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  • Pour ceux qui n'ont pas de four: la pizza à la poêle

    La préparation de la pâte

    Pour la pizza à la poêle il y a deux manières de procéder. Soit on achète une pâte à pizza toute faite en supermarché mais vérifié qu'elle soit réalisée avec du beurre; méfiez-vous de la mention “avec du beurre frais“ qui ne veut rien dire. Le beurre, s'il n'est pas frais du frigo, cela devient de l'huile! (ou trouvez une pâte en pizzéria ou demandez de la pâte à pain à votre boulanger). On étale manuellement la pate sur une planche.

    Soit on fabrique soit même sa pâte à pizza. Dans ce cas, dans un récipient, on verse de la farine et de la levure de façon à ce que le mélange forme un petit tas au milieu duquel on perce un trou. On y verse des œufs, de l’huile d’olive et du sel.

    Puis on mélange tout cet ensemble à l’aide d’une spatule en bois ou pour une pâte bien homogène, passer le tout au mixer. Attention, la pâte ne doit être ni trop liquide (comme celle de la pâte à crêpe), ni trop sèche. En effet, il faut pouvoir étendre à la main la pâte obtenue. Toutefois, s’il s’avère que l’on a trop forcé sur le liquide, on peut faire l’impasse sur l’étirement de la pâte pour tout de suite la verser dans la poêle.

    La cuisson

    La cuisson de la pâte est une étape primordiale dans la réalisation d’une pizza à la poêle. Cela signifie que les garnitures doivent être déjà cuites au moment de les disposer sur la pâte. D’ailleurs, il en est de même pour la face de la pâte qui reçoit la garniture: elle doit être cuite.

    Pour ce faire, pendant que l’on étale la pâte à pizza, on met à chauffer une poêle en tôle de fer. Si vous l'avez bien “culottée“, elle n'attachera pas la pâte. Si vous utilisez une poële antiadhésive, c'est que vous n'avez pas lu mes dossiers contre les poisons en cuisine sur mon site:

    Vous pouvez préalablement huiler légèrement cette poêle. Une fois la pâte bien étalée, on la dispose sur la poêle et on recouvre celle-ci. On laisse cuire pendant une dizaine de minutes sur un feu doux. Pendant ce temps, la pâte va progressivement prendre du volume et la face contre la poêle va dorer.

    Au bout de 10 minutes, on retourne la pâte pour faire cuire l’autre face. Comme vous avez retourné la pâte comme une crêpe, elle se présente un peu cuite, (pendant que l’autre côté cuit), on étale la sauce tomate puis on place les garnitures. La pizza est définitivement cuite au bout de 10 autres minutes.

    Pour finir, il faut préciser que pizza au four et pizza à la poêle n’ont pas le même goût. Tout comme la pizza au feu de bois est, au niveau gustatif et aromatique, différente de celle cuite au four électrique ou à gaz. On ne peut dire laquelle de ces trois formules est le meilleur, car le goût est surtout une question de subjectivité.

    Cependant, si vous prenez la précaution d'éviter la poêle antiadhésive votre pizza aura le goût le plus rapproché qui soit de votre préférée.

    Pour la retourner, utiliser un plat très plat; ou bien, une autre poêle de même diamètre mais là, je trouve idiot d'avoir deux poêles de même diamètre… prenez une poêle d'un diamètre inférieur: genre 26 celle de la cuisson, 24 celle de retournement. Si vous prenez la taille au-dessus, vous risquez de glisser et faire dis-jointer l'ensemble et de tomber votre pizza.

    J'utilise cette méthode, fin de printemps, été et début automne car, dans ma villa, il fait très chaud durant cette période…. vous savez, ces nouvelles maisons qui doivent retenir la chaleur et ne pas la laisser sortir.

    Ma sauce tomate: je fais revenir des oignons bien bruns, je met une conserve de tomates du jardin, un morceau de sucre, du thym, du laurier, du romarin. Je ne sale pas car nous avons supprimé le sel supplémentaire depuis 28 ans; ma pate à pizza (faite maison) est raisonnablement salée.

    J'étale dans sur la pâte qui est retournée dans ma poêle et par-dessus, j'émiette une buchette de fromage de chèvre qui est l'un des fromages préférés de ma fille. Parfois, je saupoudre d'un peu d'origan bleu. Laisser cuire à feu doux au moins 10 minutes et servir chaud.

  • Velouté de pommes de terre-châtaigne

    Vous pouvez remplacer par des patates douces

    Pour 4: 600 g de pommes terres (ou patates douces) en morceaux, 200g de châtaignes, 25 cl crème fluide; 1 cuillère soupe échalote; 1 pincée 4-épices, 1 filet huile de noisettes; 1 litre de bouillon ou de l'eau avec cube; sel, poivre; beurre ou huile de colza

    Faites revenir rapidement l'échalote dans une sauteuse, ajoutez les châtaignes, la crème fraiche, le bouillon, les pommes de terre. Avant de mouiller aux bouillons, récupérez 4 châtaignes pour le service.

    Monter le feu à moyen, couvrez et laissez cuire 30 minutes après avoir ajouté, sel, poivre et 4-épices.

    Mixez le tout une fois cuit (si vous avez eu la bêtise d'acheter un bol mixer en plastique, il vaut mieux attendre que le bouillon aie bien refroidi si vous ne voulez pas que les produits chimiques de l'appareil passent dans la soupe!)

     

    voir mes conseils et astuces ici: www.tradi-cuisine.com

     

    Mixez bien pour une soupe assez épaisse, lisse et onctueuse. Au moment de servir, arroser du filet d'huile de noisettes (on ne doit jamais faire cuire l'huile de noix ou de noisettes, jamais de jamais) dans chaque bol et posez si vous voulez de la chantilly de crème fraîche salée.

    Écrasez chaque châtaigne avant de les disposer sur la soupe.

     

  • Champagne

    Comment le champagne a-t-il, contre toute attente, atteint un tel prestige pour devenir le symbole festif par excellence dans le monde entier?

    Qu’est-ce qui a fait d’un simple vin, cultivé dans une région viticole plutôt médiocre, l’une des icônes les plus célèbres et les plus féériques d’aujourd’hui? Comment le champagne a-t-il, contre toute attente, atteint un tel prestige pour devenir le symbole festif par excellence dans le monde entier? Aucune fête, anniversaire, mariage, contrat d’affaires, événement sportif ou exposition artistique ne saurait être parfait sans champagne. Si ses mystérieuses bulles ne suffisent pas à tout expliquer, comment le champagne est-il devenu l’emblème de la fête?

    Examinons les 250 années de marketing avant-gardiste du champagne et ce qu’elles nous révèlent sur l’image en constante évolution du champagne et son rôle dans la culture de la consommation. La renommée impérissable du champagne est née de quatre temps de mythification. Ils ont façonné son identité nationale et les archétypes qui accompagnent sa consommation à l’époque moderne. Cette fabuleuse histoire d’image de marque nous offre une leçon de marketing. Elle permet de comprendre le pouvoir de la mythification collective en matière de connexion et de reconnexion des marques au tissu culturel de la société.

    Le mythe de l’origine

    À l’origine, la Champagne était plus connue pour son commerce de la laine que pour ses vins. Région viticole la plus septentrionale, son terroir n’était pas considéré comme adapté à la production de bons vins. La production était souvent offerte comme cadeau promotionnel aux acheteurs de laine.

    Ce sont les moines bénédictins qui ont commencé à améliorer la qualité des vins régionaux pour les vendre. Ils avaient besoin de fonds pour leurs monastères. Mais, contrairement à ce que l’on prétend souvent, ils n’ont pas "inventé" le champagne. Ce n’est que bien plus tard que Pierre "Dom" Pérignon (1635–1713), qui dirigeait un monastère à Reims, fut inscrit dans le "mythe de l’origine". Une stratégie promotionnelle élaborée pour souligner les notions de patrimoine, d’authenticité et de racines attachées au champagne et faire face à un marché toujours plus concurrentiel.

    Mais alors, qui a inventé le champagne? Hé bien… personne. Les bulles se forment naturellement dans certaines circonstances. Le champagne a réellement pris son essor quand les producteurs de laine, recevant de plus en plus de commandes de champagne de la part de leurs clients, y ont vu une opportunité de sortir de l’industrie de la laine, la production de champagne leur semblant une activité plus rentable et prometteuse. Le mythe attribuant l’invention de l’élixir magique aux saints hommes est demeuré.

    Le mythe de l’opulence

    Le second mythe forgé autour du champagne est celui de l’opulence. Le fait que le champagne soit singulièrement identifié et commercialisé comme un produit de luxe peut être attribué à… un heureux hasard. Il remonte aussi loin que l’année 496 après J.-C., quand le roi des Francs, Clovis, fut baptisé chrétien à Reims, berceau du champagne. Dès lors, la tradition voulut que les rois français se fassent couronner dans la ville.

    Par la suite, chaque couronnement donna lieu à de somptueux festins au cours desquels les invités s’enivraient du vin local, le champagne. Cette tradition marque l’origine du champagne comme boisson de fête, dégustée principalement par une minorité de privilégiés.

    Cette identité du champagne fut encore exacerbée lorsque le monarque le plus opulent de tous, à savoir Louis XIV, le roi Soleil, goûta pour la première fois au champagne dans la magnifique cathédrale de Reims, à l’âge de 16 ans. Ce fut Louis qui associa le champagne à ses autres obsessions : la mode, le prestige et le luxe.

    L’industrie connut encore une nouvelle impulsion grâce au décret de Louis XV, autorisant pour la première fois le transport du champagne – et uniquement du champagne –, dans des bouteilles en verre au lieu de fûts en bois. Pour les producteurs, cela fit toute la différence car le bois laissant échapper le gaz, le vin s’éventait. En outre, cette nouvelle loi contribua à l’élaboration soigneusement pensée du conditionnement du champagne – l’un des tout premiers cas de marketing moderne.

    Sa promotion par des célébrités fut immédiatement monnaie courante. Les étiquettes affichaient des superstars telles que Marie-Antoinette, Jeanne d’Arc, des officiers de l’armée victorieux, des nobles, des artistes et autres personnalités. Les vendeurs de champagne ont très vite compris l’intérêt de ces techniques de construction d’image pour renforcer la notoriété de leurs marques et attiser les désirs d’une base de clientèle croissante et toujours plus fortunée.

    Le mythe de la nation

    Avec la Révolution française de 1789, le couperet tomba, mettant fin à l’association du champagne avec les monarques et les aristocrates. Pourtant c’est la révolution qui lança le troisième, et peut-être le plus puissant, cycle de mythification en liant intimement le champagne à "l’âme" et aux vertus de la nouvelle République française.

    À cette époque, le champagne s’était acquis une renommée suffisante pour devenir un symbole national de premier plan, une réussite collective digne de respect. Non seulement "le champagne est l’image brillante de notre nation", selon la célèbre citation de Voltaire, mais il en est venu à être considéré comme "l’expression la plus glorieuse" de la civilisation française.

    Sous l’Empire la destinée glorieuse du champagne s’accomplit véritablement. Napoléon s’en servit quand il voulut établir une nouvelle société bourgeoise, industrieuse et loyale. Jean-Rémy Moët établissait Moët aux États-Unis, développant une nouvelle clientèle dont le président George Washington en personne. Et lorsque l’armée russe mit Napoléon en déroute et atteignit la ville de Reims, l’entreprenante Madame "Veuve" Clicquot ouvrit ses caves de champagne aux vainqueurs dans l’espoir que cela l’aiderait à conquérir le marché russe.

    Ces stratégies portèrent leurs fruits. Après la chute de l’Empire et à l’aube de la première révolution industrielle, le champagne connut un véritable âge d’or. Grâce à l’accès plus rapide aux différents marchés et à des réseaux ferroviaires efficaces, le champagne pouvait être transporté plus loin, en plus grande quantité et vers plus d’endroits que jamais auparavant. De nouveaux équipements permirent une production plus efficace et rendirent le champagne plus attrayant, tant d’un point de vue gustatif qu’esthétique.

    Le champagne s’imposa rapidement comme un symbole de la France aux yeux du monde. Cette période fut marquée par l’augmentation des contrefaçons. Mais l’Appellation d’Origine Contrôlée internationale n’était pas accordée au champagne avant les années 1930. Cette reconnaissance marqua l’aboutissement de plusieurs siècles d’efforts marketing de la part de la communauté de Champagne.

    Le mythe de la modernité

    Dès le début des années 1900, le champagne fut mis en avant par les publicitaires à travers le prisme de la modernité. Durant la Belle Époque, les publicités pour le champagne mettaient en scène les merveilles modernes auxquelles aspiraient les classes moyennes en expansion, voitures, montgolfières, bateaux à vapeur, avions…

    Ce n’est pas un hasard si le champagne était servi à bord du Titanic ou s’il fut dégusté à l’Exposition universelle de Paris en 1889, lors de laquelle la Tour Eiffel fut dévoilée aux yeux du monde. Le champagne devint omniprésent pour baptiser les navires et nouer des relations d’affaires. Il fit l’objet du tout premier film publicitaire au monde. Le champagne devenait un symbole de modernité à une époque où la France essayait d’oublier les horreurs de la Première Guerre mondiale et aspirait à se tourner vers un âge nouveau, plein de promesses.

    Lorsque la concurrence arriva sous la forme du Prosecco italien ou du Cava espagnol, les publicitaires du champagne s’adaptèrent, s’appuyant sur la mythologie, l’histoire et le patrimoine du champagne pour en faire un produit de prestige unique. Moët créa le mythe évoqué précédemment autour de Dom Pérignon pour promouvoir sa marque premium.

    Champagne et star: le cas Jay Z.

     

     

     

    Aux temps modernes, c’est avec James Bond, Audrey Hepburn ou, plus récemment, Beyoncé et son mari Jay Z, que nous adhérons aux mythes et à l’histoire entourant le champagne, preuve ultime de l’acuité contemporaine du champagne et de l’écho qu’il continue de trouver en tant qu’icône sur le marché mondial. Par le biais d’une mythification collective, le champagne a su non seulement tirer parti de tendances culturelles et sociales favorables, mais également gérer d’intenses contradictions culturelles, continuant ainsi à faire scintiller notre imaginaire.

     

  • Soupe de lentilles + pois cassés

    Réchauffez-vous!

    Pour 4 personnes:

    2 c. à c. d'huile de colza ou olive, 1/2 oignon, 1 gousse d'ail

    220 g de mélanges de légumineuses (lentilles + pois cassés)

    220 g de dés de tomate en conserve, 330 ml de bouillon de légumes

    500 ml d'eau, sel, poivre, origan séché

    Hachez finement l'oignon et émincer ou pressez l'ail.

    Dans une casserole, faites suer l'oignon et l'ail dans l'huile. Ajoutez les légumes secs: d'abord les lentilles et le bouillon. Puis, 10 mn plus les pois cassés. Ajoutez les tomates, le bouillon, l'eau et l'origan.

    Porter à ébullition, puis réduire le feu, couvrir et laisser mijoter environ 35 min, ou jusqu'à cuisson complète des légumes secs. Allongez de bouillon si la soupe est trop épaisse à votre goût. Vérifier l'assaisonnement et servir.

    Vous pouvez servir avec de la cansalade plate bien rôtie et/ou des croûtons de pain, tchintché ou pas.

     

  • Crème de marrons (soupe)

    Récupération de restes.

    L'autre jour, ma fille m'a ramené des marrons grillés achetés dans le centre de Toulouse. Mais, ne sachant pas trop, elle en a acheté 500 g ce qui fait un peu trop. Car, les marrons grillés, c'est assez bourratifs.

    Nous en avons dégustés une bonne poignée mais il en restait pas mal!

    Que faire?

    Les mettre dans une grande casserole d'eau. Je les ai fait cuire une vingtaine de minutes à l'eau bouillante, je les ai égoutté, j'ai retiré la coque, pelés et coupés en deux.

    Mis dans le bol du mixer avec de la crème fraîche liquide et du lait; une fois bien moulinés, j'ai poivré, salé et fait chauffer dans une casserole sur feu moyen en tournant.

    Dans le bol à soupe, avec deux, trois croûtons grillés, un vrai régal…. bien roboratif.

    Avec un fruit, c'est passé comme une lettre à la poste (envoyer dans la BAL, c'est vite fait….mais le temps qu'elle arrive, ça, c'est la faute à certains).