagmus spontané torsionnel et vertical,

    nystagmus s'inversant selon la position du regard,

    nystagmus s'inversant spontanément,

    nystagmus spontané sans vertige ;

    en cas d'apparition, immédiatement après la manœuvre déclenchante, d'un nystagmus qui dure quelques minutes, de vitesse constante sans paroxysme et ne s'accompagnant pas d'une sensation de vertige ;

    en cas d'évolution inattendue.

    Face à une suspicion de VPPB, un interrogatoire précis est indispensable

    Le diagnostic de VPPB se pose devant un vertige ou une sensation rotatoire positionnelle déclenché au lever, au coucher ou au lit à dominante matinale avec une tendance à l'amélioration dans la journée, et associé à un nystagmus.

    Les recommandations de la HAS et du CMK insistent sur la nécessité de mener un interrogatoire adapté pour repérer un vertige pouvant être d'origine périphérique et de préciser les circonstances de déclenchement.

    Afin de mettre en évidence l'origine du VPPB, idiopathique ou secondaire, il est suggéré d'identifier si les vertiges sont apparus à la suite d'un événement traumatique dans l'histoire du patient, tels qu'un traumatisme, une maladie virale ou une manipulation cervicale.

    Identifier le ou les canaux semi-circulaires impliqués

    En termes de fréquence, le VPPB du canal semi-circulaire postérieur compte pour 80 à 90% des cas, celui des canaux semi-circulaires horizontaux (latéraux), pour 10 à 20% des cas, et 1-2% des cas seulement pour l'atteinte du canal semi-circulaire antérieur (supérieur).

    Des cas particuliers existent :

    VPPB présentant des formes multicanalaires ou bilatérales,

    VPPB ressenti mais sans nystagmus visible,

    conversion de canal.

    Selon les recommandations de la HAS et du CMK, l'exécution du test de Dix-Hallpike et du test positionnel rotatoire couché permet d'identifier le ou les canaux semi-circulaires incriminés (déclenchement d'un nystagmus positionnel typique dépendant du canal impliqué).

    Diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire postérieur, le plus fréquent

    Selon les recommandations de la HAS et du CMK, concernant le diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire postérieur :

    le test de Dix-Hallpike est le premier test de référence pour son diagnostic (grade A) ;

    le diagnostic est posé quand ce test provoque un vertige associé à un nystagmus torsionnel géotropique, vertical supérieur, épuisable et paroxystique, apparaissant après un temps de latence (grade B).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire postérieur

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire postérieur, il est recommandé d'utiliser :

    la manœuvre de repositionnement des canalithes d'Epley (grade A) ;

    ou la manœuvre libératrice de Sémont et al. (grade B) ;

    en cas de persistance et de typicité des symptômes après exécution d'une première manœuvre (évaluées en répétant le test de Dix-Hallpike), il est recommandé de répéter plusieurs fois la manœuvre sur une même séance, si les conditions physiques et le ressenti du patient le permettent. (grade C).

    Les manœuvres d'Epley et de Sémont et al. ont été adaptées pour permettre au patient de les auto-administrer. Néanmoins, il n'y a pas assez de preuves pour recommander ou réfuter ces auto-traitements (grade C).

    Diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire horizontal

    Concernant le VPPB du canal semi-circulaire horizontal:

    il est diagnostiqué quand le vertige associé à un nystagmus horizontal est provoqué par le test positionnel rotatoire couché avec une flexion légère de la tête et lorsque le sens du nystagmus s'inverse lors du changement de rotation de la tête (grade C) ;

    il est recommandé de positionner la tête en antéflexion de 30 degrés pour déterminer le côté affecté dans les canaux horizontaux (accord d'experts).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire horizontal

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire horizontal, la HAS et le CMK recommandent d'utiliser:

    la manœuvre de Lempert et Tiel-Wilck (dite de Barbecue ou Bar-b-que) ou la manœuvre de Gufoni et al. (grade A) ;

    l'état des connaissances ne permet pas de recommander ou réfuter l'utilisation de la manœuvre de Vannucchi-Asprella pour cette forme de VPPB (grade C) ;

    il est recommandé d'utiliser la manœuvre de Gufoni et al. pour convertir une forme agéotropique de VPPB du canal semi-circulaire horizontal en forme géotropique (grade A).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire antérieur, le plus rare

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire antérieur, la HAS et le CMK proposent trois manœuvres :

    la manœuvre de Yacovino et al. ;

    la manœuvre d'Epley ;

    la manœuvre modifiée d'Epley.

    L'état des connaissances est insuffisant pour recommander ou réfuter les différentes manœuvres proposées, mais celles de Yacovino et al. et d'Epley semblent être les plus couramment utilisées (grade C).

    Suivi et éducation des patients atteints de VPPB

    Les cliniciens peuvent réévaluer les patients atteints de VPPB dans un délai d'un mois après une période initiale d'observation ou de traitement pour confirmer la résolution des symptômes et orienter vers un médecin spécialiste en cas d'évolution non attendue (grade C).

    Selon les experts de la HAS et du CMK, les patients doivent être informés sur les mécanismes et la bénignité du VPPB, mais aussi sur le risque accru de chutes, notamment pour les personnes âgées, fragiles, et présentant des facteurs de risque spécifiques.

    Les patients doivent également être informés au sujet des symptômes atypiques (perte auditive subjective, troubles de la marche, vertiges non positionnels, nausées, vomissements, etc.), ainsi que sur leur  possible persistance et le risque de récidive après résolution des principaux symptômes.

    Enfin, les patients doivent savoir qu'il n'y a pas de médicament pour traiter le VPPB : les manœuvres sont le seul traitement.

    Pour aller plus loin

    Les recommandations de la HAS et du CMK

    “Vertiges positionnels paroxystiques bénins: manœuvres diagnostiques et thérapeutiques“, Recommandations de la HAS et du CMK, décembre 2017.

    Sur VIDAL.fr

    Sources : HAS (Haute Autorité de Santé)