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Occitan - Page 9

  • Le parlé toulousain... celui des natifs de Toulouse - 4

    Voyelles

    i -  Le i se prononce comme en français : un nis (un nid).

    u - Le u se prononce aussi comme en français (et non "ou" comme en espagnol !) : la luna (la lune).

    a - Le a tonique garde la même prononciation qu’en français: un pastre (un berger).

     Il se prononce " o " en majorité, lorsqu’il est en fin de mot (ou suivi d’un s) : trenta cadièras (trente chaises).

    è Le è se prononce " ouvert ", tout comme en français : un castèl (un château).

    e En revanche, le e qui ne comporte pas d’accent se prononce " é " comme dans été : negre (noir).

    o - Le o se prononce "ou": un ostau (une maison).

    ò -  Avec un accent grave, il reste prononcé "o" : un estilò, un bòsc (un stylo, un bois).

    Groupes de voyelles

    Diphtongues Lorsque deux voyelles se suivent à l’écrit, on prononcera les deux à l’oral selon la prononciation indiquée plus haut: una glèisa, un peis, lo coide (une église, un poisson, le coude).

    Le u dans une diphtongue va se transformer en " ou " exceptionnellement: una taula, lo teulat (une table, le toit).

    Triphtongues Lorsqu’il y a trois voyelles qui se suivent, on prononce les trois successivement: nuèit (nuit), fiau (fil), ieu (je, moi).

    Consonnes particulières

    lh Le groupe de consonnes lh se prononce comme dans le français de " escalier " : una fuèlha (une feuille).

    nh Le groupe de consonnes nh est l’équivalent du " gn " en français : una castanha (une châtaigne).

    Selon les régions et les variantes, on trouvera différentes expressions et traductions d’une même idée.

    À vous de reconnaître ou de choisir celle qui vous convient ou que l’on dit chez vous.

    M

    Macarel, macaréou: exclamation de surprise occitane, "maquereau"

    Macaniche: exclamation de surprise, euphémisme pour "macarel"

    Maché: meurtri (en parlant d'une partie du corps)

    Madur: idiot, flasque

    Mafre: avoir de la malchance

    Maille: exclamation d'étonnement, équivalent à "encore" (Maille ce truc?!) Prononcer "Maï" ou "May"

    Malfiso: attention!

    Manatchaille: bande d'enfants bruyants

    Main'nant, mainant : maintenant

    Malle: coffre de voiture

    Manche: un PV. Peut être conjugué "je me suis fait mancher"

    Manon (con de): interjection. Bonne ou mauvaise surprise : "Oh con de manon!" équivalent à "Nom de Dieu!" ou "Noundidiou!"

    Marmuser: murmurer, marmonner

    Mascagner: travailler mal ou avé difficulté, abimer, mal faire

    Mastoc: mal fait; peut se dire aussi pour quelque chose d'imposant et dense ("c'est mastoc")

    Me fa caga: (le s se prononce parfois) "tu me fais chier"

    Mèfle: interjection équivalente à "merde!"

    Mèque: morve

    Merci pla : merci beaucoup (va pla: ça va - prononcer ba)

    Mescladis: mélange

    Mila diou: mille dieux (expresion d'enervement)

    Milledieux: exclamation voir "millo-dioùs"

    Millo-dioùs: exclamation d'énervement. Occitan "milla dius", "mille dieux"

    Minje: manger; minje sebe: “si ce qu'on te donne ne te plais pas, mange toi un oignon!"

    Mirgue, mirguette: petite souris; fluet, petit-e, minuscule

    Morfale: qui mange avidement

    Moucadou: mouchoir

    Mouner: bouder

    Mounil: nombril; expression: “sans poupes ni mounil“: fille squelettique

    Mourmouner: parler dans sa barbe

    Mournifle: gifle

    Mouscaille: mouche

    Mouscaillou: petite mouche, moucheron

    Moussec: morceau de papier servant de projectile

    Moussèg: morsure

    Mousséguer: mordre

     

    N

    Nifler: renifler

    Ninou: chéri/e, petit nom amoureux, affectueux : "Bonjour ninou!"

    Noundidiou: Interjection. Déformation de "Nom de Dieu!"

     

    O

    Oh con ! expression de surprise

    Oreillettes: sorte de gâteau du Mardi-Gras ou Noël, fin et croustillant

    Ouéler: puer; “quek sa ouele“

     

    P

    Pas bésef: pas trop

    Palichot, -te: pâlichon

    Pandourel: pan de la chemise (s'emploie quand il dépasse !) voir panjorle

    Paquétas: gros paquet

    Parer: présenter (une assiette par exemple)

    Pastaga: pastis

    Pas tròp: (prononcer pass' tropp') "pas beaucoup", "pas trop"

    Patàc: coup

    Patane: patate

    Patchéguer: toucher, tripoter quelque chose avec les mains

    Pataquès: quelle histoire!

    Pauvrot, -te / pauvret, -te, : pauvre dans le sens de malheureux

    Pec, -gue, pegot, -te, pégas, -se : idiot, insensé

    Pégalou: petit récipient

    Pegou: petit idiot

    Pègue: colle, se dit aussi de la salive que l'on pose par exemple sur le papier à cigarette avant de le rouler ("mettre de la pègue")

    Péguer: coller, être gluant

    Pégueux, -se: collant, poisseux

    Pélòi: avorton, miséreux

    Peillaròt: (vieilli) chiffonnier. Le peillaròt passait dans les rues de Toulouse en gueulant "peillaròtttt," et rajoutait parfois peillarottt, peaux de lapin!"

    Peille, peillot, peyot: chiffon. Le diminutif "-ot" ajoute un aspect plus vieux et de moindre importance, expression: "s'habiller comme un peillot", une serpillère.

    Penjorle: ça pend

    Pintre: peintre, bon à rien

    Piotte n.f. dinde, insulte féminine: idiote. De l'occitan piòta, dinde

    Penon à cochon: enclos d'élevage vivrier

    Pénou: petit pied

    Pensi que : "je pense que"

    Penso té: exclamation: émettre un doute: tu parle! pense-toi!!

    Pépiot: "cynique, insolent"

    Per bézé: "pour voir" - s'utilise pour marquer la curiosité

    Périr : se gâter (pour un fruit)

    Pesquer : pêcher. Le sens figuré est plus utilisé : attraper quelqu'un ou un objet

    Pét : coup

    Pétarel: vélomoteur bruyant

    Pétas: chiffon

    Pétasser : repriser

    Pétassou: cordonnier ou petit chiffon

    2: pièce de tissu pour ravauder ou raccommoder

    Pétoche: peur - "avoir la pétoche"

    Pigne: petit coup /coup de poing “mamm, me suis fais un pigne au genou!"

    Pigné : a reçu un petit coup, "ma voiture est pignée" (ou "bugnée")

    Pignoufle: personne craintive, timide

    Pijoler: rire de bon cœur

    Pinfle: caillou se dit aussi pour une personne qui reçoit un gros coup (de poing) ou une amende: "J'ai pris un pinfle.

    Pinjolu: se dit pour un "pauvre type"

    Pinjo-lung: désigne une chose ou un vêtement qui pend longuement. Expression d'origine occitane (penjar : pendre ; lung : long)

    Pimpanelo ou pimparelle: jeune femme rusée, dégourdie

    Pinté: ivre

    Pirol (e): imbécile, idiot. D'origine occitane (piròl : fou)

    Pissadou : 1. pot de chambre, urinoir (mot francisé). D'origine occitane (pissador, prononcer pissadou) 2. Grand verre.

    Pissagne: urine (importante). D'origine occitane (pissanha, prononcer pissagno)

    Pissarel-le: petit enfant qui vient de faire un très gros pipi

    Pissou: petit pipi (enfantin)

    Pitchou, -ne : petit, -te

    Pitchounet, -te: tout petit

    Pitchous (les ~) : les enfants

    Plancarte: pancarte. D'origine occitane (plancarda: pancarte, panneau)

    Pla content: "très content", "très satisfait"

    Plâtras: plat ou assiette bien remplis de nourriture, plâtrée

    Plastra: cf. plâtras

    Platas: grand plat

    Plèje: pluie

    Plier: ranger (" plie les assiettes dans le buffet ")

    Poche: sac en plastique, personne qui boit beaucoup et souvent

    Pogne: grosse main. D'origine occitane (ponh : poing; ponha: force du poignet, poigne)

    Pompette: ivre. D'origine occitane (pompar: s'imprégner d'un liquide)

    Poupe: sein. D'origine occitane (popa, prononcer poupo)

    Poupous: seins

    Pousque: poussière. D'origine occitane (posca, prononcer pousquo)

    Poussoussou: avoir les yeux comme des poussoussous, les yeux rouges du matin

    Poutingues: remède, drogue, potion, par extension mauvais remède. D'origine occitane (potingua, prononcer poutinguo)

    Poutou: un baiser. D'origine occitane (poton, prononcer poutou). Se dit souvent pour un bisou affectueux

    Poutounade: faire plein de bisous à quelqu'un

    Poutouner, poutounéjer: donner plein de baisers

    Pudent: puant. On pense à l'odeur désagréable que dégagent les punaises

    Putain: particule énonciative soulignant le caractère affirmatif de la phrase

     

     

  • EXPRESSIONS TOULOUSAINES - 3

    G

    Gafet, -te: apprenti ; par extension, jeune enfant

    Gaillac et Rabastens (être entre): être quelque peu éméché

    Galéjer: exagérer (en racontant n'importe quoi)

    Galetas: combles, grenier en général

    Ganarre: une cuite

    Gargamelle: gorge, gosier. De l'occitan garga et gargaméla;

    2: quelqu'un d'avide, gros mangeur; insulte: grosse gueule

    Gagne: l'œil qui coule et suppure

    Gavé: trop, beaucoup

    Giscler: jaillir

    Gitane, gitous, gitounes, plus péjoratif gitanas: la méfiance populaire envers les gitans fait désigner ici quelqu'un de mal habillé, pas propre

    Gnac, nom masculin, morsure, coup de dent. De l'occitan nhac. Avoir le gnac, la gnaque: avoir le mordant, "la pêche".

    Gnaquer: mordre à pleines dents. De l'occitan nhacar (prononcer gnacà) “me suis fait gnaquer par un gous“ (se prononce gouz = chien)

    Gonze, gonzesse: individu quelconque

    Goutéjer: tomber goutte à goutte

    Gouyat, -te : jeune garçon, jeune fille, adolescent-e. De l'occitan gojat-e

    Gouz: chien

    Grandas, -se : adolescent trop grand pour son âge

    Groulle: vieille chaussure (grolle)

    Guindoul: sexe masculin

     

    H

    Hildépute!: expression de surprise marquée, d'indignation. De l'occitan (gascon) hilh de puta, "fils de pute", mais jamais employé dans ce sens.

     

    I

    Ingaounaousser: avaler de travers, s'étouffer

     

    J

    Jaune: pastis, au café toulousain, commandez un jaune!

    Jès: abréviation de Jésus employée en exclamation

     

    K

    Kakine: Crotte de nez

     

    L

    Lagagne (s) : chassie, impureté(s) ou saleté(s) dans le coin des yeux

    Légagnouze (s): chassie, impureté(s) ou saleté(s) dans le coin des yeux

    Laouzéto: alouette (oiseau)

    Lauzet: s'affaler en glissant (vient de la lauze, ardoise, matériau glissant lorsqu'il est mouillé); prononce laouzet

    Loufe: un pet

    Loufer: péter

    Longagne: long. “Quelle longagne!" personne lente, qui met du temps

     

     

    Voyelles

    i -  Le i se prononce comme en français : un nis (un nid).

    u - Le u se prononce aussi comme en français (et non "ou" comme en espagnol !) : la luna (la lune).

    a - Le a tonique garde la même prononciation qu’en français: un pastre (un berger).

     Il se prononce " o " en majorité, lorsqu’il est en fin de mot (ou suivi d’un s) : trenta cadièras (trente chaises).

    è Le è se prononce " ouvert ", tout comme en français : un castèl (un château).

    e En revanche, le e qui ne comporte pas d’accent se prononce " é " comme dans été : negre (noir).

    o - Le o se prononce "ou": un ostau (une maison).

    ò -  Avec un accent grave, il reste prononcé "o" : un estilò, un bòsc (un stylo, un bois).

    Groupes de voyelles

    Diphtongues Lorsque deux voyelles se suivent à l’écrit, on prononcera les deux à l’oral selon la prononciation indiquée plus haut: una glèisa, un peis, lo coide (une église, un poisson, le coude).

    Le u dans une diphtongue va se transformer en " ou " exceptionnellement: una taula, lo teulat (une table, le toit).

    Triphtongues Lorsqu’il y a trois voyelles qui se suivent, on prononce les trois successivement: nuèit (nuit), fiau (fil), ieu (je, moi).

    Consonnes particulières

    lh Le groupe de consonnes lh se prononce comme dans le français de " escalier " : una fuèlha (une feuille).

    nh Le groupe de consonnes nh est l’équivalent du " gn " en français : una castanha (une châtaigne).

    Selon les régions et les variantes, on trouvera différentes expressions et traductions d’une même idée.

    À vous de reconnaître ou de choisir celle qui vous convient ou que l’on dit chez vous.

     

  • Revue pyrénéenne

    "Montagnes Pyrénées, vous êtes mes amours...

    Halte-là, les montagnards sont là!"

    Chant ancien

    L'Occitanie, c'est, aussi, cette superbe chaîne de montagnes.

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    La Revue pyrénéenne est un des plus anciens journaux traitant des Pyrénées. Ce trimestriel est issu du bulletin fondé en 1877 par la section du Sud-Ouest du Club alpin français (CAF). Il a été rebaptisé Revue pyrénéenne en 1952. Rédigé par des bénévoles et sans aucun but lucratif, ce magazine de montagne est édité par une association, "Les Amis de la Revue pyrénéenne" (Larp), émanation des Clubs alpins français du Grand Sud-Ouest. Avec pour slogan" Les Pyrénées par ceux qui les vivent", la Revue pyrénéenne a pour but "de promouvoir les activités humaines, culturelles, sportives, scientifiques ou autres concernant la chaîne pyrénéenne ou son environnement".

    À l'instar des sports de montagne, qui se sont démocratisés, la revue est aujourd'hui loin de l'esprit élitiste qui prévalait à ses origines il y a 130 ans, à l’image de ceux qui pratiquaient l'alpinisme "à savoir des notables. Les assemblées générales du CAF à cette époque là étaient assez surprenantes avec des membres tous en costume cravate!"

    Se faisant le reflet du pyrénéisme sous toutes ses facettes, numéro après numéro, la Revue pyrénéenne actuelle alterne récits de courses hivernales ou estivales, topos de randonnées, escalade, ski de randonnée, VTT ou autres, portraits de pyrénéistes d'hier tel Henry Russell et d'aujourd'hui à l'instar du créateur du site de topos Mariano, de personnages pyrénéens comme Eugénie à Mounicou, présentation de la faune et de la flore. De l'ours en passant par le projet contesté d'aménagement de la Vallée de La Gela dans les Hautes-Pyrénées ou les gravures de vulves en Ariège6, elle se fait aussi régulièrement l'écho des polémiques qui émaillent la vie de la chaîne. Un espace est réservé aux "expéditions lointaines" menées par des Pyrénéens. La Revue pyrénéenne ouvre aussi ses pages aux personnes étrangères à la chaîne mais qui partagent la même passion (Belges7, Anglais, Polonais, etc), poursuivant la tradition d'ouverture qui caractérise depuis son origine le pyrénéisme.

    Tous les trois mois, la Revue pyrénéenne propose également une sélection de livres sur les Pyrénées, parmi les nouveautés à paraître.

    À raison de 44 pages format 21 sur 29,7 sur papier glacé en partie en quadrichromie, la Revue pyrénéenne publie quatre numéros par an: un en juin (été), un en octobre (automne), un en décembre (hiver) et un en mars (printemps).

    Périodicité: trimestriel – Diffusion: 5000 ex. (2011)

  • Un pour tous, tous pour un!

    Armagnac!

    Pourquoi choisir l'Armagnac?

    Premièrement, parce qu'il vient du pays des mousquetaires, vous savez, le sacré bretteur nommé D'Artagnan?

    Et puis, parce que “le bonheur est dans le pré“, on vous l'a assez baratiné.

    Et que mon meilleur ami vient du Gers: aussi, chaque année, lorsque lui et son épouse nous invitent pour Noël et Pâques et autres fêtes, c'est un vrai festival gastronomique du coin! Ha! croyez-moi, le repas français au patrimoine de l'Unesco: que oui, c'est exact…. quand nous sortons de table…. pas besoin d'aller chez Mac Machin; le vent d'autan, il peut râler tout ce qu'il veut: il ne nous emportera jamais! L'apéritif préféré de mes amis: c'est le floc de Gascogne et pour finir le pantagruélique repas, un p'tit coup d'Armagnac pour réchauffer le foie avant de rentrer…. Savoir que JP est natif du village où est né l'Armagnac et le floc… moi, je ne me casse pas la tête: je le crois sans peine.

    Et pourquoi aussi aimer l'Armagnac? parce qu'à force d'aimer les produits gastronomiques français, mon jeune ami japonais Yoshi m'a répondu, à la question: tu préfères quelle région et qui t'a le mieux accueilli en France (moi, je me suis dis, c'est Toulouse, bien sûr!) et bé non, il m'a dit: le Gers. Ouche! ça m'a fait un peu mal…. mais, il m'a dit: il n'y a que toi qui m'a invité sous son toit dans toute la France.

    Youpi, je suis la plus aimable et gentille des Toulousaines d'abord, et Françaises ensuite!

    Heu, nous avons connu Yoshi dans le regretté restaurant La Régalade tenu par le chef Norbert El Bèze qui faisait le meilleur cassoulet toulousain, après moi bien sûr! Bonne retraite, mon ami.

    Yoshi est un jeune japonais de 31 ans (maintenant) qui a fait au moins 3 tours de France des régions gastronomiques…. même que, l'an passé, il a réussi à convaincre sa maman de visiter le marché de Noël de Strasbourg. En cette fin décembre, je lui prépare un colis de bons produits du sud-Ouest car il ne peut pas revenir par ici avant au moins un an…

    Comme il a vécu de très nombreuses années aux USA, cette année, le traitre! il a été passer plusieurs mois revoir ses amis des USA.

    Coucou Yoshi! (je sais qu'il lit ce blog toulousain)!

    Donc, le petit topo économique ci-après ne vous fera pas de mal d'être déposé dans les archives de votre savoir.

     

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    Raisin Folle Blanche

     

     

    L’Armagnac est une Appellation  d’Origine Contrôlée (AOC) délimitée par trois zones de production. Le bas-Armagnac, le Haut-Armagnac, la Ténarèze.

    Les dénominations commerciales de l'Armagnac

    On trouve aussi sur le marché des Armagnacs portant des dénominations spéciales, comme le Trois Etoiles (***), le V.S.O.P., le Hors d'Age, le X.O... Par exemple, le "Hors d'Age" est un mariage d'eaux-de-vie dont la plus jeune a vieilli sous bois pendant plus de dix ans.

    Les millésimes de l'Armagnac

    Le Millésime (10 ans minimum), spécificité armagnacaise, correspond exclusivement à l'année de récolte mentionnée sur l'étiquette (1934, 1965, 1976,...).

    Vers une simplification.

    A partir de 2010, les producteurs et vendeurs d'Armagnac ont décidé de tendre à une simplification des catégories d'âges sur leurs étiquettes

    La production d'Armagnac représente 1 bouteille toutes les 3 secondes (compteur) soit 6,6 millions de bouteilles, dont la grande majorité est exportée dans le monde entier et notamment en Chine et en Angleterre.

    Les ventes de bouteilles d'Armagnac représentent 7 bouteilles par minutes.

    Avec 6,6 millions de bouteilles vendues, les ventes d'Armagnac avaient atteint un record en 2008

    L'Armagnac, déjà vendu dans plus de 100 pays s'est lancée à la conquête de la Chine qui est en passe devenue en 2012 le plus gros acheteur à l'étranger de cette eau-de-vie à la robe couleur or ambré produite dans le sud-ouest de la France. Le client "historique" reste la Grande-Bretagne, en 2008.

    Par ailleurs, une part de l'armagnac est utilisée dans des produits annexes (floc de Gascogne, pruneaux à l'armagnac...), mais celle-ci baisse au profit de la vente en bouteilles, plus intéressante en valeur ajoutée: cette dernière est en effet passée de 54% à 66% de 2008 à 2012.

    Les ventes d'Armagnac en Chine: 25.000

    En 2010,  il s'est vendu 25.000 bouteilles d'Armagnac en Chine. Un nombre qui pourrait atteindre 250.000 en 2011, soit à peu près autant qu'en Russie. Mais en chiffre d'affaires, la Chine est plus importante car  les Armagnac qu'importent les Chinois sont plus âgés et donc plus chers.

    Les exportations vers la Chine sont passées de 125 hectolitres d'alcool pur (hlAP) en 2010 à 935 hlAP en 2011 et le phénomène continue de s'amplifier en 2012. Hong Kong a également nettement accru ses importations d'armagnac entre 2010 et 2011: de 292 à 505 hlAP.

    Distillé depuis plus de 700 ans, l'Armagnac vend quelque 3,5 millions de bouteilles (en 2008) un peu partout dans le monde pénétrant récemment des pays comme le Brésil, la Biélorussie ou la Zambie.

    En 2010 le premier importateur d'Armagnac a été la Russie, et début 2012 ce pourrait être la Chine, selon le président du Bureau national interprofessionnel de l'Armagnac (BNIA), Pierre Tabarin.

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    Vignes à Castelnau d'Ausan

  • Petits poutous deviendront grands

    Poutou toulousain: un baiser. D'origine occitane (poton, prononcer poutou). Se dit souvent pour un bisou affectueux

    Chez l’enfant ce besoin de contact avec les lèvres remonte aux premières heures de la vie, quand il commence à se nourrir au sein. Les lèvres jouent un rôle important dans la tétée et sont les zones érogènes du corps les plus facilement accessibles mais c’est au cours de l’évolution de l’homme que les lèvres ont pris toute leur importance dans les relations sociales.

    Dans les temps anciens, quand la mère constatait que l’abondance de son lait diminuait, elle avait pour mission de nourrir à tout prix son enfant et elle pratiquait une pré-mastication des aliments qu’elle transférait directement dans la bouche de son enfant, geste primordial et vital qui se transforma plus tard en baiser romantique. Durant ces mêmes temps reculés, on considérait que le souffle et la parole, sortant tous deux de la bouche, étaient l’expression de l’esprit ou de la personnalité profonde, sinon de l’âme, et le baiser était une façon de rapprocher physiquement les âmes. Enfin, le baiser implique une série de mécanismes sensoriels et physiologiques instinctifs, comme l’odorat, qui agissent directement sur le cerveau. Il ne faut pas oublier de signaler que la salive de l’homme contient de la testostérone qui participe à l’apparition du désir sexuel chez la femme. J’ai écrit un article sur le transfert de bactéries au cours d’un baiser, un processus somme toute anodin, beaucoup plus anodin que de serrer la main de dix personnes étrangères par simple politesse !

    L’enfant est donc " conditionné " au baiser très tôt dans sa vie et recherchera tout naturellement le contact des lèvres plus tard. L’importance du baiser est d’autant plus indéniable qu’une étude a montré qu’un " baiser mal vécu " était souvent le point de départ d’une rupture amoureuse chez 60% des garçons et les deux tiers des jeunes filles étudiant à l’Université de New-York à Albany ayant participé à cette étude. Un baiser mal vécu peut très prosaïquement signifier une trop grande similitude entre les complexes majeurs d’histocompatibilité de chacun des partenaires. Le baiser permet en effet de détecter, par un mécanisme encore inconnu, que la descendance sera d’autant mieux armée sur le plan immunologique que la différence entre les complexes majeurs d’histocompatibilité (MHC) de chacun des partenaires sera plus marquée. Très curieusement, les femmes prenant des pilules anticonceptionnelles sont incapables d’établir une préférence entre MHCs de leurs partenaires avec qui elles échangent des baisers, observation qui a conduit à considérer que les anticonceptionnels dupaient l’ensemble de l’organisme et pas seulement le processus de reproduction.

    Pour conclure, un baiser romantique fait vibrer l’organisme qui ressent alors la sensation très particulière qu’englobe l’expression " tomber amoureux " et c’est sur cette seule observation, largement suffisante, qu’on peut affirmer que le baiser est le préliminaire majeur au rapprochement physique entre deux êtres, un comportement remontant aux premiers instants de notre vie …

     

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