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  • Ne mangez plus de chorizo de cette marque

    Maltraitances animales: Colruyt et Delhaize réexaminent leur collaboration avec un fournisseur

    (Belgique)

    Les images qui montrent des cas graves de maltraitance ont été tournées par des membres de l'association internationale Animal Equality, au sein d'un élevage de cochons situé à Alhama de Murcia, dans l'est de l'Espagne. Il s'agit d'un producteur du fournisseur espagnol El Pozo, qui vend ses produits au groupe Colruyt et à Delhaize.

    L'organisation de défense des animaux belgo-néerlandaise, Animal Rights, a dès lors appelé les deux chaînes à retirer ces produits de la vente. Delhaize a fait savoir qu'une enquête avait été ouverte pour examiner précisément la situation. Tant que l'enquête est en cours, la collaboration est suspendue, a souligné l'entreprise.

    Viande retirée des rayons

    "La viande qui se trouve dans nos magasins est retirée des rayons. Les clients qui le souhaitent peuvent également ramener le produit", a expliqué le porte-parole de Delhaize Roel Dekelver. Colruyt a également immédiatement retiré la viande El Pozo de ses étals, a indiqué le groupe dans un communiqué.

    "Nous allons poursuivre le dialogue avec notre fournisseur afin de déterminer comment évoluera notre collaboration." Delhaize vend plusieurs produits en provenance d'El Pozo tandis qu'un seul produit se retrouve dans les magasins de Colruyt.

  • Des conseils pour préserver vos articulations

    Qu'il s'agisse de prévenir les problèmes articulaires si vous êtes en bonne santé ou de diminuer les douleurs si vous souffrez d'arthrose, voici 13 conseils issus de la recherche.

    Bougez

    Une articulation qui bouge est une articulation moins raide. Que vous soyez au travail, allongé en train de lire, assis devant la télé, changez souvent de position, levez-vous régulièrement de votre chaise et marchez, bougez les bras, étirez-vous, prenez quelques minutes pour faire le tour du pâté de maison, prenez l'escalier plutôt que l'ascenseur.

    Perdez quelques kilos

    Les kilos en trop exercent une charge supplémentaire sur les articulations, ce qui augmente le risque d’abîmer les cartilages; c'est surtout le cas pour les articulations du genou. Saviez-vous qu'une surcharge de 10 kg représente un poids de 40 kg par genou?

    En plus, un excès de graisses corporelles donne naissance à des substances inflammatoires qui peuvent aggraver les douleurs articulaires. La graisse abdominale en particulier est une source de cytokines pro-inflammatoires.

    Pas d’étirements avant un exercice

    Les spécialistes déconseillent de s’étirer avant un exercice: cela entraîne une rétraction musculaire, qui augmente le risque de déchirure. Chez les personnes qui souffrent d’arthrose, les étirements avant un exercice rendent les articulations plus susceptibles au risque de blessure. A la place, il existe des mouvements spécifiques à chaque activité physique, par exemple, décocher des coups de pied dans le vide avant de nager: cela échauffe les muscles et assouplit les articulations.

    Des exercices non traumatisants

    L'exercice est efficace pour freiner le développement de l'arthrose et soulager les douleurs. En prévention des troubles articulaires, les meilleurs exercices sont ceux qui exercent le moins de stress et d’impact sur l’articulation, comme la natation, le vélo, la musculation avec des poids légers.

    Musclez-vous

    Des muscles forts autour de l’articulation garantissent qu’elle sera mieux préservée. A l’inverse, les études montrent que les personnes qui ont des quadriceps faibles ont plus de risque de développer une arthrose du genou. Une augmentation même minime de la force musculaire se traduit par un bénéfice. La musculation se fait de préférence sur appareils, avec des poids légers et des mouvements lents.

    Des mouvements amples et complets

    Les articulations doivent être mobilisées dans toute leur amplitude pour éviter qu’elles se raidissent. Si vous souffrez d’arthrose, votre kinésithérapeute vous indiquera des mouvements quotidiens à effectuer.

    Renforcez votre ceinture abdominale et dorsale

    Des abdominaux plus forts améliorent l’équilibre général, ce qui diminue le risque d’atteinte articulaire de tous ordres. Pour adopter des exercices, efficaces, non traumatisants, vous pouvez consulter le livre de Christophe Carrio, Sculptez vos abdos.

    Adoptez une bonne posture

    Tenez vous droit, que vous soyez assis ou debout. Une bonne posture protège vos articulations de la tête au pied. La marche contribue à adopter une bonne posture si elle est rapide. La natation aussi contribue à une bonne posture.

    Articulations sensibles? Utilisez le froid ou la chaleur

    La glace est un antalgique naturel et gratuit. Elle diminue la douleur et les gonflements. Elle est surtout intéressante en fin de journée, lorsque les articulations ont été éprouvées par les mouvements et les déplacements. Si vos articulations vous font souffrir, appliquez de la glace dans un tissu pendant 20 minutes (pas de glace au contact direct de la peau). Un sachet de légumes surgelés peut aussi faire l’affaire, et il existe des poches froid/chaud que l'on peut laisser au réfrigérateur ou au contraire chauffer au micro-ondes. Car la chaleur peut aussi soulager les douleurs de l'arthrose. Mais dans ce cas, il vaut mieux l'appliquer au lever, pour réveiller l'articulation et la préparer à la journée.

    Malgré ce que vous racontent certains médecins: en cas de douleurs rhumatismales, il n'y a que l'aspirine qui vous aidera à combattre la douleur. La notice précise de ne pas dépasser un certain nombre de grammes par jour. Non, l'aspirine ne cause pas d'ulcères à l'estomac. C'est une vieille rengaine qui date d'avant les années 60: en ce temps-là, l'aspirine se présentait sous forme de petits cachets non-effervescents (la dilution effervescente n'existe qu'après les années 70); les petits cachets d'AVANT cette période, effectivement, pouvaient se nicher dans des petits replis de l'estomac, y stagner et causer des ulcères parce qu'ils ne se dégradaient pas assez vite. Si vous devez avaler plusieurs grammes par jour, prenez la précaution de délayer l'eau avant de l'avaler à l'aide d'une cuillère à café pour que l'aspirine se dissolve parfaitement.

    L'aspirine est toujours remboursée par la sécurité sociale: pourquoi à votre avis? parce qu'elle est indispensable à de nombreuses personnes au niveau cardiaque.

    Je vous dis et redis, insistez pour obtenir de l'aspirine par votre médecin; c'est un vrai médicament des douleurs articulaires. Sachez aussi qu'elle est très utilisée par les personnes atteintes de scléroses en plaques, (comme moi par exemple, c'est pour cela que je défends fortement ici, l'aspirine). Prenez les mêmes précautions que je le fais, à conditions bien sûr que vous ne soyez pas allergiques à l'aspirine. Plus bas de l'article, plantes naturelles pour vous aider à vaincre les douleurs.

    Procurez-vous toutes les gélules et tisanes sur ma boutique, ici:

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    S'il ne le sait pas, indiquez-bien à votre médecin que vous prenez de l'aspirine en auto-médication; évitez l'aspirine 8 jours avant intervention chirurgicale; indiquez à votre dentiste que vous prenez de l'aspirine si son intervention est d'arracher une dent; risque de saignements plus importants. Aux U.S.A., de nombreuses personnes incluent obligatoirement un cachet d'aspirine par semaine (ils sont dosés à 50 mg, on n'en trouve pas en France): pour eux, c'est une pratique normale d'hygiène. Pour eux, l'aspirine fluidifie le sang est empêche les caillots de causer des infarctus.

    Mangez du poisson

    Le poisson gras apporte des graisses de la famille Oméga-3 (EPA et DHA) qui ont des propriétés anti-inflammatoires. Les poissons intéressants sont le maquereau, le hareng, la sardine, le saumon, à préparer pochés, à la vapeur ou en marinade pour éviter les cuissons agressives qui altèrent ces acides gras. On trouve aussi ces bonnes graisses dans les crustacés et les coquillages.

    Une très grande quantité d'oméga-3 se trouve dans l'huile de foie de morue. Surtout, ne pas jeter cette huile, ni celle des sardines en boîte! Une autre option est la prise de capsules d’huiles de poisson ou d’acides gras d’origine végétale.

    Limitez les huiles de tournesol et de maïs

    Ces huiles apportent un excès de graisses de la famille Oméga-6 qui favorisent l’inflammation. On a besoin de cette famille d’acides gras, mais sans excès. On peut remplacer ces huiles par de l’huile de colza, plus équilibrée (pour l’assaisonnement) et l’huile d’olive (pour l’assaisonnement et la cuisson), ou une huile très Oméga-3 comme le mélange cameline-colza-olive.

    Plus d'épices dans votre cuisine

    Le gingembre et le curcuma pourraient diminuer les processus inflammatoires articulaires. A utiliser en vrac en cuisine (ou sous la forme de complément alimentaire en gélules) pour mettre toutes les chances de votre côté. N'oubliez pas de poivrez suffisamment: le poivre potentialise 10 fois plus le curcuma. De son côté, le poivre contient une molécule fortement anti-inflammatoire.

    Des suppléments nutritionnels contre les douleurs articulaires

    Le sulfate de glucosamine et d’autres substances comme la S-adénosylméthionine (SAMe), mais aussi des plantes comme l’harpagophytum ou la griffe de chat peuvent améliorer les douleurs articulaires de l’arthrose. Toutes les études ne montrent pas cela, mais il existe pour ces substances des données prometteuses qui peuvent justifier de les essayer. Faites des macérations de tisanes de prêle, laurier, thym, romarin, bouleau, bambou et reine des près et buvez-en au moins 4 tasses minimum par jour pour en recueillir les bienfaits.

     

  • La Daurade à Toulouse

    Toulouse, la Vierge Noire

    Le IIIe siècle est marqué par le martyre de saint Saturnin, premier évêque de Toulouse en 250. Cet évènement marque le début de la conversion de la ville au christianisme. Saint Saturnin refusant le culte romain est condamné à être attaché au jarret d'un taureau. D'après la légende du saint, il est entraîné par la bête depuis le forum vers l'extérieur de la ville jusqu'à ce que la corde se rompe. C'est après avoir franchi les remparts de la ville par la porte de la Porterie (aujourd'hui située sur la place du Capitole), qu'elle se casse dans la campagne environnante. Le souvenir de ce martyre et de cet emplacement sont matérialisés par le nom donné à la rue: la rue du Taur. Cette légende est aussi à l'origine du nom du quartier de Matabiau, c'est à cet endroit que les bouviers auraient tué le fameux taureau. Deux sœurs, les saintes Puelles se sont occupées d'ensevelir le corps de saint Saturnin à l'endroit où il est tombé.

    Peu de traces ou de monuments romains sont parvenus jusqu'à nous. Un tronçon de rempart est visible place Saint-Jacques près du palais Niel et des restes de l'amphithéâtre de Purpan sont des témoins de cette époque. Cela s'explique en grande partie par le matériau principal des constructions romaines qu'est la brique. Contrairement à d'autres villes romaines construites en pierre de taille, Toulouse a été obligée d'utiliser la glaise de la vallée pour fabriquer des briques pour ses constructions. Or la brique est un matériau beaucoup moins résistant que la pierre. Les nombreuses reconstructions successives ont été faites à partir et sur les anciens bâtiments romains. Aujourd'hui, la base des édifices romains et des aménagements urbains sont enfouis sous 3 à 5 m du pavé toulousain. Dernièrement, la construction du métro de Toulouse a permis de faire avancer les connaissances sur l'antique Toulouse.

    Le culte de la Vierge a été initié à Éphèse, en 431. C'est peut-être l'une des raisons de la construction de l'église de la Daurade, dédiée à la Vierge Marie représentée sous la forme d'une vierge noire. En effet, connue aujourd'hui sous le nom de " basilique de la Daurade " à cause de ses mosaïques à fonds dorés, l'église est d'abord appelée “basilique Sainte-Marie de Toulouse". Son nom provient d'une mosaïque en or qu'elle renfermait: "Deaurata" qui veut dire couverte d'or.

    Elle est intégrée au IXe siècle à un monastère bénédictin. Au XIe siècle, l'église, restée dodécagonale, est prolongée par une nef romane. Elle est rattachée à l’abbaye de Moissac en 1077, et le monastère est augmenté d’un cloître. La coupole est détruite en 1703, alors qu'elle menaçait de s'écrouler. Un dôme est alors posé en 1760, entamant un peu plus la solidité des murs. En 1761, mal entretenue, toute l'église romane doit être démolie. Un projet de reconstruction débuté en 1764 est arrêté afin de permettre la construction des quais de la Garonne par l'architecte Saget en contrebas, et sur lesquels l'implantation de la basilique débordait.

    Le nouveau projet était ambitieux. Il s'agissait de reproduire la basilique Saint-Pierre de Rome. Neuf ans plus tard, on modifia les plans, et on opéra une rotation et une translation de l'ensemble. Ainsi, le chœur de la basilique primitive, qui était bâtie sur les vestiges du temple romain, se situe aujourd'hui sous le transept. Les travaux furent interrompus par la Révolution. L'église fut consacrée basilique par le pape Pie IX en 1876, soit deux ans avant la basilique Saint-Sernin. Elle ne fut réellement terminée qu'en 1883.

    Aujourd'hui, la Daurade abrite les restes du poète Pierre Goudouli, dont la statue orne le centre du jardin de la place Wilson.

    Les Vierges noires sont des effigies féminines qui appartiennent à l’iconographie du Moyen Âge européen. Elles figurent généralement la Vierge Marie, mais certaines d'entre elles représentent également Sara la noire ou sainte Anne. Elles tirent leur nom de leur couleur sombre, souvent limitée au visage et aux mains. La plupart d'entre elles sont des sculptures produites entre le XIe et le XVe siècle, mais parfois aussi des icônes de style byzantin des XIIIe et XIVe siècles. On trouve parmi elles de nombreuses Vierges à l’enfant. La majorité des 450 à 500 recensées se rencontre dans le bassin méditerranéen occidental, domaine de l'art roman, avec une concentration importante dans le sud de la France où on en compte 180. La Vierge noire de Częstochowa est, par sa localisation, un exemple atypique. Bien que des musées en conservent, la plupart des Vierges noires sont placées dans des églises et certaines suscitent des pèlerinages importants.

    Les Vierges noires romanes ont inspiré de nombreuses imitations ultérieures. À côté des Vierges, il existe en France une autre sainte noire, sainte Sarah, patronne des gitans, Roms, chez qui elle est connue comme Sara e Kali (Sarah la noire). Sa statue se trouve dans la crypte de l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône). On trouve bien sûr des Vierges noires dans les régions du monde où vivent des populations à peau sombre, bien que leur couleur ait alors une signification clairement différente de celle des Vierges européennes.

     A suivre

     

  • Vertiges: bon à savoir

    Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) est le plus fréquent des vertiges. La Haute autorité de santé (HAS) et le Collège de la masso-kinésithérapie (CMK) viennent de publier des recommandations sur les démarches diagnostiques et thérapeutiques face à un VPPB.

    Ces recommandations insistent sur le fait que les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes qui n’ont pas suivi de formation spécifique sur le sujet doivent réorienter tout patient présentant un VPPB vers un professionnel formé, voire un médecin ORL spécialisé en otoneurologie (diagnostic des vertiges) dans certains cas compliqués.

    Outre une revue des différents tests de diagnostic et manœuvres thérapeutiques utilisables selon le ou les canaux semi-circulaires responsables du VPPB, ces recommandations insistent sur l’importance de l’éducation des patients, en particulier ceux souffrant d’un risque aggravé de chutes, dû à l’âge ou à d’autres affections.

    L'HAS publie des recommandations sur le diagnostic et le traitement du vertige positionnel paroxystique bénin

    L'HAS publie des recommandations sur le diagnostic et le traitement du vertige positionnel paroxystique bénin

    Le vertige positionnel paroxystique bénin, le plus fréquent de tous les vertiges

    Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) implique un ou plusieurs canaux semi-circulaires.

    Déclenché par les changements de positions de la tête, c'est un vertige rotatoire (impression que la pièce et les objets qu'elle contient se mettent brusquement à tourner autour de soi) qui persiste moins d'une minute. Il est associé à un nystagmus ainsi que, plus rarement, à des nausées, voire des vomissements.

    Le VPPB débute plutôt entre 50 et 70 ans, les femmes étant deux fois plus touchées que les hommes. Sa prévalence annuelle est de 1,6% (prévalence au cours de la vie: 2,4%).

    Chez un tiers des patients, le VPPB disparait spontanément en une semaine. C'est le plus fréquent de tous les vertiges.

    Le plus souvent, ce vertige n'est pas lié à une pathologie

    Le VPPB est le plus souvent idiopathique (sans cause identifiée).

    Plusieurs facteurs de risques sont néanmoins signalés: antécédent de traumatisme crânien, maladie de Ménière, neuronite (ou névrite) vestibulaire, antécédent de VPPB ou maladie sévère systémique.

    Des petits cristaux de carbonate de calcium appelés otoconies, ou otolithes

    Deux théories existent pour expliquer les symptômes:

    - la théorie de la cupulolithiase propose que des fragments d'otoconies (petits cristaux de carbonate de calcium, également appelés otolithes) détachés de l'utricule (partie centrale de l'oreille interne) se fixent à la cupule des canaux semi-circulaires,

    - la théorie de la canalolithiase postule que ces otolithes flottent librement dans le canal.

    Le traitement du VPPB est clinique et dépend notamment du canal semi-circulaire impliqué.

     De nouvelles recommandations de la HAS et du CMK

    En décembre 2017, la Haute autorité de santé (HAS) et le Collège de la masso-kinésithérapie (CMK) ont publié des recommandations sur les démarches diagnostiques et thérapeutiques face à un vertige positionnel paroxystique bénin.

    Ces recommandations insistent sur le fait que les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes qui n'ont pas suivi de formation spécifique sur le sujet doivent réorienter tout patient présentant un VPPB vers un professionnel formé.

    Les nouvelles recommandations proposent de formuler la prescription de kinésithérapie de la façon suivante : « Bilan-diagnostic kinésithérapique, manœuvres thérapeutiques pour vertige positionnel et contrôle si nécessaire » (grade C).

    Le recours systématique au neurologue dans certains cas

    Dans certains cas, ces professionnels formés à la prise en charge du VPPB doivent néanmoins référer leur patient à un médecin ORL formé au diagnostic et à la prise en charge des vertiges (otoneurologie):

    en cas de céphalées, diplopie, ataxie, acouphènes, otalgie, cervicalgies et/ou tout autre signe neurologique;

    en cas de nystagmus spontané :

    nystagmus spontané torsionnel et vertical,

    nystagmus s'inversant selon la position du regard,

    nystagmus s'inversant spontanément,

    nystagmus spontané sans vertige ;

    en cas d'apparition, immédiatement après la manœuvre déclenchante, d'un nystagmus qui dure quelques minutes, de vitesse constante sans paroxysme et ne s'accompagnant pas d'une sensation de vertige ;

    en cas d'évolution inattendue.

    Face à une suspicion de VPPB, un interrogatoire précis est indispensable

    Le diagnostic de VPPB se pose devant un vertige ou une sensation rotatoire positionnelle déclenché au lever, au coucher ou au lit à dominante matinale avec une tendance à l'amélioration dans la journée, et associé à un nystagmus.

    Les recommandations de la HAS et du CMK insistent sur la nécessité de mener un interrogatoire adapté pour repérer un vertige pouvant être d'origine périphérique et de préciser les circonstances de déclenchement.

    Afin de mettre en évidence l'origine du VPPB, idiopathique ou secondaire, il est suggéré d'identifier si les vertiges sont apparus à la suite d'un événement traumatique dans l'histoire du patient, tels qu'un traumatisme, une maladie virale ou une manipulation cervicale.

    Identifier le ou les canaux semi-circulaires impliqués

    En termes de fréquence, le VPPB du canal semi-circulaire postérieur compte pour 80 à 90% des cas, celui des canaux semi-circulaires horizontaux (latéraux), pour 10 à 20% des cas, et 1-2% des cas seulement pour l'atteinte du canal semi-circulaire antérieur (supérieur).

    Des cas particuliers existent :

    VPPB présentant des formes multicanalaires ou bilatérales,

    VPPB ressenti mais sans nystagmus visible,

    conversion de canal.

    Selon les recommandations de la HAS et du CMK, l'exécution du test de Dix-Hallpike et du test positionnel rotatoire couché permet d'identifier le ou les canaux semi-circulaires incriminés (déclenchement d'un nystagmus positionnel typique dépendant du canal impliqué).

    Diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire postérieur, le plus fréquent

    Selon les recommandations de la HAS et du CMK, concernant le diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire postérieur :

    le test de Dix-Hallpike est le premier test de référence pour son diagnostic (grade A) ;

    le diagnostic est posé quand ce test provoque un vertige associé à un nystagmus torsionnel géotropique, vertical supérieur, épuisable et paroxystique, apparaissant après un temps de latence (grade B).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire postérieur

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire postérieur, il est recommandé d'utiliser :

    la manœuvre de repositionnement des canalithes d'Epley (grade A) ;

    ou la manœuvre libératrice de Sémont et al. (grade B) ;

    en cas de persistance et de typicité des symptômes après exécution d'une première manœuvre (évaluées en répétant le test de Dix-Hallpike), il est recommandé de répéter plusieurs fois la manœuvre sur une même séance, si les conditions physiques et le ressenti du patient le permettent. (grade C).

    Les manœuvres d'Epley et de Sémont et al. ont été adaptées pour permettre au patient de les auto-administrer. Néanmoins, il n'y a pas assez de preuves pour recommander ou réfuter ces auto-traitements (grade C).

    Diagnostic du VPPB du canal semi-circulaire horizontal

    Concernant le VPPB du canal semi-circulaire horizontal:

    il est diagnostiqué quand le vertige associé à un nystagmus horizontal est provoqué par le test positionnel rotatoire couché avec une flexion légère de la tête et lorsque le sens du nystagmus s'inverse lors du changement de rotation de la tête (grade C) ;

    il est recommandé de positionner la tête en antéflexion de 30 degrés pour déterminer le côté affecté dans les canaux horizontaux (accord d'experts).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire horizontal

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire horizontal, la HAS et le CMK recommandent d'utiliser:

    la manœuvre de Lempert et Tiel-Wilck (dite de Barbecue ou Bar-b-que) ou la manœuvre de Gufoni et al. (grade A) ;

    l'état des connaissances ne permet pas de recommander ou réfuter l'utilisation de la manœuvre de Vannucchi-Asprella pour cette forme de VPPB (grade C) ;

    il est recommandé d'utiliser la manœuvre de Gufoni et al. pour convertir une forme agéotropique de VPPB du canal semi-circulaire horizontal en forme géotropique (grade A).

    Traitement du VPPB du canal semi-circulaire antérieur, le plus rare

    Pour traiter le VPPB du canal semi-circulaire antérieur, la HAS et le CMK proposent trois manœuvres :

    la manœuvre de Yacovino et al. ;

    la manœuvre d'Epley ;

    la manœuvre modifiée d'Epley.

    L'état des connaissances est insuffisant pour recommander ou réfuter les différentes manœuvres proposées, mais celles de Yacovino et al. et d'Epley semblent être les plus couramment utilisées (grade C).

    Suivi et éducation des patients atteints de VPPB

    Les cliniciens peuvent réévaluer les patients atteints de VPPB dans un délai d'un mois après une période initiale d'observation ou de traitement pour confirmer la résolution des symptômes et orienter vers un médecin spécialiste en cas d'évolution non attendue (grade C).

    Selon les experts de la HAS et du CMK, les patients doivent être informés sur les mécanismes et la bénignité du VPPB, mais aussi sur le risque accru de chutes, notamment pour les personnes âgées, fragiles, et présentant des facteurs de risque spécifiques.

    Les patients doivent également être informés au sujet des symptômes atypiques (perte auditive subjective, troubles de la marche, vertiges non positionnels, nausées, vomissements, etc.), ainsi que sur leur  possible persistance et le risque de récidive après résolution des principaux symptômes.

    Enfin, les patients doivent savoir qu'il n'y a pas de médicament pour traiter le VPPB : les manœuvres sont le seul traitement.

    Pour aller plus loin

    Les recommandations de la HAS et du CMK

    “Vertiges positionnels paroxystiques bénins: manœuvres diagnostiques et thérapeutiques“, Recommandations de la HAS et du CMK, décembre 2017.

    Sur VIDAL.fr

    Sources : HAS (Haute Autorité de Santé)

  • Régime sans gluten: un régime à risque

    Alors que la mode du sans gluten n’en finit plus de se répandre, des voix commencent à se faire entendre, interrogeant le bien-fondé de cette nouvelle tendance. Ainsi, un article du Huffington Post, intitulé "La revanche du gluten, accusé de tous les maux ", ironise sur " ces stars et autres auteurs de best-sellers" devenus obsédés par les prétendus méfaits du gluten".

    On trouve même maintenant des préservatifs sans gluten", s’amuse le journaliste Grégory Rozières, qui poursuit: " On lit un peu partout que se libérer de ce composant va améliorer notre santé, par exemple en réduisant le risque de maladies cardiaques. Une croyance qui vient du fait que les personnes atteintes de maladie cœliaque ont un risque plus élevé́ de problèmes de ce type".

    "En cinq ans, l’industrie du sans gluten a convaincu près de 30% de la population américaine que le gluten était mauvais ", constate pour sa part le docteur Laurent Alexandre dans L’Express. Dans sa chronique, il s’insurge avec raison contre ces "épidémies de comportements alimentaires irrationnels promus par les marchands de peur " qui " éloignent la population des vrais enjeux de santé publique". En premier lieu l’obésité́, à l’origine d’une baisse de l’espérance de vie outre-Atlantique qui affecte même la population blanche peu diplômée.

    Un régime à risques

    Si ce n’est que d’après plusieurs études scientifiques, l’éviction du gluten pour les personnes qui ne sont pas réellement intolérantes pourrait au contraire poser de sérieux problèmes.

    Telles sont les conclusions d’une étude parue début mai 2017 et réalisée sous la direction du Dr Andrew Chan de la Harvard Medical School de Boston (Mas- sachusetts). Son équipe a travaillé à partir des données issues de la Nurses’ Health Study et de la Health Professionals Study, deux vastes études prospectives conduites aux Etats-Unis sur 110000 personnes, dont 64000 femmes et 45000 hommes, pendant 24 ans (entre 1986 et 2010).

    Sur les 6600 cas environ de maladies cardiovasculaires recensés au cours de cette période, les chercheurs constatent que le risque de maladie coronarienne est signicativement plus faible chez les plus grands consommateurs de gluten, avec un écart de 13% par rapport à ceux qui en consomment le moins.

    Ce qui s’expliquerait par les déséquilibres alimentaires induits par l’exclusion du gluten. Les auteurs concluent en effet que les plus basses consommations de gluten étaient associées à des niveaux de consommation peu élevés de céréales complètes, connues pour leur effet protecteur contre le risque cardiovasculaire. Et d’ajouter: " La promotion de régimes sans gluten chez les personnes sans maladie cœliaque ne devrait pas être encouragée".

    Des propos que confirme le Dr Jean-Louis Thillier, spécialiste en hépato-gatro-entérologie: "Le blé et les produits à base de blé apportent en effet une contribution substantielle à l’apport alimentaire en protéines, en fibres alimentaires, en minéraux (en particulier en fer, en zinc et en sélénium), en vitamines, en phytochimie et en énergie. (...)

    Nous sommes nombreux à pointer les risques potentiels de carences ou de problèmes de transit pouvant découler d’une diète sans gluten, surtout issue de l’industrie agroalimentaire ", note le spécialiste. Nicoletta Bianchi, diététicienne à la consultation de nutrition clinique du CHUV, à Lausanne, met en garde contre certains additifs, tels que des produits liants, des gommes de guar ou de xanthane, principalement utilisés " pour remplacer l’élasticité que confère le gluten à la texture d’un aliment ".

    Enfin, d’après l’observation d’une récente étude de chercheurs espagnols présentée au 50e congrès de la Société européenne de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatrique, de très nombreux produits sans gluten sont plus gras, plus sucrés et ont une composition nutritionnelle plus faible que leur équivalent avec gluten.

    Toutes ces différences pourraient expliquer pourquoi le risque de diabète est, lui aussi, plus important chez les personnes consommant peu de gluten. C’est en tout cas ce que suggère une étude rendue publique par l’Americain Heart Association en mars dernier.

    https://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/sante/regime-sans-gluten-a-risque