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  • L'abricot?

    L’abricot représente une source remarquable de provitamine A (ou bêta-carotène), qui se transforme dans l’organisme en vitamine A. Cette vitamine est nécessaire à la croissance, au bon état de la peau et des muqueuses, ainsi qu’à la vision crépusculaire.

    Elle possède des propriétés détoxicantes et anti-oxydantes reconnues, et joue un rôle efficace dans la protection contre le cancer et le vieillissement cellulaire. Elle augmente également la résistance aux infections. Son action est donc précieuse et diversifiée.

    L’abricot est un fruit tout à fait intéressant pour la couverture de ce besoin vitaminique : 100 g (2 petits abricots) fournissent 1,5 à 3 mg de bêta-carotène, ce qui correspond pratiquement à 50% de l’apport conseillé pour l’adulte.

    A noter que la grossesse, la prise de pilule contraceptive, l’usage du tabac augmentent le besoin de vitamine A et de son précurseur. Dans tous ces cas, la consommation d’abricot s’avère particulièrement utile.

    Sa richesse en caroténoïdes (qui sont anti-inflammatoires, antioxydants) en fait un allié potentiel contre le cancer du sein et pour protéger les yeux de la dégénérescence maculaire liée à l'âge. Le bêta-carotène de l'abricot pourrait également être utile pour lutter contre la toxicité hépatique de l'alcool selon une étude indienne de 2012.

    Avec l’abricot, on bénéficie d’un apport très important de potassium : 259 mg aux 100 g (le besoin minimal est estimé à 500 mg/100 g, et la consommation habituelle moyenne à 2 ou 3 mg). Egalement appréciable, la teneur en fer, cuivre et magnésium.

    Tous ces minéraux sont à privilégier chez ceux qui ont une activité musculaire élevée, en particulier les sportifs. L’abricot (frais ou séché, d’ailleurs) constitue pour eux un fruit très bien adapté à leurs besoins. Il contribue à la recharge minérale avant la compétition (recharge d’autant plus nécessaire que l’effort est intense, prolongé, et qu’il fait chaud) ; il s’intègre utilement à la ration de récupération (qui doit être riche en potassium, pour permettre une bonne élimination des toxines de fatigue).

    Lorsqu’il est consommé  “mûr à point“, l’abricot est un fruit délicieux et parfaitement digeste. Son assimilation est favorisée par sa consistance tendre et moelleuse, et par sa saveur légèrement acidulée qui stimule les sécrétions gastriques. Ses fibres, très bien tolérées, sont bénéfiques pour le fonctionnement intestinal (les pectines, abondantes, ont des vertus régulatrices sur le transit : elles aident à lutter contre une paresse intestinale, et sont bien supportées même des intestins sensibles).

    L’abricot fait d'ailleurs partie des premiers fruits que l’on peut servir aux bébés: tout d’abord poché et finement passé, puis simplement écrasé (et éventuellement mélangé à un petit suisse ou à du fromage blanc).

    Sachez que l'abricot est le seul fruit qui ne mûrit pas: donc, évitez d'acheter ceux qui sont encore un peu vert.

    Je préfère les abricots du Gard car ils sont bien rouges, mais la saison dure peu. Si vous les avez laissés trop longtemps et qu'ils semblent un peu mous, faites un lait à l'abricot.

    Lait à l'abricot.

    Choisissez 4 à 5 abricots assez mûrs par personne

    Dans le mixer, mettre les abricots dénoyautés et un grand verre de lait. Mixez, c'est tout.

    Bon d'accord, vous pouvez rajouter une goutte de cannelle ou de vanille. Un peu de miel si vous insistez.

    Les miels les meilleurs: lavande, thym. Ce sont des miels antibiotiques que vous pouvez même comme certains hôpitaux français, déposer sur une plaie pour qu'elle cicatrise plus vite.

    Et SURTOUT, n'achetez que des miels BIO de France. Vérifiez bien sur le code barre qu'il est indiqué 3 sinon, c'est une escroquerie; un bon miel est cher… les miels trafiqués ne sont pas cher…. Un bon miel doit être Label Rouge. Il doit être en POT DE VERRE.

    J'ai vu un documentaire sur la 5 concernant le miel et j'ai été horrifiée par les manipulations dégueu… pas d'autres mots de miels provenant de l'étranger.

    Donc, je répète: pot de verre, miel Label Rouge de FRANCE et miel cher, cela fera la différence.

  • Petits croissants feuilletés à la saucisse de Toulouse

    Pour 6 personnes

    8 saucisses de Toulouse fines

    1 pâte feuilletée du commerce étalée en rond et à l'huile d'olive

    1 jaune d'œuf ou, pour ne pas gaspiller, un peu de lait

    3 Cuillères à café de moutarde, 1 petit pot de ketchup maison

    Préchauffez le four à 200°.

    Faites griller les saucisses quelques minutes

    Déroulez ensuite la pâte feuilletée sur un plan de travail fariné. Étalez 3 cuillères à café de moutarde. Puis, coupez en triangles comme pour couper une tarte ou un gâteau.

    Enroulez la pâte autour des saucisses en formant des croissants. Faites cuire au four pendant 15 minutes après avoir badigeonné du lait

    Verser le ketchup maison dans un petit bol, et accompagner des mini-croissants.

    Le ketchup maison, c'est tout bonnement de la sauce tomate du jardin avec 4 ou 5 morceaux de sucre pour 100 g de sauce.

    Bien sûr, il vaut mieux ne pas avoir de poignées d'amour pour faire son ketchup maison!

    Bien évidemment, rien n'interdit de mettre du piment d'Espelette dans votre sauce maison!

  • La langue française est menacée

    (depuis longtemps, note de la rédactrice)

    Il est à craindre qu’après avoir lu ce titre, certains lecteurs ne soupirent: " Encore cette rengaine! "
    Espérons néanmoins qu’il demeurera beaucoup de braves pour m’emboîter le pas. Car, l’heure est tragique. De fait, j’aurais dû écrire: "  Jamais la langue française n’a été autant menacée de destruction ". Passées les objurgations d’Etiemble sur le franglais, finie la loi Toubon sur la protection du français, votée mais jamais appliquée. Désormais, l’abîme nous guette.

    Pourquoi?
    D’abord, parce que les médias audiovisuels ont considérablement renforcé leur influence sur les populations. Je parle d’influence mais c’est d’emprise qu’il s’agit. Ils l’ont portée à un niveau sans précédent dans l’Histoire. Du matin au soir et même, du berceau au cimetière, un individu lambda est bombardé par une multitude d’images, d’émissions, de publicités, de vidéos, de films, de débats, de reportages qui modèlent sa façon de voir les choses, mais aussi sa façon de s’exprimer. Limitons-nous au domaine du langage; que constate-t-on?

    Un fait accablant.
    La démultiplication de ces flux audio-visuels gigantesques ne s’accompagne plus, comme ce fut longtemps le cas, d’un strict contrôle de la qualité du français utilisé. Tout au contraire, le Léviathan médiatique qui pèse sur nos vies, véhicule une langue appauvrie, rabougrie et saturée d’anglicismes.
    Quelques exemples pour fixer les idées:
    – Les mots sujet et souci sont constamment utilisés comme synonymes de problème. Qui n’a entendu dire ces temps-ci: "y a pas de souci" pour dire: "Pas de problème"? Or ces trois mots ont des sens différents. Cet usage absurde a été imposé par les médias dont la puissance tentaculaire a propulsé cette erreur au niveau national et même international en deux temps trois mouvements.
    – Les journalistes se croient trop souvent obligés d’annoncer qu’ils vont "décrypter" l’information ; il suffirait de dire qu’ils vont l’analyser. (décrypter est un synonyme de décoder.)
    – Le participe passé dédié a remplacé consacré à ou destiné à. On vous parlera donc d’un emplacement "dédi“" à l’accueil des voyageurs ou d’un personnel " dédié " à la sécurité. Les médias ne reculant devant rien ont même imposé une salle " dédiée " sans complément ce qui signifierait donc une salle particulière, et même des fonctionnaires "dédiés", comprendre: spécialisés. Le tout au mépris des dictionnaires et des notions étymologiques les plus élémentaires.

    De telles âneries sont constamment propagées et imposées par les médias. Rappelons que dédier a originellement un sens religieux et qui a évolué vers l’idée d’attribuer un lieu, un objet, un livre, en hommage à une personne, ou à une divinité.
    La cause de ces impropriétés à la limite du barbarisme est facile à éclairer: la déficience de l’enseignement du français dans nos écoles. Elles produisent des millions de jeunes gens n’ayant qu’une connaissance approximative, fort médiocre de la langue nationale.

    À ce défaut majeur s’ajoute le fléau d’un certain snobisme qui porte des locuteurs francophones à truffer leurs phrases de mots anglais. Ce phénomène est bien connu: il consiste à parsemer leurs propos d’un semis de termes empruntés à la langue de Shakespeare afin de "laisser entendre" – tout est là – que cette langue n’a pas de secret pour eux. C’est là pur enfantillage et sans doute l’explication complète est-elle plus compliquée, mais baste, que c’est irritant!

    Quelques exemples pour fixer les idées:
    – Une grande publicité pour le Ricard… born (né) à Marseille;
    – Le coronavirus faisant des ravages, les plus hautes autorités évoquèrent à la télévision des clusters. Ce mot désigne -en anglais- un massif de fleurs, un bouquet d’arbres, un régime de bananes, un pâté de maisons ou un groupe d’îles. Pourquoi diable le substituer au terme français foyer infectieux, parfaitement clair?
    – Durant cet épisode, j’entendis, toujours sur les petits écrans, un médecin s’inquiéter de la vulnérabilité des personnes âgées. Il déclara benoîtement ceci: "on peut craindre un "strike" (choc) dans les Ehpad".
    Ces sottises et ces faux sens ne datent pas d’aujourd’hui. En 1950 déjà, j’entendais des professeurs expliquer qu’en anglais to control ne signifiait pas contrôler mais dominer ou maîtriser. "Pas grave", diront certains.
    ET pourtant! La traduction de birth control est à l’origine d’un faux sens qui s’est perpétué à ce jour. En français correct, contrôle des naissances signifie stricto sensu vérification des naissances. Or, en anglais, birth control signifie maîtrise de la fécondité et l’on aurait dû le traduire ainsi. Entre ces deux expressions, on admettra qu’il y a plus qu’une nuance.

    Le problème ne se limite pas à des traductions bancales, il y a pire. L’emploi de mots anglais dans la phrase française atteint une densité frappante. Qui n’a déjà entendu des phrases du genre: " il faut booster les process pour éviter un gap"?
    En français régulier, il est pourtant plus simple de dire: " il faut renforcer l’action pour éviter un écart…" (tenu pour trop grand). L’ennui est que pour beaucoup de Français: booster, process, gap, ne sont déjà plus des mots anglais. D’aucuns vous diront, en toute bonne foi, qu’ils les ont toujours entendus. Le mal est fait. Hélas! Il ne sera pas sans conséquence. Nous verrons lesquelles.
    Et alors? Que faire?

    Nous le verrons aussi prochainement.

    Jean Monneret

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  • Roulés feuilletés au saumon fumé

    Inutile de faire de la pâte feuilleté, on en trouve dans tous les hypermarchés mais, SVP, achetez de la pâte feuilleté au beurre, la plus chère du rayon: Vous le valez bien!

    Achetez du saumon fumé au feu de bois ET label rouge

    Marre de la saumure chimique!

    Pour 4 personnes

    1 pâte feuilletée; 2 à 3 tranches de saumon fumé

    12 feuilles de basilic frais, 1 jaune d’œuf pour la dorure ou quelques goutes de lait, c'est plus économique

    Pour la sauce béchamel :

    1 cuillère à soupe de beurre fondu;  2 cuillère à soupe de farine

    25 cl de lait; Sel, poivre, noix de muscade

    Commencez par préparer la béchamel en faisait fondre le beurre dans une casserole. Ajoutez la farine et bien mélanger. Lorsque cela commence à faire de petites bulles d'écume, versez le lait petit à petit, tout en mélangeant la sauce.

    Remuer jusqu’à épaississement de la béchamel. Salez, poivrez et ajoutez la muscade. Laissez refroidir.

    Abaissez la pâte feuilletée à l'aide d'un rouleau à pâtisserie s'il s'agit d'un parvé. Garnir la pâte en étalant la béchamel, le basilic et enfin le saumon fumé. Refermez en roulant la pâte en cornet. Piquez avec un cure-dent en bois et réservez 2 heures au congélateur.

    Ensuite, coupez en escargots de 1 à 2 cm de côté.

    Badigeonner de jaune d’œuf battu ou de lait pour la dorure. Enfourner pendant 25 minutes à 180℃.

    Se consomme plutôt chaud ou tiédi