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nutrition - Page 30

  • Bonnes pour vous, Messieurs!

    Les noix du Brésil

    Ces noix sont riches en sélénium, un oligo-élément qui porte les cellules cancéreuses à s’autodétruire et les autres cellules à réparer leur ADN.

    Une étude de Harvard sur plus de 1000 hommes avec un cancer de la prostate a démontré que ceux qui avaient les plus hauts taux sanguins de sélénium étaient 48% moins susceptibles de développer la maladie à un stade avancé, sur une période de 13 ans, que les hommes présentant des taux plus faibles.

    Plus spectaculaire encore, une étude de cinq ans menée conjointement aux Université Cornell et de l’Arizona a démontré que 200 microgrammes de sélénium par jour –l’équivalent de deux noix du Brésil – mènent à une diminution de 63% des tumeurs de la prostate, de 58% des cancers colorectaux, de 46% des tumeurs pulmonaires malignes et à une réduction globale de 39% des décès dus au cancer.

    Le mieux est d'en consommer une trentaine à 16 h qui est la bonne heure pour bien potentialiser ses bénéfices. On prends l'habitude d'acheter des fruits secs non salés... surtout si vous pour avez trop de bourrelets ou du cholestérol.

    ASTUCE: je vide le paquet dans une boîte en fer... lorsque j'ai consommé toutes les noix, il en reste toujours quelques miettes au fonds de la boîte. Je les récupère pour les ajouter dans mes pâtes (tomates ou nature ou en salade); cela donne du croquant!

     

     

  • Notre ami, le beurre

    Le pauvre, il est accusé de tous les maux: trop calorique, trop gras, trop riche en mauvais acides gras…

    Le beurre n’est pas nouveau dans l’alimentation de l’homme qui en mange depuis… plus de 4500 ans. Il est préparé à partir de la crème du lait. Il faut 20 litres de lait pour fabriquer 1 kg de beurre.

    Bien que fabriqué à partir du lait, le beurre ne fait pas partie du groupe des produits laitiers car il est dépourvu de calcium. Il appartient au groupe des matières grasses au même titre que la margarine, la crème fraîche et l'huile.

    Le beurre: sa richesse en vitamine A

    La vitamine A est un anti-oxydant qui joue un rôle important dans :

    - la vision crépusculaire: adaptation à l'obscurité,

    - le maintien en bon état de la peau et des muqueuses, en favorisant notamment la sécrétion de mucus, le renouvellement des couches externes de la peau,

    - la prévention des cancers de la peau,

    - la croissance osseuse et la synthèse de certaines hormones telle la progestérone,

     - la lutte anti-infectieuse et immunitaire...

    Une carence en vitamine A entraîne, à long terme, une dégradation de l’état général avec une plus grande susceptibilité aux infections virales, un vieillissement de la peau avec apparition prématurée des rides.

    Les besoins en vitamine A sont estimés à 600 µg pour la femme et 800 µg pour l’homme. Il fait partie des aliments les plus riches en vitamine A, après le foie (aux 100 g), mais il est utile de comparer cet apport avec d’autres aliments

    Apport en vitamine A d'autres aliments qui en sont les plus riches :

    - 1 noix de 10 g de beurre: 76 µg,

    - 1 tranche de 120 g de foie: 12000 à 18000 µg,

    - 1 œuf: 550 µg,

    - 1 verre de 200 ml de lait entier: 80 µg (contre 40 µg pour le lait demi-écrémé et 0 µg pour le lait écrémé),

    - 1 portion de 30 g de camembert: 82 µg.

    Pourtant, quel bonheur enfantin de mettre du bon beurre frais sur une tartine de très bon pain croustillant! J'adore: énorme, beaucoup!

    J'ai vu récemment un documentaire sur la 5 qui parlait du beurre: il avertissait des incroyables manipulations de l'industrie agro-alimentaires. Vous n'avez même pas idée!

    D'ailleurs, cela faisait frémir.... à dégoûter des plaquettes de tous poils!

    En conclusion, le journaliste disait que le meilleur beurre était celui qui était marqué AOP, moulé à la louche. Même le bio est plus ou moins trafiqué. Donc à exclure.

    Perso, depuis un an et demi, j'achète donc du beurre AOP, moulé à la louche.

    Si, à force de couper du beurre, le papier se déchire, faites comme moi: j'ai récupéré l'emballage de tablettes de chocolat achetées chez Lidel… cela me permets de re-emballer le beurre lorsque son papier est détérioré.

    Il faut dire que nous n'en utilisons qu'assez peu et pour que la tablette se conserve bien après la date indiquée sur l'emballage, ce papier chocolat est parfait. Il faut emballer soigneusement le morceau de beurre, éviter qu'il soit en contact avec l'air, le mettre dans une boîte à beurre, tant pis si elle est en plastique, et conserver au réfrigérateur; je le glisse sur la clayère la plus basse. N'emballez pas votre beurre côté extérieur du papier du chocolat.

    Bien sûr, il n'est pas tartinable dès la sortie du réfrigérateur, donc, le sortir une demi-heure minimum avant usage sur tartines.

  • Il a volé, a volé, a volé, l'orange du marchand!!!

    Riche en antioxydants et en vitamine C, l’orange a de nombreuses vertus santé.

    L’intérêt principal des agrumes pour la santé réside dans leur richesse en flavonoïdes, des composés de la famille des polyphénols. Ces antioxydants puissants agissent en synergie avec la vitamine C et les acides organiques. Les flavonoïdes et les composés aromatiques des écorces d’agrumes possèdent en outre une action protectrice vis-à-vis des veines et des capillaires. Ils sont utilisés à cet effet pour fabriquer des médicaments protecteurs des vaisseaux sanguins.

     L'orange a un apport énergétique modéré (45 kcal/100 g). Elle justifie parfaitement sa bonne réputation vitaminique : un fruit moyen (150 à 180 g net) couvre pratiquement la totalité de l'apport quotidien recommandé en vitamine C (80 mg pour l’adulte).

     Un apport particulièrement important l’hiver, la pleine saison de l’orange. C’est durant cette période que nous devons faire face aux agressions microbiennes et virales, à la fatigue et aux baisses de forme...

    Or, la vitamine C stimule les réactions de défense de l’organisme, en activant la formation des anticorps et l’activité phagocytaire des globules blancs. Elle intervient aussi dans la biosynthèse de l’adrénaline et des corticoïdes, les hormones du stress. C’est de cette façon que la vitamine C accroît la résistance aux agressions.

     Mais elle joue de plus un rôle important dans la synthèse cellulaire (notamment des tissus conjonctifs, des os et des cartilages), et dans l’absorption du fer : des processus dont le bon déroulement favorise également les défenses de l’organisme.

     Grâce à sa vitamine C, présente à un taux optimal et stable, l’orange contribue indéniablement à la sécurité vitaminique et à la bonne forme du consommateur.

     La teneur en vitamine C de l'orange est très stable : l'acide est en effet protégé par l'acidité du milieu (présence des acides organiques naturels du fruit) et par la peau épaisse qui constitue une protection efficace vis à vis de l'oxygène de l'air (qui détruit la vitamine C).

    Dans le temps, la diminution de la vitamine C est lente, et extrêmement faible : la perte ne dépasse pas 5 à 10% en général, même au bout de plusieurs semaines.

    Une aide en cas d’hypercholestérolémie familiale

    Des chercheurs ont montré que la consommation quotidienne de 750 ml de jus d’orange augmente le taux de cholestérol-HDL (le " bon " cholestérol) chez des personnes souffrant d’hypercholestérolémie [1] [1‘]. Lorsque le cholestérol-HDL s’élève, le risque cardiovasculaire diminue. Les chercheurs attribuent cet effet à un flavonoïde contenu dans l’orange: l’hespéridine. [2] .

     L’hespérédine est le principal flavonoïde de l’orange et se retrouve en grande quantité dans la partie blanche de la pelure et les membranes du fruit, ainsi qu’en plus petite concentration dans le jus et les pépins. [3]

     La teneur des agrumes en vitamine B9 (acide folique) permet aussi de prévenir les maladies cardiovasculaires. L’acide folique réduirait le taux sanguin d’homocystéine, un acide aminé apporté par les protéines et qui représente un des facteurs de risque de ces maladies. [4]

    Intéressante contre les cancers

    Comme tous les fruits et légumes, les agrumes, par leur richesse en antioxydants, permettent de prévenir les cancers. Ils semblent protéger plus particulièrement des cancers de l’estomac et du larynx. D’autre part, les terpènes des agrumes rendent plus efficaces les enzymes de détoxification contre les agents cancérigènes.

    Un anti-inflammatoire naturel?

    Grâce à ses flavonoïdes, l’orange a aussi un effet anti-inflammatoire sur l’organisme [5]. Chez les personnes qui souffrent de maladies comme la polyarthrite rhumatoïde, consommer des aliments riches en flavonoïdes serait en effet bénéfique.

    Une amie des os

    On peut manger des oranges sans risquer de se décalcifier. Et bien au contraire, l'orange est l'un des fruits qui fournit le plus efficacement du calcium à l'organisme. Dans l'orange, en effet, le calcium est relativement abondant (40 mg aux 100 g, au lieu de 5 à 15 mg dans la plupart des autres fruits). Par ailleurs, le rapport calcium / phosphore est de 2,5 ce qui est une valeur optimale pour la bonne utilisation du calcium. Enfin, la présence d'acides organiques (et en particulier d'acide citrique) joue également un rôle favorable sur l'assimilation calcique. Ainsi, l'utilisation biologique du calcium de l'orange apparaît voisine de celle du calcium du lait, modèle en la matière. De ce fait, l'orange ne peut que favoriser le bon statut calcique de l'organisme.

     Notre régime alimentaire, en apportant beaucoup de viande et de céréales, acidifie l’organisme. Or, les acides organiques des agrumes (qui leur confèrent leur saveur acidulée) possèdent paradoxalement un effet alcalinisant : en s’unissant à des minéraux comme le potassium, ils forment des bicarbonates qui compensent l’acidité du corps. Cette propriété des agrumes est particulièrement intéressante dans la lutte contre l’ostéoporose. Une forte acidité contraint en effet le corps à puiser du calcium dans les os pour conserver l’équilibre acide-base. Les agrumes permettent de contrebalancer l’effet acidifiant de notre régime alimentaire sans puiser dans nos réserves osseuses.

    Références :

    [1] Kurowska E. M. : HDL-cholesterol-raising effect of orange juice in subjects with hypercholesterolemia. Am J Clin Nutr. 2000 Nov ;72(5):1095-100.

    [1’] Cesar TB, Aptekmann NP, Araujo MP, Vinagre CC, Maranhão RCUILLÈRE Orange juice decreases low-density lipoprotein cholesterol in hypercholesterolemic subjects and improves lipid transfer to high-density lipoprotein in normal and hypercholesterolemic subjects. Nutr Res. 2010 Oct;30(10):689-94. doi: 10.1016/j.nutres.2010.09.006.

    [2] Kurowska EM, Spence JD, et al. HDL-cholesterol-raising effect of orange juice in subjects with hypercholesterolemia. Am J Clin Nutr 2000 November;72(5):1095-100.

    [3] Garg A, Garg S, et al. Chemistry and pharmacology of the Citrus bioflavonoid hesperidin. Phytother Res 2001 December;15(8):655-69.

    [4] Turati F, Rossi M, Pelucchi C, Levi F, La Vecchia CUILLÈRE Fruit and vegetables and cancer risk: a review of southern European studies. Br J Nutr. 2015 Apr;113 Suppl 2:S102-10. doi: 10.1017/S0007114515000148.

    [5] Joseph SV, Edirisinghe I, Burton-Freeman BM Fruit Polyphenols: A Review of Anti-inflammatory Effects in Humans. Crit Rev Food Sci Nutr. 2016;56(3):419-44. doi: 10.1080/10408398.2013.767221.

  • Mais, quel navet, celui-là!

    Les vertus santé du navet

    Le navet (Brassica rapa) fait partie des légumes crucifères comme le chou, le brocoli, le cresson... une famille de légumes connus pour leurs propriétés anti-cancer. De manière générale, les navets seraient, comme les légumes crucifères, bénéfiques contre le cancer et l’inflammation. Les rutabagas sont des légumes proches des navets, issus d’un croisement entre le navet et le chou.

    Propriétés anti-cancer

    Comme les autres crucifères, le navet apporte des antioxydants et des molécules soufrées qui ont indirectement des propriétés anti-cancer, les glucosinolates.

    Les effets anti-cancer des crucifères ont été vérifiés expérimentalement, mais toutes les études épidémiologiques chez l'homme n'ont pas montré de résultats positifs. On pense cependant qu'il est judicieux d'envisager la consommation de crucifères dans la prévention de plusieurs cancers comme le mélanome, le cancer de l'œsophage, les cancers de la prostate et du pancréas.

    Bons pour la santé cardiovasculaire

    Une portion de navet (130 grammes) apporte environ 250 mg de potassium un minéral important pour la santé cardiovasculaire, l'équilibre acide-base et la santé osseuse.

    Pauvres en calories

    Les navets sont peu énergétiques: par exemple, ils sont trois fois moins caloriques que les pommes de terre qu’ils peuvent aisément remplacer. 100 g de navet apportent aussi 1,5 g de fibres, sachant que les besoins quotidiens sont d’environ 25 g par jour pour un adulte.

    En cuisine

    Vous pouvez les utiliser crus, émincés dans des salades, ou cuits comme vous le feriez de pommes de terre: en cubes ou en purées.

    Dans un premier temps, enlever les filaments des racines et la base des feuilles.

    A l’aide d’un économe, peler le navet. Puis couper le navet en fonction de votre recette.

    Les modes de cuisson et le temps, selon la grosseur

    • 10 minutes à l’autocuiseur,
    • 10 minutes à la poêle ou au wok,
    • 30 minutes environ au four, par ex: un gratin avec pomme de terre, céleri-rave et navet.... arrosé de crème fraîche et saupoudré de râpé
    • 5 minutes dans l’eau bouillante pour le blanchir éventuellement avant de le râper cru pour la salade;
    • 20 à 25 minutes dans l’eau d'une casserole, pour une cuisson complète.

    Vous pouvez utiliser le navet dans beaucoup de préparations telles que :

    • Les soupes
    • Les purées
    • Grillé en accompagnement un poisson ou une viande, mais choisir des navets nouveaux de printemps;
    • En salade
    • En remplacement des pommes de terre dans les recettes légères

    Dans ma famille, on ne faisait jamais le pot-au-feu sans qu'il y ait au moins un navet assez gros ou deux petits. Pour faire passer un gout "méchant", l'avaler avec un bout de pomme de terre.

    Pour choisir un bon navet, il ne faut pas se contenter de le regarder, il faut également le prendre dans ses mains. Dans un premier temps, regardez le blanc du navet ainsi que la vivacité de son rose/violet. De plus il ne doit pas présenter de tâche brune, ni de blessure ou flétrissure. Un bon navet dégage une légère odeur mais sans que celle-ci soit forte ou piquante. Il peut être creux parfois, donc assez vieux.

    Pour bien le conserver, il est préférable de le placer dans le bac à légumes du réfrigérateur, de préférence dans un sachet perforé. Vous pouvez ainsi le garder 4-5 jours, mais c’est mieux de le consommer le plus rapidement possible pour éviter qu’il se ramollisse et se déshydrate, ne perde ses vitamines.....

     

  • Études sur l'huile d'olive et de ses bienfaits pour le cerveau

    Une étude montre que l’huile d’olive extra vierge pourrait prévenir plusieurs formes de démence

    L’amélioration de la fonction cérébrale est essentielle pour contrer les effets du vieillissement. Et selon une étude réalisée par des chercheurs de la Lewis Katz School of Medicine de Temple University (LKSOM) aux États-Unis, s’il y a une chose supplémentaire que chaque personne devrait envisager de faire pour garder son cerveau “jeune”, c’est d’ajouter de l’huile d’olive extra vierge à son régime alimentaire.

    L’huile d’olive extra vierge (ou EVOO, pour “extra virgin olive oil” en anglais) est un super aliment riche en antioxydants protecteurs des cellules et connu pour ses multiples bienfaits pour la santé, notamment pour aider à freiner les maladies liées au vieillissement, telles que les maladies cardiovasculaires.

    Des recherches antérieures, également réalisées à la LKSOM, avaient montré que l’EVOO préserve la mémoire et protège le cerveau contre la maladie d’Alzheimer.

    Et dans une nouvelle étude réalisée sur des souris, les chercheurs de la LKSOM montrent qu’il est possible d’ajouter à cette liste un autre groupe de maladies liées au vieillissement, les tauopathies, caractérisées par la formation progressive d’une forme anormale d’une protéine spécifique liée à la démence, la protéine tau, dans le cerveau.

    Ce processus conduit à un déclin de la fonction mentale, ou à la démence. Les résultats obtenus sont les premiers à suggérer que l’EVOO peut aider le cerveau à se défendre contre un type spécifique de déclin mental lié à la tauopathie, appelé démence frontotemporale. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Aging Cell.

    L’huile d’olive extra vierge pour lutter contre différentes formes de démence

    La maladie d’Alzheimer est en soi une forme de démence. Elle affecte principalement l’hippocampe, le centre de stockage de la mémoire dans le cerveau. La démence fronto-temporale affecte les zones du cerveau situées près du front et des oreilles. Les symptômes apparaissent généralement entre 40 et 65 ans et comprennent des modifications de la personnalité et du comportement, des difficultés de langage et d’écriture, une détérioration éventuelle de la mémoire et de la capacité à tirer des leçons des expériences vécues.

    Le Dr Domenico Praticò, titulaire de la chaire de recherche sur la maladie d’Alzheimer de la Scott Richards North Star Foundation, professeur aux départements de pharmacologie et de microbiologie et directeur du Centre Alzheimer du LKSOM, décrit ce nouveau travail comme une preuve supplémentaire montrant la capacité de l’EVOO à prévenir le déclin cognitif et à protéger les points de convergence des neurones, les synapses, éléments cruciaux de partage d’informations dans le cerveau.

    "L’EVO fait partie de l’alimentation humaine depuis très longtemps et présente de nombreux avantages pour la santé, pour des raisons que nous ne comprenons pas encore parfaitement", a-t-il déclaré. "La prise de conscience que l’EVOO peut protéger le cerveau contre différentes formes de démence nous donne l’occasion d’en apprendre davantage sur les mécanismes par lesquels elle agit pour favoriser la santé cérébrale".

    Dans le cadre de recherches antérieures portant sur un modèle murin, dans lequelles des souris étaient modifiées pour développer la maladie d’Alzheimer, l’équipe de Praticò a montré que l’EVOO fourni dans le régime alimentaire protégeait les jeunes souris de la perte de mémoire et des troubles de l’apprentissage à mesure qu’elles vieillissaient.

    Amélioration de la mémoire et de l’apprentissage et diminution des plaques amyloïdes

    Plus particulièrement, lorsque les chercheurs ont examiné le tissu cérébral de souris alimentées par EVOO, ils n’ont pas observé les caractéristiques typiques du déclin cognitif, en particulier les plaques amyloïdes, des protéines collantes qui saturent les voies de communication entre les neurones. En d’autres termes, le cerveau des animaux semblait normal.

    Dans le cas de cette nouvelle étude, des conséquences similaires ont pu être observées. En effet, l’équipe montre qu’il en va de même pour les souris conçues pour développer une tauopathie.

    Chez ces dernières, la protéine tau normale devient défectueuse et s’accumule dans le cerveau, formant des dépôts de protéines tau nocifs, également appelés “enchevêtrements”. Les dépôts de tau, similaires aux plaques amyloïdes dans la maladie d’Alzheimer, bloquent la communication neuronale et nuisent ainsi à la pensée et à la mémoire, entraînant une démence fronto-temporale.

    Les souris malades de l’expérience ont alors été soumises à un régime alimentaire supplémenté en EVOO à un jeune âge, comparable à environ 30 ou 40 ans chez l’Homme.

    Six mois plus tard, lorsque les souris avaient l’équivalent de 60 ans chez l’être humain, les gisements de tau nocifs avaient été réduits de 60% chez les animaux à risque de tauopathie, par rapport aux autres animaux non nourris à l’huile d’olive extra vierge. Les souris au régime EVOO ont également montré de meilleures performances lors des tests de mémoire et d’apprentissage que celles privées d’EVOO.

    Un fonctionnement plus sain des synapses

    Lorsque le Dr Praticò et ses collègues ont examiné le tissu cérébral des souris nourries avec de l’EVOO, ils ont constaté que l’amélioration de la fonction cérébrale était probablement facilitée par un fonctionnement plus sain des synapses, qui était associé à des taux plus élevés que la normale d’une protéine appelée Complexine-1. La Complexine-1 est connue pour jouer un rôle critique dans le maintien en bonne santé des synapses.

    L’équipe de recherche envisage à présent d’explorer ce qui se produit lorsque de l’EVOO est administrée à des animaux plus âgés, qui ont commencé à développer des dépôts de protéines tau et des signes de déclin cognitif, ce qui correspond plus étroitement au scénario clinique chez l’Homme.

    "Nous sommes particulièrement intéressés à savoir si l’EVOO peut inverser les dommages causés par la protéine tau et finalement traiter les tauopathies chez les souris les plus âgées", a ajouté le Dr Praticò.

    Source : Aging Cell